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lundi 6 avril 2020

Macron restitue le stock de masques piraté à la Suède...

La "réquisition" de masques par la France provoque un incident diplomatique avec la Suède

La France a-t-elle intercepté des masques à destination de la Suède ?


Dans un article intitulé "Guerre des masques entre la Suède et la France," 
L'Express a révélé l'acte de piraterie de Macron sur plusieurs millions de masques appartenant à la Suède: Stockholm demande à Macron de rendre ce qu'il a pris. Une action qui rappelle les heures sombres de notre Histoire et la confiscation des biens des Juifs par les nazis.

Le 5 mars, à Lyon,
la France s'est livrée à une "attaque de la diligence" en réquisitionnant « 4 millions de masques appartenant à l’entreprise suédoise Mölnlycke, un géant du secteur médical spécialisé dans les produits jetables (masques, blouses pour bloc opératoires, etc.,". Deux millions d’entre eux étaient destinés à deux de nos partenaires européens, l’Espagne et à l’Italie. Un million devait partir en Suisse, le dernier million restant étant réservé pour la France.

Ni Macron, ni Philippe, ni Bercy ne voulait restituer le butin
Service gouvernemental français attaché au premier ministre, chargé d'assister le chef du gouvernement dans l'exercice de ses responsabilités en matière de Défense nationale et de Sécurité nationale, le secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale refusait de lâcher sa prise de guerre. Il aura fallu plusieurs semaines de tractations et l'entrée en scène de la diplomatie suédoise auprès de Claire Landais, présidente du secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale (ex-directrice des affaires juridiques de Le Drian au ministère de la défense), pour régler le contentieux. Au final, Macron a rendu la moitié de la cargaison, soit 2 millions de masques.


Un coup monté juridique
Amazon.fr - Un vol organisé : L'Etat français et la spoliation des ...
Cette main basse de Macron s'inscrit dans le contexte d’un décret, signé deux jours auparavant (le 3 mars) permettant la réquisition de l’ensemble des stocks et productions de masques de protection respiratoire, ainsi que des masques antiprojections, présents ou produits sur le territoire, jusqu’au 31 mai.

L’entreprise Mölnlycke raille la France : "Au téléphone, nos interlocuteurs étaient en pleurs, ils avaient un besoin urgent de ces masques, c’était terrible." Depuis, elle ne souhaite plus s’étendre sur le nombre de masques confisqués puis restitués mais souligne le cynisme de l'Etat français: "La France a imposé une interdiction de l’export des masques. Cela rend encore plus difficile d’effectuer une distribution de matériel médical dans de bonnes conditions, ce qui est urgent dans cette situation."
L'entreprise observe que la France imite certains de ses voisins : "Les gouvernements de la plupart des pays dans lesquels nous sommes actifs [Finlande, République tchèque ou Belgique] ont mis en place des restrictions."


Les méthodes de Macron indignent Stockholm


Etat membre de l'UE, la Suède est un des pays les plus démocratiques au monde (premier en 2008, troisième en 2019 derrière la Norvège et l'Islande), tandis que la France était 20e, selon l'indice de démocratie du groupe de presse britannique The Economist Group (lié à la famille Rothschild). Le 31 décembre 2010, elle a même reçu le prix de l'Excellence 2010 (pays le mieux réputé). 

Les « Monuments Men » remettent un « album Hitler » aux archives ...

Le ministère des Affaires étrangères suédois n'a pas de mots assez durs pour qualifier le comportement de Macron. "Nous suivons de très près cette situation. Le marché commun doit fonctionner, particulièrement en temps de crise. La Suède est en contact avec les autorités françaises et a exprimé ses inquiétudes quant aux restrictions mises en place et à leurs conséquences pour la disponibilité de l’équipement médical vital (parmi lequel, des masques). Le gouvernement a eu plusieurs fois l’occasion de faire savoir auprès des officiels français que nous attendons de la France qu’elle cesse rapidement ses réquisitions de l’équipement médical et fasse ce qu’il faut pour assurer la sécurité du transport de ces biens.

Le ministère ajoute : "La Suède a alerté la Commission européenne et affirmé que toutes les restrictions d’export au sein du marché interne doivent être levées. Il est dans l’intérêt de la France, aussi, de s’inscrire dans un marché qui fonctionne bien et procure des équipements médicaux." 
Par ailleurs, le 26 mars, le Conseil européen, a recommandé une coopération étroite entre Etats membres.


A Matignon, la levée des réquisitions ne semble pas à l'ordre du jour.
D'autant moins que sont pointés la politique d'austérité de Macron et l'imprévoyance  du gouvernement en matière de santé publique, ajoutés à leur manque de réactivité face à l'épidémie signalée par Agnès Buzyn dès la fin décembre 2019. De nombreux personnels de santé alertent d'ailleurs sur la pénurie de masques adaptés.

La France n'hésite pas à jurer de sa mise en œuvre d’une solidarité européenne. "Si les mesures de réquisition sont guidées par l’impératif de protection des Français, le gouvernement a toutefois bien réaffirmé son attachement à la solidarité européenne et la nécessité d’en tenir compte dans l’affectation des biens qui ont été [et restent] réquisitionnés, en permettant à certaines livraisons d’être effectuées vers d’autres Etats membres de l’Union européenne. En vertu du principe de solidarité européenne, le gouvernement a autorisé l’entreprise suédoise Mölnlycke Health Care à exporter 2 millions de masques, qui étaient stockés sur le territoire français, vers la Suède."  Macron bloque et débloque !

Au final, Mölnlycke aurait fait le choix de ne plus transiter par la France
pour l’instant, afin d’éviter les saisies.

La France, mise au ban de la communauté européenne

Suite aux pressions exercées par Stockholm, Macon a cédé : Paris a levé, samedi, l’interdiction d’exportation.
Le groupe suédois Mölnlycke est désormais autorisé, comme avant, à utiliser sa plate-forme de distribution basée à Lyon, pour alimenter le sud de l’Europe. Au mépris des principes fondateurs du Marché commun et de l'Union européenne.
Après avoir démontré sa patience pendant un mois, la Suède avait haussé le ton, vendredi 3 avril. Abordant, en visioconférence depuis Bruxelles,  le sujet de la confiscation des stocks du groupe suédois Mölnlycke à Lyon , et des restrictions imposées par la France sur les exportations de matériel médical au reste de l'Europe,  la commissaire européenne suédoise Ylva Johansson avait estimé qu'elles étaient "inacceptables", alors que le ministère des affaires étrangères, à Stockholm, jugeait la situation "sérieuse".

Samedi midi,  Ann Linde, la cheffe de la diplomatie suédoise,a annoncé, sur Twitter, que les pressions exercées par la Suède avaient porté leurs fruits :
"Suite aux efforts du gouvernement [suédois], la France a décidé de lever les restrictions à l’export des masques de protection de Mölnlycke. Cela signifie que des équipements essentiels à la lutte contre le coronavirus peuvent être distribués au reste de l’Europe."

Côté français, le ministère de Jean-Yves Le Drian tente de sauver la face:
"On fait des exceptions au cas par cas, a-t-il tenté d'expliquer. Et de se justifier : "sinon on perd la vision d’ensemble des stocks disponibles et on risque les fuites hors UE. Mais, pour les Européens, on débloque aussi vite que possible à chaque fois," assurait-il, la queue entre les jambes, dans un entretien avec Le  Monde. 

Les révélations de L'Express ont obligé Macron à manger son chapeau. 
L'individualisme de l'ex-banquier et l'autoritarisme du président sans foi ni loi mettent un coup d'arrêt aux prétentions de l'arrogant Macron en termes de leadership en Europe

"Un regrettable hoquet dans des relations diplomatiques," ironise l’ambassadrice de Suède en poste à Paris, Veronika Wand-Danielsson. 
La guerre des masques n'aura pas lieu : elle aurait été la première depuis 1939... 

jeudi 30 octobre 2014

Livraison du Mistral dès novembre, assure le gouvernement russe dans un document public

La livraison du Mistral à la Russie impossible en l'état, se défend la France


DCNS, groupe français spécialisé dans l'industrie navale militaire,
l'énergie nucléaire et les infrastructures marines.
détenu à hauteur de 64% par l’État français

Cette lettre est datée du 8 octobre. 
Cité par les agences russes, Rogozine, notamment chargé du très important complexe militaro-industriel russe, a souligné qu’il s’agirait d’une cérémonie de "remise du premier navire Vladivostok et de mise à l’eau du second".

Un porte-parole du constructeur DCNS a refusé d’authentifier la lettre du donneur d'ordres et a estimé officieusement qu' "aucune date de livraison ne peut être donc confirmée à ce stade". "DCNS précise qu’il est en attente des autorisations gouvernementales d’exportation nécessaires pour la réalisation d’un transfert", a ajouté le porte-parole.

La Russie entend faire respecter les clauses du contrat 

Moscou a déjà mis en garde Paris – livrez les Mistral ou rendez l’argent – conscient que le président français a un besoin vital de ce  1,2 milliard d’euros dans le contexte général d'instabilité politique, de déficits publics et de montée du chômage. 
Placés face à leurs responsabilités contractuelles, Hollande  et Valls sont sous la pression des pays de l’OTAN, notamment les anciens pays du Pacte de Varsovie comme la Pologne, qui voient d’un très mauvais œil cette vente. Varsovie avait ainsi souligné que la vente de Mistral ne l’aidait pas à choisir éventuellement un fournisseur français pour son système de défense anti-aérienne.

La vente de ces deux navires de guerre à la Russie a pris une tournure éminemment politique avec la crise ukrainienne. En situation de faillite économique, les autorités de Kiev sont dépendantes de l'Union européenne et des Etats-Unis. Politiquement contestées par les Russophones de l'Est du pays, le régime issu de la révolte du Maidan est en conflit armé avec les autonomistes depuis le printemps. 

La parole du président Hollande prise en défaut

La France a été montrée du doigt, en particulier par les États-Unis, pour avoir l’intention de livrer -subrepticement et en temps de guerre- un bateau de guerre à Moscou, alors que les Occidentaux accusent Vladimir Poutine de jouer un rôle actif dans la crise en Ukraine.
Baptisé Vladivostok, le premier des deux bateaux de guerre commandés par la Russie a effectué ces dernières semaines des essais en mer au large de Saint-Nazaire dans l’ouest de la France. Ces bâtiments de projection et de commandement (BPC) sont des navires de guerre polyvalents pouvant transporter des hélicoptères et des chars, ou accueillir un état-major embarqué. Depuis le début de l’été, 360 marins russes se familiarisent en France avec le 'Vladivostok". Leur présence sur le sol français est programmée jusqu’à l’automne.

François Hollande avait clamé le 16 octobre qu’il conditionnait la livraison des bâtiments à la Russie à une application intégrale du plan de paix en Ukraine et à un cessez-le-feu entre l’armée ukrainienne et les séparatistes prorusses "entièrement respecté". Or, ce cessez-le-feu est violé quasiment chaque jour par les protagonistes du conflit. En septembre, le président socialiste avait indiqué qu’il rendrait sa décision "à la fin du mois d’octobre" en fonction de la situation en Ukraine, où les hostilités dans l’Est ont fait plus de 3.,700 morts depuis avril, selon l’ONU.

La révélation de cette rupture des engagements de la France auprès de ses alliés occidentaux, notamment américains, n'est pas une simple cacophonie
   
Embarrassé, Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense français, a fait savoir mardi que le dossier des deux Mistral que la France s'est engagée à livrer à la Russie sera ré-examiné par le président Hollande. Une position répétée mercredi par la présidence française.

Le contrat entre la France et la Russie prévoit la construction et la vente de deux navires porte-hélicoptères à la Russie, pour 1,2 milliard d'euros. Le marché inclut des transferts de technologies pour environ 220 millions d'euros, ainsi qu'une formation des équipages russes. Les deux navires s'appellent Vladivostok et Sébastopol. 
Le port de Sébastopol est une base navale sur la mer Noire, partagée de 1997 à 2014 entre la Russie et l'Ukraine, dans le sud-ouest de la péninsule de Crimée. Cette base fut dotée d'une partie réservée aux sous-marins nucléaires d'attaque creusée sous la montagne. 
En mars 2014, la Crimée, qui ne reconnaît pas les autorités provisoires pro-occidentales de Kiev issues de la révolte du Maidan, a décidé par référendum populaire de proclamer la sécession de la République de Crimée, puis son rattachement à la Russie en tant que république autonome.

vendredi 8 août 2014

Avant embargo russe, le déficit commercial de la France s'était creusé à 5,38 milliards d'euros en juin

La secrétaire d'Etat au Commerce extérieur se félicite d'un déficit au plus bas...depuis 2010

Le déficit commercial de la France s'est creusé à 5,38 milliards d'euros en juin
selon les statistiques CVS/CJO publiées jeudi par les Douanes. Il se compare à un précédent déficit revu en hausse à 5,13 milliards d'euros pour le mois de mai, alors qu'il avait été annoncé à 4,87 milliards en première estimation. Le déficit cumulé sur l'ensemble du premier semestre s'élève à 29,2 milliards d'euros contre 30,7 milliards un an plus tôt

Hausse des exportations et des importations

Pour juin, les Douanes font état d'une hausse de 2,2% des importations, à 42,1 milliards d'euros. Dans le même temps, les exportations ont progressé de 1,8% à 36,7 milliards, un plus haut depuis avril 2013.
 
Le déficit des seuls produits manufacturés est en hausse à 4,0 milliards contre 3,0 milliards en mai, en raison ses importations plus fortes de produits chimiques et pharmaceutiques, d'automobiles, dont les ventes d'étrangères ont augmenté en juin, et d'équipements industriels (mécaniques et électriques). Les ventes d'Airbus (30 appareils) ont représenté 2,51 milliard d'euros sur le mois contre 1,48 milliard en mai (21 appareils).
 
Par zones géographiques, le déficit avec les autres pays de l'Union européenne s'est nettement creusé à 3,43 milliards (contre -2,80 milliards), tandis que celui avec les pays hors Europe est resté globalement stable (-3,43 milliards contre -3,44 milliards). Avec la seule zone euro, il s'est élevé à 3,67 milliards contre 3,44 milliards. 

Fleur Pellerin simule l'extase 

Le déficit commercial français s'établit donc à près de 30 milliards d'euros pour le premier semestre 2014. Un chiffre commenté jeudi dans les colonnes du Figaro par la secrétaire d'Etat au Commerce extérieur. "A mi-année, nous sommes au niveau le plus bas depuis 2010", explique Fleur Pellerin. "Hors énergie, il a atteint neuf milliards. Pour mémoire, il était de 17 milliards à mi-2011, c'est un progrès considérable." Le graphique à gauche rétablit une part de vérité manipulée par la ministre.
 
Notre déficit commercial de  est au même point, 
en juin 2014 qu'en juin 2013
 
F. Pellerin impute d'ailleurs ce résultat notamment  à des importations peu dynamiques, en réduction d'environ 1,0% du fait du recul du prix de l'énergie, et juge au bout du compte que la situation est encore loin d'être satisfaisante, avec des exportations encore faibles. 

La ministre ne pouvait encore prendre en compte les conséquences de l'embargo décidé par Moscou sur les produits français, suite aux attaques incessantes de Hollande et Fabius contre la Russie, à propos de l'Ukraine de l'Est pro-Russe.
Pour Fleur Pellerin, la principale force de la France réside encore dans l'aéronautique et le spatial, la chimie, les parfums et cosmétiques, en hausse par rapport à 2013, et dans le redémarrage de l'automobile.

jeudi 7 août 2014

Embargo russe sur la France et les USA, suite aux menaces de Hollande

Les fruits de la politique étrangère de Hollande et Fabius

La Russie a interdit 
les produits européens et américains sur son sol 
L'économie française paie les frais des menaces de Hollande
Une décision qui aura "des conséquences" sur notre économie en difficultés, reconnaît le porte-parole du gouvernement Valls, Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture de Hollande, très en pointe dans les promesses de représailles contre la Russie sur le sujet de l'auto-détermination de la zone pro-russe d'Ukraine.

Suite aux sanctions de l'Union européenne et des États-Unis contre la Russie, le Président russe a répliqué et mis ses menaces à exécution. La plupart des produits alimentaires en provenance d'Europe ou des États-Unis seront désormais interdits sur le sol russe.   

Moscou est en effet l'un des principaux partenaires commerciaux de l'Europe

Le pays importe 10% de sa production agricole et agro-alimentaire. Dès la semaine prochaine, se tiendra une réunion à l'échelle européenne et si nécessaire, un conseil de l'agriculture informelle sera convoqué. 
Le ministre de l'Agriculture explique que "la Commission européenne va d'abord évaluer les choses et les pays vont se concerter". "On prendra alors des décisions claires quand on aura bien évalué les conséquences des annonces russes", ajoute-t-il. Dommage que Laurent Fabius n'ait pas évalué plus tôt les conséquences de ses propos vindicatifs.
 
Urgence de décisions pour les nectarines
"Il y aura des conséquences d'où la nécessite de prendre des mesures", explique, en langue de bois, le porte-parole de Manuel Valls. 

Le Foll ne craint pas d'essayer de faire croire, en termes flous, que le "travail" est déjà engagé avec au programme, "une évaluation, une analyse, une concertation et des décisions", autrement dit rien de concret: le gouvernement est en vacances... "Je pense d'ailleurs qu'il y aura des décisions qui seront prises assez rapidement en ce qui concerne la pêche et la nectarine", annonce-t-il, sans autre précision. Yapuka... 


samedi 4 mai 2013

Les bienfaits du nucléaire pour les comptes publics de Hollande

Areva remporte un "méga-contrat" en Turquie

Hollande fait commerce du nucléaire
L'information a été révélée par le ministère turc de l'Energie 
La Turquie a attribué au groupe nucléaire français Areva, en association avec le japonais Mistubishi Heavy Industries (MHI), le marché de la construction de sa deuxième centrale nucléaire. En jeu, un premier contrat, chiffré à plus de 15 milliards d'euros, pour quatre réacteurs Atmea-1, d'une puissance légèrement inférieure aux EPR. 


Première vente de réacteurs pour Areva depuis 2007

Ce contrat, qui a été validé définitivement vendredi, est une belle victoire pour Areva, qui essuyait les échecs à répétition depuis cinq ans. Il représente la première vente de réacteurs depuis 2007 et un accord avec la Chine. Par la suite, "le contrat du siècle" (20 milliards pour 4 réacteurs) avec Abu Dhabi avait échappé à Areva en 2009. Une déconvenue suivie par la catastrophe de Fukushima, qui a freiné les programmes nucléaires dans beaucoup de pays, sans oublier les multiples dérapages de coût et de délais dans la construction d'EPR en Finlande et en France. 

Outre Areva, le contrat concerne aussi GDF Suez, en tant que futur exploitant de la centrale. Le groupe, qui gère déjà via sa filiale Electrabel un parc de 7 réacteurs en Belgique, va ainsi conserver ses compétences dans le nucléaire sur le long terme, puisque ses réacteurs belges sont appelés à fermer d'ici 2025 dans le cadre d'une sortie du royaume de l'atome. En attendant l'officialisation, les deux entreprises françaises ont vu leurs actions grimper à la bourse de Paris (+ 2,44% pour Areva, + 0,83% pour GDF Suez). L'état français est actionnaire à hauteur de 14,33 % dans Areva et le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), un organisme public, à 68,88 %. 
Et GDF-Suez est actionnaire d'Areva.

L'un des rares contrats entre la Turquie et une entreprise française

Hollande participe au développement du nucléaire industriel dans le monde
Dans un but de réduction de sa dépendance à l'énergie russe et iranienne, la Turquie a annoncé son intention de lancer la construction de trois centrales d'ici à cinq ans. Ankara a déjà conclu un accord avec la Russie pour une première centrale à Akkuyu, dans le sud du pays. Cette autre centrale fournie par Areva et MHI se situera sur le site de Sinop, tout au nord de la Turquie. Relancée fin janvier 2013, les relations économiques entre la France et la Turquie restent difficiles en raison des crises diplomatiques entre les deux pays (désaccord sur le génocide arménien et sur l'entrée dans l'UE). Ce serait l'un des rares grands contrats d'Etat attribués récemment par Ankara à une entreprise française

Selon le calendrier défini par les deux parties,
le coup d'envoi des travaux de construction sur le site de Sinop devrait intervenir en 2017, pour une mise en service des quatre tranches étalée entre 2023/2024 et 2028.
Rendez-vous pour la reprise des manifestations socialo-écolo après 2017 ! 
Ni Cécile Duflot (EELV), ni Sortir du Nucléaire n'a encore pas bougé une seule oreille...

jeudi 31 mai 2012

Réduction des déficits: l'Europe n'a pas confiance en Hollande

Bruxelles doute de la capacité de Hollande à relever ce défi pour la France





L'embarras de Hollande
avant de négocier
le tournant de la rigueur


La réduction du déficit public reste un des principaux défis
auxquels doit faire face le gouvernement socialiste.

Il faudra des mesures - et des efforts-  supplémentaires pour le ramener comme promis à 3% du produit intérieur brut en 2013, a estimé mercredi la Commission européenne.

Le gouvernement Ayrault a toutefois confirmé sa détermination aussitôt.

"L'assainissement budgétaire reste un des principaux défis de la politique économique de la France", affirme la Commission dans un rapport sur l'application des recommandations qu'elle avait formulées en juin 2011.
"La France respectera ses engagements en matière de finances publiques. Elle le fera, complètement", a promis le velléitaire ministre français des Finances, Pierre Moscovici, depuis Luxembourg. 


"Bien que l'objectif de 4,4% du PIB de cette année paraisse atteignable, l'écart avec le seuil de 3% du PIB reste considérable", met-elle en garde, estimant que des "efforts supplémentaires pourraient être nécessaires".

Bruxelles demande à Paris de "préciser les mesures nécessaires pour s'assurer que le déficit excessif soit résorbé d'ici à 2013".


La France doit "réagir rapidement"
si elle veut atteindre ses objectifs budgétaires en 2013, mais c'est "tout à fait faisable", a affirmé le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn.


Mais le gouvernement tergiverse jusqu'à l'audit de la Cour des Comptes

"Nous atteindrons les objectifs pour 2013, 3%, et nous le ferons tout en menant notre politique, celle pour laquelle les Français ont élu François Hollande", a-t-il maintenu, promettant de prendre de premiers mesures après le résultat, fin juin, d'un audit de la Cour des comptes sur les finances publiques.

Mais c'est précisément un sujet d'inquiétude pour la Commission 

Celle-ci juge "important que la hausse des dépenses publiques reste située sous le taux de croissance potentiel du PIB, avec une attention particulière portée à la tendance de l'évolution des dépenses sociales et des collectivités locales".

VOIR et ENTENDRE
l'avis de Nicolas Doze sur l'aveuglement d'un pouvoir obstiné:


La Commission Européenne recommande "davantage d'efforts" 

Elle insiste sur la nécessité du développement d'un système fiscal "plus favorable à une croissance économique durable".

La Commission gronde: en effet, sa recommandation sur le développement d'une fiscalité en faveur de l'environnement "n'a pas été appliquée".

"La France est à l'avant dernière place en termes de part de taxes environnementales dans ses recettes fiscales au sein de l'UE", note-t-elle, ajoutant que "des subventions nuisibles à l'environnement continuent d'avoir un coût budgétaire élevé".

Elle s'inquiète par ailleurs de la "viabilité à long terme du système des retraites" et estime que son retour à l'équilibre envisagé par les autorités françaises d'ici à 2018 "ne peut être assuré".

Le ralentissement prévu de la croissance, à 0,5% en 2012 après 1,7% en 2011, "exige un effort de volonté supplémentaire pour s'attaquer à la situation du marché du travail", le chômage devant dépasser 10%, selon elle, en 2012 et 2013.

Un des principaux problèmes est "le cloisonnement" du marché français du travail, explique la Commission en soulignant "la chute spectaculaire" de la probabilité de passer d'un contrat à durée déterminée (CDD) à un contrat à durée indéterminée (CDI) entre 1995-96 et 2010 (de 45% à 12,8%), contre une moyenne de 25,8% dans l'UE.

Bruxelles redoute que le chômage n'ait en France "un impact durable sur le capital humain" et juge "préoccupante" la situation des jeunes.

Autre "défi majeur", les exportations françaises avec une part du commerce mondial en baisse, non seulement pour des raisons de coût, mais aussi du fait de la compétitivité hors coûts.
"Le déficit durable depuis 2004 de la balance commerciale française met en lumière la détérioration de la compétitivité de l'économie française, notamment en comparaison avec certains de ses partenaires de l'Union européenne", souligne la Commission. La France a enregistré en 2011 un déficit commercial record de plus de 70 milliards d'euros.
"L'innovation est considérée comme un des moteurs clés de la compétitivité hors prix", souligne la Commission et les dépenses de recherche et développement de la France représentaient 2,26% du PIB en 2010 contre 2,08% en 2007, mais "restent très en deçà de l'objectif de 3% de ce pays".

La Commission déplore par ailleurs "le poids des réglementations en France" et appelle à "des simplifications".

VOIR et ENTENDRE Alain Duhamel et Jean-Michel Aphatie débattre dans le Face à Face du 31 mai de RTL sur la capacité de François Hollande à vraiment tenir ses promesses après les mises en garde de la Commission européenne:


"Le face à face Aphatie-Duhamel" : Hollande... par rtl-fr

dimanche 11 mars 2012

Sarkozy: il faut revoir les accords de Schengen ou en sortir

Sarkozy a placé l'Europe au coeur de son discours de Villepinte

Nicolas Sarkozy a placé l'Europe au cœur de son discours

Le président sortant a beaucoup apporté à l'Europe
Nicolas Sarkozy a fait une annonce marquante, lors de la grande réunion publique organisée ce dimanche 11 mars à Villepinte, près de Paris. Le président-candidat a déclaré vouloir réviser les accords européens de Schengen, entrés en vigueur en 1995 et qui garantissent la libre circulation des personnes au sein du marché commun, sous peine de suspendre la participation de la France à ces accords: " Les traités de Schengen doivent être révisés. L’entrée sur notre territoire doit être la volonté ferme. Il doit y avoir un gouvernement de Schengen comme un gouvernement économique. Il faut des instruments de gestion des crises. […] La France suspendra sa participation si dans les 18 mois il n'y a pas de changement. […] Les décisions d'entrée sur notre territoire doivent être l'expression d'une volonté politique décidée par la souveraineté nationale. "


VOIR et ENTENDRE l'engagement du candidat:

La mise en place d’un Buy European Act (lien) est une autre grande annonce

Il s'agit de promouvoir les produits européens dans les appels d'offre de marchés publics voté aux Etats-Unis en 1933: " Je ne vois pas pourquoi ce que s'autorisent les Etats-Unis, pays le plus libéral du monde, l'Europe ne pourrait pas l'autoriser."

vendredi 3 février 2012

La TVA sociale expliquée aux nuls du socialisme archaïque

TVA sociale : Bercy table sur 100.000 emplois créés

La TVA sociale sent le soufre

Annoncée dimanche dernier par Nicolas Sarkozy, la hausse de la TVA de 1,6 point à 21,2% sera présenté ce mercredi 8 février dans le cadre d'un collectif budgétaire exceptionnel.
Un texte qui proposera aussi des mesures d'urgence sur l'emploi des jeunes (la formation en alternance), la création d'une « banque de l'industrie » autour d'Oséo et le vote d'une " taxe sur les transactions financières " (en fait le simple rétablissement d'un impôt de bourse, supprimé en 2008...).

Un effort de pédagogie s'impose

La TVA est réputé l'impôt le plus impopulaire qui soit.
Une large majorité de 80% des personnes interrogés par Harris Interactive pense au contraire que la hausse de la TVA entraînera une augmentation des prix. Et 57% ne croient pas vraiment que cette réforme globale améliorera la compétitivité des entreprises françaises.
Les socialistes brouillent les esprits
Manuel Valls , qui y était favorable pendant les primaires du PS, participe désormais à la caricature développée par le candidat Hollande dont il est devenu membre de l'équipe de campagne. Quant aux Français, ils sont renforcés dans l'idée que " hausse de la TVA sociale " signifie "prendre dans leur poche".

Le dispositif, qui s'appliquerait à compter du 1er octobre 2012, consiste à basculer 13 milliards d'euros de cotisations patronales sur la branche famille vers un double financement, assis d'une part sur la consommation (hausse du taux normal de TVA de 1,6 point) et sur les revenus du capital (2 points de CSG supplémentaires sur les produits d'épargne, les revenus fonciers et les plus-values mobilières et immobilières). La CSG " capital " passerait ainsi de 13,5 à 15,5% et la TVA de 19,6% à 21,2%.

Certains députés UMP gardent un mauvais souvenir de la 'TVA sociale', annoncée entre les deux tours des législatives de 2007.
"Depuis, on a l'impression que le terme de TVA sociale porte malheur", confiait le ministre des Transports, Thierry Mariani, se faisant l'écho de ses amis Christian Vanneste (Nord) ou Lionnel Luca (Alpes-Maritimes), qui préfèrent parler de "TVA de préférence nationale". "La TVA sociale, on aurait dû la faire en 2007." "On n'en aura pas les résultats aujourd'hui", renchérit Alain Gest (Somme).

D'autres, comme Jean-Paul Garraud (Gironde), jugent que c'est tout le mérite de Nicolas Sarkozy de faire preuve de "courage politique".
Pour Éric Ciotti (Alpes-Maritimes), "l'enjeu est beaucoup plus vaste qu'une hausse de TVA et il n'y a pas de taux arrêté". Le libéral Hervé Mariton (Drôme) demande au gouvernement de "détailler le contenu" de la réforme pour "dépasser la peur que ce mot suscite".
Proche de François Fillon, Jérôme Chartier (Val-d'Oise) souligne que "le premier ministre réunira un groupe de travail sur le sujet la semaine prochaine". Pour Michèle Alliot-Marie (Pyrénées-Atlantiques), parler de TVA sociale "c'est un contresens absolu. Attendez de voir les modalités."

Le relèvement de la TVA n'aura " pas d'impact significatif " sur les prix, assure le ministère de l'Economie dans le rapport d'évaluation de la réforme.


Impact de la TVA sociale sur la création d'emplois


L'évaluation préalable de l'article de loi sur la TVA sociale, qui sera présenté mercredi en Conseil des ministres dans le cadre du collectif budgétaire, dévoile l'objectif chiffré de l'exécutif sur cette réforme qui vise à diminuer le coût du travail. " Certaines estimations se situaient à 70.000 ou 80.000 emplois créés, d'autres à nettement plus de 100.000, nous avons pris une moyenne ", indique-t-on à Bercy.
La mesure visant à éviter les délocalisations
, sont également compris dans ce total les emplois sauvegardés. L'objectif de 100.000 emplois est un objectif de moyen terme, indique-t-on encore à Bercy, soit environ trois ans.


Dissiper les craintes

Contrairement aux expériences passées de réductions des charges patronales (allégements dits Fillon) qui ciblaient les bas salaires pour avoir un effet direct sur l'emploi, l'accent est mis cette fois sur les salaires moyens
(avec la suppression totale des charges patronales " familles " jusqu'à 2,1 SMIC et partielle jusqu'à 2,4 SMIC), afin que la baisse du coût du travail profite surtout aux secteurs industriel et agricole " les plus exposées à la concurrence " . " 80 % des salariés de l'industrie perçoivent un salaire inférieur à 2,4 SMIC ", indique Bercy. Et dans le secteur agricole, ce sont 920.000 contrats de travail qui bénéficieront du nouveau barème, et 94 % des entreprises du secteur.

Bercy s'emploie également à dissiper les craintes des Français quant à la hausse des prix liée à l'augmentation de 1,6 point de la TVA . Le gouvernement affirme qu'il n'y aura " pas d'impact significatif sur les prix ".

D'une part, car le taux normal de TVA (le seul relevé) concerne 'seulement' 40 % des biens et services consommés.
D'autre part, car Bercy ne croit pas que les entreprises françaises profiteront de la baisse de leurs coûts de production pour restaurer leurs marges.

Si bien que le prix TTC " devrait baisser " pour les produits non concernés par le relèvement de TVA
et rester globalement stable pour ceux concernés par la hausse de TVA.

Au final, seuls les prix des biens importés (touchés par la hausse de TVA mais non bénéficiaires des baisses de charges) seraient " susceptibles " d'augmenter. Mais dans un contexte de faible croissance et de forte concurrence, " les entreprises n'ont pas intérêt à augmenter leurs prix de vente sous peine de perdre des parts de marchés ", met en garde Bercy.


Pas d'estimation en termes de gains à l'exportation

Comme sur l'emploi, l'impact dépendra étroitement du comportement de marge des entreprises. Les économistes de Natixis estiment que l'impact sur les prix à la consommation se limitera à 0,5 point d'inflation, essentiellement concentré sur 2013. Bercy juge que cela conforte son raisonnement.

Si la mesure poursuit un objectif de compétitivité, le gouvernement ne donne pourtant aucune estimation chiffrée en termes de gains à l'exportation et d'évolution de part de marché par rapport à nos voisins de la zone euro. Pas plus qu'il ne se risque à une estimation de l'impact de la réforme sur la croissance.


"La TVA sociale, c'est aujourd'hui une vraie piste de réflexion pour accroître la compétitivité dans notre pays
, a estimé Dominique de Villepin, mais c'est une mesure. Moi, ce que je souhaiterais, c'est qu'on ait une stratégie", a ajouté l'ancien Premier ministre, lors de l'émission C Politique sur France.

Selon lui, "une stratégie de compétitivité c'est bien sûr abaisser le coût du travail mais c'est plus que ça", comme "recentrer les pôles de compétitivité, en limiter le nombre, leur permettre d'agir en fédérant l'action des PME comme des grandes entreprises".

(avec Frédéric Schaeffer, journaliste Les Echos)