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lundi 4 avril 2011

L'INSEE a évalué le coût de l'immigration sur les Français et le FN

Le tabou de l'immigration plombe les Français et donne des ailes au FN

Une étude de l’INSEE fait apparaître que les prestations sociales assurent 21% des revenus des immigrés, contre 5,1% pour les non-immigrés et 5,4% pour les immigrés qui viennent d’Europe.

Sujet tabou de la gauche levé pour les Français

Ces prestations « sociales » ont un coût pour les actifs français
que Contribuables Associés est l’un des seuls à avoir déjà calculé bien avant.
Lien

Ce coût est de 30,4 milliards d’euros, soit près de 500 euros annuels par personne résidant en France, personnes non-imposables y compris. Le seuil du « cliché » est largement dépassé.

La journaliste de La Tribune Valérie Segond a publié le 25.03.2011 une analyse sur le Front national et les causes de sa montée (lien).
Elle l'attribue en premier lieu au « rejet obsessionnel de l’immigration de peuplement en provenance du Maghreb et d’Afrique sub-saharienne » (sic).

Valérie Segond nuance en fin d’article son propos en laissant entendre que « dans le phénomène FN, tout ne relève peut-être pas totalement du fantasme hystérique ».

Et de citer une étude de l’INSEE réalisée par les économistes Philippe Lombardo et Jérôme Pujol, dont la conclusion est, écrit-elle, « assez fidèle au cliché qui nourrit la montée du FN depuis trente ans. »
S’agit-il, dans ce cas, d’un simple cliché ?

jeudi 23 septembre 2010

Perturbation ordinaire des transports un jour de grève en France

Philosophes, les Français s'adaptent et vont travailler

Ce que les syndicats espéraient:
La réalité est quelque peu différente
Privatisation syndicale du service public

La grève ne s'annonce pas vraiment 'massive'

La Poste: 16% de grévistes

Les débrayages sont bien moins nombreux qu'à l'appel précédent des syndicats. Il faut dire que c'était il y a seulement 15 jours ! Sud PTT reconnaît une baisse...

La SNCF a annoncé un trafic conforme aux prévisions

Près d'un TGV sur deux, un TER sur deux, deux Transilien sur cinq en heure de pointe et un Corail sur quatre circulent ce matin.
A l'international, le trafic Eurostar devrait être normal et neuf Thalys sur dix devraient rouler normalement.

RATP: métro parisien quasi normal

Les bus circulent quasi normalemnt à Paris
.
Trois bus parisiens sur quatre circulaient et trois tramways sur quatre sur la T1, la T2 et la T3 ayant un trafic quasi normal, selon la RATP.

Le trafic du métro était normal à 07h45 sur les lignes 1, 4, 11 et 14 et quasi normal sur la ligne 2.
Sur les 3, 5, 6, 7 bis et 10, trois trains sur quatre circulaient. Sur les 12 et 13, deux trains sur trois étaient assurés, sur 7, 8 et 9, un sur deux et sur la 3 bis un sur quatre.

Sur le RER

N.B. Il faut rappeler que le RER B (Ile-de-France) est géré par la SNCF dans sa partie nord et par la RATP dans sa partie sud. Cette ligne est en effet découpée en deux parties avec deux alimentations électriques distinctes (25000 volts monophasé ou 1500 volts continu) au nord et au sud de la Gare du Nord, laquelle dispose des deux !...
Cette effarante originalité n'était pas la seule aberration puisque jusqu'au 7 juillet 2008, les trains de la ligne étaient conduits par des conducteurs SNCF sur la partie nord de la ligne et par des conducteurs RATP sur la partie sud, les agents se relayant en gare du Nord. Depuis novembre 2009, tous les trains sont conduits par un seul agent sur toute la longueur de la ligne.
Or, en avril 2010 et selon une enquête du journal Le Parisien, les atteintes à la sécurité des personnes auraient largement augmenté - de 47,5 % - sur la ligne, en particulier, les vols et les agressions de voyageurs avec violence, entre 2008 et 2009.


Grèvistes RATP plus nombreux qu'à la SNCF
Cette observation soulève la question du rôle du syndicat SUD

Sur la partie RATP du RER A, un train sur deux circulait.
Sur la partie RATP du RER B, seul un train sur cinq circulait, avec une interruption du trafic entre Denfert-Rochereau et Gare du Nord.

La SNCF prévoyait plus d'un RER A sur deux (branches Cergy et Poissy), un RER B sur trois (branche Nord), deux trains sur cinq pour les RER C et D (avec suspension de l'interconnexion entre Gare de Lyon et Châtelet), ainsi que sur la ligne E.
Un train sur deux étaient prévus sur les lignes K (Paris-Crépy) et P (Paris Est).
Un train sur cinq était prévu sur les lignes J (Paris Saint-Lazare vers Mantes, Ermont, Gisors), L (Paris Saint-Lazare vers Versailles et St Nom la Bretèche), N (Paris Montparnasse) et R (Gare de Lyon).
Sur les lignes H (Paris-Nord ouest) et U (La Verrière - La Défense) un train sur trois devait circuler.

=> N.B. Dès mardi matin, deux jours avant les prises d'otages d'usagers par les syndicats, France Info commença à conditionner les salariés en prenant l'exemple du RER B pour annoncer de fortes perturbations dans tous les transports en commun. Cette réquisition d'une radio publique à des fins de propagande syndicale est intolérable.

Service minimum aux heures de pointe

En Europe

La moitié des pays européens a mis en place une législation instaurant une obligation de service minimum, tout en reconnaissant tous le droit de grève.
En Allemagne et en Autriche, les fonctionnaires statutaires (30 % de la fonction publique) ne disposent pas du droit de grève, et cela « ne choque personne» s'agissant du service public.
En Espagne et en Italie, il existe un service minimum pour les périodes de pointe

En France

Le service public de radio et télévision continue en revanche de priver les usagers des informations auxquelles ils ont droit puisqu'ils paient la redevance audiovisuelle. Pareillement, les transports publics étaient totalement bloqués bien que la SNCF et la RATP soient des entreprises publiques: les syndicats militent-ils contre leur privatisation pour conserver leur pouvoir de nuisance contre ceux qui les financent ?
Les associations Liberté chérie, Stop la grève et Contribuables associés, quant à elles, militèrent donc tout à fait naturellement pour la création d'un service minimum dans les transports en commun en cas de grève.

Or, la France reste à la traite
Le 2 août 2007 le gouvernement Fillon II a toutefois obtenu une avancée.
Il a fait voter la loi n°2007-1224 du 21 août 2007 « sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres réguliers de voyageurs» (JO, 22 août 2007, p. 13 956) qui institue des règles pour favoriser le dialogue social et permettre une meilleure organisation des services de transports publics terrestres en cas de grève sans mettre en place une véritable obligation de service minimum.
La loi instaure l'obligation pour les salariés d'indiquer quarante-huit heures à l'avance qu'ils ont l'intention de faire grève pour permettre aux collectivités locales de réorganiser le service sur les dessertes les plus importants, en substituant des non-grévistes aux grévistes.
La mise en œuvre de l'obligation de service minimum aux heures de pointe est laissée aux accords entre syndicats et autorités organisatrices des transports.
Le fret, la poste et les transports publics non terrestres ne sont pas concernés.
Le service minimum d'accueil à l'école, optionnel, a été mis en place par Xavier Darcos en 2007.

=> Les « bras ballants », aux dires de Ségol'haine Royal, le président Sarkozy n'a donc vraiment rien fait pour faciliter la vie des Français les plus exposés !...

dimanche 18 novembre 2007

Défilé à Paris de manifestants pour les libertés de circuler et d’étudier

La France silencieuse s’est faite entendre à Paris
Les libertés de travailler et de circuler, c'est respectable et constitutionnel.
Autant que les libertés d'expression et de la presse. A cette différence, qu'on abuse des dernières et que les premières sont bafouées...


Plusieurs milliers de manifestants anti-grève, mais aussi anti-blocage des universités, ont bravé le froid dimanche pour défiler entre la République et la Nation à Paris, en scandant des slogans contre la grève politique et les grévistes privilégiés: "Les métros, au boulot!".

Evénement peu commun : dès le cinquième jour de la grève contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, ils étaient 15 à 20.000 selon les organisateurs, 8.000 selon la préfecture de police (mais 5000 selon i>télé !), à avoir répondu à l'appel d'organisations libérales comme l'association "Liberté chérie" ou "Contribuables associés" et Alternative Libérale.
Des extrémistes venus de partout, étudiants ou non, vont de site en site universitaire et les investissent pendant quelques heures à tour de rôle, selon une technique de guérilla étrangère aux syndicats représentatifs. Ils poursuivent leurs actions de harcèlement dans les jours à venir.

Le syndicat étudiant Uni (Union Nationale Inter-universitaire) était également très présent, brandissant des pancartes: "Il est interdit d'interdire aux étudiants d'étudier", retournement du slogan de mai 68: "Il est interdit d'interdire".
Sur les revers des vêtements, beaucoup d'auto-collants "Stop-la-grève" et, dans la foule, des pancartes sur le modèle de la main de "Touche pas à mon pote", avec un nouveau slogan: "Bloque pas ma fac".
Ce sont en fait les noms d'organisations dont une certaine presse s’efforce d’occulter l’existence, en les réduisant à des slogans. Etre sectaire, c'est ne pas s'intéresser à tout le monde et à ignorer toute une partie de la population.
"Nous ne sommes pas anti-grève, nous sommes pour les réformes et contre les blocages dus à l'échec du dialogue social", a expliqué Edouard Fillias, président d'Alternative Libérale, l'un des organisateurs de la manifestation. "Ce gouvernement balade les citoyens avec des réformettes. Nous soutenons les vraies réformes", a-t-il déclaré.

L'atmosphère était bon enfant, chacun s'étant bien emmitouflé pour résister à un froid vif, jeunes en trottinette, parents poussant des voitures d'enfant, cyclistes de tous âges descendus de vélo en fin de cortège et, perdu au milieu de la foule, un manifestant agitant un grand drapeau tricolore. Plus souriants, ces deux jeunes gens refoulés de Nanterre et coiffés d'un chapeau mexicain, avec leurs pancartes: "Faites l'amour, pas la grève". Rien de commun donc avec les excités et les casseurs en rouge et noir. Seulement des personnes désireuses de travailler sans entraves. Or, ce sont les raisons invoquées pour justifier les blocages, comme les méthodes de blocage, qui ne passent pas dans l’opinion.
Signe d'une certaine spontanéité, de nombreux calicots portés par des amateurs avaient été écrits au feutre sur un drap, notamment en tête du cortège que précédait un camion aux baffles hurlant "YMCA" des Village People sur des paroles au goût du jour: "SNCF, il faut qu' tu bosses!" Que tu bosses aussi longtemps, en tous cas.
D'autres banderoles plus sophistiquées témoignaient d'une plus grande organisation : "le privé vache à lait du public, ça suffit, halte aux privilèges", ou "Stop aux bloqueurs et à leurs méthodes fascistes". Staliniennes, ce qui est tout aussi grave!
"On est là pour dire non à tous les blocages", a lancé au départ du cortège un démocrate juché sur le camion de tête. "Les cheminots au boulot", a répondu la foule sur l'air des lampions. Puis plus tard: "Fillon, tiens bon!"

Edouard Fillias s'est félicité d'une "affluence au-delà de nos espérances". Mais pour lui, ce n'était qu'un "tour de chauffe": "Nous remettrons ça la semaine prochaine dans toutes les villes de France". Mais aussi

dès lundi 19 devant l’Hôtel de Ville d’Aix-en-Provence, à 11heures.

L'UMP pour sa part n'a pas exclu d'organiser ultérieurement des manifestations d'usagers si les grèves devaient se poursuivre.

Pour l’heure et au soir de cette manifestation, les média se montrent très discrets et quelque peu laconiques. Sectaires? Yahoo! Actulaités réussit le tour de force de donner accès à deux dépêches d'agences de presse différentes sur le même thèmes des grèves, mais du point de vue des ...bloqueurs! Pour dénicher sa version du point de vue des travailleurs contre le bloquage, il faut fouiller. Objectivité sélective permanente.

vendredi 16 novembre 2007

Avis de manifestation contre les blocages de facs

Invitation de l'UNI à exprimer son opposition
Les étudiants seraient-ils plus bornés que leurs camarades cheminots qui suspendent leur mouvement? Ils faut leur expliquer la vie...
Une grande manifestation contre les blocages se déroulera
à Paris
le dimanche 18 novembre.

Rassemblement : Paris, Place de la République à 15h00

Les syndicats ont bloqué une nouvelle fois l’ensemble du pays : La SNCF, La RATP, EDF, GDF, La Poste, les universités, la Justice, l’Opéra de Paris, les écoles, la fonction publique… sont en grève depuis le 13 novembre et de nouvelles actions sont à prévoir la semaine prochaine.
Ce chantage est inacceptable. C’est pourquoi L'UNI a décidé de s'associer à
d’autres associations de la société civile et de très nombreux anonymes, et vous invite à une grande manifestation contre les blocages. Nous devons montrer aux syndicats qu’une majorité silencieuse ne souhaite pas se résigner à subir sans réagir.
Pour rappel, en juin 2003, nous avions réuni en l’espace de 15 jours 2000 personnes puis 80000 personnes contre les blocages. Ces événements avaient été très largement relayés dans les médias.
Nous pouvons donc avoir un poids réel et faire entendre notre voix !
Venez peser sur les événements!