POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est réserve opérationnelle. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est réserve opérationnelle. Afficher tous les articles

mercredi 27 juillet 2016

L'ancien maire de Vénissieux réclame des mesures contre la "gangrène" islamiste de l'islam

"Gangrène" islamiste de la France ou de l'islam en France ?

La réponse est dans l'appartenance idéologique d'André Gerin

L'ancien maire de Vénissieux (1985-2009: soit 24 ans !...) est communiste et il exhorte ce mercredi le président François Hollande à mettre en oeuvre des mesures "sans précédent" contre la "gangrène" islamiste. Ambigu ?

Dans une lettre ouverte adressée au chef de l'Etat lors de l'attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray, l'élu se dit "convaincu" qu'il faut "franchir une étape sans précédent pour rétablir l'ordre républicain et redonner à l'Etat son autorité et sa légitimité". "La France est gangrenée par l'islamisme", observe l'ancien maire de cette ville ouvrière dynamisée par la présence de grands groupes industriels (Renault Trucks, Bosch, etc) dans la banlieue de Lyon. C'est son adjointe aux affaires sociales, "une humaniste militante', selon L'Humanité, qui a hérité de la mairie communiste. Pour cet admirateur du dictateur cubain Fidel Castro, il ne fait aucun doute qu'il existe "des territoires perdus de la République".
En juin 2011, il déclara sur son site que "Non, l’immigration n’est pas une chance pour la France. C’est un mensonge entretenu depuis 30 ans. Oui, c’est une chance pour le capitalisme financier, pour diviser, exploiter, exclure, ghettoïser (...)
 
Aujourd’hui, limiter y compris l’immigration régulière devient vital, face à une situation explosive dans des centaines de villes populaires. C’est la seule manière d’endiguer le FN", ce qui lui vaut de vives critiques des responsables de son camp politique.
"Une véritable idéologie de rupture et de haine de la France"

En mars, les propos du ministre de la Ville avaient fait polémique. 
Patrick Kanner a affirmé qu'il existe en France une centaine de Molenbeek, l'un des quartiers de Bruxelles lourdement islamisé et d'où avaient été pilotés les attentats de Paris, malgré l'excellence des rapports et de la collaboration entre les deux polices, aux dires de Cazeneuve et Valls, successivement, après arrestation en mars 2016 de Salah Abdeslam et quatre autres personnes à Bruxelles, en Belgique - après quatre mois d'échecs et d'humiliations des polices belge et française -  pour les meurtres d'innocents anonymes, le 13 novembre 2015.
18 mars 2016 - 20h42 : "La coopération entre la France et la Belgique a été intense (...) même si ça a été long" (Hollande)

Depuis le milieu des années 90, affirme André Gerin, pour ne pas nommer le président Valéry Giscard d'Estaing, "une véritable idéologie de rupture et de haine (1) de la France s'est développée, pourrissant la tête de nos gamins [livrés à la FSU] et la vie de nos quartiers. Elle s'est insinuée tel un virus idéologique, communautariste, antisémite, complotiste, anti-France et anti-blanc, diffusant en continu sa haine (2) de la France". 

"Quand les ghettos sociaux deviennent des ghettos ethniques, le constat est clair: le quartier n'est plus black, blanc, beur, c'est le communautarisme qui prédomine et la loi de la charia qui devient la norme dans l'espace public", écrit-il.

"Un diagnostic commun en définissant l'ennemi intérieur"

D'après l'ancien élu communiste, "certains de nos adolescents ne se considèrent pas comme étant Français. Ils sont d'abord et avant tout musulmans. Ils l'affirment avec arrogance et nous distillent les discours préformatés et victimaires qui leur ont été inoculés". 

Qui incrimine-t-il 
Les partis de gauche, bien sûr, mais aussi la presse engagée avec elle et l'école co-gérée par la FSU, proche du PCF, comme les parents de la FCPE, dans de nombreuses fédérations

Pour celui qui se définit toujours comme "communiste et républicain",
droite et gauche doivent d'abord partager "un diagnostic commun en définissant l'ennemi intérieur". Afin de lutter contre cette réalité "enkystée dans la société depuis plusieurs décennies", nos amis lecteurs/lectrices doivent savoir qu'il propose une France policière, avec une "hausse massive des budgets régaliens et de sécurité", la création d'un service civique obligatoire et non pas une simple "réserve opérationnelle", la mise hors d'état de nuire des terroristes potentiels (comment fait-il ? Avec le rappel de nos troupes au Proche Orient et en Afrique ?), la réhabilitation des frontières nationales [communiste souverainiste ?] et la maîtrise des flux migratoires [et frontiste !]. 

André Gerin, qui, comme député, avait été l'un des promoteurs de la loi contre le voile intégral, exige par ailleurs que ce texte soit véritablement appliqué.

samedi 23 juillet 2016

Sécurité : Hollande refuse de retirer sa confiance à Cazeneuve accusé de mensonge

Crise de confiance: polémique sur le dispositif de sécurité suite à l'attentat de Nice

L
e jour de la tuerie de Nice l'accès à l
a zone piétonne sur la promenade des Anglais n'était pas sécurisé par la police nationale 

Libération dénonce ainsi l'affirmation de
 Bernard Cazeneuve jeudi 21 juillet.
Plusieurs versions s'affrontent depuis l'attentat de Nice (Alpes-Maritimes). 

D'abord, celle de la préfecture détaillée dès le 16 juillet et validée par le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, quelques heures plus tard. Selon le ministère, la zone piétonne de la promenade des Anglais était sécurisée par des barrières et des véhicules de police nationale, contournés par le camion qui passa sur le trottoir.

Version officielle contestée par les vidéos et les témoins. A l'endroit du franchissement du 19 tonnes, il n'y avait qu'un seul véhicule -celui de la police municipale- , dénonce le journal Libération qui publie, ce 21 juillet, des photos (ci-dessus). Devant les barrières, seuls deux agents de police municipaux, mais aucune voiture de police nationale disposée en travers de la chaussée pour empêcher le franchissement du barrage.

Hollande n'est pas convaincu du mensonge de Cazeneuve...

Le ministre de l'Intérieur, très critiqué pour son traitement des attaques terroristes en France ces derniers mois, a néanmoins reçu le soutien du Président de la République, malgré les preuves matérielles de défaillance et de mensonge. Ce matin, le ministre défaillant a franchi le perron de l'Elysée, le portable visé à l'oreille pour ne pas répondre aux questions pressantes des journalistes. Aveu d'embarras, voire de culpabilité ?

Le pouvoir socialiste s'agite pour créer une diversion
Alors qu'un nouveau Conseil de défense a déjà eu lieu vendredi à l'Elysée, le chef de l'Etat a tenu à mettre en avant les mesures prises par son gouvernement en matière de lutte contre le terrorisme. Il a également réaffirmé son soutien total au ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, sous le coup d'une accusation de mensonge, après l'attentat de Nice.

Alors que la fusillade de Munich est du pain béni pour Hollande et Valls, l'Elysée réunit aussi un "séminaire gouvernemental" ce samedi -sorte de rideau de fumée- pour définir les priorités de rentrée.  Et la campagne présidentielle de son locataire fragilisé par le chaos général dans lequel il a plongé le pays. Projections délicates en période de tourmente mortifère.
"Au gouvernement, la rentrée se prépare tôt", commente l'AFP ! Ce séminaire s'est ouvert vers 10 heures sous la présidence de Hollande, a indiqué l''entourage du président à l'Agence France-Presse.
"L'ordre du jour, c'est de définir les priorités de la rentrée. En matière de sécurité, de défense, de justice, avec le contexte d'aujourd'hui", celui de l'attentat du 14 juillet à Nice, qui a fait 84 morts, a indiqué l'entourage de François Hollande, présenté comme le "protecteur" de la France.
Pour mémoire, rappelons que l'un des saints patrons de la France, outre Jeanne d'Arc, n'est pas saint François, mais Saint Martin de Tours, originaire de Hongrie...

Trois autres domaines seront étudiés
: "l'Europe, dans le contexte du Brexit; la consolidation économique; et l'engagement, la participation, autour de la réserve citoyenne", a-t-on indiqué de même source.

Premier séminaire depuis les attentats du 13 novembre
Lors du compte-rendu du Conseil des ministres, mercredi, le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll avait indiqué que "l'ordre du jour de ce séminaire, c'est ce qui c'est passé la semaine dernière, l'état d'urgence, mais aussi la préparation de l'ensemble du travail parlementaire et gouvernemental sur la fin de l'année, avec une loi de finances, et la préparation de la position française sur la question européenne" après le Brexit.

"
Il n'y a pas d'ordre du jour formel, avoue-t-on d'ailleurs à l'Elysée qui reconnaît donc implicitement que ce séminaire annoncé en grande pompe est une coquille vide. C'est un moment d'échange, de réflexion, pour définir les priorités de la rentrée", mais ce n'est pas "décisionnel", a-t-on pris soin de préciser de même source, rappelant qu'il y a encore "deux conseils des ministres" à l'agenda avant la pause estivale. Une anticipation de la débandade estivale, alors. 
Le dernier séminaire de ce type s'était tenu le 19 décembre 2015, un mois après les attentats de novembre, une semaine après le second tour des régionales. Trois autres séminaires gouvernementaux s'étaient tenus en 2015. Un stratagème, puisque personne n'a en tête une quelconque mesure saillante qui en serait ressortie.

L'exécutif se serre les coudes dans la tourmente


Chef de guerre ou gestionnaire comptable ?
Hollande se retranche derrière les effectifs chiffrés du dispositif déployé sur le territoire français - en état d'urgence - qui implique déjà 10.000 policiers - avec l'"efficacité" que constate et déplore le pays entier - mais aussi des militaires de l'opération Sentinelle -détournés de leurs missions de défense contre l'étranger-, qui recevront des renforts avant la fin du mois par 15.000 personnes supplémentaires mobilisées dans le cadre de la "réserve opérationnelle" de la police et de la gendarmerie, sans formation spécifique, et exposés à tous les soi-disant déprimés et déséquilibrés (comme à Munich) et islamistes avérés (comme à Paris ou Nice).

"Effrayer pour désunir", tel est l'objectif des groupes terroristes, décrypte super-François, expert monteur-démonteur de stratégies, qui souhaite symboliser l'unité nationale, mais Hollande peine à assurer l'intégrité de son propre gouvernement enfoncé dans les faux-semblants et le mensonge. Funestes séminaristes...

dimanche 17 juillet 2016

Cazeneuve, partisan d'une "garde bitteroise" à l'échelle nationale

Suite à l'attentat de Nice, le ministre de l'Intérieur de Hollande et Valls fait du Ménard...

La "réserve opérationnelle", c'est quoi ?

Après le carnage terroriste commis à l'issue de la soirée festive du 14 Juillet à Nice, le président Hollande, en plus du maintien contesté de l’opération Sentinelle (10.000 militaires affectés au maintien de l'ordre, en association avec les forces de l'ordre, gendarmes et policiers), fait appel à une "réserve opérationnelle", "c’est-à-dire à tous ceux qui, à un moment, ont été sous les drapeaux ou dans les effectifs de la gendarmerie pour venir soulager les effectifs de policiers et de gendarmes".

En quoi consiste ce dispositif ?
C’est une partie du dispositif dit de "réserve militaire", qui comprend aussi la "réserve citoyenne", destinée à la sensibilisation, et, depuis plus récemment, la "réserve citoyenne cyberdéfense".
Cette réserve opérationnelle regroupe des citoyens volontaires, avec ou sans expérience militaire, âgés d’au moins 17 ans. Ils signent un contrat rémunéré (avec une solde dans les mêmes conditions que les militaires de carrière) pour quelques dizaines de jours par an.

Y appartenir implique des contraintes de forme physique ou d’âge, comme dans la réserve de la gendarmerie ou de l’armée de l’air, où la limite d’âge est par exemple fixée à 30 ans.

Les participants peuvent se voir confier les mêmes missions que les militaires d’active, précise le ministère de la défense.
"Les réservistes militaires permettent de faire face à la simultanéité des opérations et d’accroître la capacité des forces à durer en renforçant les unités d’active, en particulier lors des pics d’activité (opération Sentinelle, plan Vigipirate, crises sur le territoire national, intempéries, services d’ordre public lors d’événements majeurs, protection de bases navales, de ports d’intérêt vitaux et d’installations sensibles…)."
François Hollande a précisé, dans sa déclaration solennelle, que la réserve opérationnelle sera nécessaire "en particulier pour le contrôle des frontières".

Quels sont ses moyens ?
Au 30 novembre 2015, la réserve opérationnelle militaire était composée de 28. 000 réservistes du ministère de la Défense et 23.000 réservistes de la gendarmerie nationale ; 19 % seulement sont des femmes.




Au ministère de la Défense, l’ambition est d’augmenter les effectifs d'un tiers pour atteindre l’objectif de 40.000 personnes mobilisables par l’armée d’ici trois ans. Du coup, l’armée de Terre recrute. Cette arme contribuera en effet à hauteur de 800 réservistes par jour, soit 80 % de l’objectif annoncé par le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, président de la région Bretagne.
Au total, si les effectifs de réservistes de la gendarmerie n’évoluent pas: il y aura en 2019 en France 63.000 réservistes pour participer à la protection du territoire.

En outre, la loi de programmation militaire 2014-2019 a été actualisée afin, notamment, de renforcer le dispositif de réserve opérationnelle avec un accroissement des jours d’activité des réservistes, de 24 actuellement à 30 jours par personne et par an. Le maximum est de 60 jours appelables, mais ce plafond peut être porté de façon exceptionnelle à 150, voire 210 jours par an.
Près de 44 % des réservistes actifs moins de 10 jours
Durée d'activité moyenne des réservistes opérationnels en 2014
0 %10 %20 %5 %15 %25 %Répartition dans les effectifs de réservistes0 jour0.5 à 5 jours6 à 10 jours11 à 20 jours21 à 30 jours31 à 60 jours61 à 150 jours151 à 210 jours
SOURCE : MINISTÈRE DE LA DÉFENSE
Pour permettre le renforcement du dispositif de réserve citoyenne, une augmentation de 77 % du budget annuel qui lui est consacré est prévue entre 2014 et 2018.

Quelle est son utilité réelle ?
Selon le ministère de la Défense, les forces réservistes font "partie intégrante du nouveau modèle d’armée issu du Livre blanc. Sans elles, les forces de défense et de sécurité ne sont pas en mesure de remplir l’ensemble de leurs missions, en particulier en cas de crise sur le territoire national", note le guide d’orientation de la défense française.

Et il existe en fait de nombreux freins à l’utilisation des réservistes : le premier est le temps de formation, selon le lieutenant-colonel Gérald Orlik, qui témoignait dans le cadre de la commission de la Défense nationale et des forces armées en avril 2015 : "Le premier obstacle pour nous est le temps nécessaire à la préparation et à la formation des réservistes (…). Expliquer à des jeunes qu’on les prépare cette année, mais qu’on ne les emploiera que l’année suivante faute de crédits nuit [à la fidélisation des réservistes]."
Un temps de formation d’autant plus indispensable pour remplir des missions en armes au sein de la population. Ainsi, seulement 321 réservistes ont été engagés dans l’opération Sentinelle, soit à peine plus de 3 % des personnels engagés, d’après les chiffres donnés par Pierre de Villiers. Le chef d’état-major des Armées souligne aussi le manque de réactivité du dispositif et le cantonnement des réservistes dans des missions de "garde statique". Pas de quoi motiver...

La fidélisation des volontaires est d’autant plus difficile que, visant des actifs, le dispositif requiert le soutien des employeurs. Ces derniers doivent libérer les volontaires désireux de servir la réserve au moins cinq jours par an : pendant l’activité de réserve, le contrat de travail est suspendu et l’employeur n’est pas indemnisé. Résultat, certains des volontaires sont des réservistes "honteux", témoignait le lieutenant-colonel Orlik, "qui ne déclarent pas leur état de réserviste à leur employeur et prennent sur leurs congés pour pratiquer leurs activités militaires".
La gauche appelle ça faire de la prévention ?

Quelle différence avec la "garde biterroise" de Robert Ménard ? 

La "réserve opérationnelle" de Hollande est une copie grand format de sa garde biterroise, observe Robert Ménard.

Aujourd'hui, Robert Ménard souligne que l'État se livre à un copié-collé du dispositif que la justice lui a interdit de mettre en place.  Les réservistes opérationnels mobilisés par le gouvernement socialiste seront placés sous l'autorité de la hiérarchie policière ou militaire, comme le seront les patrouilles placées sous l'autorité du maire de Béziers, Robert Ménard, sans disposer d'aucune autonomie d'intervention.

L'initiative du maire Robert Ménard décriée par les gauches socialiste et radicale qui la qualifient de "sécuritaire" est reprise sous le terme de  "réserve opérationnelle", avec l'approbation des mêmes acteurs polico-médiatiques.
Les décrypteurs, experts et autres spécialistes de la 'désintox' et du 'vrai ou faux' 
de la maison socialiste - très en vogue dans les salles de rédaction des organes de presse au service de l'Elysée - planchent ce dimanche sur l'argumentaire officiel à opposer à Ménard pour démontrer que ça n'a rien à voir. Rendez-vous aux premières heures, ce lundi matin...

Hollande, Valls et Cazeneuve sont-ils les premières menaces sur l'ordre publique ?

A Béziers, "le premier risque pour l’ordre public, c’est Ménard," titrait Le Monde du 7 mai 2015.
"Ça, c’est les Gaulois !": la pancarte, criarde [sic], accueille le visiteur à l’entrée du Musée du Biterrois, ricanait Madjid Zerrouky, envoyé spécial du journal officieux du PS. Et de commenter: "Comme si la municipalité de Béziers (Hérault), dont le maire, Robert Ménard, a affirmé [sic] qu’il y a 64,6 % d’enfants musulmans dans ses écoles, cherchait à conjurer le sort [re-sic] en rendant hommage à "nos ancêtres" [sic encore] , comme le soulignait le journal municipal en mars. Qui sous-titrait même : 'La Gaule contre-attaque !' " Sans compter la contestation des "têtes blondes" ("une affiche très années 1950", selon Madjid Zerroukyou les citations aigres par le journaliste des références aux paroles d’une chanson d’Henri Salvador [métis] côtoyant celles de 'La Marche lorraine' ("Jeanne d’Arc, vierge souveraine"…).

Le journal national dézingue la population qui a élu Ménard maire
Dans une rue de Béziers.  Depuis le 1er février 2015, la police municipale est équipée d'armes à feu."Béziers détient le titre peu enviable de quatrième ville la plus pauvre de France. Les façades sont délabrées, les immeubles murés, les trottoirs défoncés et la propreté est à l’avenant. Ici, où se succèdent kebabs, boucheries hallal et même un écrivain public, difficile de trouver des ouailles de Robert Ménard, dénigre Zerrouky. "On est tombé sur le gros facho, vous pouvez l’écrire, s’exclame Tony Ferreira, 28 ans. Et c’est un Portugais qui vous le dit !" cite le journaliste issu du lycée Descartes d'Alger.

Le journaliste franco-algérien de dresser un catalogue de mesures qui horrifient les communautaristes haineux de notre société, lorsqu'elle réagit à ce qui lui est étranger. "La dernière en date d’une série de mesures à caractère polémique, mises en œuvre depuis son élection en mars 2014 : interdiction de pendre le linge aux fenêtres et de "cracher sur la voie publique", limitation des antennes paraboliques visibles depuis la rue, instauration d’un couvre-feu de 23 heures à 6 heures pour les mineurs lors des week-end et vacances scolaires, renforcement et armement de la police municipale, installation d'une crèche de Noël dans l'hôtel de ville... Le tout sur fond de réhabilitation de l'Algérie française, en rebaptisant une rue au nom d'un putschiste de 1961." 

La gauche radicale franco-algérienne 
- notamment le NPA- 
contre la "réserve opérationnelle" de Hollande ?
Ce qu'omet - par inadvertance, au risque d'être accusé de désinformation - de préciser notre donneur de leçons franco-algérien, c'est que c'est la rue du 19 mars 1962, date des accords d'Évian, lesquels ne marquent nullement la fin des exactions, mais inaugurent une période de massacres de harkis.
"Vous venez pour Satan ?" est l'une des citations choisies du journal contre le maire de la ville qui n'a cessé d'osciller entre gauche et droite et qu'une majorité de Biterrois a démocratiquement confiée à ce proche du FN. "Robert Ménard privilégie le noyau dur de son électorat, à commencer par les commerçants, à qui il a promis de développer le tourisme et que son discours séduit", ajoute Cyril Hennion, le vice-président de la Ligue des droits de l’homme à Béziers.
"Le premier risque pour l’ordre public, c’est Ménard", déclare David Garcia, membre du syndicat Solidaires, associé aux trotskistes de SUD, et pour qui le nouveau maire joue en ce moment avec le feu.

Et encore, le tribunal a suspendu la "garde biterroise"

Pour mettre le gouvernement face à ses responsabilités, la délibération pour la création d'une "garde biterroise" à Béziers a été adoptée en décembre 2015 par le conseil municipal. La "proposition" du maire Robert Ménard, vivement critiquée par le préfet de l'Hérault, a été votée avec 35 voix pour.
La "Garde biterroise", composée de bénévoles, ex-gendarmes ou ex-policiers chargés d'assurer des gardes statiques devant les bâtiments publics, d'organiser des déambulations sur la voie publique et d'alerter les forces de l'ordre, a été créée à Béziers.
Mais une ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Montpellier datée de mardi 19 janvier, est venu suspendre la "garde bitterroise', qualifiée de 'milice' par les opposants, sans la dissoudre. La préfecture avait déposé deux recours : un référé en urgence pour s’assurer que la décision ne s’applique pas et dont la décision a en effet été prise; l’autre référé demandant l’annulation de la décision municipale doit encore être examinée.

Le juge a, en outre, rejeté la notion de "collaborateur occasionnel du service public", que Raphaële Hiault-Spitzer, l’avocate de la ville de Béziers à l’audience du 13 janvier, a fait valoir. Emettant "un doute sérieux sur la légalité de la délibération", le juge a ordonné la suspension et a "enjoint" à la commune de Béziers de "surseoir à la mise en place opérationnelle de la 'garde biterroise' " et de mettre fin à toute mesure d’information et de publicité la concernant, jusqu’à ce que le tribunal statue sur le fond de l’affaire".

Cazeneuve élargit la "garde biterroise" à l'hexagone

Sous la pression des circonstances, vendredi 15, au lendemain du massacre terroriste des innocents du feu d'artifice de Nice, le président Hollande a annoncé un prolongement de trois mois de l'état d'urgence. Dans la foulée et la précipitation, et non pas en prévention d'autres drames à venir, donc, Flanby a lancé un appel à une réserve opérationnelle. Une décision aussitôt confirmée samedi par Nanard Cazeneuve, son ministricule de l'Intérieur. "Nous allons renforcer la présence des forces de sécurité sur l'ensemble du territoire nationale", a déclaré l'occupant de la Place Beauvau. "Je voudrais lancer un nouvel appel à rejoindre cette réserve pour tous les Français patriotes qui le souhaitent", a-t-il gravement déclaré. Pour l'occasion, l'Etat-PS est-il devenu nationaliste ?

Le juge des référés du tribunal administratif de Montpellier devra-t-il maintenant se déjuger ?
Et le Conseil d'Etat doit-il statuer en urgence ? Solidaires devrait logiquement se dresser contre cette 'milice' nationale...
Si localement, "le premier risque pour l’ordre public, c’est Ménard," que dire de Hollande à l'échelle nationale ? On hâte de lire la prose du journal Le Monde qui va devoir se contorsionner...