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samedi 14 juillet 2012

PSA :Vilvorde, un douloureux précédent socialiste de PSA

Législatives de 1997 : Jospin et Renault-Vilvorde

En février 1997, Renault annonce la fermeture de son centre de Vilvoorde (Belgique) 

Il s'agit déjà, avant la crise internationale, de rationaliser sa production en Europe. Environ 3 100 salariés sont menacés.

VOIR et ENTENDRE un rappel des faits:

Mais Lionel Jospin reste les "bras ballants", comme dirait l'autre
Il promet à deux reprises que le dossier sera réexaminé - Montebourg dit "regarder", aujourd'hui ! - si le Parti socialiste remporte les élections. La  gauche remporte les législatives, mais, quelques mois plus tard, Jospin avoue son impuissance :
 "J'ai une sensibilité et une opinion en tant que responsable politique, mais je ne peux pas apporter une réponse à une question industrielle."
VOIR et ENTENDRE quelques repères prometteurs de "changement maintenant" ou, qui sait, un jour en France:
Socialistes experts en incantations
C'est une constante avec les gouvernements socialistes: Jospin et Ayrault s'indignent abondamment et menacent les patrons, mais baissent les bras.  Ainsi,  Arnaud Montebourg affirme-t-il que le gouvernement " n'acceptera  pas le plan en l'état ", faisant replonger le titre PSA en bourse - action qui s'était envolée après l'annonce des licenciements... 
La confirmation en juillet 2012 par PSA de la fermeture de son usine d'Aulnay en 2014 et de la suppression de 8 000 postes  a néanmoins  provoqué un " véritable choc ",  selon le navrant commentaire du Premier ministre.

VOIR et ENTENDRE
les promesses de Jospin et Mauroy, ainsi que les réactions de Lienemann ou ...Aubry sur la fermeture de Vilvorde et la destructions d'emplois: 


Mais le pouvoir socialiste  présidé par la "gauche molle" s'est voulu réactif hier. 

Jean-Marc Ayrault a demandé  une " concertation sans délai " et François Hollande a fait part de sa " vive préoccupation ".  Une impressionnante détermination qui tranche  avec celle de  Lionel Jospin, en 2000, lorsqu'il annonça chez Michelin que  " l'État ne peut pas tout " ...
L'impuissance politique n'est pas forcément moins forte aujourd'hui qu'hier... Gardons-nous donc d'ironiser sur les propos de Jospin qui poursuivit son propos avec une affirmation: ce qui  " ne veut pas dire que l'État ne peut rien " !

VOIR et ENTENDRE les propos démagogiques de F. Hollande,  candidat de la primaire socialiste, face aux travailleurs de Goodyear sur les délocalisations et les licenciements boursiers:



En 1997, Jospin, le premier ministre socialiste, évita de contraindre Louis Schweitzer, le PDG de Renault, à la démission et les salariés belges n'obtinrent pas le rendez-vous promis avec un membre du gouvernement. Ils organisèrent donc une journée d'action le 10 juin 1997. Ils furent 1 500 à se rendre à Paris le jour de la manifestation pour l'emploi et de l'assemblée générale des actionnaires de Renault.
Droit d'alerte
Affligé par le drame social qui se passait, le législateur de l’époque votait en urgence la loi dite « Renault » permettant notamment aux représentants des travailleurs (ayant eu vent d’une vague de restructuration) d’interroger les employeurs à propos de leur intention de licencier collectivement et de formuler des contre-propositions pour préserver un maximum d’emplois !

Rappel PaSiDupes: Le candidat Hollande bientôt à Vilvorde ? - Après Vilvorde avec Jospin Gandrange avec Aubry et PSA avec Hollande/Ayrault


Dans Slate, on peut lire ce jugement d'Eric Le Boucher  porté sur l'action de sauvegarde du tissu industriel français par le gouvernement Fillon, sous la présidence de Nicolas Sarkozy: " ces sauvetages médiatisés  d’usines ou de sociétés –Lejaby, SeaFrance, Petroplus, etc.– par les partis politiques à la pêche aux votes donne un spectacle affligeant." 
Tout est dit de la presse et de la nouvelle équipe au pouvoir.

2 commentaires :

  1. Sur le commentaire au sujet de Goodyear

    Eh oui avoir le sens des responsabilités est donné à tous, mais cela ne suffit absolument pas.

    Déjà à l'époque de la parlote qui n'annonce rien de précis, de tangible, de la parlote au nom de la rentabilité.

    Un syndicaliste " On a besoin d'un gouvernement de gauche......"

    Ha ha ha ils ont un gouvernement de gauche

    Et maintenant... que vais-je faire....de tout ce temps....de toutes ces promesses.....de toutes ces parlotes qui ne mènent à RIEN

    Hollande :Ha ha ha..." il faut des règles " c'est du vieux recuit...

    Hollande fait des propositions de représentativité
    qui existent déjà.

    Il était déjà comme maintenant : ils vont tous comprendre que les paroles s'envolent et qu'il ne reste RIEN.

    C'est navrant de tristesse, de voir applaudir de tels propos creux mais tellement creux.

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  2. Ressortir Jospin, le doux, le gentil,
    après des années de retrait,
    décidément il faut croire qu'ils ont besoin de crédibilité
    que l'on donne en général aux personnes plus âgées
    car elles sont sensées avoir de l'expérience ( là c'est raté),
    du recul ( encore raté car trop de recul est nul),
    et des possibilités de bons conseils ( encore raté, car pas d'expérience).

    Quel âge aura le prochain ?
    Je croyais qu'il était bon de prendre sa retraite bien avant un tel âge !!!

    Oh misère!

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