POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est armée. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est armée. Afficher tous les articles

dimanche 17 juillet 2016

Cazeneuve, partisan d'une "garde bitteroise" à l'échelle nationale

Suite à l'attentat de Nice, le ministre de l'Intérieur de Hollande et Valls fait du Ménard...

La "réserve opérationnelle", c'est quoi ?

Après le carnage terroriste commis à l'issue de la soirée festive du 14 Juillet à Nice, le président Hollande, en plus du maintien contesté de l’opération Sentinelle (10.000 militaires affectés au maintien de l'ordre, en association avec les forces de l'ordre, gendarmes et policiers), fait appel à une "réserve opérationnelle", "c’est-à-dire à tous ceux qui, à un moment, ont été sous les drapeaux ou dans les effectifs de la gendarmerie pour venir soulager les effectifs de policiers et de gendarmes".

En quoi consiste ce dispositif ?
C’est une partie du dispositif dit de "réserve militaire", qui comprend aussi la "réserve citoyenne", destinée à la sensibilisation, et, depuis plus récemment, la "réserve citoyenne cyberdéfense".
Cette réserve opérationnelle regroupe des citoyens volontaires, avec ou sans expérience militaire, âgés d’au moins 17 ans. Ils signent un contrat rémunéré (avec une solde dans les mêmes conditions que les militaires de carrière) pour quelques dizaines de jours par an.

Y appartenir implique des contraintes de forme physique ou d’âge, comme dans la réserve de la gendarmerie ou de l’armée de l’air, où la limite d’âge est par exemple fixée à 30 ans.

Les participants peuvent se voir confier les mêmes missions que les militaires d’active, précise le ministère de la défense.
"Les réservistes militaires permettent de faire face à la simultanéité des opérations et d’accroître la capacité des forces à durer en renforçant les unités d’active, en particulier lors des pics d’activité (opération Sentinelle, plan Vigipirate, crises sur le territoire national, intempéries, services d’ordre public lors d’événements majeurs, protection de bases navales, de ports d’intérêt vitaux et d’installations sensibles…)."
François Hollande a précisé, dans sa déclaration solennelle, que la réserve opérationnelle sera nécessaire "en particulier pour le contrôle des frontières".

Quels sont ses moyens ?
Au 30 novembre 2015, la réserve opérationnelle militaire était composée de 28. 000 réservistes du ministère de la Défense et 23.000 réservistes de la gendarmerie nationale ; 19 % seulement sont des femmes.




Au ministère de la Défense, l’ambition est d’augmenter les effectifs d'un tiers pour atteindre l’objectif de 40.000 personnes mobilisables par l’armée d’ici trois ans. Du coup, l’armée de Terre recrute. Cette arme contribuera en effet à hauteur de 800 réservistes par jour, soit 80 % de l’objectif annoncé par le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, président de la région Bretagne.
Au total, si les effectifs de réservistes de la gendarmerie n’évoluent pas: il y aura en 2019 en France 63.000 réservistes pour participer à la protection du territoire.

En outre, la loi de programmation militaire 2014-2019 a été actualisée afin, notamment, de renforcer le dispositif de réserve opérationnelle avec un accroissement des jours d’activité des réservistes, de 24 actuellement à 30 jours par personne et par an. Le maximum est de 60 jours appelables, mais ce plafond peut être porté de façon exceptionnelle à 150, voire 210 jours par an.
Près de 44 % des réservistes actifs moins de 10 jours
Durée d'activité moyenne des réservistes opérationnels en 2014
0 %10 %20 %5 %15 %25 %Répartition dans les effectifs de réservistes0 jour0.5 à 5 jours6 à 10 jours11 à 20 jours21 à 30 jours31 à 60 jours61 à 150 jours151 à 210 jours
SOURCE : MINISTÈRE DE LA DÉFENSE
Pour permettre le renforcement du dispositif de réserve citoyenne, une augmentation de 77 % du budget annuel qui lui est consacré est prévue entre 2014 et 2018.

Quelle est son utilité réelle ?
Selon le ministère de la Défense, les forces réservistes font "partie intégrante du nouveau modèle d’armée issu du Livre blanc. Sans elles, les forces de défense et de sécurité ne sont pas en mesure de remplir l’ensemble de leurs missions, en particulier en cas de crise sur le territoire national", note le guide d’orientation de la défense française.

Et il existe en fait de nombreux freins à l’utilisation des réservistes : le premier est le temps de formation, selon le lieutenant-colonel Gérald Orlik, qui témoignait dans le cadre de la commission de la Défense nationale et des forces armées en avril 2015 : "Le premier obstacle pour nous est le temps nécessaire à la préparation et à la formation des réservistes (…). Expliquer à des jeunes qu’on les prépare cette année, mais qu’on ne les emploiera que l’année suivante faute de crédits nuit [à la fidélisation des réservistes]."
Un temps de formation d’autant plus indispensable pour remplir des missions en armes au sein de la population. Ainsi, seulement 321 réservistes ont été engagés dans l’opération Sentinelle, soit à peine plus de 3 % des personnels engagés, d’après les chiffres donnés par Pierre de Villiers. Le chef d’état-major des Armées souligne aussi le manque de réactivité du dispositif et le cantonnement des réservistes dans des missions de "garde statique". Pas de quoi motiver...

La fidélisation des volontaires est d’autant plus difficile que, visant des actifs, le dispositif requiert le soutien des employeurs. Ces derniers doivent libérer les volontaires désireux de servir la réserve au moins cinq jours par an : pendant l’activité de réserve, le contrat de travail est suspendu et l’employeur n’est pas indemnisé. Résultat, certains des volontaires sont des réservistes "honteux", témoignait le lieutenant-colonel Orlik, "qui ne déclarent pas leur état de réserviste à leur employeur et prennent sur leurs congés pour pratiquer leurs activités militaires".
La gauche appelle ça faire de la prévention ?

Quelle différence avec la "garde biterroise" de Robert Ménard ? 

La "réserve opérationnelle" de Hollande est une copie grand format de sa garde biterroise, observe Robert Ménard.

Aujourd'hui, Robert Ménard souligne que l'État se livre à un copié-collé du dispositif que la justice lui a interdit de mettre en place.  Les réservistes opérationnels mobilisés par le gouvernement socialiste seront placés sous l'autorité de la hiérarchie policière ou militaire, comme le seront les patrouilles placées sous l'autorité du maire de Béziers, Robert Ménard, sans disposer d'aucune autonomie d'intervention.

L'initiative du maire Robert Ménard décriée par les gauches socialiste et radicale qui la qualifient de "sécuritaire" est reprise sous le terme de  "réserve opérationnelle", avec l'approbation des mêmes acteurs polico-médiatiques.
Les décrypteurs, experts et autres spécialistes de la 'désintox' et du 'vrai ou faux' 
de la maison socialiste - très en vogue dans les salles de rédaction des organes de presse au service de l'Elysée - planchent ce dimanche sur l'argumentaire officiel à opposer à Ménard pour démontrer que ça n'a rien à voir. Rendez-vous aux premières heures, ce lundi matin...

Hollande, Valls et Cazeneuve sont-ils les premières menaces sur l'ordre publique ?

A Béziers, "le premier risque pour l’ordre public, c’est Ménard," titrait Le Monde du 7 mai 2015.
"Ça, c’est les Gaulois !": la pancarte, criarde [sic], accueille le visiteur à l’entrée du Musée du Biterrois, ricanait Madjid Zerrouky, envoyé spécial du journal officieux du PS. Et de commenter: "Comme si la municipalité de Béziers (Hérault), dont le maire, Robert Ménard, a affirmé [sic] qu’il y a 64,6 % d’enfants musulmans dans ses écoles, cherchait à conjurer le sort [re-sic] en rendant hommage à "nos ancêtres" [sic encore] , comme le soulignait le journal municipal en mars. Qui sous-titrait même : 'La Gaule contre-attaque !' " Sans compter la contestation des "têtes blondes" ("une affiche très années 1950", selon Madjid Zerroukyou les citations aigres par le journaliste des références aux paroles d’une chanson d’Henri Salvador [métis] côtoyant celles de 'La Marche lorraine' ("Jeanne d’Arc, vierge souveraine"…).

Le journal national dézingue la population qui a élu Ménard maire
Dans une rue de Béziers.  Depuis le 1er février 2015, la police municipale est équipée d'armes à feu."Béziers détient le titre peu enviable de quatrième ville la plus pauvre de France. Les façades sont délabrées, les immeubles murés, les trottoirs défoncés et la propreté est à l’avenant. Ici, où se succèdent kebabs, boucheries hallal et même un écrivain public, difficile de trouver des ouailles de Robert Ménard, dénigre Zerrouky. "On est tombé sur le gros facho, vous pouvez l’écrire, s’exclame Tony Ferreira, 28 ans. Et c’est un Portugais qui vous le dit !" cite le journaliste issu du lycée Descartes d'Alger.

Le journaliste franco-algérien de dresser un catalogue de mesures qui horrifient les communautaristes haineux de notre société, lorsqu'elle réagit à ce qui lui est étranger. "La dernière en date d’une série de mesures à caractère polémique, mises en œuvre depuis son élection en mars 2014 : interdiction de pendre le linge aux fenêtres et de "cracher sur la voie publique", limitation des antennes paraboliques visibles depuis la rue, instauration d’un couvre-feu de 23 heures à 6 heures pour les mineurs lors des week-end et vacances scolaires, renforcement et armement de la police municipale, installation d'une crèche de Noël dans l'hôtel de ville... Le tout sur fond de réhabilitation de l'Algérie française, en rebaptisant une rue au nom d'un putschiste de 1961." 

La gauche radicale franco-algérienne 
- notamment le NPA- 
contre la "réserve opérationnelle" de Hollande ?
Ce qu'omet - par inadvertance, au risque d'être accusé de désinformation - de préciser notre donneur de leçons franco-algérien, c'est que c'est la rue du 19 mars 1962, date des accords d'Évian, lesquels ne marquent nullement la fin des exactions, mais inaugurent une période de massacres de harkis.
"Vous venez pour Satan ?" est l'une des citations choisies du journal contre le maire de la ville qui n'a cessé d'osciller entre gauche et droite et qu'une majorité de Biterrois a démocratiquement confiée à ce proche du FN. "Robert Ménard privilégie le noyau dur de son électorat, à commencer par les commerçants, à qui il a promis de développer le tourisme et que son discours séduit", ajoute Cyril Hennion, le vice-président de la Ligue des droits de l’homme à Béziers.
"Le premier risque pour l’ordre public, c’est Ménard", déclare David Garcia, membre du syndicat Solidaires, associé aux trotskistes de SUD, et pour qui le nouveau maire joue en ce moment avec le feu.

Et encore, le tribunal a suspendu la "garde biterroise"

Pour mettre le gouvernement face à ses responsabilités, la délibération pour la création d'une "garde biterroise" à Béziers a été adoptée en décembre 2015 par le conseil municipal. La "proposition" du maire Robert Ménard, vivement critiquée par le préfet de l'Hérault, a été votée avec 35 voix pour.
La "Garde biterroise", composée de bénévoles, ex-gendarmes ou ex-policiers chargés d'assurer des gardes statiques devant les bâtiments publics, d'organiser des déambulations sur la voie publique et d'alerter les forces de l'ordre, a été créée à Béziers.
Mais une ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Montpellier datée de mardi 19 janvier, est venu suspendre la "garde bitterroise', qualifiée de 'milice' par les opposants, sans la dissoudre. La préfecture avait déposé deux recours : un référé en urgence pour s’assurer que la décision ne s’applique pas et dont la décision a en effet été prise; l’autre référé demandant l’annulation de la décision municipale doit encore être examinée.

Le juge a, en outre, rejeté la notion de "collaborateur occasionnel du service public", que Raphaële Hiault-Spitzer, l’avocate de la ville de Béziers à l’audience du 13 janvier, a fait valoir. Emettant "un doute sérieux sur la légalité de la délibération", le juge a ordonné la suspension et a "enjoint" à la commune de Béziers de "surseoir à la mise en place opérationnelle de la 'garde biterroise' " et de mettre fin à toute mesure d’information et de publicité la concernant, jusqu’à ce que le tribunal statue sur le fond de l’affaire".

Cazeneuve élargit la "garde biterroise" à l'hexagone

Sous la pression des circonstances, vendredi 15, au lendemain du massacre terroriste des innocents du feu d'artifice de Nice, le président Hollande a annoncé un prolongement de trois mois de l'état d'urgence. Dans la foulée et la précipitation, et non pas en prévention d'autres drames à venir, donc, Flanby a lancé un appel à une réserve opérationnelle. Une décision aussitôt confirmée samedi par Nanard Cazeneuve, son ministricule de l'Intérieur. "Nous allons renforcer la présence des forces de sécurité sur l'ensemble du territoire nationale", a déclaré l'occupant de la Place Beauvau. "Je voudrais lancer un nouvel appel à rejoindre cette réserve pour tous les Français patriotes qui le souhaitent", a-t-il gravement déclaré. Pour l'occasion, l'Etat-PS est-il devenu nationaliste ?

Le juge des référés du tribunal administratif de Montpellier devra-t-il maintenant se déjuger ?
Et le Conseil d'Etat doit-il statuer en urgence ? Solidaires devrait logiquement se dresser contre cette 'milice' nationale...
Si localement, "le premier risque pour l’ordre public, c’est Ménard," que dire de Hollande à l'échelle nationale ? On hâte de lire la prose du journal Le Monde qui va devoir se contorsionner... 

samedi 4 juillet 2015

La fonction publique n'attire plus les demandeurs d'emploi français

50.000 postes de fonctionnaires restent non pourvus

Les embauches de fonctionnaires seraient loin d'atteindre les objectifs annoncés par le gouvernement et votés par le Parlement

Un document que s'apprête à publier la rapporteur du Budget à l'Assemblée, Valérie Rabault (photo ci-dessous), le révèle: les effectifs de fonctionnaires accusent un déficit de 50.000 postes par rapport aux promesses du gouvernement.

Le compte n'y est pas

Par rapport aux effectifs inscrits dans la loi de finances et votés par le Parlement, il manquerait 13.300 enseignants, 5.000 militaires et 4 300 policiersselon les comptes de la néo-députée PS du Tarn-et-Garonne, diplômée de... l'École nationale des Ponts et Chaussées.

Au cours de sa campagne, François Hollande avait promis le recrutement de 60. 000 agents à l'Éducation nationale et 5.000 dans la justice et la sécurité. Les autres administrations devaient en échange diminuer leurs effectifs. Fin 2014, le compte n'y était pas, "les ministères prioritaires ne font pas le plein".

Les promesses de Hollande ne trouvent pas preneurs 

Le manque de candidats au concours 2013 de l'Éducation nationale est en cause. 6.135 postes étaient ouverts au concours externe du CAPES. 26.180 candidats s'étaient inscrits, 8.913 avaient été déclarés admissibles, mais seulement 5.164 étaient finalement admis, soit 1 candidat sur 5...
Les épreuves de 2014 auraient "tout de même attiré plus de monde et les chiffres devaient donc remonter", selon la presse militante qui se garde bien toutefois de fournir les chiffres officiels. Pour commencer, 6.062 postes offerts, c'est moins ! Et 5.177, c'est pourtant plus d'admis... Sans compter les 445 inscrits sur liste... complémentaire! Ainsi les Français paient-ils la désinformation de la presse toujours plus cher.

Également pointées du doigt, malgré l'obtention de nouveaux emplois d'urgence annoncés après les attentats de janvier, l'armée et la police qui, "n'avaient pas atteint le maximum de leurs recrutements l'an dernier".

Comment expliquer une telle situation ? Soit "le plafond d'emplois n'est pas assez contraignant », soit il y a « des difficultés à pourvoir les postes votés », souligne le rapport, cité par le JDD. En ne respectant pas les objectifs fixés, l'État aurait économisé, « mécaniquement », 228 millions d'euros en 2014, conclut le journal.
La jeunesse - priorité de Hollande - sous influence de la FSU et de la presse socialiste se tourne vers le djihad plutôt que vers le service de la patrie qu'elles dénigrent.

Mais la presse continue de participer à l'enfumage gouvernemental

"Des chiffres qui devraient cependant remonter en 2015, assure à nouveau les professionnelsdu magazine Le Point, dans un copié-collé de l'année précédente, "alors que les concours ont attiré de nombreux candidats l'année dernière.
Mais les lecteurs de PaSiDupes savent ce qu'il faut penser des analyses de décrypteurs patentés.

vendredi 10 avril 2015

Vigipirate: appel à militaires réservistes et à vigiles

"On sert notre pays, même avec nos petits moyens"

"S’engager pour le pays"
Des hommes et des femmes entrent dans la réserve militaire avec la volonté de prolonger le service de la patrie. Parmi eux, 20minutes cite deux femmes contre un seul homme, Philippe, Marie et Adeline... Au quotidien, ils sont étudiant, responsable des ressources humaines dans un hôpital et employée dans une chambre d’agriculture. Quelques jours, voire plusieurs semaines par an, ils ont fait le choix de  devenir des militaires à part entière

Le service militaire, un manque à combler 
Pour Philippe Males, étudiant en 3e année de chimie à la faculté de Toulouse (Haute-Garonne), le choix de la réserve est arrivé un peu par hasard, via un am. Depuis un an et demi, le jeune homme enchaîne les formations et les entraînements au sein du 8e régiment de parachutistes d’infanterie de marine de Castres. Cet été, il devrait effectuer son premier Vigipirate. Cette mission de surveillance et d’aide à la population est qualifiée d’"accomplissement". "Partir sur le terrain, c’est l’aboutissement de nos entraînements. C’est aussi une fierté d’être au service de la Nation", explique Philippe.

Un besoin "sans précédent" en hommes face à la menace terroriste
Les  risques encourus durant la mission ne font pas reculer le jeune homme, en réaction à la menace terroriste qualifiée de "sans précédente" par le Premier ministre Manuel Valls. "Oui, il y a un contexte particulier aujourd’hui avec les attentats de janvier. On nous dit de faire attention. Mais on est préparé aux agressions et entraîné au maniement des armes. Et puis, le risque, il faut l’accepter", explique le jeune homme. 
Un risque évoqué également par Marie Portes, sergent de réserve au 31e régiment du génie à Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne). "Nous sommes vigilants, encore plus sérieux dans ce que nous faisons", affirme cette responsable des ressources humaines de 29 ans. Mais le jeu en vaut la chandelle: "On sert notre pays, même avec nos petits moyens. On est là, on rassure la population, on limite les risques. Et puis on représente notre régiment, l’armée", dit-elle avec fierté. Et qu’importent les difficultés de planning entre la vie professionnelle et militaire, la réserve représente "une bouffée d’air". En respiration alternée...

La Syrie ne draine pas toute la jeunesse 
Adeline Vaulot est réserviste depuis six ans et demi, un choix effectué à "17 ans et demi" et elle oriente son sens du service et de l'abnégation vers le pays qui l'a aidée à grandir... Aujourd’hui employée dans une chambre d’agriculture, la jeune femme de 24 ans est maréchal des logis réserviste au 61e régiment d’artillerie de Haute-Marne. Elle a déjà effectué deux missions Vigipirate à Montpellier et à Lyon, et devrait repartir en mission en juillet.
En septembre 2013, envoyée à l’aéroport de la capitale des Gaules, Adeline a été chef de groupe, responsable de deux autres militaires. Elle a notamment effectué des rondes, mais aussi collaboré avec la police des frontières et les douaniers. L’expérience a été marquante: "Vigipirate est une mission un peu à part. On est en extérieur, en opérationnel. On travaille ensemble et on y met du cœur", explique-t-elle. Un engagement qu’elle compte bien renouveler: "J’essayerai de continuer la réserve tant que je peux. Aujourd’hui, c’est ma priorité."

Une relève nécessaire en soutien aux hommes épuisés de Vigipirate

Policiers et militaires font partie du paysage urbain depuis les attentats de janvier, stationnant armés devant les bâtiments sensibles (écoles et lieux de culte, media, ambassades ou groupe de presse…)  Pistolet-mitrailleur noir en  mains, un policier avoue: "Rester debout à ne rien faire, c’est fatigant". "Mais on est surtout blasé. On n’est pas entré dans la police pour faire de la garde." "Pendant qu’on est là, on n’est pas en train d'effectuer des missions de secours, c'est-à-dire notre travail de policier", ajoute un militaire déçu et agacé.

"Les hommes ont besoin de repos"
Les niveaux actuels du plan Vigipirate, "alerte attentats" pour l'Ile-de-France et les Alpes-Maritimes et "vigilance renforcée" pour le reste de la France, devraient être prolongés pour "plusieurs mois," au-delà du 10 avril, a indiqué une source gouvernementale. "Pendant plusieurs mois, on fera donc de la m..., mais on n’a pas le choix...", se désole un militaire.
"Ce prolongement dans la durée montre que la situation est préoccupante", reconnaît Frédéric Lagache, secrétaire général adjoint du syndicat Alliance Police Nationale. "Mais les hommes ont besoin de repos, de souffler un peu. Ils tiennent plusieurs heures debout avec leurs gilets pare-balles. Ce ne sont pas des robots, ils ne pourront pas tenir plusieurs mois."

Les hommes de
trois compagnies de CRS se sont mis collectivement en arrêt maladie afin d'attirer l'attention sur les effets du plan Vigipirate qui les "épuise", un moyen déjà utilisé dans le passé de manifester leur mécontentement.

Les heures supplémentaires s'accumulent
"La police n’est pas organisée pour rester en Vigipirate sur le long terme. Nos collègues sont fatigués", développe Philippe Capon, secrétaire général UNSA Police. "S’ajoute à la fatigue une lassitude face aux missions 'pots de fleurs', 24h/24h, jour et nuit, et peu valorisantes pour les hommes."
Depuis quelques semaines, les périodes de repos se font plus espacées. "Le niveau alerte attentats impose que les chefs de service privilégient la nécessité du service sur les congés. Il y a une restriction de ce côté-là", précise Frédéric Lagache. 
Autre sujet délicat, les heures supplémentaires. "Les policiers font des heures supplémentaires et ne peuvent pas les récupérer. On en était déjà à 19 millions d'heures en attente en décembre 2014 et on devrait atteindre les 20 millions à la fin de l’année 2015", explique Philippe Capon.

"Eviter le drame"
Les deux syndicats soulignent le manque d’effectifs. "Pourquoi ne pas déléguer certaines missions de garde statique à des officines privées ?", demande Frédéric Lagache, prenant pour exemple les missions de filtrage dans les aéroports. "Cela permettrait de recentrer les policiers vers le cœur de notre métier." Le transfert de cette activité régalienne divise toutefois la profession.

Pour le moment, seuls les militaires sont également sur le pont. Outre les gendarmes, 10.500 soldats ont été déployés depuis janvier pour protéger les 830 "sites sensibles" en France. Mais, là aussi, la fatigue se fait sentir. "Nos effectifs ne nous permettent pas sérieusement de tenir le rythme actuel de déploiement sur plusieurs mois", affirme Jean-Hugues Matelly, président de l'association professionnelle GendXXI, qui demande davantage de recrutements.

"Les permissions et repos sont reportés, les stocks s’accumulent. Les hommes sont fatigués nerveusement et physiquement. Face à cette situation complexe, il faut veiller aux temps de récupération si l’on veut éviter le drame."

Le plan Vigipirate s'étend aux centres commerciaux
Depuis les attentats de djihadistes français à Charlie Hebdo, le 7 janvier, puis à l’Hyper Cacher le surlendemain, les besoins en vigiles ont grimpé, mais l’embauche ne suit pas. En période troublée, la peur fait certes bondir la demande, mais l'offre se raréfie. Les services de sécurité de l’Etat, (police, gendarmerie et armée) sont en état d’alerte maximale sur le territoire français, mais ne suffisent pas à faire face à la menace djihadiste. Les sociétés de sécurité privées doivent répondre à une demande accrue de main-d’œuvre qualifiée, dans un secteur qui en manque.

La sécurité privée emploie environ 250.000 agents contre 150.000 policiers et gendarmes. "Il y a eu pas mal de panique dans les heures qui ont suivi les attentats et nous avons eu un certain nombre de demandes liées à cette situation atypique, atteste Olivier Féray, PDG de Prosegur France, l’une des cinq plus importantes sociétés de sécurité privée française avec 5.500 salariés. Tous les lieux qui accueillent des gens ont décidé de renforcer leurs dispositifs."
L’activité avait ralenti sous l'effet conjugué de la crise économique et des tergiversations socialistes. "Les entreprises réduisant leurs dépenses et rognant sur ce qui pouvait l’être, les budgets de sécurité ont été amputés", témoigne Olivier Féray. Mais, depuis janvier, aux grands magasins voulant assurer la sécurité de leurs clients pour la période de soldes se sont ajoutées les demandes d’établissements et de services publics déterminés à rassurer leur public face à la menace invisible. "Là où il fallait deux personnes pour filtrer les entrées, il en a fallu une troisième", précise le patron de Prosegur France.

Or, le secteur peine à recruter, comme le confirme le groupe Triomphe Sécurité, qui emploie d’ordinaire 1.500 agents pour protéger, entre autres, Disneyland Paris et des centres commerciaux franciliens. Triomphe Sécurité a déjà fourni plus d’une centaine d’agents de sécurité supplémentaires à sa clientèle, même alors qu'elle en aurait souhaité "plus de 300".
Toute la difficulté est de parvenir à conserver les agents compétents.  Il s’agirait essentiellement d’une question de faible rémunération, un agent de "base" étant en général payé au Smic, soit 9,61 euros de l’heure, même si le travail de nuit et du week-end permet d’améliorer la paye.
Selon le SNES (FSU), les effectifs d’agents de sécurité ont toutefois augmenté de 15 à 20% depuis les événements"Mais les difficultés de recrutement sont également liées à l’image de la profession, même si, depuis les attentats, cette dernière "a énormément évolué de manière positive". "Les gens comprennent que les agents ne sont pas là pour les embêter mais pour les protéger", affirme le patron de Prosegur. "On ressent un regard nouveau et positif des citoyens", confirme Jean-Pierre Tripet, président du Syndicat national des entreprises de sécurité (Snes). Son entreprise, Lorica, recrute ses agents "dans le milieu sportif", et notamment "dans les arts martiaux" : "Ils savent défendre leur intégrité physique, mais aussi appréhender la menace et le danger."
Pour devenir agent de sécurité privée, une formation de base de cent quarante heures dispensée dans des centres spécialisés est obligatoire. Sanctionnée par un certificat de qualification professionnelle, la formation porte sur différents aspects juridiques et techniques - légitime défense, secours et assistance à personne - et autres spécificités du métier, telles le certificat incendie, la surveillance physique et vidéo, l’utilisation des moyens de défense et d’alarme… Le processus de recrutement se révèle assez long - de trois à six mois - en raison d’enquêtes administratives diverses en sus de la formation. Enfin, selon les recruteurs du secteur, "calme, recul, pondération, faculté d’évaluation" comptent parmi les qualités nécessaires au métier. "Avec les évolutions de la pratique et du regard de la population, qui a compris que l’on participe à la sécurité du pays, nous gagnons nos lettres de noblesse", se félicite Jean-Pierre Tripet. Il en veut pour preuve qu’aujourd’hui, "toutes les casernes, à l’instar de l’Ecole militaire, sont gardées [le savait-on] par des sociétés de sécurité privées supervisées par des militaires gradés". Difficile de rêver plus belle vitrine que l’armée faisant appel à des vigiles pour renforcer la sécurité de ses installations.

V
igipirate fait baisser le nombre de cambriolages et de vols.

mardi 20 mai 2014

Hollande: sa dette envers la presse, son mépris de l'armée


Le Chef des Armées se recueille sur la dépouille d’une journaliste; le président de la République ignore celle d’un sous-officier...

Les partis-pris du Chef de l'Etat
Hollande et Pierre Bergé,
magnat de la presse socialiste
Binaire, le président de tous les Français est coutumier des postures partisanes: il aime ou il déteste. Ses incohérences manifestent certes son inconsciente vacuité intellectuelle, mais surtout sa méprisante insouciance morale qui ne craint pas de blesser. Ainsi, le "moi, président" exemplaire n'aime pas les riches quand il s'agit de la finance, mais il les cajole quand il s'agit de la presse subventionnée par l'Etat mais largement concentrée en quelques mains d'hommes d'affaires milliardaires amis (Le Monde et le Nouvel Observateur). Le même n'aime pas l'Eglise et tarde à saluer le nouveau pape, mais multiplie les gestes politiques en direction des musulmans pour s'assurer la paix sociale des banlieues en soutenant les associations qui les encadrent. 

L’ingratitude au plus haut sommet de l’Etat.
Le mardi 18 février 2014, le président Hollande a rendu hommage aux soldats musulmans morts pour la nation lors des deux guerres mondiales. "La France n'oubliera jamais le prix du sang versé", a déclaré le chef de l'Etat, venu inaugurer un monument aux morts dans l'enceinte de la Grande Mosquée de Paris.
Le 16 mars 2013, sur Twitter, l'ami Pierre Bergé retweete le message suivant : "si une bombe explose sur les Champs à cause de #laManifPourTous, c'est pas moi qui vais pleurer".

La politique de Hollande, c'est le "deux poids, deux mesures"

Le 13 mai 2014, l'Elysée annonça l'assassinat dans l'exercice de son métier de la photo-reporter Camille Lepage, en République centrafricaine, lieu d'une nouvelle intervention militaire française, comme au Mali. Elle aurait été tuée le 11 mai 2014 par des terroristes islamistes, des mercenaires tchadiens et soudanais de l'ex-Seleka. Le président partisan s'émut-il des conséquences mortelles de ses ingérences sur le continent africains? Toujours est-il que la jeune victime du fanatisme islamiste était certes de nationalité française, mais ne travaillait pas pour le service public. Elle était proche des organisations non gouvernementales, notamment Amnesty International et Médecins sans frontières et cela mérite la considération du président partisan.

Or, l'Elysée n'a manifesté aucune compassion à la mort du 8ème soldat français dans l’opération Serval au Mali.
Aucun membre du gouvernement, ni aucun élu socialiste de la majorité présidentielle, ne s'est déplacé pour accueillir la dépouille du sous-officier du 2e REPLe sergent-chef Marcel Kalafut, mort en opération au Mali - à 26 ans, comme Camille Lepage - n'a, quant à lui, reçu du pouvoir socialiste que du mépris à sa descente d’avion.  

Les légionnaires du 2e Régiment étranger de parachutistes (REP) ont rendu les honneurs mardi au camp Raffalli à Calvi (Haute-Corse) à leur frère d'armes originaire de Slovaquie (ex-Tchécoslovaquie), en présence de Le Drian.

Rappelons aussi que, pour accueillir les quatre journalistes Édouard Elias, Didier François, Nicolas Hénin et Pierre Torrès, ex-otages français libérés de Syrie après 10 mois de captivité, Hollande était à Villacoublay un dimanche matin avant 9h00, sous les caméras. 
Ils étaient déjà tous là, avec V. Trierweiler et Fabius, pour la libération de Florence Cassez, mise en scène, filmés et exhibés au nez des media et des Français, par Hollande, que l'on dit chef des Armées.  

Un ministre pour l'un, un président pour l'autre 

Comment peuvent-ils justifier une telle différence de traitement ? Faut-il comprendre que pour le chef des Armées la mort d’une journaliste  a plus de prix que celle d’un sous-officier mort pour le Mali ? Tous deux âgés de 26 ans, l'un et l'autre exerçaient un  métier à risques, mais l'un était un homme d'origine étrangère et l'autre une femme libre. Bien qu'elle ne soit pas morte pour la France, seule cette dernière victime est honorée, parce que femme et française.  
L'égalité entre les hommes et les femmes, les Français et les Français d'origine étrangère est-elle respectée en France socialiste ?