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samedi 25 janvier 2020

Concentration de la presse: Niel autorisé à ajouter Nice-Matin à ses autres media

Feu vert définitif de la justice au rachat de Nice-Matin par le magnat de la presse

L’Autorité de la Concurrence autorise sans engagements Xavier Niel à prendre le contrôle du quotidien régional

Anciennement Conseil de la concurrence, elle est une autorité administrative indépendante (A.A.I.) dont la présidence est toutefois attribuée sur proposition des commission des affaires économiques du Sénat et de l'Assemblée nationale, conformément à l'article 13 de la Constitution. En 2016, la majorité présidentielle était socialiste.
Depuis octobre 2016 et pour cinq ans l'actuelle présidente est une conseillère d'Etat, Isabelle de Silva, une ex-membre du conseil d'administration de la caisse de retraite des personnels de l'Opéra national de Paris.De manière embarrassante au regard de ses prétendues neutralité, vis-à-vis des media, et indépendance, à l'égard du pouvoir, celle qui livre Nice-Matin à Xavier Niel (propriétaire de Free et copropriétaire du groupe Le Monde) est la même qui, dès les premiers mois de son mandat à la tête de l'Autorité, condamna à une amende de 80 millions d'euros le groupe Altice de Patrick Drahi (Libération et BFM) pour la pratique de gun jumping après qu'il a réalisé de manière anticipée deux opérations de concentration notifiée en 2014, et, se flattant de son féminisme qui, au jour de sa nomination clama son désir "d'aider les femmes autour [d'elle] à développer leur carrière et à saisir des opportunités ", renforce aujourd'hui l'emprise sur l'opinion d'un homme condamné en octobre 2006 à deux ans d'emprisonnement avec sursis et à 250.000 euros d'amende pour recel d'abus de biens sociaux datant de 2001 à 2004 dans un 'peep-show' dont il était actionnaire. On ne refuse rien à une fortune personnelle de 5 milliards qui épouse la fortune d'un autre homme d'affaires, Bernard Arnault (groupe LVMH, le plus riche du monde, avec des actifs valorisés à 109 milliards de dollars américains), en la personne de Delphine Arnault.
Après être entrés en négociation exclusive l’année dernière avec Nethys en vue de la reprise d'une part majoritaire des 34% détenus par le groupe belge dans le journal Nice-Matin, Xavier Niel et sa holding NJJ ( Le Monde, L’Obs) ont par la suite eu le champs libre après le retrait surprise du milliardaire franco-libanais Iskandar Safa alors en course pour racheter le solde des 66 % détenus par les salariés actionnaires du journal.

L’Autorité de la concurrence a aggravé la main mise sur la presse par des hommes d'affaires et la concentration de la presse en autorisant le fondateur de Free et NJJ, qu’il détient à 100%, à prendre ce lundi 20 janvier le contrôle exclusif du groupe de presse, lequel édite les titres Nice-Matin, Var-Matin et Monaco-Matin. 
Un nouveau pas en arrière est franchi, préfigurant le "monde nouveau" de Macron.

Cette autorité administrative indépendante est censée lutter contre les pratiques anticoncurrentielles

Après examen (!), elle n'a constaté aucun chevauchement d’activité en ce qui concerne la presse écrite.
“Compte tenu des différences de nature qui existent entre les différents titres édités par GNM (titres de presse quotidienne régionale) et NJJ (titres de presse quotidienne nationale et magazines), l’opération ne donne lieu à aucun chevauchement d’activité dans le secteur de la presse écrite”, a tranché l’Autorité.

Cette autorité fantoche reconnaît pourtant "des chevauchements d’activités (qualifiés de "très limités") sur les marchés de l’exploitation de sites éditoriaux en ligne et de la vente d’espaces publicitaires en ligne”. 
Qu'à cela ne tienne, compte tenu de différences très marquées entre les lectorats de ces différents journaux et la faible diffusion payante des titres édités par NJJ dans les départements du Var et des Alpes-Maritimes, l’Autorité a écarté tout risque de vente liée.

La holding de Xavier Niel s’est engagée à conserver le contrôle de Nice-Matin pendant cinq ans, tout en promettant d’investir plus de 50 millions d’euros.

vendredi 6 juin 2014

Concentration de la presse aux mains de quelques riches socialistes: après Le Monde, le Nouvel Observateur

Les milliardaires, amis de Hollande, peuvent s'emparer  du Nouvel Observateur

Pierre Bergé, Xavier Niel et Matthieu Pigasse sont autorisés à racheter le groupe de presse de Claude Perdriel
Trois des oligarches socialistes:
Pigasse, Bergé, Niel
Bien que chargée de lutter contre les pratiques anti-concurrentielles, l'Autorité de la concurrence a donné son feu vert au rachat du Nouvel Observateur par des hommes d'affaires, les nouveaux propriétaires du quotidien Le Monde (2010), Xavier Niel, Pierre Bergé et Matthieu Pigasse. En 2011, la fortune de ce dernier était (sous-) estimée à 120 millions d'euros.

Pluralisme de la presse en danger
Nommés par le ministre des Finances, les membres de cette Autorité de la concurrence viennent de rendre une décision par laquelle ils autorisent la prise de contrôle du Nouvel Observateur par les milliardaires socialistes Pierre Bergé, un industriel du grand luxe (maison de haute-coutre Yves-Saint-Laurent) et soutien médiatique et financier du PS, Xavier Niel, qui investit en 2010 dans plusieurs start-ups liées à l'information en ligne (Mediapart, Bakchich) et qui possède Monaco Telecom, et Matthieu Pigasse, banquier passé par les cabinets ministériels de Dominique Strauss-Kahn et de Laurent Fabius.


Cette opération s'effectue via leur structure commune Le Monde Libre,
propriétaire du groupe Le Monde.

Elle porte sur l'acquisition de 65% du Nouvel Observateur pour la somme de 13,4 millions d'euros. Le fondateur du magazine, Claude Perdriel, indutriel en sanibroyeurs, conserve 35%. Que penser donc désormais de l'affirmation de la presse de gauche selon laquelle les media seraient toujours en majorité intégrés à des groupes industriels, Mediapart nommant exclusivement Lagardère (propriétaire du magazine féministe Elle, Télé 7 jours, Le Journal du dimanche, dont des journalistes protestèrent en 2010 contre la position du groupe Lagardère vis-à-vis du pouvoir, affirmant  que le JDD, "pas plus que n'importe quel autre media, n'a à se plier aux désirs d'un pouvoir, ni à céder aux pressions ou aux menaces, d'où qu'elles viennent", de Paris Match, qui employa l'ex-concubine du président Hollande, et Europe 1, dont le PDG, Denis Olivennes, vient du Nouvel Observateur, et qui tous militèrent néanmoins pour le candidat de la gauche, Bouygues (groupe TF1 qui détient la chaîne de télévision éponyme et à 100 % les chaînes Eurosport, LCI, NT1, 80 % de TMC, 50 % de TF6 et 100 % de l'édition française de presse gratuite, Métronews), Dassault qui ne possède quasiment plus que Le Figaro?...

L'acquisition ne porterait pas atteinte à la concurrence !... 
L'Autorité a considéré que l'opération "n'est pas susceptible de porter atteinte à la concurrence dans la mesure où les parts de marché cumulées des parties restent limitées sur tous les marchés de la presse magazine". 
Même si les acheteurs cumuleront la possession de deux groupes de presse, les différents titres de la nouvelle entité devront encore "faire face à des concurrents importants, tel que le groupe belge L'Express-Roularta (L'Express, L'Expansion, Lire, L'Étudiant), Le Point (appartenant, via la holding Artémis, à l'ancien propriétaire du groupe Pinault-Printemps-Redoute, l'homme d'affaires François Pinault, lequel, en 2012, fit connaître son intention de voter pour François Hollande), Le Figaro, Lagardère Active, Prima Media ou encore Marianne (hebdomadaire fielleux orienté à gauche et anti-Sarkozyste)", souligne l'Autorité. Le groupe du Nouvel Observateur a enregistré une perte nette de 9,8 millions d'euros en 2013.


Pourtant, le groupe Le Monde concentre déjà plusieurs titres de presse
Télérama, magazine culturel ;
Courrier international ;
La Lettre de l'éducation ;
Le Monde diplomatique (51 %)
La Vie, hebdomadaire chrétien social. Or, l'Autorité de la concurrence n'est pas perturbée par le risque d'ingérence de Bergé dans la ligne rédactionnelle du Nouvel Observateur. En juin 2013, le socialiste totalitaire, propriétaire du groupe Le Monde et militant de la cause homosexuelle, avait portant fait savoir qu'il "désapprouve en tous points les éditoriaux de La Vie contre le mariage pour tous". Pierre Bergé menaça même d' "abandonner La Vie si de telles prises de position devaient se reproduire".

A titre privé, le banquier Matthieu Pigasse est déjà un magnat de la presse
L'Autorité de la concurrence ne voit pas d'inconvénient non plus à ce que ce banquier, directeur général délégué de la banque Lazard en France et vice-président de Lazard en Europe, soit propriétaire et président du magazine Les Inrockuptibles depuis 1986, et non seulement actionnaire du journal Le Monde mais aussi du Huffington Post
Cette instance administrative n'est encore pas interpellée par cette autre atteinte à la concurrence. Rien ne semble la retenir dans son favoritisme socialiste, puisque Pigasse a pourtant montré de quoi il est capable par amitié socialiste en nommant directrice générale chargée de l’éditorial, Audrey Pulvar, alors concubine du ministre PS Arnaud Montebourg.
Le Monde annonça le lancement, en janvier 2012, de la version française du site l'américain The Huffington Post. L'ex-épouse du candidat PS à la présidentielle 2012, Anne Sinclair, est la première directrice éditoriale de cette version française.Or, ce site est détenu à 51 % par la maison-mère américaine, à 34 % par Le Monde et à 15 % par le banquier Matthieu Pigasse.
Tout le monde y voit la concentration de la presse entre quelques mains socialistes, sauf l'Autorité de la concurrence...

Le troisième repreneur du Nouvel Observateur n'est pas un modèle de vertu
Xavier Niel n'est pas seulement vice-président du groupe de télécommunications français Iliad, maison mère du fournisseur d'accès à Internet et opérateur de téléphonie mobile Free. Ce troisième larron a aussi été mis en examen et placé en détention provisoire à la prison de la Santé (Paris) pendant un mois en 2004 pour proxénétisme aggravé et recel d'abus de biens sociaux concernant un de ses "peep-shows". En 2005, le juge d'instruction Renaud Van Ruymbeke rendit une ordonnance de non-lieu en sa faveur, concernant les accusations de proxénétisme: Niel était déjà quasiment intouchable, comme co-concepteur de la Freebox...
Mais Niel est encore condamné en octobre 2006 à deux ans d'emprisonnement avec sursis et à 250.000 euros d'amende pour recel d'abus de biens sociaux datant de 2001 à 2004 pour cette affaire de "peep-shows" dont il était actionnaire et pour lesquels il perçut quelque 200.000 euros sur trois ans. Suite à cette affaire, Xavier Niel attaqua plusieurs fois en diffamation le journal Libération et l'auteur d’articles évoquant ses démêlés judiciaires. Xavier Niel et la société Free furent déboutés en 2008 et condamnés à verser des dommages-intérêts à Libération pour procédures abusives, mais l'Autorité de la Concurrence n'y a pas vu depuis la volonté de ce candidat à la reprise du Nouvel Observateur une volonté de museler la presse...


Et pour mémoire, le quotidien socialiste  Libération a pour actionnaires de référence les hommes d'affaires Bruno Ledoux - Société minière et métallurgique de Penarroya (Metaleurop), propriétaire du siège du journal et fondateur et actionnaire de référence du Groupe Colbert, auteur de nombreuses acquisitions en partenariat avec les principales banques d'affaires mondiales Lehman Brothers - et Édouard de Rothschild, homme d'affaires dont le magazine Challenges (groupe de presse Perdriel) estima la fortune (avec David de Rothschild ) à 315 millions d'euros, en 2007.

L'aveuglement de l'Autorité de la concurrence interpelle les démocrates 

Elle vient en effet d'accorder une prime à Bergé pour ses odieux propos publics

En novembre 2009, il accusa le Téléthon de "parasiter la générosité des Français d'une manière populiste".
lors du débat sur l'ouverture du mariage aux couples du même sexe, cet octogénaire déclara à propos de la GPA: "Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l'usine, quelle différence ?"

Le 16 mars 2013, le vieillard indigne, militant de la cause homosexuelle et de la lutte contre le sida, récidiva sur Twitter, avec cet ignoble message : "si une bombe explose sur les Champs à cause de #laManifPourTous, c'est pas moi qui vais pleurer".
En septembre 2013, ce socialiste haineux se déclara favorable à la suppression de toutes les fêtes chrétiennes en France.

Le destin du Nouvel Obs est-il dans de bonnes mains ?
Début 1987, P. Bergé lança le magazine Globe, qui soutint la candidature de François Mitterrand en 1988.
En 1990, il co-fonda Courrier international qui se fit racheter par le groupe Le Monde. 
En 1993, il aida aussi au lancement du magazine Globe Hebdo qui, déficitaire, stoppa ses activités l'année suivante.

lundi 23 décembre 2013

Conseil d'Etat: coup de frein au monopole de Canal+ sur la télévision privée

Le Conseil d'État veut brider Canal+, selon l'AFP 

Le tribunal administratif a annulé l
'autorisation drachat de Direct 8 et Direct Star à Canal+ par l'Autorité de la concurrence 


En 2011 et 2013, l'Autorité de la concurrence
a remis en cause cette fusion:
  le 
groupe Canal+ n'a pas respecté  ses engagements
Les juges ont estimé lundi que le groupe acquiert trop de droits de rediffusion des films français récents en clair.

Cette décision ne prendra effet qu'au 1er juillet 2014 pour que, d'ici là, l'Autorité de concurrence puisse réexaminer l'opération et imposer à Canal+ des contraintes supplémentaires, a expliqué le Conseil. 

Le Conseil d'Etat n'annule pas le rachat 
 en 2012 des deux chaînes Direct 8 et Direct Star par Canal+ auprès du groupe Bolloré en 2012.

Saisie par les rivaux de Canal+, TF1 et M6, la plus haute juridiction administrative a aussi partiellement annulé l'agrément du Conseil supérieur de l'audiovisuel sur cette opération. En 2011, Bolloré, qui détenait Direct 8 et Direct Star, avait en effet conclu un accord pour en apporter 60% à Vivendi, maison-mère de Canal+. En 2012, l'Autorité de la concurrence et le CSA avaient donné leur accord. 


L'Autorité de la concurrence a commis "une erreur d'appréciation", estime le Conseil d'Etat.
Elle a en effet accepté que Canal+ s'engage à ne pas acheter  les droits de diffusion de plus de 20 films français par an, à la fois pour la chaîne cryptée (payante) sur Canal+ et en clair, sur ses nouvelles chaînes gratuites de la TNT, rebaptisées D8 et D17. 

Dénonciation d'un conflit d'intérêts

La manigance aurait pu passer inaperçue, avec la complicité des media, mais pour le Conseil, cet engagement sur 20 films maximum ne suffit pas à éviter un monopole de Canal+ sur les droits de rediffusion des films français récents en clair, sachant que la chaîne (co-)produit des films et négocie les droits en même temps, ce qui lui donne une emprise considérable, explique le Conseil. 

A titre d'exemple de main mise du groupe sur l'industrie du cinéma, Canal+ est maîtresse d'oeuvre du Festival de Cannes. Sans pudeur, le JDD s'était esbaudi sur les scores d'audience de la cérémonie de clôture 2013, les meilleurs depuis 2006. 
Une consolation pour la chaîne après le dérapage dimanche soir sur Twitter, à propos de la Palme d'Or attribuée aux deux rôles principaux de La Vie d'Adèle d'Abdellatif Kechiche qui remporte la Palme d’or, mais se fait recaler -hors des frontières- à la sélection aux Oscar...


Cette palme pourrait d'ailleurs interpeler également le Conseil d'Etat sur la position dominante de la société Pathé et la dynastie Seydoux...

Non seulement Canal+ peut remporter les droits exclusifs -en payant et en clair- pour 20 films, mais pour les autres,
la chaîne, compte tenu de son rôle dans le financement de la plupart des films français, peut souvent remporter  aussi les droits de diffusion en clair pour les 2ème et 3ème passages télé. Il ne reste aux chaînes rivales que les droits du 1er passage télé.
Ce point particulier des 2ème et 3ème fenêtres de diffusion n'avait pas été couvert par les demandes de l'Autorité de la concurrence en 2012. 
Une autre question serait celle de l'exclusivité des droits de retransmissions accordée à France Télévisions: en soutien d'un service public pléthorique en déficit, plutôt que de faire la chasse au gaspi ?

Le Conseil d'Etat a aussi constaté un vice de forme

La décision de l'Autorité de concurrence aurait dû être adoptée par une formation collégiale et non par son seul président, Bruno LasserreCet ex-président du groupe de travail du Commissariat général au Plan sur " l'Etat et les nouvelles technologies de l'information " (1999-2001) est ...conseiller d'Etat !
C'est encore ce Bruno, énarque et grand manitou du monde des media, de l'Internet et des télécoms, qui a rendu en mars dernier un avis sur les conditions d'entrée de Free sur le marché des mobiles. Le gouvernement socialo-écolo lui avait confié le soin de donner son accord  avis sur l'accord d'itinérance qui a permis à Free d'utiliser le réseau d'Orange. Une décision (collective?) de l'Autorité de la concurrence prévoit que dès 2016, l'opérateur sera privé du réseau d'Orange dans les zones denses.

dimanche 15 février 2009

Outre-Mer : Jégo ouvre plusieurs chantiers de fouilles socio-économiques

Le secrétaire d’Etat met au jour les mesures que minimisent les activistes

Le secrétaire d’Etat met la situation à plat
Yves Jégo a assuré samedi que l'Etat serait "très volontariste pour aider" les économies des départements d'Outre-Mer et "amener des réponses sociales", mais "très rigoureux pour faire respecter l'état de droit".

Un gouvernement fouille les fonds ultra-marins

  • Il a indiqué qu'il saisirait "par courrier dès ce week-end" l'Autorité de la concurrence pour qu'elle "puisse travailler le plus rapidement possible", et "nous dire comment se formatent les conditions de distribution de l'essence et des produits de consommation courante".
    Cette autorité devra rendre ses conclusions avant l'été.
    "Il faut y voir clair", "pour que nous puissions rentrer dans le vif du sujet dans ce premier semestre", a-t-il expliqué à quelques journalistes à l'issue d'une rencontre avec le président de l'Autorité de la concurrence, Bruno Lasserre, au ministère de l'Outre-mer.
    "Si l'organisation de l'économie insulaire outre-mer n'est pas conforme au droit français, nous irons à des sanctions", a-t-il ajouté.

  • Dans la foulée de ses entretiens avec M. Lasserre, M. Jégo a reçu le Haut Commissaire aux solidarités actives, Martin Hirsch. Il a confirmé que le RSA toucherait "tous les départements" ultramarins, y compris Mayotte lorsque l'île sera dotée de ce statut (les Mahorais doivent se prononcer fin mars par référendum sur la départementalisation).
    "C'est l'engagement du Premier ministre, Martin Hirsch le confirme, et nous travaillons pour qu'il puisse être mis en place dès cette année," a dit Y. Jégo à l'issue de cette rencontre.
    "Si la demande est d'aller plus vite, on va aller plus vite" et "mettre les bouchées doubles", a déclaré pour sa part Martin Hirsch.
    "Il faut qu'on regarde exactement combien de personnes sont concernées, qu'on regarde aussi les circuits, puisque le RSA en métropole (...) mobilise les caisses d'allocations familiales, les conseils généraux, etc", a également expliqué M. Hirsch.
    "Il faut regarder comment ça s'articule avec les dispositifs spécifiques d'outre-mer, comme le RSO (Revenu de solidarité active Outre-mer), c'est donc un gros, gros chantier", a-t-il ajouté.

    Yves Jégo a également précisé qu'il avait reçu "mandat du Premier ministre pour réadapter" le projet de loi de développement économique de l'Outre-mer, "négocié avant la crise", et qui sera examiné le 10 mars par le Sénat.
    Ce qui convenait ne satisferait plus…
    "Je vais retravailler les paramètres, concernant les baisses de charges, les exonérations d'impôts des entreprises, afin que le projet soutienne les entreprises les plus fragiles", a-t-il expliqué.
    "Ce soutien, c'est ce que m'a réclamé le patronat pour faire face à une double crise, économique et sociale", a ajouté le ministre.