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vendredi 21 octobre 2016

Baisse des effectifs policiers: Claude Guéant met les pendules socialistes à l'heure

Le ministre de l'Intérieur de Sarkozy rappelle le contexte des réductions d'effectifs policiers

Claude Guéant est revenu sur la baisse des effectifs de police et de gendarmerie sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy.

Alors que la colère des policiers s'élève contre le manque de considération de leur action et les menaces mortelles auxquelles ils sont confrontés, le pouvoir socialiste et sa presse mettent en cause le précédent quinquennat, après plus de quatre années aux responsabilités.

Claude Guéant est donc allé à LCI et sur BFMTV tordre le cou aux fausses informations. 
La gauche partisane oublie qu'entre 2007 et 2012  la France n'avait pas attiré sur elle les foudres des djihadistes: Sarkozy avait refusé d'engager la France dans le conflit irakien, tandis que le "chef de guerre" Hollande est allé guerroyer au Mali, puis en Syrie et aussi en République Centrafricaine, créant quelques violentes "inimitiés"...
Et puis, les socialistes veulent ignorer la crise économique et financière qui a ébranlé le monde occidental, soutenus dans ce déni par la presse militante qui l'occulte et désinforme la population. 

L'ancien ministre de l'Intérieur se devait donc de rétablir quelques vérités

"La droite a été au pouvoir de 2002 à 2012. Je distinguerai deux périodes : la période 2002-2007. Pendant cette période, il y a eu une augmentation des effectifs de police et de gendarmerie. Je souligne d’ailleurs que cette augmentation n’a jamais été soutenue par le PS. Ni M. Hollande ni M. Valls, ni M. Cazeneuve n’ont voté cette augmentation des effectifs.
 
Mais il y a ensuite une deuxième période : la période 2007-2012. En 2008, il s’était passé quelque chose d’important que les Français ont tendance à oublier : c’est qu’il y a eu une crise mondiale qui a eu des conséquences financières et budgétaires de toute première ampleur." "Nous avons eu des difficultés financières et de ce fait la décision a été prise de réduire les effectifs, explique Claude Guéant.

Yves Calvi : "Et vous nous dites, on a baissé les effectifs sous la pression financière ?"
Claude Guéant : "Oui mais je me permets d’expliquer. Souvenons-nous, il y a eu en 2008 cette crise. En 2009, je me souviens très bien du chiffres : les recettes fiscales ont diminué en France de 55 milliards. Dans le même temps, nous avons mis en place des moyens pour conforter le fonctionnement de l’économie, conforter l’activité économique et pour soutenir les personnes en difficulté. Nous avons eu des difficultés financières et de ce fait la décision a été prise de réduire les effectifs."

L'ancien directeur général de la Police nationale a fustigé Bernard Cazeneuve qu'il accuse de "se défausser sur Nicolas Sarkozy" 

La grogne des policiers est bien le fruit du bilan de Bernard Cazeneuve et non pas du quinquennat Sarkozy, a souligné Frédéric Péchenard, sur BFMTV jeudi
La colère des policiers qui manifestent depuis lundi prend une tournure politique. Frédéric Péchenard, ancien directeur général de la Police nationale, directeur général de Les Républicains et proche de Nicolas Sarkozy a appuyé jeudi sur BFMTV l'ancien chef de l'Etat. Plus tôt dans la journée, "ce dernier s'en était pris à Bernard Cazeneuve", dénonçant ses "mensonges", alors que le gouvernement pointait du doigt la responsabilité des suppressions de postes de policiers sous le mandat de Nicolas Sarkozy, il y a bientôt cinq ans.

"A chaque fois qu'il se passe quelque choses depuis 4 ans et demi, Monsieur Cazeneuve vient nous dire que tout va bien et que tout est de la faute du gouvernement d'avant", a observé Frédéric Péchenard qui appelle le ministre de l'Intérieur à "assumer son bilan".  "Le ministre de l'Intérieur est ministre depuis 4 ans et demi; il est ministre de l'Intérieur depuis 2 ans, 2 mois et dix-huit jours [et avant lui, le premier ministre, Manuel Valls]; donc ce qui se passe aujourd'hui, c'est son bilan à lui", a-t-il insisté, invitant Bernard Cazeneuve à ne pas "se défausser sur Nicolas Sarkozy"


VOIR et ENTENDRE la mise au point de Frédéric Péchenard:


L'ancien président balaie les accusations de Bernard Cazeneuve 

Plusieurs fois prolongé, l'état d'urgence contribue-t-il à la saturation de la police ?
Moins d’une semaine après le meurtrier attentat terroriste de Nice, le Parlement a définitivement adopté le jeudi 21 juillet, le projet de loi prolongeant pour la quatrième fois l’état d’urgence. Il prolonge d'encore six mois l’état d’urgence, tout en l’assortissant de nouvelles mesures antiterroristes. 

Le ministre socialiste de l'Intérieur de Hollande attribue la responsabilité du ras-le-bol actuel de la police au candidat Les Républicains à la présidentielle de 2017, alors que des centaines de policiers ont manifesté pour la troisième nuit consécutive [et ils en seront à cinq, samedi]
VOIR et ENTENDRE le ministre étriqué de Hollande et Valls éluder la question de l'état des effectifs policiers après bientôt cinq années au pouvoir:

 
Nicolas Sarkozy dresse donc le bilan de l'état de la France qui justifie la grogne des forces de l'ordre. Il a apporté son soutien aux manifestants, et plaidé pour durcir la politique pénale.
"Je n'ai jamais vu notre pays dans un tel climat de perte d'autorité générale", note l'ancien Président sur Europe 1. "Si on est dans le déni de réalité, si on ne comprend pas qu'on ne peut pas continuer comme cela, alors la violence ne fera qu'augmenter." 

"Il y a une réalité, c'est la montée de la délinquance, une lutte contre le terrorisme portée par la police (...) Je veux que chaque fois qu'on touche à un policier, ce soit une peine ferme de façon automatique", insiste Nicolas Sarkozy. 

"J'ai proposé des mesures particulières comme le rétablissement des peines planchers, je propose qu'on revienne aux tribunaux correctionnels pour mineurs (...) Lorsque j'ai dit ça il y a quelques mois, on m'a dit que j'étais un prophète de malheur ! Jamais la situation de la police n'a été celle d'aujourd'hui", souligne Nicolas Sarkozy.
"S'il y avait un problème, pourquoi ne l'ont-ils pas réglé?"

Sarkozy n'épargne pas son agresseur, Bernard Cazeneuve.
"Ca va mieux !"
"J'ai entendu dire le ministre de l'Intérieur - enfin ce qui nous sert de ministre de l'Intérieur - qui a osé dire, honte sur lui, qu'après 4 ans et demi de pouvoir c'était moi qui était responsable de la manifestation des policiers? Sait-il que François Hollande est président de la République depuis 4 ans et demi?"

Et d'affirmer que la Cour des comptes a publié un rapport démontrant qu'en décembre 2015, "il y avait 868 policiers et gendarmes de moins que lorsque j'étais au pouvoir. S'il y avait un problème d'effectifs, pourquoi ne l'ont-ils pas réglé?". Pour Nicolas Sarkozy, la question de la sécurité "n'est pas un problème d'effectifs mais de chaîne pénale (...) Pourquoi le programme de construction de prison que j'avais mis en place a été arrêté?"

VOIR et ENTENDRE qui "Sarkozy s'en prend violemment à Cazeneuve", à en croire BFMTV:


lundi 4 novembre 2013

Assassinats de journalistes au Mali: "Nous avons gagné" (F. Hollande), mais la guerre continue...


"Nous avons vaincu le terrorisme au Mali"
,
 
Le Monde a très sérieusement
participé à l'intox

VOIR et ENTENDRE le "chef de guerre" blanc affirmer à Bamako que "Kidal a enfin été libéré", comme l'ensemble du territoire malien:


Présomptueux autant que vaniteux, 
Hollande est convaincu d’avoir accompli sa mission. 
"C’est une victoire pour l’Afrique, une victoire contre le terrorisme. Nous devons avoir cette fierté d’avoir vaincu le terrorisme", a souligné le Président.

"La France, avec les Africains qui se sont mobilisés, l’Europe qui nous a soutenus, les Nations-Unies qui nous ont donné le cadre, oui, c’est une victoire (…)", se glorifie Hollande qui revient sur son passage au Mali qu’il dit avoir été des moments de reconnaissance des populations maliennes. 

"J’ai été salué en Afrique, non pas pour ce que j’avais fait, mais pour ce que j’avais décidé. Ceux qui ont agi, ce sont les soldats français".

VOIR et ENTENDRE Hollande assurer qu'il a vaincu le terrorisme, lors de son entretien télévisé depuis les jardins de l'Elysée pour le 14 juillet:

Hollande s'est retiré et envoie Fabius au front

Comment, dans un pays dit "sécurisé", le Mali, des journaliste français ont-ils pu être assassinés :
Ghislaine Dupont, 57 ans, "a été assassinée de deux balles dans la poitrine", et Claude Verlon, 58 ans, "a reçu trois balles en pleine tête"
, d'après le sordide Laurent Fabius ?

Fabius réaffirme que des opérations sont "en cours" au Mali
Des "opérations pour identifier un certain nombre de personnes dans des campements" ont été lancées dimanche et étaient toujours lundi "en cours" après l'assassinat samedi au Mali de deux journalistes français, a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius.
Interrogé par RTL sur une arrestation de cinq suspects remis aux militaires français à Gao, le ministre a indiqué qu'il n'avait pas cette information. Il n'a en fait été en mesure de fournir aucune indication sur les opérations.

Samedi, "au moment où les militaires français sont arrivés derrière le pick-up" qui transportait Ghislaine Dupont et Claude Verlon de Radio France Internationale (RFI), "ils ont vu s'enfuir pas très loin, 1 500 mètres à peu près, quelqu'un, l'ont coursé et ne l'ont pas rattrapé", a aussi "précisé" cet ancien Prmier ministre. "À l'heure actuelle, on n'a pas de certitude sur qui a commis cet assassinat", a-t-il ajouté. "On va tout faire pour retrouver les assassins, les punir, les châtier", a lancé Laurent Fabius, en pure langue de bois.

Une source proche du ministre de la Défense,
Jean-Yves Le Drian, assure en revanche :"Nous avons un certain nombre d'indications qui nous permettent de remonter la trace et nous espérons pouvoir y parvenir", a indiqué cette source, interrogée par l'AFP sur l'enquête autour des assassinats des envoyés spéciaux de RFI Ghislaine Dupont et Claude Verlon.

"Il n'y a pas eu de combat"
" Il n'y avait "aucune trace d'impact" sur le véhicule, donc "il n'y a pas eu (...) de combat", a gravement ajouté l'inspecteur Fabius.

Les journalistes se sont aventurés dans une zone aux mains des djihadistes.
Un accord entre Touaregs (maîtres de la ville), autorités maliennes et armée française (cantonnée sur l'aéroport de la ville) fait du centre de Kidal une zone de non droit

Les journalistes "n'ont pas été acheminés" sur Kidal par les militaires français
et "ils n'avaient pas demandé de protection particulière", a confirmé Laurent Fabius, en déconseillant "absolument d'aller là-bas". "L'ensemble du Mali aujourd'hui est relativement sécurisé, mais ce n'est pas vrai à Kidal", a-t-il enfin avoué.

"Horreur et émotion"
Les corps de Ghislaine Dupont et Claude Verlon ont été ramenés de Kidal (1.500 km au nord-est de Bamako) par un avion de l'armée française qui s'est posé dimanche soir à l'aéroport à Bamako. Leur rapatriement en France devait être organisé au plus tôt lundi 4/11. 
Hollande sera-t-il présent à l'aéroport pour saluer leurs dépouilles ?

La presse française a exprimé son "horreur" et son "émotion" après la mort de ses deux confrères, faisant état lundi d'une guerre "complexe" contre "un ennemi insaisissable".

VOIR et ENTENDRE un commentaire africain sur l'intervention française au Mali, à l'occasion de la cérémonie du 14 juillet 2013:
Le territoire était-il effectivement reconquis?

mercredi 1 mai 2013

Hollande et ses dévots, ou le culte de la personnalité

Ces démocrates qui nous gouvernent

Le phare  de la politique internationale pour 2012


The Onion, journal satirique américain, est fier d'annoncer que le leader suprême de Corée du Nord, Kim Jong-un, 29 ans, a officiellement été nommé homme le plus sexy du monde vivant pour l'année 2012. Avec son superbe visage rond, son charme enfantin et son robuste châssis, ce Pyongyang de race est le rêve de toute femme devenu réalité. Kim a fait tomber le comité de rédaction en pâmoison: tant de charme, un sens impeccable de la mode, une coiffure courte et virile, et, bien sûr, ce fameux sourire, tout réuni en une seule personne bénie des dieux.

Depuis un an, Hollande c'est "François courage", selon Le Drian


Dans Le Monde, Françoise Fressoz est également admirative de la "gauche molle." 
Elle est sensible à son "apparente sérénité" dans la crise: "sans piquer de colère, dans un abord facile et une approche aimable"... Elle évoque "sa résilience à toute épreuve" (28/04/2013)

L'historien Jacques Julliard lui prête un "dessein prométhéen" de mettre fin à la crise.


Comme Kim Jong-un, le "capitaine de pédalo" est un grand chef de guerre: "Hollande arrive au Mali en vainqueur", lance Le Parisien-Aujourd’hui en France
Le plus louangeur des journaux régionaux est La Voix du Nord: "Dans l'affaire malienne, le président a agi en chef de guerre, digne héritier des grandes figures de la Ve république, le général de Gaulle en étendard". 
Le grand homme...
Le quotidien régional adresse un coup de chapeau à François Hollande qui "adopte-là un comportement mitterrandien dans l'exercice du pouvoir régalien de chef des armées. Quoiqu'on en pense [!], La Voix du Nord assure que les Français aiment ça. Depuis toujours". Et le journal de souligner que "jusqu'ici, l'intervention française est une réussite totale". A six vies humaines près. 
Bref la presse française réunit toutes les qualités de ses prédécesseurs dans une "fraise des bois".



Najat était-elle aux Mureaux ?
L'Expansion (L'Express) ose même les contre-vérités: "M. Hollande qui n'avait pas fait de déplacement dans le pays depuis sa visite dans son fief de Tulle, le 6 avril, quatre jours après les aveux dévastateurs de Jérôme Cahuzac, a assuré qu'il restait "en dialogue permanent avec les Français". A la fin de la visite, il a pris un bain de foule ce qui a permis à une centaine de personnes de l'acclamer," écrit-il le 30/04/2013. C'est faire passer à la trappe les déplacements annulés ou le grand couac de Dijon où il s'est fait interpeller  à plusieurs reprises.
Lien PaSiDupes: Propagande loupée de Hollande à Dijon: seuls les ravis peuvent l'approcher :"A Dijon : "M. Hollande, elles sont où vos promesses ?" 
Mais, de Corée du nord en France, les mythes font peu cas de la vérité.

Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, a appelé mercredi le chef de l'Etat, "François courage", pour avoir, selon lui, pris durant la première année de son mandat "l'ensemble des mesures qu'il fallait prendre" afin de redresser le pays.
Général vainqueur de toutes les batailles
"Je l'appelle François courage, parce qu'il a trouvé le pays dans une situation extrêmement dramatique, dans un endettement considérable, et il a pris l'ensemble des mesures qu'il fallait prendre face à cette situation d'une gravité extrême", a-t-il déclaré sur Europe 1.

Interrogé sur les sévères critiques qui se multiplient contre le chef de l'Etat, il a estimé que "lorsque l'on attaque systématiquement matin, midi et soir le président de la République, ça doit l'amener à des réactions affectives fortes", mais a-t-il dit, "il a la volonté, la détermination et le sang-froid".



Chef de guerre à cheval

Le 3 janvier 2012, une manifestation de soutien à la personne sacrée de Kim Jong-un réunit plusieurs dizaines de milliers de Nord-Coréens à Pyongyang. À l'occasion de son anniversaire, la télévision d'État nord-coréenne diffusa le 8 janvier 2012 un documentaire à sa gloire où il apparaissait aux commandes d'un tank pendant que le commentaire précisait "notre grand général Kim Jong-il (…) l'appelait le génie des génies en science militaire".

Nous n'avons pas encore tout vu !
Hollande, père de la Nation
ou gros "pèpère" du peuple
 ?" 

jeudi 11 avril 2013

Le chameau de Hollande s'est fait dévorer

Le chameau malien offert à Hollande a fini en tagine


Le chef de l'État avait reçu l'animal en présent lors de sa visite au Mali.
 
Le chameau de l'Elysée ne
supporte aucune rivale
François Hollande considéra sans doute qu'il en avait déjà un  à la maison et le "chef de guerre" se résolut à abandonner son cadeau sur place, le confiant aux bons soins d'une famille malienne qui a fini par le dévorer à belles dents.

François Hollande porte décidément la poisse
Alors que le gouvernement est ébranlé par l'affaire Cahuzac, une autre nouvelle, certes anecdotique mais triste, est ainsi venue assombrir le ciel d'orage du président: son chameau a été sacrifié selon le rite musulman et croqué. C'est le magazine Valeurs actuelles qui le révèle en mars 2013.

L'animal avait été offert au chef de l'État lors de son arrivée au Mali, le 2 février. Il avait été accueilli avec ferveur par la population, après que plusieurs villes aient été reprises aux islamistes qui les occupaient mais s'étaient mis en sécurité en se retranchant en mobylettes et en pickups.

Un destin brisé

Hollande en moto-taxi en 2011
pour paraître jeune et dynamique... 
Le destin de l'encombrant - et bruyant - camélidé présidentiel aurait pourtant dû être plus souriant. L'Élysée avait annoncé que l'animal rejoindrait un zoo français, le temps de le faire vacciner. Le chef de l'État avait pourtant assuré qu'il s'en servirait "autant que possible comme moyen de transport", avec chauffeur.

VOIR et ENTENDRE l'impact de l'intervention malienne du chef de guerre français dans le monde, selon une vidéo d'animation qu'une société Taïwanaise:
Hollande et sa meuf à vélo
(été 2012)

Mais les chances de croiser le couple de Bidochon présidentiel à califourchon entre les deux bosses du chameau avaient vite sombré comme un sondage. Les services français avaient finalement décidé qu'il était plus sage de laisser le camélidé sur place et l'avaient confié à une famille malienne. Prudence ou sécurité, beaucoup s'interrogent encore.

Rupture aussi entre le maître et l'animal ?

Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, avait reçu pour mission de donner des nouvelles du chameau à chaque Conseil des ministres. 
La semaine dernière, elles étaient alarmantes: les gardiens affamés devaient être des djihadistes.



jeudi 21 mars 2013

Mali: avant d'avoir accompli la besogne, Hollande voudrait se désengager

Hollande veut se retirer avant d'avoir honoré ses engaggements
Couverture du Courrier international
(groupe Le Monde)
Le principal soutien militaire de la France au Mali a appelé jeudi à ne pas crier victoire trop vite dans l'intervention contre les islamistes qui avaient pris le contrôle du nord du pays.

Le Tchad a envoyé 2.400 soldats sur le terrain. 
Ces spécialistes du désert sont en pointe dans les combats pour déloger les islamistes, notamment dans la zone du massif des Ifoghas.
"Je crois que plus de 70% du travail est fait mais il ne faut pas aller trop vite en besogne parce que nous avons un adversaire particulier sur un théâtre particulier", a dit le ministre tchadien des Affaires étrangères, Moussa Faki Mahamat.

La boute-feu français ne peut plus abandonner ses alliés
"Il faut être prudent et je pense qu'on a besoin d'un travail sur l'ensemble du Mali, en particulier à Tombouctou", a-t-il ajouté devant un petit groupe de journalistes lors d'un déplacement à Paris.

Un attentat suicide à la voiture piégée a coûté la vie à un soldat malien dans la nuit sur l'aéroport de Tombouctou. La riposte a fait une dizaine de morts parmi les combattants islamistes.

"Vous avez vu les dernières heures", a souligné le chef de la diplomatie tchadienne. "Il faut continuer. Ça prendra le temps que ça prendra."

Le ministre a rappelé que le Tchad n'a  rien réclamé en échange de son engagement.

"On n'a pas besoin d'être convaincu, on est un ami du Mali", a-t-il dit. "La menace sur le Mali est une menace sur le Tchad. On n'a pas besoin d'être payé pour ça."

Un petit tour et puis s'en vont...
La France a été en pointe dans l'intervention au Mali
Dans la précipitation, le "chef de guerre" blanc a ouvert les hostilités le 11 janvier et a entraîné plusieurs pays africains dans le conflit. 
Il annonce maintenant le retrait progressif des 4.000 soldats de l'opération Serval  à partir de fin avril.
Comment la France pourrait-elle battre en retraite unilatéralement  ? 
L'abandon est-il le prix de la rançon versée aux preneurs d'otages ?