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samedi 4 juillet 2015

La fonction publique n'attire plus les demandeurs d'emploi français

50.000 postes de fonctionnaires restent non pourvus

Les embauches de fonctionnaires seraient loin d'atteindre les objectifs annoncés par le gouvernement et votés par le Parlement

Un document que s'apprête à publier la rapporteur du Budget à l'Assemblée, Valérie Rabault (photo ci-dessous), le révèle: les effectifs de fonctionnaires accusent un déficit de 50.000 postes par rapport aux promesses du gouvernement.

Le compte n'y est pas

Par rapport aux effectifs inscrits dans la loi de finances et votés par le Parlement, il manquerait 13.300 enseignants, 5.000 militaires et 4 300 policiers, selon les comptes de la néo-députée PS du Tarn-et-Garonne, diplômée de... l'École nationale des Ponts et Chaussées.

Au cours de sa campagne, François Hollande avait promis le recrutement de 60. 000 agents à l'Éducation nationale et 5.000 dans la justice et la sécurité. Les autres administrations devaient en échange diminuer leurs effectifs. Fin 2014, le compte n'y était pas, "les ministères prioritaires ne font pas le plein".

Les promesses de Hollande ne trouvent pas preneurs 

Le manque de candidats au concours 2013 de l'Éducation nationale est en cause. 6.135 postes étaient ouverts au concours externe du CAPES. 26.180 candidats s'étaient inscrits, 8.913 avaient été déclarés admissibles, mais seulement 5.164 étaient finalement admis, soit 1 candidat sur 5...
Les épreuves de 2014 auraient "tout de même attiré plus de monde et les chiffres devaient donc remonter", selon la presse militante qui se garde bien toutefois de fournir les chiffres officiels. Pour commencer, 6.062 postes offerts, c'est moins ! Et 5.177, c'est pourtant plus d'admis... Sans compter les 445 inscrits sur liste... complémentaire! Ainsi les Français paient-ils la désinformation de la presse toujours plus cher.

Également pointées du doigt, malgré l'obtention de nouveaux emplois d'urgence annoncés après les attentats de janvier, l'armée et la police qui, "n'avaient pas atteint le maximum de leurs recrutements l'an dernier".

Comment expliquer une telle situation ? Soit "le plafond d'emplois n'est pas assez contraignant », soit il y a « des difficultés à pourvoir les postes votés », souligne le rapport, cité par le JDD. En ne respectant pas les objectifs fixés, l'État aurait économisé, « mécaniquement », 228 millions d'euros en 2014, conclut le journal.
La jeunesse - priorité de Hollande - sous influence de la FSU et de la presse socialiste se tourne vers le djihad plutôt que vers le service de la patrie qu'elles dénigrent.

Mais la presse continue de participer à l'enfumage gouvernemental

"Des chiffres qui devraient cependant remonter en 2015, assure à nouveau les professionnelsdu magazine Le Point, dans un copié-collé de l'année précédente, "alors que les concours ont attiré de nombreux candidats l'année dernière." 
Mais les lecteurs de PaSiDupes savent ce qu'il faut penser des analyses de décrypteurs patentés.

lundi 21 novembre 2011

Agnes assassinée par laxisme des institutions, idéologues, juges et experts

L'idéologie dominante fait des victimes



Ou une "relation signifiante"
donnant la place à la "fonction structurante et instituante"
!...



Des parents jugent "laxiste" le lycée où Agnès et le suspect étaient scolarisés

La direction du collège-lycée Cévenol, l'établissement du Chambon-sur-Lignon, où Agnès et son meurtrier présumé étaient tous deux scolarisés, a relancé la polémique sur ce drame dimanche en affirmant qu'elle ignorait que le lycéen qui a avoué les faits avait été déjà impliqué dans une affaire de viol en 2010. Une version des faits critiquée par le père de la victime et par le procureur de la République. Europe 1 a enquêté sur ce collège-lycée qui se retrouve aujourd'hui, malgré lui, sous les projecteurs accusé par certains parents de "laxisme".

"Il n'y a aucune autorité"

Le collège-lycée Cévenol est un lycée qui cultive sa différence. L'établissement met par exemple en avant la liberté dont jouissent les élèves sur place. Ici, il n'y a pas de murs, aiment à répéter ses responsables, ce qui est vrai au sens propre comme au sens figuré. Mais selon certains parents, cela s'apparente à du laxisme.

"Il n'y a aucune autorité dans cet établissement. Mon fils a été passé à tabac dans la fameuse forêt par plusieurs jeunes. Il était par terre. On lui donnait des coups de pieds, des coups de poings", raconte cette mère de famille qui a, depuis, retiré son fils de l'établissement. "Pensez-vous que j'en aurais été informée ? Non. Il n'y a rien eu de fait. Les jeunes sont trop livrés à eux-mêmes. Il n'y a pas d'encadrement. (…). Il y avait un trop grand laxisme de la part de cet établissement", accuse-t-elle aujourd'hui au micro d'Europe 1.

Dimanche soir, plusieurs parents ont ramené leurs enfants externes au Chambon-sur-Lignon. "On s'est dit que si ses camarades ne rentraient pas, on ne serait pas rentrés ce soir", a expliqué à Europe 1 la mère d'un élève. Une autre ne sait pas si sa fille voudra rester dans le collège. "Elle adore l'enseignement qui est donné ici mais elle est très partagée", a-t-elle raconté, avant d'ajouter : "on va en discuter, on attend des réponses".

Ouverture et tolérance

Ouverture, tolérance, ce sont les autres valeurs mises en avant dans cet établissement protestant, où l'on se targue de donner une deuxième chance aux enfants. L'histoire du collège Cévenol débute en 1938, avec la création de l'établissement par deux pasteurs, souligne L'Est républicain. Pendant la guerre, des dizaines d'enfants juifs ont trouvé refuge au Chambon-sur-Lignon et ont été scolarisés au collège, qui se dit, à en croire son site Internet, "héritier de la réforme, marqué par les traditions locales de la résistance à toutes formes d'oppression". "De la différence de chacun, créons une nouvelle richesse", peut-on également lire sur une brochure de présentation.

Après la guerre, le collège a pu se doter d'un véritable campus de seize hectares, situé à 1.000 mètres d'altitude. Parmi les anciens élèves de cet établissement privé sous contrat avec l'Etat depuis 1971, L'Est républicain recense notamment François Bayrou et José Bové, Laurent Wauquiez, dont la mère est maire du village du Chambon-sur-Lignon, le comédien Jérôme Savary ou encore le journaliste Guy Lagache.

Un tiers d'enfants de familles aisées

L'ouverture et la tolérance affichées se retrouvent dans le fonctionnement de l'établissement qui dit accueillir plus de trente nationalités différentes. Un tiers d'enfants issus de familles aisées, extérieures au département, y sont scolarisés, moyennant 12.000 euros par an pour la scolarité et l'internat, ce qui finance la présence des deux autres tiers, composés des élèves du Chambon-sur-Lignon ou des alentours, qui eux ne paient que 500 euros par an.

jeudi 10 février 2011

Grève: la FSU amène les profs à saturation

Grève molle dans l'Education nationale

Le syndicat dominant d'enseignants, la FSU, appelait à la grève avec la CGT et Sud Education, mais ils n'ont été suivis par aucune autre fédération. Un appel unitaire est déjà lancé pour une journée de manifestations le samedi 19 mars.

La grève est un état permanent

"Depuis les grandes journées de mobilisation des 29 janvier et 19 mars 2009, la mobilisation perdure", écrit le SNUipp (FSU) !

Liste des journées d'action depuis la rentrée 2010:
jeudi 23 septembre 2010
samedi 2 octobre
samedi 16 octobre, manifestations à l'appel de l’intersyndicale nationale
'sans compter la grève reconduite dans des écoles de plus en plus nombreuses les 14,15 et 18 … LA RIPOSTE S’ACCELERE !', selon le SNUipp (FSU)
22 janvier 2011 - journée nationale de mobilisation
10 février - mot d'ordre : Redonnons des couleurs à l’Ecole !

Reuters titre pourtant: "La première grève de l'année dans l'Education nationale est moyennement suivie jeudi en France, avec 17% d'enseignants en grève selon le ministère." Et ne pas réussir à rassembler 20% des instits, c'est un tour de force...
Reuters continue
Les enseignants protestent contre les 16.000 suppressions de postes prévues à la rentrée prochaine alors que, selon eux, il y aura 62.000 élèves de plus à la prochaine rentrée.
Le ministère s'inscrit en faux et indique que le taux d'encadrement est meilleur aujourd'hui qu'il y a 20 ans et que sa priorité est de mieux répartir les moyens pour résorber les inégalités, que le système éducatif français tend à creuser.

La fixation syndicale sur les moyens occulte le niveau des élèves

De même que les grèves portuaires mettent les PME-PMI régionales sur le flanc, de même les grèves d'enseignants pénalisent les enfants, au premier rang desquels les plus défavorisés.

La dernière enquête (PISA) de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) est claire à cet égard. Elle attribue une note moyenne à l'école française, relevant un fort accroissement des inégalités et de la proportion d'élèves en difficulté. Depuis la publication de cette enquête en décembre, Luc Chatel a annoncé un "plan sciences" pour redresser le niveau des élèves en mathématiques et avance sur le chantier des rythmes scolaires.
Pour en savoir plus qu'avec Reuters : lien PaSiDupes

La guerre stérile des chiffres

Selon le syndicat Snes-FSU (marqué très à gauche et de toutes les actions syndicales), un enseignant du second degré sur deux était en grève, avec une mobilisation de plus de 90% dans certains établissements, ce qui n'a aucun sens quand une mobilisation atteint 16,74%. Selon le ministère, le taux de grévistes était en fait de 18,86% dans la matinée dans le premier degré et de 14,91% dans le second, soit une moyenne de 16,74%.

Reuters pratique l'encouragement pédagogique
Les taux de grévistes sont supérieurs à ceux des grèves de la rentrée 2010 et inférieurs à ceux des mouvements contre la réforme des retraites, en juin et septembre dernier. Est-ce le rôle d'une agence de presse de faire dire n'importe quoi aux chiffres ?

Les syndicats sabordent tous les secteurs d'activité

Reuters ne peut nier que le budget est objectivement en hausse de 1,6%, mais verse dans le subjectif et oppose que "l'ambiance est tendue dans l'Education nationale".
Les enseignants sont-ils les mieux placés pour éduquer au respect ?
La FSU et l'UNSA (ex-FEN) ont ainsi boycotté les voeux de Nicolas Sarkozy au monde de l'éducation. Reuters découvre en outre la PEEP, fédération de parents d'élèves classée à droite, quand elle s'inquiète de "la dégradation des conditions d'accueil et d'enseignement".

Au "plan sciences" l'opposition oppose la méthode Coué ?
"Le succès de cette grève montre non seulement la colère des personnels face à une politique éducative qui sacrifie le service public d'éducation et l'avenir de la jeunesse mais aussi le fossé insupportable qui existe entre la réalité quotidienne vécue par les collègues et les discours lénifiants du ministre", écrit le Snes-FSU sans honte, qui a d'ailleurs une appétence particulière pour les sciences ...de l'éducation !
"Les moyens dans l'éducation nationale, ils sont là", a souligné le ministre jeudi sur LCI. "Le sujet aujourd'hui, c'est pas qu'il n'y a pas assez de moyens, c'est la capacité à répartir ces moyens là où il y a des priorités, c'est la capacité à différencier."

lundi 4 février 2008

Communiqué SNES: L'affaire de l'insulte à professeur

"L’affaire" de la gifle n'est-elle pas plutôt celle de l'insulte?...
Les enseignants de gauche, on ne les changera pas!
Attention exploitation politicienne...
Communiqué de la section académique du SNES de Lille
"Situation du Collège de Berlaimont"
La section académique du SNES à travers de nombreux médias, a exprimé son soutien à notre collègue du collège Gilles de Chin à Berlaimont gardé à vue, inculpé sous des chefs d’accusation très grave, pour une gifle donnée à un élève qui l’avait insulté. On peut regretter que la famille de l’élève malgré un entretien établissant la réalité de tous les faits, ait choisi de recourir à la justice.
La section académique s’étonne de la brutalité de la réaction policière et judiciaire qui a conduit à stigmatiser un collègue sans qu’une enquête ait été menée dans l’établissement pour établir la réalité des faits.
Elle s’indigne de la réaction du rectorat de Lille qui non seulement a condamné le collègue, mais qui donne des informations accusatoires non confirmées par la police.
Au delà de cette affaire particulière, le SNES de Lille souhaite réagir fortement à cette indifférence devant la réalité quotidienne des établissements où les témoins peuvent amener à des réactions regrettables de collègues à bout de nerfs qui ne se sentent pas soutenus par leur administration. Plutôt que de chercher des boucs émissaires et de punir, les institutions se grandiraient à chercher à résoudre les problèmes de l’Ecole.
Lille, le 31 janvier 2008 Publié le : 31 janvier 2008