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mardi 30 janvier 2018

Antisémitisme : un garçon de 8 ans portant une kippa s'est fait agresser à Sarcelles

Le mobile antisémite a été retenu par le procureur de Pontoise

Par sa kippa, l'enfant a été identifié de confession juive

Antisionisme/antisémitisme : Shlomo Sand adresse une lettre ouverte à Macron, «inculte politique»Deux adolescents d'une quinzaine d'années l'ont roué de coups à Sarcelles,  dans le Val-d'Oise, a indiqué mardi 30 janvier le parquet de Pontoise.

L'enfant a été agressé [la presse écrit "violemment agressé" (!) dans le cas de victime musulmane] alors qu'il se rendait à un cours de soutien scolaire, a précisé le Parquet. "Ils l'ont fait chuter au sol et lui ont porté des coups", a ajouté une source policière. Les agresseurs seraient de jeunes Noirs âgés de 15 à 16 ans.

"Les auteurs n'ont rien verbalisé durant l'agression et n'ont dérobé aucun objet appartenant à la victime, dont la kippa était visible", indique la victime, avec papillotes et tsitsit à la ceinture. Pour le Parquet "le mobile antisémite est donc retenu pour le moment." 
Aucune interruption totale de travail (ITT) n'a été délivrée à la victime. L'enfant a pu se réfugier sous une voiture.

Les services du ministère de l'Intérieur ont réagi en langue de bois.
C'est par communiqué qu'ils lui prêtent au ministre Gérard Collomb d'avoir condamné  "avec la plus grande fermeté (cette) lâche agression" qui est "contraire à nos valeurs les plus fondamentales", démocratiques et laïques.

Le pouvoir fait le constat d'une recrudescence des actes antisémites

Le 10 janvier, une lycéenne juive de 15 ans qui se rendait au lycée avait été frappée au visage par un agresseur encapuchonné, à Sarcelles, "un homme" d'une trentaine d'années. 
Le mode opératoire interpelle : hormis que "l'inconnu" l'avait frappée au visage, entaillant sa pommette droite, la jeune fille portait l'uniforme de son lycée (chemise et jupe bleue) et, détail troublant si l'on compare à l'agression du garçonnet de 8 ans, l'agresseur n'a rien dit et n'a rien dérobé. Une source policière précise qu'"aucun signe extérieur" ne donnait à penser que la jeune fille était juive, ce qui est contesté par certains.
Député PS et ancien maire de Sarcelles, François Pupponi fait le lien entre ces deux agressions, soulignant que dans les deux cas, le ou les agresseurs n'ont pas prononcé de paroles antisémites. "Le caractère antisémite de l'agression de lundi ne fait aucun doute, déclare l'élu. Je connais le profil de ces délinquants: ils sont abjects, mais ils ne sont pas débiles, et ils savent exactement ce qu'ils font! Ils sont venus dans le quartier juif précisément pour "casser du juif". " François Pupponi précise qu'il veut "faire évoluer les textes en la matière". C'est pourquoi, indique-t-il, "je vais déposer un amendement dans les prochaines semaines afin que le caractère aggravant de l'antisémitisme ou du racisme soit reconnu dans toute agression d'un membre d'une communauté religieuse qui porterait un signe distinctif reconnaissable".
L'AFP y va de son commentaire: "une importante communauté juive" vit à Sarcelles. 
Or, cette commune (socialiste depuis 1995, dont deux années de gestion par Dominique Strauss-Kahn) fait cohabiter quatre communautés : les Juifs d'Afrique du Nord, les Noirs, notamment de Côte d'Ivoire, les Chaldéens (avec les Turcs) et les Musulmans d'origine maghrébine, et comporte également trois mosquées (bientôt quatre) pour 57.000 habitants. En fait, Un tiers des habitants sont juifs et un tiers musulmans.
Suite aux violences subies par la jeune fille, des associations et le président du Consistoire israélites avaient dénoncé une agression au mobile antisémite, qualification qui n'est pas retenue par le Parquet à ce stade.

Joël Mergui, le président du Consistoire, s'était inquiété mi-janvier d'une "forte recrudescence d'actes antisémites" et avait appelé le ministre de l'Intérieur a "enrayer" cette "dangereuse spirale".
Collomb lui oppose ses chiffres : selon le ministère de l'Intérieur, les actes antisémites auraient baissé de 7% sur les onze premiers mois de 2017, après un repli significatif (-58,5%) en 2016.
On notera toutefois que le ministre de l'Intérieur a condamné l'agression du garçon de 8 ans dans un communiqué. Lors d'un récent dîner régional du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Gérard Collomb précisait : "depuis le début de l'année 2018, je vois se multiplier à nouveau les actes antisémites. Cela, je ne m'y résignerai pas, car de tels actes bafouent notre République. Ils portent atteinte aux principes qui font l'unité de notre nation." L'attaque de Sarcelles est d'autant plus sensible que la communauté juive locale, l'une des plus importantes d'Ile-de-France, reste habitée par le souvenir de l'attentat contre une épicerie kacher en 2012 et par l'émeute antisémite de 2014.
"Si les enfants juifs, qui sont comme les autres enfants de la République, deviennent les chiffons rouges de cette République, c'est très grave." René Taïeb, président de l'Union des communautés juives du Val-d'Oise.

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L'enquête a été confiée à la Sûreté départementale.
René Taïeb souligne que les autorités lui ont promis que Sentinelle serait renforcée localement et des renforts policiers dépêchés.

vendredi 18 juillet 2014

Manifestations anti-israëliennes: Cazeneuve va tenter d'y mettre un terme à Paris

Bernard Cazeneuve veut interdire la manifestation parisienne de soutien à Gaza 

Les conditions "ne sont pas réunies" pour autoriser le rassemblement prévu samedi à Paris
La scène se passe à Paris
a déclaré le ministre de l'Intérieur ce vendredi matin sur Europe 1.

Le ministre de l'Intérieur s'est prononcé ce vendredi en faveur de l'interdiction de la manifestation pro-palestinienne prévue samedi à Paris, après des incidents survenus dimanche dernier devant des synagogues parisiennes. 
Heurts entre pro-Palestiniens et pro-Israéliens: que s'est-il passé dimanche soir à Paris?
Dimanche, la manifestation pro-palestinienne - poing levé - a conduit à des affrontements avec la communauté israélite en plein coeur de Paris. 
Bilan: trois policiers légèrement blessés et 5 interpellations.
La manifestation des pro-Hamas à Paris a provoqué des affrontements violents entre 200 et 300 militants pro-Palestiniens et 60 pro-Israéliens  dimanche après-midi en plein coeur de Paris, rue de la Roquette. Les échauffourées ont éclaté en marge de la manifestation autorisée par la Préfecture et le ministère de l'Intérieur en soutien à la Palestine. Elle a réuni dimanche 7.000 manifestants arabes et sympathisants d'extrême gauche selon la police, mais 30.000 selon les organisateurs. Rapidement, les insultes ont laissé place aux heurts. Volées dans un restaurant à proximité, des tables et des chaises ont d'abord été projetées aux abords de la synagogue.

La Préfecture et le ministère de l'Intérieur avaient autorisé le défilé. 
"Jusqu'à la place de la Bastille, la manifestation se passait bien, mais le contexte international est tellement tendu, qu'on savait qu'à la moindre étincelle, la situation pouvait dégénérer en un rien de temps", explique Stanislas Gaudon, chargé de la sécurité publique au sein du syndicat policier Alliance. A la question de savoir qui a allumé le feu, la réponse pointe les autorités qui ont pris le risque d'autoriser le déferlement d'activistes dans Paris.

La LDJ est accusée de provocation, alors qu'elle tentait de repousser l'attaque de la synagogue par les manifestants pro-Hamas.
"On a assisté à des scènes de guérilla urbaine d'une rare violence, témoigne une source policière. Des militants pro-Palestiniens ont tenté - en vain - de forcer l'entrée des synagogues de la rue de la Roquette (11e) et de la rue des Tournelles (4e) dans lesquelles se trouvaient des croyants. Les fidèles venus pour l'office sont restés confinés près de 3 heures, faute de pouvoir sortir en toute sécurité. Bilan: trois policiers ont légèrement été blessés et cinq personnes interpellées pour "violences volontaires" sur agent de la force publique.  

"Je veux appeler chacun à la responsabilité.
Je suis ministre de l'Intérieur et par conséquent garant de la sécurité pour chacun et par ailleurs ministre des cultes (...) et du respect", s'est-il souvenu sur Europe 1 au micro de Jean-Pierre Elkabbach.
Agression des forces de police de Paris par des manifestants pro-Hamas 
"J'ai condamné ces actes violents qui se sont produits dimanche", a ajouté le ministre. Ils sont "intolérables" et "je ne peux pas accepter qu'ils se reproduisent" et "prendre le risque de voir demain des Français, quelle que soit leur confession, (être) exposés à des violences". Décision attendue ce vendredi.


"Par conséquent, dans le contexte, j'ai demandé aux préfets de regarder au cas par cas" les manifestations prévues à cet égard, a-t-il rappelé. Pour "celle de demain" (samedi à Paris), a-t-il ajouté prônant implicitement son interdiction, "je considère que les conditions ne sont pas réunies pour" qu'elle se "déroule dans des conditions qui garantissent la sécurité".


La préfecture de police de Paris (PP) a déjà [ou enfin !] engagé une procédure pour interdire le rassemblement. Cette décision a été motivée "au vu des risques graves de trouble à l'ordre public qu'engendrerait" cette manifestation "dans un contexte de tension accrue", avait précise la PP, qui doit rendre publique sa décision définitive ce vendredi. 

dimanche 9 juin 2013

Agression mortelle: Rennes sous le choc, la presse nationale indifférente

Un jeune homme décède après avoir reçu un coup, "rue de la Soif" à Rennes

Le vendredi soir, Français, il faut désormais rester chez soi



Dans la nuit de vendredi à samedi, le jeune homme a été frappé rue Saint-Michel, il y a une semaine. Vendredi dernier encore, la cathédrale de Rennes était profanée.
Lien PaSiDupes 
Ouest-France a produit deux articles, Le Télégramme ne consacre que quelques lignes à cette agression, mais les journaux parisiens ignorent tout.

Un jeune Rennais de 25 ans est décédé dans la nuit de jeudi à vendredi, à l’hôpital Pontchaillou, à Rennes. L’homme était dans le coma depuis plusieurs jours, après avoir reçu un coup au visage, rue Saint-Michel, dans la nuit de vendredi à samedi dernier. 

Vendredi 31 mai, entre 0h50 et 1h15, la victime fêtait son embauche, comme régisseur au 4bis, une structure culturelle rennaise destinée à la jeunesse. Il a été agressé rue Saint-Michel, autrement connue sous le nom de "Rue de la Soif", dans le centre-ville de Rennes. Le jeune homme était seul et a été bousculé alors qu'il buvait une bière devant l'Alex Tavern. Alors qu'il demandait à l'homme à l'origine de l'incident de s'excuser, Yoann a reçu un violent coup, "provenant de côté et à hauteur de la mâchoire," selon Jean-Paul Le Tensorer, directeur régional de la police judiciaire. "Selon les premiers éléments de l’enquête, un homme l’aurait bousculé et aurait fait tomber son verre. Il a protesté et c’est à ce moment qu’un troisième homme lui a porté un violent coup à la mâchoire droite".

L'infortuné Yoann Savalle a réussi à rentrer chez lui par ses propres moyens mais a peu après appelé les pompiers: il se serait plaint auprès de sa petite amie de ne pas se sentir bien et lui a raconté la scène, puis est tombé dans le coma.
Transporté au CHU de Rennes, à l'hôpital de Pontchaillou, le jeune homme est resté quelques jours en état de mort cérébrale, puis est décédé dans la nuit de jeudi à vendredi.
Le coup reçu aurait atteint sa carotide et les vaisseaux du cou et entraîné de graves lésions au cerveau. Les médecins n’ont rien pu faire.
La victime connue dans le milieu culturel rennais travaillait souvent sur les festivals, dont les Trans Musicales.

Le meurtrier est toujours recherché: appel à témoin

La police judiciaire a été chargée de l’enquête. Elle lance un appel à témoin pour retrouver l’auteur du coup.
Un violent coup-de-poing est à l’origine du décès et le meurtrier a peut-être employé un poing américain. "On ne sait pas grand-chose pour l’instant, confie un enquêteur. On a aucun témoignage direct susceptible de nous donner une description de l’auteur du coup."
Une information judiciaire est ouverte, sous la qualification de violences ayant entraîné la mort. 
Toute personne présente sur les lieux dans ce créneau horaire ou ayant vu la victime peut prendre contact avec les enquêteurs de la Direction interrégionale de la DIPJ de Rennes (service de permanence 24 heures/24), à ce numéro: 02 99 79 87 87