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mercredi 21 février 2018

Deux nouveaux soldats français tués au Mali

Les deux soldats ont été tués dans l'explosion d'une mine au Mali

Leur véhicule blindé a explosé sur une mine ...artisanale





Deux soldats français de l’opération 'Barkhane' au Mali ont été tués, et un autre blessé, entre Gao et Ménaka, dans l’est du pays, mercredi 21 février, selon une source militaire. Ils auraient été touchés par l’explosion d’une mine artisanale au passage de leur véhicule blindé, raconte cette source, portant à 21 le nombre de soldats français morts au Mali depuis le lancement de l’opération en 2013.


La France est engagée depuis janvier 2013 au Mali pour chasser les groupes salafistes djihadistes du pays et l'ensemble du Sahel, 
d’abord sous le nom d’opération 'Serval' (qui a fait suite à l'opération 'Epervier', déclenchée en février 1986, à l'initiative de la France après le franchissement du 16e parallèle par les forces armées libyennes) menée au Mali par l'armée française, 
puis sous celui d’opération 'Barkhane' (en partenariat avec les cinq pays membres du G5 du Sahel).
Près de 4.000 soldats français sont toujours engagés. 

Le président de la République a exprimé sa "très vive émotion"
Les soldats morts en mission sont rattachés au "1er régiment de spahis de Valence", confirme-t-il également par communiqué, mercredi. Emmanuel Macron "adresse à leurs familles et à leurs proches ses plus sincères condoléances" et "tient à saluer le courage des militaires français engagés au Sahel",  dont la mission "permet de porter des coups sévères" par les forces françaises, a précisé E. Macron lors d’un point de presse à l’Elysée le même jour. 

Devant l’Assemblée nationale, la ministre des Armées, Florence Parly, n'a pas dit mieux mercredi, faisant également part de sa "très vive émotion" à l’annonce de la mort des deux soldats, à qui les députés ont rendu hommage, debout, par de longs applaudissements.

La France souhaite depuis plusieurs mois se désengager du Mali

Macron souhaite accélérer le déploiement de la force G5 Sahel réunissant le Mali, le Niger, le Burkina Faso, le Tchad et la Mauritanie. Lancée au début de 2017, l’initiative vise à former une force de 5.000 hommes, composée de soldats des cinq pays impliqués, d’ici à la mi-2018. 

Douze militaires tués depuis 2014 
Le 12 janvier 2018, trois soldats de 'Barkhane' avaient été blessés, dont un grièvement, lors d’un attentat-suicide à la voiture piégée contre leur convoi entre Ménaka et Indelimane, dans le nord-est du Mali. 
Bien que, depuis 2013, les groupes liés à Al-Qaida aient été dispersés et en grande partie chassés du nord du Mali, des zones entières du pays échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU (Minusma), régulièrement visées par des attaques, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix, censé isoler définitivement les djihadistes.

jeudi 30 octobre 2014

Le "problème d'effectifs et de moyens" est une cause principale de la mort du sous-officier au Mali

La force Serval est partie prématurément, dénonce le général Desportes

Un soldat français est mort au Mali


"La France va devoir "finir le job"
Au lendemain du sacrifice de ce sous-officier pour le Mali et les Maliens, Vincent Desportes, professeur de stratégie et ancien directeur du Collège interarmées de défense, parle.

Ce drame était prévisible,
explique le général Vincent Desportes. 

"On a d'abord l'opération Serval qui se passe extrêmement bien. Et qui détruit la grande majorité des forces djihadistes. Et puis, hélas, cette force doit partir beaucoup trop tôt, en particulier parce que nous sommes engagés en République centrafricaine. Le terrain qui avait été conquis, stabilisé, est lâché beaucoup trop tôt, alors que ni l'armée malienne, ni les forces de la Minusma ne sont capables de prendre véritablement la relève des forces françaises.

Et comme la nature a horreur du vide, les djihadistes se sont replacés.
 
On déshabille Jacques pour habiller Paul, tout cela n'est pas très sérieux. On a un problème d'effectifs et de moyens", s'indigne ce meneur d'hommes.

"Il faudra bien que l'armée française revienne terminer le job,
prévient le général de division. 

Nous devons redéployer les moyens nécessaires pour faire face
à cette menace qui est aussi dangereuse pour nous et pour les Français que l'Etat islamique en Syrie et en Irak".

En 2010, pour avoir exercé sa liberté d'expression, Vincent Desportes fut sanctionné par le Chef d'état-major des armées, l'amiral Guillaud, sur ordre du ministre de la Défense, Hervé Morin, et quitta le ministère de la Défense. Selon l'économiste d'extrême gauche Jacques Sapir, le général Desportes ne prenait pas position sur la stratégie française, mais mettait en question l'ambivalance de la stratégie américaine qui aboutit à une absence. 
Il est aujourd'hui professeur associé à Sciences Po Paris.

mardi 15 juillet 2014

Mali: neuvième soldat français tué, alors que la guerre est finie, selon Le Drian

L'opération Serval fait encore un mort bien que l'opération "Barkhane" n'ait pas commencé

Un militaire tué quand la guerre est finie...
9e soldat français mort pour le Mali
Le sous-officier français a donné sa vie lundi pour le Mali. Il est le 9ème militaire mort depuis le début de l'opération Serval et le premier tué depuis que Le Drian a annoncé le 13 juillet que "Serval a rempli sa mission, il fallait que le Mali retrouve son intégrité, c'est fait", avait expliqué le ministre de la Défense au micro d'Europe 1. "L’opération Serval, lancée il y a un an et demi, a permis de mettre un terme à l’offensive jihadiste au Mali."

La victime n'est pas un binational
L’adjudant-chef Dejvid Nikolic, 45 ans, né en Serbie, avait demandé à être naturalisé français.
Véritable chance pour la France - et le Mali - "ce sous-officier supérieur de la Légion étrangère, expérimenté et aguerri, effectuait au Mali sa huitième mission en opération extérieure. Il s’était notamment engagé au Gabon, à Djibouti, et plus récemment en Afghanistan (2005 et 2010) et au Liban (2012 et 2013). Il comptait plus de 25 années de service", précise-t-on.

Le Mali ne serait pas ce qu'il est sans la France
Le jeune militaire français est mort lundi dans le nord du Mali et deux autres ont été grièvement blessés, alors qu'il participait à une opération de reconnaissance, assure mardi l'Elysée qui précise que le légionnaire a été victime d'une attaque suicide. La mort de ce sous-officier du 1er régiment étranger de Génie de Laudun-l'Ardoise (Gard) porte à neuf les pertes françaises au Mali depuis le début de l'opération Serval, en janvier 2013. 
Dans un communiqué politique, François Hollande rappelle que les soldats français sont engagés dans ce pays aux côtés de l'armée malienne et des forces des Nations Unies. "Ils accomplissent avec courage et efficacité cette mission pour consolider la souveraineté du Mali et lutter contre les groupes terroristes", écrit-il. 




Lundi, en fin d’après-midi, "un véhicule suicide a attaqué des éléments de la force française engagés en opération de contrôle de zone à une centaine de kilomètres au nord de Gao", a précisé le ministère de la Défense dans un communiqué. "
L’attaque a été portée contre des véhicules blindés installés en surveillance dans le secteur d’Al Moustarat. Sept militaires ont été touchés par l’explosion puis immédiatement pris en charge par leurs camarades avant d’être évacués vers l’hôpital militaire de campagne de Gao. L’un des trois militaires grièvement blessés est décédé dans la soirée", a-t-on indiqué.
La dernière perte française au Mali remonte au 8 mai, mais c’est la première fois qu’un militaire français est tué au cours d’une opération de ce type, ce qui relance les questions de la vétusté des équipements militaires, de la réduction des crédits aux armées et de la sécurité de ses effectifs en opération. 

La nouvelle opération  

La France s'apprête à lancer une réorganisation de son dispositif militaire dans la région avec l'opération Barkhane, qui succédera à l'opération Serval et a pour objectif de lutter pareillement contre les groupes islamistes opérant dans la bande sahélo-saharienne, et non dans un seul pays.

Le gouvernement a -t-il préjugé de la fin de la guerre au Mali?

Quelque 3.000 hommes
devraient être concernés par cette opération dont la mise en oeuvre avait été repoussée de quelques semaines, fin mai, en raison d'un regain de violences au Mali.

Cette neuvième perte est intervenue
à la veille d’une tournée africaine de François Hollande de jeudi à samedi (Côte d’Ivoire, Niger, Tchad) et la visite au Mali de Jean-Yves Le Drian, qui doit signer mercredi à Bamako l’accord de défense franco-malien qui ouvre l’après-Serval.

mardi 20 mai 2014

Hollande: sa dette envers la presse, son mépris de l'armée


Le Chef des Armées se recueille sur la dépouille d’une journaliste; le président de la République ignore celle d’un sous-officier...

Les partis-pris du Chef de l'Etat
Hollande et Pierre Bergé,
magnat de la presse socialiste
Binaire, le président de tous les Français est coutumier des postures partisanes: il aime ou il déteste. Ses incohérences manifestent certes son inconsciente vacuité intellectuelle, mais surtout sa méprisante insouciance morale qui ne craint pas de blesser. Ainsi, le "moi, président" exemplaire n'aime pas les riches quand il s'agit de la finance, mais il les cajole quand il s'agit de la presse subventionnée par l'Etat mais largement concentrée en quelques mains d'hommes d'affaires milliardaires amis (Le Monde et le Nouvel Observateur). Le même n'aime pas l'Eglise et tarde à saluer le nouveau pape, mais multiplie les gestes politiques en direction des musulmans pour s'assurer la paix sociale des banlieues en soutenant les associations qui les encadrent. 

L’ingratitude au plus haut sommet de l’Etat.
Le mardi 18 février 2014, le président Hollande a rendu hommage aux soldats musulmans morts pour la nation lors des deux guerres mondiales. "La France n'oubliera jamais le prix du sang versé", a déclaré le chef de l'Etat, venu inaugurer un monument aux morts dans l'enceinte de la Grande Mosquée de Paris.
Le 16 mars 2013, sur Twitter, l'ami Pierre Bergé retweete le message suivant : "si une bombe explose sur les Champs à cause de #laManifPourTous, c'est pas moi qui vais pleurer".

La politique de Hollande, c'est le "deux poids, deux mesures"

Le 13 mai 2014, l'Elysée annonça l'assassinat dans l'exercice de son métier de la photo-reporter Camille Lepage, en République centrafricaine, lieu d'une nouvelle intervention militaire française, comme au Mali. Elle aurait été tuée le 11 mai 2014 par des terroristes islamistes, des mercenaires tchadiens et soudanais de l'ex-Seleka. Le président partisan s'émut-il des conséquences mortelles de ses ingérences sur le continent africains? Toujours est-il que la jeune victime du fanatisme islamiste était certes de nationalité française, mais ne travaillait pas pour le service public. Elle était proche des organisations non gouvernementales, notamment Amnesty International et Médecins sans frontières et cela mérite la considération du président partisan.

Or, l'Elysée n'a manifesté aucune compassion à la mort du 8ème soldat français dans l’opération Serval au Mali.
Aucun membre du gouvernement, ni aucun élu socialiste de la majorité présidentielle, ne s'est déplacé pour accueillir la dépouille du sous-officier du 2e REPLe sergent-chef Marcel Kalafut, mort en opération au Mali - à 26 ans, comme Camille Lepage - n'a, quant à lui, reçu du pouvoir socialiste que du mépris à sa descente d’avion.  

Les légionnaires du 2e Régiment étranger de parachutistes (REP) ont rendu les honneurs mardi au camp Raffalli à Calvi (Haute-Corse) à leur frère d'armes originaire de Slovaquie (ex-Tchécoslovaquie), en présence de Le Drian.

Rappelons aussi que, pour accueillir les quatre journalistes Édouard Elias, Didier François, Nicolas Hénin et Pierre Torrès, ex-otages français libérés de Syrie après 10 mois de captivité, Hollande était à Villacoublay un dimanche matin avant 9h00, sous les caméras. 
Ils étaient déjà tous là, avec V. Trierweiler et Fabius, pour la libération de Florence Cassez, mise en scène, filmés et exhibés au nez des media et des Français, par Hollande, que l'on dit chef des Armées.  

Un ministre pour l'un, un président pour l'autre 

Comment peuvent-ils justifier une telle différence de traitement ? Faut-il comprendre que pour le chef des Armées la mort d’une journaliste  a plus de prix que celle d’un sous-officier mort pour le Mali ? Tous deux âgés de 26 ans, l'un et l'autre exerçaient un  métier à risques, mais l'un était un homme d'origine étrangère et l'autre une femme libre. Bien qu'elle ne soit pas morte pour la France, seule cette dernière victime est honorée, parce que femme et française.  
L'égalité entre les hommes et les femmes, les Français et les Français d'origine étrangère est-elle respectée en France socialiste ?

vendredi 9 mai 2014

L'intervention de Hollande au Mali fait un 8e mort français et deux blessés

Un militaire meurt, sans autorisation

Le jeudi ...8 mai, 
un militaire français a été tué en opération dans le nord du Mali
révèle l'Elysée. 

Ce sous-officier du 2e régiment étranger de parachutistes de Calvi porte à huit le nombre de pertes françaises au Mali depuis le début des opérations. Le président socialiste ne manque pas de mots... "Le chef de l'Etat exprime son grand respect pour le sacrifice de ce légionnaire français", peut-on lire dans un communiqué de l'Elysée. 
A l'origine de l'envoi de soldats français, Hollande exprime sa "totale confiance" [ce qui, en la circonstance, n'a aucun sens] aux forces françaises engagées dans la lutte "contre les groupes armés terroristes".

Le véhicule du soldat tué a été détruit sous l'effet d'un "engin explosif improvisé" placé par un groupe djihadiste, a affirmé, sans preuve, le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, sur BFM-TV et RMC
A l'issue des cérémonies commémorant le 8 mai 1945, le président Hollande a aussi indiqué que deux soldats ont été blessés par cette explosion.

Comme la courbe du chômage en France, la situation se serait néanmoins stabilisée dans le sud du Mali. Des groupes islamistes sont toujours actifs dans le Nord, a-t-il admis. "Il est mort pour la liberté du Mali, la sécurité du Mali, mais aussi pour la liberté, la sécurité de l'Europe [rien que ça !] et de la France", a-t-il estimé.

Hollande annonce la fin de l'ingérence française

Jean-Yves Le Drian a indiqué que l'opération Serval au Mali est "en train de se terminer dans sa phase de guerre frontale contre les groupes djihadistes ".

Le ministre annonce un désengagement français. "Nous sommes en train de nous réorganiser pour avoir une conception régionale du contre-terrorisme", a expliqué le ministre, précisant que 1.000 soldats français vont être concentrés près de Gao et 3.000 autres sur la "bande sahélo-saharienne", face aux islamistes d'Al-Qaïda AQMI.
Pourtant, en novembre 2013, "le calendrier de réduction de présence des forces françaises" n'était pas "remis en cause". Fixé par François Hollande, lors de sa visite à Bamako le 19 septembre, le chef de l'Etat disait alors : "vous serez environ 2.000 en novembre prochain. Vous aurez à cœur de permettre que le scrutin des élections législatives (24 novembre et 15 décembre) se tienne dans les meilleures conditions. Ensuite, il y aura un désengagement et vous serez 1.000 à la fin du mois de janvier [2014]." Des sources militaires n'excluaient pas alors qu'il puisse y avoir encore près de 1.500 hommes début février, le temps de plier bagage. En mai 2014, ils sont encore 4.000...
La France est intervenue militairement en janvier 2013 aux côtés des forces maliennes, à la façon de la Russie de Poutine, en soutien aux Ukrainiens de l'Est, pour déloger les combattants islamistes (comme les insurgés de Kiev) qui contrôlaient alors les deux tiers du pays et menaçaient la capitale, Bamako.

L'exception démocratique française

Les députés français n'ont pas les pouvoirs de leurs homologues anglo-saxons, mais pas une voix ne s'élève dans la chambre rose actuelle.
En juillet 2013, les élus de la Chambre des Communes, l'équivalent de l'Assemblée nationale au Royaume-Uni, ont voté "non" à une intervention militaire en Syrie et  le Premier ministre conservateur, David Cameron, a suivi leur avis sans broncher. Rien de tel en France où la presse vient conforter cette passivité des parlementaires complices sur l'envoi de troupes en Afrique. Et les admirateurs du président américain Barack Obama n'ont éprouvé aucun état d'âme lorsqu'il a  ordonné qu'aucune frappe ne soit dirigée contre Damas tant que le Congrès ne lui aurait pas donné son aval. 
Dans l'hexagone, à la différence de Marylise Lebranchu ou J.-J. Urvoas, ses collègues du Finistère, seule la députée socialiste, Patricia Adam, présidente de la Commission de la Défense à l'Assemblée nationale, a regretté que "la France (soit) l'une des rares exceptions en Europe où le Parlement s'exprime a posteriori". 
En France, où le chef de l'Etat est aussi le "chef des armées" (article 15 de la Constitution) et le seul "garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire et du respect des traités" (article 5) - ce qui n'est pas en cause au Mali - et où le Premier ministre est "responsable de la Défense nationale" (article 21), c'est l'exécutif qui décide en matière d'intervention militaire et les élus ne sont pas consultés. L'intervention militaire française décidée souverainement par Hollande n'est pourtant pas justifiée par une menace sur "l'intégrité du territoire" ou des Français Dans cette hypothèse, les enlèvements de ressortissants français légitimerait l'attaque de plusieurs états africains, notamment sub-sahariens La cohérence de la politique étrangère de Fabius est prise en défaut, comme sur l'Ukraine où il défend les rebelles du gouvernement transitoire et sans légitimité.

vendredi 10 janvier 2014

Mali: la guerre de trois mois, un an après

Plus l'opération Serval dure, moins le chef de guerre est grand 

La guerre de trois mois

Le ministre de la Défense Le Drian  
rendait visites aux troupes françaises 
au Mali le 1er janvier 2014.

La situation reste tendue dans la région de Kidal après 12 mois que l'opération Serval a débuté, le 11 janvier 2013 pour combattre les forces djihadistes installées dans le nord du Mali.

Dans la foulée du coup d'Etat qui avait renversé en mars le président Touré, tout le nord du Mali est passé aux mains d' islamistes alliés à la branche maghrébine d'Al-Qaïda (Aqmi). Ces groupes armés avaient imposé une stricte application de la charia, avec son cortège d'exactions et brimades notamment dénoncées par Amnesty International : exécution d'un couple non marié, amputations de présumés voleurs, flagellations de buveurs d'alcool ou de fumeurs, arrestations de femmes non voilées… Les islamistes d'Ansar Dine avaient également détruit des mausolées de Tombouctou, classés au patrimoine mondial de l'humanité.

Le premier mort français est à déplorer dès le premier jour de cette guerre qui devait être éclair
: le chef de bataillon Damien Boiteux reçut une balle à l'aine. Suivront l'adjudant Harold Vormezeele, le caporal-chef Cédric Charenton, le maréchal des Logis Wilfried Pingaud, le caporal-chef Alexandre Van Dooren, le sergent Stéphane Duval et le brigadier-chef Martin-Vallet en juillet. Deux civils français furent également les victimes de l'engagement du président Hollande, les journalistes, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, 57 et 55 ans, enlevés et exécutés par des islamistes.

François Hollande doit prolonger la durée des opérations mais donne le calendrier de retrait progressif des troupes françaises. Les premiers départs se font début avril, avec une centaine d'hommes - des parachutistes dans la région de Tessalit - sur les 5.000 présents en janvier.

Le 19 septembre, 
alors que rien n'est encore fini, François Hollande fait une visite triomphale à Bamako pour la cérémonie d'investiture du président malien Ibrahim Boubacar Keita.

Depuis fin octobre, la force Serval opère en effet en coordination avec les unités de la Minusma et les Forces maliennes (Fama). Et ce, dans le cadre de l'opération "Hydre" qui mobilise 1.500 hommes dont 600 soldats français. Commencée le 20 octobre, elle est conduite dans la région de la boucle du fleuve Niger.

Il faut encore que le pays relance une économie éprouvée par plusieurs mois de combats

Les enjeux français se veulent plus stratégiques qu'économiques
Paris se défend d'avoir des intérêts économiques au Mali: les ressources s'y limitent à de l'or et des réserves hypothétiques d'uranium et pétrole ! L'économie repose essentiellement sur l'agriculture vivrière, du coton et de l'or (15 % du PIB, principale exportation depuis deux ans). Une huitaine de mines, notamment de l'entreprise offshore Randgold, font de ce pays le troisième producteur du continent, avec 50 tonnes par an, derrière l'Afrique du Sud et le Gabon. 
Dans l'uranium, le canadien Rockgate essaie depuis des années de développer une mine près de la ville de Falea, malgré des objections environnementales. Ses estimations font état de 10.000 tonnes de minerai à 0,03 % d'uranium. Areva, très actif au Niger voisin, n'est pas encore implanté au Mali.
Enfin, dans les hydrocarbures, le vaste bassin de Taoudeni, à cheval sur l'Algérie, la Mauritanie, le Niger et le Mali, fait naître quelques espoirs. Il n'existe pour l'instant aucune production au Mali, ni même de résultats probants de prospections. Agip et Texaco ont mené des recherches dans les années 70, tout comme Esso et Elf plus tard, mais sont reparties, déçues. Diverses compagnies ont obtenu des concessions, mais principalement l'algérien Sonatrach qui extrait déjà de l'or noir dans la partie algérienne du bassin et à qui le Mali en a accordé une dizaine il y a cinq ans.

Pour autant, la stabilité du Mali constitue un enjeu important pour l'économie d'Afrique de l'Ouest, le pays se situant au carrefour de pays importants, comme le Niger (uranium), la Mauritanie, la Côte d'Ivoire, le Burkina, la Guinée et le Sénégal. 
Adeptes du kidnapping, les djihadistes basés au nord du pays menacent "les voyageurs et les flux commerciaux de la région, ce qui donne une forte dimension politique et anti-terroriste à l'intervention française", souligne Paul Derremaux. Bien que l'ONU évaluât fin décembre à 200.000 le nombre de personnes déplacées dans le pays, l'économie locale s'est montrée résiliente, constate un diplomate, grâce aux agriculteurs qui continuent à cultiver leurs champs imperturbablement.



jeudi 21 mars 2013

Mali: avant d'avoir accompli la besogne, Hollande voudrait se désengager

Hollande veut se retirer avant d'avoir honoré ses engaggements
Couverture du Courrier international
(groupe Le Monde)
Le principal soutien militaire de la France au Mali a appelé jeudi à ne pas crier victoire trop vite dans l'intervention contre les islamistes qui avaient pris le contrôle du nord du pays.

Le Tchad a envoyé 2.400 soldats sur le terrain. 
Ces spécialistes du désert sont en pointe dans les combats pour déloger les islamistes, notamment dans la zone du massif des Ifoghas.
"Je crois que plus de 70% du travail est fait mais il ne faut pas aller trop vite en besogne parce que nous avons un adversaire particulier sur un théâtre particulier", a dit le ministre tchadien des Affaires étrangères, Moussa Faki Mahamat.

La boute-feu français ne peut plus abandonner ses alliés
"Il faut être prudent et je pense qu'on a besoin d'un travail sur l'ensemble du Mali, en particulier à Tombouctou", a-t-il ajouté devant un petit groupe de journalistes lors d'un déplacement à Paris.

Un attentat suicide à la voiture piégée a coûté la vie à un soldat malien dans la nuit sur l'aéroport de Tombouctou. La riposte a fait une dizaine de morts parmi les combattants islamistes.

"Vous avez vu les dernières heures", a souligné le chef de la diplomatie tchadienne. "Il faut continuer. Ça prendra le temps que ça prendra."

Le ministre a rappelé que le Tchad n'a  rien réclamé en échange de son engagement.

"On n'a pas besoin d'être convaincu, on est un ami du Mali", a-t-il dit. "La menace sur le Mali est une menace sur le Tchad. On n'a pas besoin d'être payé pour ça."

Un petit tour et puis s'en vont...
La France a été en pointe dans l'intervention au Mali
Dans la précipitation, le "chef de guerre" blanc a ouvert les hostilités le 11 janvier et a entraîné plusieurs pays africains dans le conflit. 
Il annonce maintenant le retrait progressif des 4.000 soldats de l'opération Serval  à partir de fin avril.
Comment la France pourrait-elle battre en retraite unilatéralement  ? 
L'abandon est-il le prix de la rançon versée aux preneurs d'otages ?

dimanche 17 mars 2013

Hollande annonce un 5e soldat français mort pour le Mali

Le compte y est-il, pour les Indignés de la République ?

Un  cinquième soldat français a  donné sa vie au combat dans le nord du Mali

Le prix du sang versé par nos jeunes soldats
Le caporal appartenait au 1er régiment d'infanterie de Marine d' Angoulême 
en opération Serval dans le pays  depuis le 11 janvier.
Personnalisation choquante

Le président  Hollande a annoncé cette perte dimanche par communiquéexprimant sa "grande tristesse" politiquement correcte. Le chef de l'Etat "adresse à sa famille et à ses proches ses plus sincères condoléances et le respect de toute la Nation". 

Propagande particulièrement déplacée
Avec une grande compassion dont il n'est pas avare, il salue d'autre part "avec émotion la détermination et le courage des forces françaises engagées au Mali dans l'ultime phase, la plus délicate, de leur mission", conclut le communiqué. 

De violents combats les opposent aux terroristes islamistes dans le nord-est du pays: finie l'avancée française du sud au nord face au repli des mobylettes et des 4x4 des terroristes. Désormais, les Français ratissent notamment le massif des Ifoghas, pour tenter de débusquer les combattants islamistes au sud de la frontière algérienne. 

VOIR et ENTENDRE  France 24 crier d'abord victoire, puis mettre en accusation à la fois des exactions maliennes et la communauté occidentale qui a laissé le va-t-en-guerre Hollande lancer seul son intervention précipitée: