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lundi 15 septembre 2014

Les frondeurs tentent un recyclage de l'union de la gauche

Double jeu des contestataires PS qui donnent des gages aux déçus de Hollande 

Ils dialoguent avec le Front de gauche, mais ne voteront pas contre la confiance, mardi
Le secrétaire national du PCF a rassemblé l'ensemble des forces de gauche hostiles à la politique du gouvernement. Samedi, à la Fête de l'Huma à la Courneuve (Seine-Saint-Denis) Martine Aubry est venue arpenter les allées en milieu de journée, après Ségolène Royal et avant Arnaud Montebourg, sont également venus saluer Pierre Laurent, alors qu'ils avaient boudé l'université d'été du PS à La Rochelle... Dès 2011, Ségolène Royal avait commence à "parler notre langue", selon l'extrême gauche, et "à force de répéter, elle va finir par y croire". La présidente de Poitou-Charentes avait alors souligné un peu plus tôt des "convergences" avec le Front de gauche sur la réforme bancaire ou l'interdiction des licenciements boursiers.
Clémentine Autain (Front de gauche), 
J-Vincent Placé (EELV),
Jérôme Guedj ("frondeur" du PS) 

et Pierre Laurent (PCF) 
A la veille du vote de confiance à l'Assemblée nationale, ces affichages ont laissé des taches sur le PS. Peu importe si tous les invités présents ne partageaient pas la volonté de Pierre Laurent de construire "une alternative à gauche", tous rêvent de faire chuter Manuel Valls au plus vite. Point commun à cet assemblage hétéroclite de personnalités aussi opposées que Jean-Luc Mélenchon et le sénateur écologiste Jean-Vincent Placé, tous sont des déçus de la présidence socialiste, mais tous étaient soucieux de retisser des liens entre socialistes, écologistes et Front de gauche.

Parmi les députés PS frondeurs présents, Monsieur Hidalgo, Jean-Marc Germain, est venu marquer sa volonté de "réécrire une histoire commune à la gauche". Proche de Martine Aubry, il précise sa priorité: "Bâtir collectivement une feuille de route pour les trois ans à venir dans laquelle les communistes et les écologistes puissent se reconnaître". Et pour ça, Germain indique qu'il faut "sortir de cette logique de la Ve République qui fait qu'un homme ou deux décident de tout. Les solutions ne se trouvent pas dans un bureau à l'Élysée ou à Matignon mais au Parlement, dans les syndicats, les associations… L'intelligence est collective !"  
Aux communistes, Germain fait observer qu'il ne souhaite pas "une majorité alternative", mais "une majorité vraiment à gauche". Mais un autre frondeur, Jérôme Guedj, maintient que "le PS doit être le fil à plomb de l'union de la gauche". Si "l'intelligence est collective", les frondeurs ne sont pourtant pas prêts à renoncer à leur statut hégémonique. Se croient-ils sérieusement détenteurs de toute l'intelligence de la gauche ?

Guedj, Placé et Cherki
Pressé de questions sur le vote de mardi, Christian Paul, autre député frondeur proche de la maire PS de Lille, a esquivé, soulignant que les participants ne sont pas venus "pour débattre de l'abstention, mais pour savoir si la gauche va continuer à vivre…". Car les désaccords sont évidents.

Pas question pour les frondeurs, pas plus que pour la députée écologiste Cécile Duflot 
- venue vendredi à La Courneuve -, de voter contre la confiance. "Nous voulons une réorientation de la politique mais nous ne voulons pas le retour de la droite", a expliqué Jean-Marc Germain. "Je ne suis pas un opposant, je suis en désaccord", a nuancé pour sa part le député PS de Paris Pascal Cherki. "Notre objectif à cette étape, ce n'est pas de faire tomber le gouvernement."
Aussi détesté d'eux qu'il puisse être, Manuel Valls peut dormir sur ses deux feuilles de chou.
Une gauche rassemblée en petits morceaux

Les députés communistes , à quelques exceptions près, seront les seuls à voter contre la confiance. "Mais ils seront plus nombreux qu'au printemps à s'abstenir", a affirmé Pierre Laurent qui veut surtout "retenir la dynamique en train de se créer". Une dynamique à construire sur le long terme. Pour le secrétaire national du PCF, le vote de confiance "sera une épreuve de vérité, mais pas la seule". 
"Après le vote de confiance, après la conférence de presse de François Hollande, on doit fixer un calendrier de travail", a souligné Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale en sursis d'EELV, venue à La Courneuve dans la journée de samedi. Et pour elle, "il faut travailler, pas simplement sur des interrogations théoriques. Il faut sortir du sentiment que rien n'est possible et que tout est joué d'avance, sentiment qui pousse les gens vers le FN".

Au sein du Front de gauche, Pierre Laurent espère profiter de cette dynamique en terme de visibilité médiatique et de poids au sein du Front de gauche. Mais Jean-Luc Mélenchon est sur la défensive, lui qui avait déjà traité cet été les frondeurs de "couteaux sans lame". "Le 16 septembre, ce sera la séance de rattrapage pour ceux qui ont déjà eu la possibilité au printemps de faire tomber le gouvernement", a fait valoir Éric Coquerel, secrétaire national du Parti de gauche. Anticipant en quelque sorte le vote de mardi, Mélenchon a plaidé, lors de la Fête de l'Huma, pour son mouvement en faveur de la VIe République. Il veut "dépasser" le Front de gauche.

Les schizophrènes exultent

Lors du discours de clôture qu'il prononce une année sur deux, en alternance avec Pierre Laurent, l'eurodéputé et patron du journal L'Humanité Patrick Le Hyaric a dénoncé la "longue coulée de boue, charriant des tombereaux de promesses non tenues, de retournements de vestes, de mensonges, de mépris, d'affaires, de trafics et de corruption jusqu'au plus haut niveau de l'Etat".

Faisant siffler régulièrement Manuel Valls, "petit Napoléon de l'austérité", Patrick Le Hyaric a appelé à une "autre politique (...) partagée par le peuple de gauche et de l'écologie".

lundi 23 décembre 2013

Conseil d'Etat: coup de frein au monopole de Canal+ sur la télévision privée

Le Conseil d'État veut brider Canal+, selon l'AFP 

Le tribunal administratif a annulé l
'autorisation drachat de Direct 8 et Direct Star à Canal+ par l'Autorité de la concurrence 


En 2011 et 2013, l'Autorité de la concurrence
a remis en cause cette fusion:
  le 
groupe Canal+ n'a pas respecté  ses engagements
Les juges ont estimé lundi que le groupe acquiert trop de droits de rediffusion des films français récents en clair.

Cette décision ne prendra effet qu'au 1er juillet 2014 pour que, d'ici là, l'Autorité de concurrence puisse réexaminer l'opération et imposer à Canal+ des contraintes supplémentaires, a expliqué le Conseil. 

Le Conseil d'Etat n'annule pas le rachat 
 en 2012 des deux chaînes Direct 8 et Direct Star par Canal+ auprès du groupe Bolloré en 2012.

Saisie par les rivaux de Canal+, TF1 et M6, la plus haute juridiction administrative a aussi partiellement annulé l'agrément du Conseil supérieur de l'audiovisuel sur cette opération. En 2011, Bolloré, qui détenait Direct 8 et Direct Star, avait en effet conclu un accord pour en apporter 60% à Vivendi, maison-mère de Canal+. En 2012, l'Autorité de la concurrence et le CSA avaient donné leur accord. 


L'Autorité de la concurrence a commis "une erreur d'appréciation", estime le Conseil d'Etat.
Elle a en effet accepté que Canal+ s'engage à ne pas acheter  les droits de diffusion de plus de 20 films français par an, à la fois pour la chaîne cryptée (payante) sur Canal+ et en clair, sur ses nouvelles chaînes gratuites de la TNT, rebaptisées D8 et D17. 

Dénonciation d'un conflit d'intérêts

La manigance aurait pu passer inaperçue, avec la complicité des media, mais pour le Conseil, cet engagement sur 20 films maximum ne suffit pas à éviter un monopole de Canal+ sur les droits de rediffusion des films français récents en clair, sachant que la chaîne (co-)produit des films et négocie les droits en même temps, ce qui lui donne une emprise considérable, explique le Conseil. 

A titre d'exemple de main mise du groupe sur l'industrie du cinéma, Canal+ est maîtresse d'oeuvre du Festival de Cannes. Sans pudeur, le JDD s'était esbaudi sur les scores d'audience de la cérémonie de clôture 2013, les meilleurs depuis 2006. 
Une consolation pour la chaîne après le dérapage dimanche soir sur Twitter, à propos de la Palme d'Or attribuée aux deux rôles principaux de La Vie d'Adèle d'Abdellatif Kechiche qui remporte la Palme d’or, mais se fait recaler -hors des frontières- à la sélection aux Oscar...


Cette palme pourrait d'ailleurs interpeler également le Conseil d'Etat sur la position dominante de la société Pathé et la dynastie Seydoux...

Non seulement Canal+ peut remporter les droits exclusifs -en payant et en clair- pour 20 films, mais pour les autres,
la chaîne, compte tenu de son rôle dans le financement de la plupart des films français, peut souvent remporter  aussi les droits de diffusion en clair pour les 2ème et 3ème passages télé. Il ne reste aux chaînes rivales que les droits du 1er passage télé.
Ce point particulier des 2ème et 3ème fenêtres de diffusion n'avait pas été couvert par les demandes de l'Autorité de la concurrence en 2012. 
Une autre question serait celle de l'exclusivité des droits de retransmissions accordée à France Télévisions: en soutien d'un service public pléthorique en déficit, plutôt que de faire la chasse au gaspi ?

Le Conseil d'Etat a aussi constaté un vice de forme

La décision de l'Autorité de concurrence aurait dû être adoptée par une formation collégiale et non par son seul président, Bruno LasserreCet ex-président du groupe de travail du Commissariat général au Plan sur " l'Etat et les nouvelles technologies de l'information " (1999-2001) est ...conseiller d'Etat !
C'est encore ce Bruno, énarque et grand manitou du monde des media, de l'Internet et des télécoms, qui a rendu en mars dernier un avis sur les conditions d'entrée de Free sur le marché des mobiles. Le gouvernement socialo-écolo lui avait confié le soin de donner son accord  avis sur l'accord d'itinérance qui a permis à Free d'utiliser le réseau d'Orange. Une décision (collective?) de l'Autorité de la concurrence prévoit que dès 2016, l'opérateur sera privé du réseau d'Orange dans les zones denses.

mercredi 28 août 2013

Pluralisme: BFMTV et Canal+ font barrage à LCI sur la TNT

BFMTV s'oppose à l'arrivée de LCI sur la TNT gratuite 

La concurrence fait peur aux partisans de la diversité et de la vertu

C'est bien la peine d'avoir fait élire Hollande si la chaîne d'information du groupe TF1 peut bénéficier d'un amendement qui donnerait au CSA le pouvoir de faire passer en gratuit une chaîne TNT payante.

Au risque de se révéler stalinien, Alain Weill (BFM Business) estime qu' "il n'y a pas de place pour trois chaînes d'information gratuites". Dans la nuit du 24 au 25 juillet 2013, les députés ont adopté -à la surprise générale- un amendement qui permet le passage en gratuit d'une chaîne TNT payante.

Cet amendement donne au CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel) le pouvoir d'autoriser un tel passage. Il pourrait en effet de mettre fin à une discrimination intolérable en démocratie en permettant à TF1 de faire enfin passer en clair sa chaîne LCI, actuellement diffusée sur la TNT payante.

Une rivalité qui déplaît souverainement à ses concurrents BFMTV (groupe NextRadioTV) et i-télé (groupe Canal+)
, déjà diffusées sur la TNT gratuite. Mercredi 28 août, lors de sa conférence de rentrée, le PDG de NextRadioTV et de RMC, Alain Weill, a redit tout le mal qu'il pense de cet amendement assurant le pluralisme.

"Pas de place pour trois"


"Il n'y a pas de place pour trois chaînes d'information gratuites", a assuré Alain Weill (BFM Business)"Il n'y a pas de place en France pour trois chaînes d'information gratuites, décrète-il.Nulle part il n'y a plus de deux chaînes", a expliqué le PDG de NextRadioTV, à qui appartient ce site web.
La vérité est tout autre. En Allemagne, les multiplex sont trois (ZDN, RTL et ProSiebenSat.1) et ont fait l'objet d'arbitrages techniques en faveur du téléspectateur et non du diffuseur et des chaînes: de ce fait, la qualité d'image de la TNT allemande est nettement supérieure à la TNT française, et permet notamment un meilleur taux de couverture et la réception mobile (voitures, trains, piétons, etc). Les groupes NextRadioTV et Canal+ sont responsables de cette disparité.

En outre, si LCI accède à une diffusion sur la TNT gratuite, cela "n'apportera pas de solution certaine à ses problèmes, assure Weill. Si LCI est en difficulté, c'est parce que LCI a fait un mauvais choix stratégique". Bref, "on passera d'une chaîne en difficulté à trois chaînes en difficultés, on passera d'un malade à trois moribonds. Cela viendrait déstabiliser BFMTV et renforcer TF1.
On va expliquer au CSA que c'est juste impossible!" polémique le patron hégémonique.

Autre argument: le passage en gratuit d'une chaîne de la TNT payante "n'est pas anodin. 
Cela a un impact économique et sur la liberté d'expression. C'est quasiment comme si une nouvelle chaîne était lancée". Pour Alain Weill, c'est donc "un changement trop important pour être effectué via une simple décision du collège du CSA. C'est un sujet suffisamment important pour justifier un appel à candidatures". 
Alain Weill édicte les règles pour les imposer au CSA
Toutefois, si une telle possibilité devait exister, Alain Weill souhaiterait qu'elle s'applique uniquement "lors du renouvellement de l'autorisation d'émettre d'une chaîne".

Aurélie Filippetti fluctue


La balle est maintenant dans le camp des sénateurs,
qui doivent examiner cet amendement le 1er octobre. L'attitude qu'adoptera le gouvernement lors du vote est très attendue, car jusqu'à présent Filippetti a balancé, hésitant à assumer le changement...
br>Le 16 juillet, lors de l'examen en commission, la ministre affirma d'abord être "défavorable" à cet amendement, avançant plusieurs raisons: "il s’agit d’attribuer une nouvelle compétence au CSA, ce qui est plus qu’une modification substantielle. Par ailleurs, les chaînes concernées avaient l’occasion de modifier le statut de leurs chaînes au moment de l’appel à candidatures pour les six nouvelles chaînes de la TNT. Enfin, il convient d’évaluer les impacts de la mesure proposée sur l’ensemble du paysage audiovisuel. Tout cela exige du temps". 

Mais, une semaine plus tard, Aurélie Filippetti n'exprime plus d'opposition
 lors du débat en séance, et s'en remet "à la sagesse de l'Assemblée". La ministre de la Culture assure alors: "cet amendement peut correspondre à la volonté que nous partageons de mieux prendre en compte l’évolution des équilibres économiques de l’audiovisuel dans les critères de choix du CSA. [...] C’est une très lourde responsabilité que vous souhaitez confier au CSA. J’en prends acte..."

mercredi 8 mai 2013

Le MoDem, victime du sectarisme hégémonique du PS à Aix et Marseille

Le MoDem s'est fait exclure des primaires PS aux municipales d'Aix et Marseille
Bennahmias, Grosjean "comme derrière"


MoDem et Front de gauche
dans le même mépris 
des démocrates du PS




Cocus et pas contents, les amis de Bayrou

Les responsables du MoDem de Marseille ont qualifié vendredi de "totalement irrationnelle" la décision des instances locales du Parti socialiste (PS) de refuser leur participation aux primaires citoyennes de l' "opposition" organisées pour les prochaines municipales à Aix-en-Provence et Marseille.

L'ingrat PS a tenté de justifier son sectarisme
Selon ces républicains, le MoDem "n'est pas classifié parmi les partis de gauche". 
Or, à Marseille, le MoDem est représenté par son aile gauche et notamment par l'eurodéputé Jean-Luc Bennahmias et par le secrétaire général adjoint du mouvement, Christophe Madrolle, qui ont tous deux appelé à voter François Hollande et soutenu les candidats de la majorité présidentielle aux législatives. Bennahmias a même créé un réseau destiné à fédérer les militants et élus démocrates dans la majorité présidentielle.

"Aux dernières municipales [en 2008], on avait fusionné nos listes au second tour à Marseille, où on a participé à l'élection d'Eugène Caselli [PS] à la présidence de la Communauté urbaine. Et sur Aix-en-Provence, on avait présenté une liste commune PS-MoDem", souligne Jean-Luc Bennahmias
Pour Christophe Madrolle, "Solférino" est apeuré par "un risque de scission de son aile gauche", sous la pression du Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon.


Le double jeu socialiste

Marielle de Sarnez
se néglige-t-elle ?
"En dehors de Rebsamen à Dijon, Destot à Grenoble et Collomb à Lyon, le PS a du mal à assumer sa liaison avec le MoDem", souligne Bennahmias, pour qui le parti a "peur de sa droite, de sa gauche, et a, à la fin, peur de lui-même".

Candidat aux primaires, le socialiste Eugène Caselli accepte mais dit regretter la décision de son parti.
Il souligne "la loyauté et la compétence" des élus du MoDem qui à Marseille sont "porteurs de valeurs républicaines et d'ouverture [qu'il] partage". 
Autre faux-cul, le président du groupe PS de la ville de Marseille, Christophe Masse, a également exprimé sa "surprise" en soulignant que les élus MoDem font "partie intégrante du groupe d'opposition et se comportent comme de vrais alliés du PS".

Les parias de la gauche
"Malgré cette décision totalement irrationnelle, pour ne pas dire plus, nous allons prendre notre part dans le débat des primaires en amenant des propositions innovantes pour les Marseillais", assure le MoDem.

Il manque une prise de position courageuse de Bayrou.



dimanche 22 juillet 2012

Bayrou craint de se faire enterrer vivant

L'ex-candidat à la présidentielle est sorti de sa prostration 



Dans Paillasse,
Canio, le comédien de Léoncavallo,
en plein désarroi
juste avant la représentation fatale,
exhorte son propre personnage à paraître joyeux sur scène

Il a tout perdu

François Bayrou signale sa présence au sortir de son "pays du silence"
Pour la première fois depuis qu'il a perdu son siège de député, le 17 juin dernier, l'ancien candidat à la présidentielle s'est épanché auprès de journalistes d'Europe 1 et du Figaro, histoire de dire qu'il n'a pas l'intention de disparaître du paysage politique, alors qu'il s'effondre dans les enquêtes d'opinion: encore personnalité politique préférée des Français au début de l'année 2012, selon IPSOS, il perd huit points dans le dernier baromètre IFOP pour Paris Match, avec  "seulement" 52 % d'avis favorables, il se rêve toujours en "recours". 
Pour lui non plus, le changement n'est pas pour maintenant

Il n'a pas changé et se croit toujours en pleine campagne présidentielle, quand la presse s'interrogeait sur sa stratégie : "Le jour viendra où la graine semée germera", expliquait-il. Le patron du MoDem, qui n'hésite pas à se comparer à François Mitterrand ou à Lionel Jospin, "devenu Premier ministre quelques années après avoir été battu aux législatives", promet même, sans préciser sous quelle forme, que son courant politique "ressurgira". Comme celle de Jospin, la vie de Bayrou s'est arrêtée en 2002. Un jour de 2011, l'ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius, dit aussi que "Mitterrand est aujourd’hui adulé, mais il a été l’homme le plus détesté de France. Ce qui laisse pas mal d’espoir pour beaucoup d’entre nous…"


Toujours arc-bouté sur sa ligne Maginot d'indépendance pure et dure, il fait mine de ne pas s'intéresser aux "petits jeux" de la "brouette de grenouilles". À savoir : les Jean-Louis Borloo, Jean-Christophe Lagarde et autres lieutenants du centre droit, qui, chacun à la tête d'un parti, essayent de tomber d'accord sur la meilleure manière de constituer une structure unique. Si aucun d'entre eux ne ferme la porte à celui qui fut, pour beaucoup, leur mentor, tous condamnent son "erreur" stratégique depuis 2007. C'est même le choix d'une stratégie strictement présidentielle qui, en creux, est rejeté par ces lieutenants qui tirent avec lucidité les leçons d'un égarment individuel et cherchent à se reconstruire par la voie parlementaire, avant un débat nécessaire sur la question des primaires, avec ou sans l'UMP - et dans une alliance claire avec la droite. 

"Trois vaines tentatives"

Vendredi matin, le président de l'Alliance centriste, Jean Arthuis, qui avait soutenu François Bayrou jusqu'à l'entre-deux-tours, a d'ailleurs exprimé sur son blog, dans une formule lapidaire, son envie de tourner la page : "La stratégie axée sur l'élection d'un président de la République ni de droite ni de gauche, après trois vaines tentatives, est une impasse." Mais, plus officieusement, l'un des leaders de ces formations de centre droit, qui, comme les autres, avaient soutenu Sarkozy et regretté publiquement la décision de Bayrou, confie l'avoir "encouragé" à faire ce choix, non pas parce qu'il partageait son avis, mais parce qu'il lui reconnaissait une certaine "cohérence" dans son évolution politique.
Bayrou, lui, n'admet toujours pas de regrets à avoir voté François Hollande : "Quand vous allez au bout de vos idées, vous avez parfois des moments difficiles. D'autres ont vécu ça", commente obstinément celui qui, aux dires de plusieurs de ses proches, n'a pris sa "décision historique" qu'après avoir consulté ses enfants par téléphone ! Au terme d'une longue carrière nationale, Bayrou a fait la preuve de son aveuglement face à l'intransigeance de l'hégémoniquParti socialiste. 
Une erreur mortelle d'appréciation que, malgré son ego, Mélenchon n'a pas commise.

 

mardi 26 juin 2012

Les premiers cocus du quinquennat Hollande sont Verts


Les Verts et l’Ecologie, premiers cocus du quinquennat de Monsieur Hollande

Le pédalo donne de la gîte...


Depuis quelques jours, s’accumulent les tensions entre le PS et Europe Ecologie-les Verts


Déjà existants et liés notamment à l’éviction de Nicole Bricq du ministère de l’écologie, les points de friction se multiplient. 

Ces tensions se sont notamment manifestées lors de l’élection du président de l’Assemblée nationale du mardi 26 juin, confirmant les innombrables incohérences mettant en péril la solidité de la majorité présidentielle, comme sur la question de la dépénalisation du cannabis, par exemple, qui traduisent l’irritation de certaines formations de gauche à l’égard de l’attitude hégémonique d’un PS désormais détenteur de tous les pouvoirs politiques. 
Les 17 députés EELV ont tout simplement décidé de voter blanc, refusant ainsi de voter pour le candidat socialiste Claude Bartolone ! Ce dernier, élu avec 298 voix contre 185 pour le sortant UMP Bernard Accoyer, n’a donc pas bénéficié de l’apport des voix écologistes, qui ont ainsi voulu protester contre le refus du PS de leur accorder la présidence de la commission du développement durable de l’Assemblée
" Au vu du mode de gestion de la majorité en ce début de législature, nous votons blanc ", a déclaré le coprésident du groupe écologiste, François de Rugy
Le député de Paris Denis Baupin (EELV) a quant à lui dénoncé “un accord non respecté”, en ajoutant : " On veut continuer à discuter jeudi, à partir du moment où il y avait un accord qui n’a pas été respecté ". Il a évoqué cet accord secret entre Cécile Duflot, alors secrétaire nationale des Verts, et Martine Aubry, premier secrétaire du PS, prévoyant l’attribution au groupe EELV d’une présidence de commission et d’une vice-présidence de l’Assemblée. 
En contrepartie, le PS a proposé à EELV une vice-présidence de l’Assemblée et la présidence de la commission aux affaires européennes, qui ne fait pas partie des huit commissions permanentes. 

Le président du groupe socialiste, Bruno Le Roux a regretté ce vote, en affirmant, en lange de bois, qu’ils “avaient le choix entre un candidat de gauche et un candidat de droite : moi dans ces cas là, je vote toujours pour un candidat de gauche”. Il a ajouté : " Il faut qu’on apprenne à travailler de manière plus générale et sans spécialité acquise les uns avec les autres. De ce point de vue, je trouve que la proposition de la commission des affaires européennes aux Verts montre bien, face aux enjeux de l’Europe, la façon dont nous entendons travailler ensemble dans cette majorité ". 

Cette fronde montre toute la considération du PS à l’égard de ses partenaires de la majorité. 

Ainsi que l’incohérence de
cette majorité, dont les composantes ne sont pas prêtes à travailler ensemble. 

Mais le coup de sang des écologistes remonte en fait au remaniement ministériel du gouvernement Ayrault consécutif aux élections législatives, et au cours duquel la ministre de l’écologie, Nicole Bricq, a été mutée au Commerce extérieur en raison de la question des forages Shell au large de la Guyane, forage auquel la ministre n’était pas favorable. 

Cette mutation marque un revirement gouvernemental
sur le sujet qui a provoqué une vaste polémique : les défenseurs de l’environnement ont vivement critiqué l’attitude du gouvernement. Pascal Durand, qui vient de succéder à Cécile Duflot à la tête d’EELV, a ainsi déclaré : “Je ne sais pas si elle est vraiment partie à cause du forage en Guyane, si c’est le cas, c’est très grave, c’est un très mauvais signal que ce gouvernement enverrait à l’écologie, et même en général à la société”, en ajoutant : " L’écologie n’est pas une variable d’ajustement en fonction du moment et de l’humeur des uns et des autres ". 

Pour calmer une polémique qui ne s’apaise pas, Delphine Batho, nouvelle ministre de l’Ecologie, a promis une refonte du code minier, précisant dans un communiqué : " Cette refonte a pour objectif de renforcer les procédures de concertation des populations concernées par les demandes de permis d’exploration et d’exploitation d’hydrocarbures préalablement à leur autorisation ".

En réalité, le gouvernement Ayrault a cédé aux pressions de la compagnie Shell mais aussi des élus guyanais qui espèrent par ce forage des retombées économiques importantes. 
Jean-Vincent Placé, chef de file des Verts au Sénat, a parlé de “premier bémol” du gouvernement, indiquant que le gouvernement envoyait ainsi un “drôle de message”. 
 Pour la sénatrice UMP Chantal Jouanno, il s’agit là d’une "trahison par rapport aux principes de l’écologie". On l’a vu pendant la campagne présidentielle, avec une quasi-absence de propositions dans le programme socialiste, et on continue à le voir maintenant que le PS a pris les rênes du pouvoir : l’écologie est loin d’être une priorité du gouvernement socialiste, alors que le principal allié du PS au sein de la gauche non-socialiste est…EELV. 

La Droite, depuis 2002, et surtout sous le quinquennat Sarkozy avec le Grenelle de l’environnement, a montré qu’elle était capable de traiter ce sujet, essentiel, de manière sérieuse et même efficace. 
Il revient à la Droite, maintenant qu’elle est dans l’opposition, de proposer également une alternative sur les questions d’écologie complètement négligées par une gauche désireuse avant tout d’augmenter les dépenses et de réaliser des cadeaux électoraux avec de l’argent qui n’existe pas, tout en pratiquant la langue de bois sur le matraquage fiscal, désormais évident, qui est en préparation.

vendredi 25 mai 2012

Législatives: Bayrou lance un SOS au PS

Le centriste bientôt sanctionné par l'ingratitude du président Hollande    


Le MoDem prend la mesure de l'hégémonisme socialiste 

Jean-Luc Bennahmias juge sévèrement l'attitude "trop rigide" du PS à l'égard de François Bayrou et des candidats MoDem aux législatives.

Le député européen [sous l'étiquette des Verts] et cadre du mouvement démocrate [MoDem] s'épanche auprès de L'Express du 25/05/2012:

François Bayrou est donné battu dans sa circonscription face à la candidate PS, êtes-vous déçu par l'absence de renvoi d'ascenseur de la part des socialistes ?

Jean-Luc Bennhamias: Je suis simplement mécontent que le gouvernement ait été bâti autour des seuls socialistes et Verts. Quand on imagine les difficultés qui se profilent pour le pays, et au vu de la position historique prise par François Bayrou... C'est au PS de prendre ses responsabilités. Et notamment de se poser cette question: est-il utile d'éliminer un responsable politique ayant pris une position si courageuse pendant la campagne ?

Cette absence de soutien socialiste a-t-elle découragé les cadres du MoDem pour les législatives ?

(Soupir) Vous n'avez qu'à voir le nombre de responsables du MoDem qui se présentent... A titre personnel, je n'ai jamais discuté avec le PS. Leur position est beaucoup trop rigide.

Revenons sur la campagne présidentielle. L'agence Moody's ne dégrade finalement pas la France, qui emprunte à des taux très bas. Avec du recul, le MoDem n'a-t-il pas pêché par excès de catastrophisme?

Je ne crois pas... Enfin, on s'est peut-être trompé de quelques semaines. Mais dans le fond, ce que nous disions était malheureusement vrai et va se vérifier. Notre plus grosse erreur, c'est simplement de n'avoir pas su expliquer comment le rassemblement allait s'opérer autour de François Bayrou. 

Etes-vous candidat à un poste au gouvernement après les législatives ?

Oui, c'est de notoriété publique. Après avoir pris cette position durant la campagne, je me considère comme faisant partie de la majorité présidentielle. Mais je n'attends rien, je ne vais pas entamer un sit-in devant Matignon !







Bayrou supplie-t-il Hollande
d'intercéder en sa faveur
auprès de la Ch'tite Aubry,
soucieuse de faire élire des Verts ?


=> Cet ex-Verts est Gros-Jean comme devant


N'avait-il pas soutenu l'alliance avec la gauche, Verts pluriel, qui permit à Dominique Voynet de mettre en minorité la ligne " ni-gauche-ni droite " d'Antoine Waechter, et ne négocia-t-il pas l'arrivée du socialiste Noël Mamère chez les Verts radicaux ?

Bayrou aurait-il fait le mauvais choix?
Le centriste renégat risque de tomber du côté où il a penché, mais, prévenus,  les électeurs  commettront-ils la même erreur ?

lundi 14 mai 2012

La république socialiste du respect exclut-elle l'extrême gauche ?



Jean-Luc Mélenchon demande à être respecté du PS



Jean-Luc Mélenchon,  s'en est pris à l'hégémonie socialiste

Candidat des communistes face à Marine Le Pen aux élections législatives à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), il  a demandé lundi que sa candidature soit "respectée" par le Parti socialiste.
Le PS est en effet divisé sur la candidature de l'ancien député socialiste qui poursuit de sa haine la présidente du FN implantée dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais, et a décidé d'y maintenir son propre candidat. 
Le parti du président-élu renforce ainsi les chances de réussite de l'extrême droite au premier tour, le temps de voir jusqu'à l'entre-deux tours et quitte à soutenir le mieux placé au second."Je pense qu'ils devraient me respecter car sur place, leurs exploits ne sont pas si remarquables", a dit le leader du Front de gauche sur France Inter. "La dernière municipale à Hénin-Beaumont, à un cheveu près nous la perdions compte tenu des comportements du Parti socialiste dans cette circonscription", a-t-il ajouté.
Jean-Luc Mélenchon, qui a officialisé son parachutage samedi, a estimé qu'il n'avait aucun intérêt personnel à se présenter dans cette circonscription où le Front national s'est progressivement implanté, sur fond de chômage qui atteint  un taux de 15,5%, et de l'affaiblissement des élus socialistes locaux par des affaires de corruption à répétition.
Au premier tour de l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon a obtenu 14,85% des voix à Hénin-Beaumont, loin derrière Marine Le Pen, arrivée en tête avec 42%. Aux municipales de 2009, le FN avait recueilli 47,62% des voix dans cette ville.
"La dernière fois que les socialistes ont dit d'un air très prétentieux qu'ils n'avaient besoin de personne pour garder la commune d'Hénin-Beaumont, ça s'est passé à un cheveu qu'on la perde", a-t-il rappelé. "J'estime que ma présence sur place, celle du Front de gauche, permet de fortifier un rapport de force à gauche qui va nous donner les meilleurs moyens pour battre la droite et l'extrême droite."

Ce parachutage  a également suscité l'inquiétude du côté d'Europe Ecologie-les Verts.
"J'ai l'impression qu'à Hénin-Beaumont, Jean-Luc Mélenchon, avec son système de communication du bruit et de la fureur, va créer plus de problèmes à la gauche qu'il ne va apporter de solutions", a perfidement déclaré lundi sur RFI Jean-Vincent Placé, sénateur d'Europe écologie-Les Verts et allié radical et soumis du PS.
Dans un entretien au journal socialiste Libération, le leader du Front de gauche, qui refuse d'entrer dans un gouvernement socialiste et d'honorer ses promesses de campagne d'un SMIC à 1700 euros et d'un salaire maximum , promet que s'il entre à l'Assemblée nationale, il ne sera ni dans la majorité ni dans l'opposition.
"Nous ne sommes pas dans la majorité puisque nous ne sommes pas au gouvernement. Mais ça n'a pas de sens de se considérer dans l'opposition", dit-il. "Nous ne voterons jamais de motion de censure venant de la droite. En revanche, nous ne prendrons pas d'engagement sur le vote du budget."
Après F. Bayrou, voici un marginal de plus
Et incohérent ! Le candidat des communistes qui en campagne appelait ses électeurs à prendre le pouvoir, pas plus qu'eux, n'en veut lui-même ! 

mardi 1 mai 2012

Hollande refuse les débats mais prétend imposer les thèmes de campagne


Hollande décide que la "frontière" n'est pas "le sujet principal" de l'élection


Hollande décide pour les autres quand on ne lui demande rien,
mais convoque les syndicats ou des commissions quand la décision lui apprtient !



François Hollande aimerait imposer ses thèmes au président-sortant

L
e candidat suppléant de D. Strauss-Kahn a estimé lundi que le thème de la frontière développé dimanche par Nicolas Sarkozy n'est "pas "le sujet principal" de l'élection

Sur Europe 1, le candidat socialiste a donné son sentiment: "Je ne pense pas que la frontière soit le sujet principal de l'élection présidentielle". Ca le regarde et les Français jugeront. Le journaliste complice lui tendait ainsi la perche sur le discours de Nicolas Sarkozy, dimanche à Toulouse, où il a souligné l'"enjeu majeur" de "remettre les frontières au centre du débat et de la question politique".

Le socialiste de salons confond causes et conséquences

Plutôt que de désépaissir le flou de ses intentions, Hollande a accusé le président-candidat d'être responsable des problèmes qui peuvent se poser autour de la question.

François Hollande a déclaré des banalités

"La France n'a jamais été sans frontières. La France n'est pas ouverte à tous. La preuve, c'est que nous avons des règles et des principes pour entrer sur le territoire. Elle n'est pas ouverte à tous les produits.... Ne laissons pas penser qu'il y a eu dans ces dernières années une espèce d'acceptation". Le candidat du changement n'a rien rien voulu préciser de l'avenir des Français si une majorité, si faible soit-elle, le désignait.
En généraliste, le candidat "normal" s'est abstenu d'informer les électeurs sur les moyens qu'il mettrait en oeuvre
" Certes, a-t-il relevé, il faut empêcher l'entrée de produits "qui ne respectent pas précisément des considérations écologiques ou sociales" ou encore "maîtriser l'immigration", et c'est au niveau européen, a-t-il ajouté, sans rien dire. 
Sur la défensive, il s'est réfugié dans la polémique
Oublieux de l'opposition socialiste à tout au Parlement, il s'est encore lancé dans le dénigrement. " Toutefois, s'il y a une "Europe offerte" et s'il y a eu "la levée d'un certain nombre de règles", "qui en a décidé ? Qui est le président de la République depuis cinq ans ? Qui a présidé le G20 ? Qui a présidé l'Union européenne ?, a lancé François Hollande à l'adresse de Nicolas Sarkozy.
Le président-sortant que l'Europe loue comme meneur d'hommes n'est pas prophète ni Rue de Solférino ni à Libération !
Le débatteur qui refuse les débats se fait les questions et les réponses

"On viendrait vous dire: au bout de dix ans, nous constatons finalement que nous ne maîtrisons pas la mondialisation, c'est vrai, la mondialisation n'est pas maîtrisée", s'est-il étonné. "C'est le président de la République, Nicolas Sarkozy, qui a été aussi ministre de l'Intérieur pendant cinq ans, qui a été le responsable de la politique migratoire", a-t-il accusé sans faire avancer la réflexion.

François Hollande doute de François Bayrou

Le député de Corrèze ne touche toujours pas le sol 

Hollande a également déclaré lundi qu'il ne voulait pas "peser" sur une décision éventuelle de François Bayrou concernant sa candidature, répétant qu'il n'est pas question pour lui de "négociations" entre les deux tours. "Je ne veux pas peser sur sa décision", a souligné le candidat socialiste sur Europe 1.
Comme Martine Brochen-Aubry n'a pas pesé non plus sur la décision des Verts d'Europe-Ecologie?

Hollande ostracise les électeurs du MoDem

"Il est libre, il n'appartient pas à la gauche, il l'a dit, il n'appartient pas à la droite. C'est tout son problème et c'est une partie de la solution", a-t-il jugé, décidé à ne pas s'abaisser. "Je ne fais pas de négociations entre les deux tours. Je l'ai toujours dit. Je rassemble la gauche d'abord. Elle s'est elle-même mise en mouvement derrière ma candidature", a poursuivi le candidat socialiste. Attendons la prochaine nuit sans lune pour un complot au centre !

A noter que dans le même réflexe d'hégémonique, il exclut pareillement l'électorat de l'extrême droite.

Ainsi, Bayrou et ses électeurs n'ont-ils rien à espérer de la gauche socialo-communiste: ils n'ont pas les mêmes valeurs... Savoir si les serviettes du centre se mélangeraient donc avec les torchons de gauche et d'extrême gauche.