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vendredi 13 juillet 2012

Lancement du train de la rigueur: abandons de projets LGV

Les renoncements du gouvernement alarment des élus de tous bords

Jérôme Cahuzac, ministre du Budget, a jeté un froid, hier, en annonçant que certains projets TGV vont devoir être abandonnés pour raison budgétaire. Cible:les projets en bout de ligne. Faut-il faire un dessin ? [La carte des grands projets ferroviaires]

Interrogé hier sur France 2, le ministre du Budget n'a pas pris une voie de dégagement. "Il ne sera pas possible, a-t-il dit, de réaliser tous les projets d'infrastructures annoncés par le précédent gouvernement et il faudra en abandonner certains". Ils'est, notamment, interrogé sur l'intérêt de «prolonger certaines lignes TGV pour un gain de temps marginal". La pointe bretonne est forcément dans le lot avec, cependant, une distinction à opérer: il ne peut y avoir de remise en cause des travaux déjà programmés entre Le Mans et Rennes. C'est après Rennes que cela se complique, en direction de Quimper et Brest.

Avis partagés

Le ministre rejoint ainsi les sages de la Cour des comptes qui, il y a quelques jours à peine, ont donné le même diagnostic: la France n'apas les moyens de mener la programmation lancée par le précédent gouvernement, «sans avoir le début du commencement du moindre financement», selon Jérôme Cahuzac. Ces prévisions ont, bien sûr, jeté un froid en Bretagne, où le TGV est une préoccupation d'autant plus constante que la géographie péninsulaire ne l'inscrit pas dans les priorités hexagonales. Faut-il, pour autant, en conclure qu'un front breton unanime va répondre aux projections du ministre? Assurément non. Les coûts de construction de nouvelles lignes TGV intra-bretonnes, annoncés récemment par le conseil régional, ont provoqué des réactions en cascade dans les réseaux sociaux, de nombreux citoyens bretons se demandant si le gain de temps annoncé vaut bien les milliards mis dans la balance. Ils sont d'ailleurs nombreux àrejoindre le ministre sur un autrepoint: il vaut mieux se concentrer sur l'amélioration des lignes régionales que sur des tronçons TGVdont la rentabilité est loin d'être assurée. 

La pression sur les ministres 

Les propos du ministre vont totalement relancer un débat dans lequel il convient d'inclure tous les paramètres. Et, notamment, cette étude réalisée par le cabinet Beauvais-Consultant, selon laquelle le ratio économique des travaux envisagés en direction de Brest et Quimper est plus favorable que sur certaines autres liaisons nationales, pourtant retenues dans le Schéma national infrastructures-transports (Snit). Selon ce cabinet, le coût au kilomètre et à l'habitant est concurrentiel, en raison de la forte densité de la population côtière bretonne. C'est sur cette étude que s'appuie latrès active association Investir en Finistère, depuis longtemps en première ligne sur le ferroviaire. Son président, Franck Bellion, s'est récemment félicité, avec un brin de malice, de la densité de ministres bretons dans le nouveau gouvernement. Il n'a pas caché que la pointe bretonne compte sureux dans ledélicat débat national qui va à nouveau s'ouvrir, sous l'égide d'une commission de hiérarchisation des projets. Pas dedoute: la pression est sur nos ministres. 


Malgorn tacle 

Dès hier soir, du reste, Bernadette Malgorn, chef de file de la droite au Conseil régional, a été la première à dégainer, s'en prenant directement à Jean-Yves Le Drian, aujourd'hui ministre, qu'elle accuse de "renoncements successifs" sur la ligne à grande vitesse. "Il est singulier, pour ne pas dire contradictoire, dit-elle, que, d'un côté, on plaide pour une politique de relance et de croissance et que, de l'autre, on s'apprête à sacrifier des investissements qui peuvent apporter de la croissance et de l'emploi". À l'aune des programmations ferroviaires, cela nous promet encore quelques belles années de débat.


Eric Ciotti dénonce "un coup d'arrêt inacceptable"


Le président du Conseil général des Alpes-Maritimes et député UMP, Eric Ciotti, a dénoncé jeudi le projet du gouvernement d'abandonner plusieurs projets de lignes ferroviaires à grande vitesse dont celui de Marseille à Nice, y voyant "un coup d'arrêt inacceptable".

"Cette décision, si elle était confirmée, constituerait un coup d'arrêt inacceptable pour un projet que nous attendons depuis des années", écrit dans un communiqué Eric Ciotti, rappelant que "plusieurs dizaines de millions d'euros ont déjà été engagés".
Considérant qu'un tel dossier, "indispensable au développement économique et à l'aménagement du territoire, ne peut être ainsi géré à la légère", l'élu demande au Premier ministre "d'indiquer clairement la position que le gouvernement entend prendre dans ce dossier".
Le président socialiste de la Région Aquitaine gronde Alain Rousset a affirmé hier à Bordeaux que la poursuite de la LGV vers l'Espagne et Toulouse était une "priorité et une obligation". De plus, c'est de la création d'une nouvelle ligne entre Bordeaux et la frontière espagnole dépend la réalisation d'une LGV desservant le Béarn. "A l'heure où l'Europe va mettre en place un programme de 140 milliards d'euros pour la croissance, on sait ce qu'apportent les infrastructures à l'emploi et à l'industrie" fait valoir Alain Rousset. Ce réseau devrait notamment permettre de rejoindre Bordeaux de Paris en 2h05 d'ici 2017 et Toulouse en un peu plus de 3h après 2020. L'objectif suivant serait de gagner une heure entre Bordeaux et Pau par rapport à la desserte actuelle.
Le ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac, a prévenu mercredi sur France 2 que le gouvernement n'aura "pas d'autre choix que d'abandonner certains projets".
Ces renoncements sont un mauvais signal de la dégradation programmée de la note souveraine de notre pays.


2 commentaires :

  1. À force de faire n'importe quoi , les " sous " s'envolent dans la nature! Mais le PS est placé devant ses limites et terminé les faux " refuges "
    les fausses rumeurs
    ---------------
    "Un démenti cinglant" de la Cour des comptes "aux propos ridicules de M. Moscovici"

    Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 02.07.2012 à 16h54 • Mis à jour le 03.07.2012 à 21h32

    "LA COUR DES COMPTES VIENT DE CASSER LE MYTHE DE L'ARDOISE CACHÉE"
    .....
    Or dans son rapport remis lundi matin au premier ministre, la Cour des comptes estime que l'effort budgétaire pour respecter les engagements internationaux de la France en 2012 devrait nécessiter entre 6 et 10 milliards de mesures nouvelles et considère en revanche que les "menaces de dépassements" budgétaires pour 2012 – l'héritage de la gestion du gouvernement Fillon – sont d'une "ampleur réduite", comprise entre 1,2 et 2 milliards d'euros.
    ......
    Jean François Copé en a profité pour fustiger le projet de loi de finances rectificative que le gouvernement doit présenter mercredi en conseil des ministres. "Les socialistes en réalité dans ce collectif fiscal n'inventent absolument rien de nouveau, ils ne font que casser ce qui a été fait ; supprimer la détaxation des heures supplémentaires, supprimer, et c'est (...) une faute majeure, la fiscalité anti-délocalisations qui allait alléger le coût du travail ou bien encore augmenter le barème de l'ISF", a énuméré M. Copé. "Mais enfin, puisqu'il est décidé de supprimer ce que nous avons fait, ça veut dire qu'à compter de cette semaine l'argument de l'héritage ne pourra plus fonctionner."

    Gilles Carrez, président UMP de la commission des finances de l'Assemblée nationale, a pour sa part estimé lundi, qu'"il faut avoir bien peu suivi les débats budgétaires pour faire croire aux Français que le gouvernement Fillon n'a 'rien foutu' en matière de dépenses". Après la remise par la Cour des comptes, lundi matin, de son audit sur les finances publiques, il estime, dans un communiqué, que "les aléas identifiés par la Cour pesant sur les dépenses des missions du budget général de l'Etat font en réalité l'objet d'une sous-budgétisation chronique en Loi de finances initiale".
    .....
    Ces aléas bien connus (hébergement d'urgence, opérations extérieures, prime de Noël (...), ont toujours été régularisées à l'occasion du collectif budgétaire de fin d'année. La réserve de précaution constituée en début d'année et d'un montant de l'ordre de 6 milliards d'euros permet d'y faire face sans difficulté, comme vient d'ailleurs de le souligner la Cour des Comptes dans son rapport de mai dernier relatif à la gestion budgétaire de l'année 2011", ajoute-t-il. "En réalité les socialistes prennent appui sur cet état de fait.

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    1. Réaliser des promesses , " politiques " faites pour racler des voix aux élections, voilà la bêtise du PS.

      Détricoter bêtement ce qui pouvait être utile

      mène à l'impasse et

      à l'impossibilité de continuer le plus utile

      pour s'accrocher à l'inutile

      dans l'immédiat surtout.

      J'espère que la majorité des français a compris , en ce qui concerne les socialistes en général, j'ai encore des doutes , l'idéologie est tenace...

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