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mardi 20 mai 2008

Le service minimum: ce qu’il faut savoir

Ce que les syndicats, la gauche et la presse ne disent pas …
Le service minimum désigne l'obligation faite aux salariés de certains services publics, tels que les transports en commun, d'assurer un service, minimum, en temps de grève, en particulier pendant les périodes de pointe.
Le Service Minimum d’Accueil (SMA) en est une variante spécifique de l’école primaire, testée à ce jour deux fois, les 24 janvier et 15 mai 2008: LIRE PaSiDupes -exemple de Lyon.
Cette disposition est perçue par des syndicats de salariés, en France en particulier, comme une restriction du droit de grève. Pour certains partis et think-tanks, le service minimum est la garantie de continuité de service public.
En Europe
La moitié des pays européens a mis en place une législation instaurant une obligation de service minimum et tous reconnaissent le droit de grève, précise un rapport d'information de l'Assemblée Nationale. Ceux qui ne disposent pas d'une législation spécifique ne sont pas confrontés au besoin, car la culture du dialogue social prévient les conflits.
La France constitue « un cas particulier, qui explique le caractère conflictuel du sujet et pourrait justifier une réforme prochaine. »
En Allemagne et en Autriche, les fonctionnaires statutaires (30 % de la fonction publique) ne disposent pas du droit de grève, sans que cela « ne choque personne».
En Espagne et en Italie, il existe un service minimum pour les périodes de pointe.
France
Le service minimum est une revendication ancienne de partis politiques ou d'organisations de défense des usagers. La terminologie est signifiante : ‘client’ ou ‘usager’ ? Les « utilisateurs » payent en effet l'utilisation des transports en commun et sont donc en droit d'attendre un service en retour.

Parmi les partisans du service minimum, on retrouve plusieurs mouvements :
- lors des grèves des transports en communs, l'association
Liberté chérie effectue des tractages pour « militer en faveur de la création d'un service minimum dans les transports en commun en cas de grève» ;
- l'association Stop-la-grève affirme avoir par exemple distribué 15 000 tracts dans les gares parisiennes en mars 2006 pour l'instauration du service minimum;

Selon Le Figaro, « depuis 2002, pas moins de dix propositions de loi (7 UMP, 2 UDF, 1 divers droite) ont été déposées à l'Assemblée pour réclamer l'instauration d'un service minimum dans les transports en cas de grève» (entre autres Hervé Mariton, député UMP) ;
Selon un sondage effectué pour
Valeurs actuelles, l'instauration du service minimum est une priorité pour 93% des électeurs de droite et du centre.
Cette proposition resurgit à chaque mouvement de grève concernant les transports en commun. Selon la Fédération des usagers des transports et des services publics, le service minimum est inutile aux usagers : « la dégradation de la qualité des transports constitue désormais le sujet de préoccupation n°1 des usagers. Si les usagers n'accueillent pas avec plaisir les mouvements de grève, les problèmes des usagers ne cessent pas lorsque la grève s’arrête. Bien au contraire, c'est tous les jours de l'année que les usagers sont victimes de retards, de pannes, d’annulations de trains, d’incidents techniques dus au manque de matériel moderne, à l'entretien déficient des rames et des installations fixes, et aux effectifs insuffisants».

Selon la CGT cheminots, sur 6 000 incidents relevés par la SNCF ayant occasionné ou des retards ou des annulations de trains, seuls 2 % sont reconnus imputables aux mouvements sociaux. Les autres retards et annulations sont dus à des problèmes matériels, problèmes en grande partie liés au manque d'investissement et de personnel. Les actes de malveillance politique ou syndicale n’entrent dans aucune de ces statistiques…

Pour l'UMP, les grèves dans les transports sont injustes étant donnés les avantages de ceux qui y travaillent. En Île-de-France, elles gênent surtout les habitants les moins favorisés, non motorisés, habitant en banlieue.

Les dispositions
Nicolas Sarkozy s'est engagé sur la mise en place du service minimum lors de la campagne présidentielle de 2007 ; il a en effet déclaré le 24 avril 2007 s'engager à « garantir trois heures de transport en continu pour se rendre à son travail en cas de grève et trois heures pour en revenir ».
La loi n°2007-1224 du 21 août 2007 « sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres réguliers de voyageurs » (JO, 22 août 2007, p. 13 956) votée le 2 août 2007 sous le gouvernement Fillon instaure, entre autres, l'obligation pour les salariés d'indiquer quarante-huit heures à l'avance qu'ils ont l'intention de faire grève. La mise en oeuvre de l'obligation de service minimum aux heures de pointe est laissée aux accords entre syndicats et autorités organisatrices des transports.
Le service minimum d'accueil à l'école, optionnel, a été décidé par Xavier Darcos en 2007 et organisé par les communes volontaires en 2008.
Québec
Instauré en 1982, le service minimum est en place dans de nombreux services, au point que dans beaucoup d'entre eux le droit de grève soit devenu symbolique (il cite l'exemple de la santé). Cela n'empêche pas des grèves (qui sont donc illégales) comme à la Société de transport de Montréal en 2007.
Gilles Dussault, Président du syndicat des professionnels du gouvernement du Québec, estime qu'avec cette loi on n’a plus un pouvoir de négociation équilibré.

lundi 19 novembre 2007

Manif de Paris contre les blocages

Les photos que la presse ne vous montre pas...
C'était dimanche 18 novembre 2007
entre La République et La Nation



dimanche 18 novembre 2007

Défilé à Paris de manifestants pour les libertés de circuler et d’étudier

La France silencieuse s’est faite entendre à Paris
Les libertés de travailler et de circuler, c'est respectable et constitutionnel.
Autant que les libertés d'expression et de la presse. A cette différence, qu'on abuse des dernières et que les premières sont bafouées...


Plusieurs milliers de manifestants anti-grève, mais aussi anti-blocage des universités, ont bravé le froid dimanche pour défiler entre la République et la Nation à Paris, en scandant des slogans contre la grève politique et les grévistes privilégiés: "Les métros, au boulot!".

Evénement peu commun : dès le cinquième jour de la grève contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, ils étaient 15 à 20.000 selon les organisateurs, 8.000 selon la préfecture de police (mais 5000 selon i>télé !), à avoir répondu à l'appel d'organisations libérales comme l'association "Liberté chérie" ou "Contribuables associés" et Alternative Libérale.
Des extrémistes venus de partout, étudiants ou non, vont de site en site universitaire et les investissent pendant quelques heures à tour de rôle, selon une technique de guérilla étrangère aux syndicats représentatifs. Ils poursuivent leurs actions de harcèlement dans les jours à venir.

Le syndicat étudiant Uni (Union Nationale Inter-universitaire) était également très présent, brandissant des pancartes: "Il est interdit d'interdire aux étudiants d'étudier", retournement du slogan de mai 68: "Il est interdit d'interdire".
Sur les revers des vêtements, beaucoup d'auto-collants "Stop-la-grève" et, dans la foule, des pancartes sur le modèle de la main de "Touche pas à mon pote", avec un nouveau slogan: "Bloque pas ma fac".
Ce sont en fait les noms d'organisations dont une certaine presse s’efforce d’occulter l’existence, en les réduisant à des slogans. Etre sectaire, c'est ne pas s'intéresser à tout le monde et à ignorer toute une partie de la population.
"Nous ne sommes pas anti-grève, nous sommes pour les réformes et contre les blocages dus à l'échec du dialogue social", a expliqué Edouard Fillias, président d'Alternative Libérale, l'un des organisateurs de la manifestation. "Ce gouvernement balade les citoyens avec des réformettes. Nous soutenons les vraies réformes", a-t-il déclaré.

L'atmosphère était bon enfant, chacun s'étant bien emmitouflé pour résister à un froid vif, jeunes en trottinette, parents poussant des voitures d'enfant, cyclistes de tous âges descendus de vélo en fin de cortège et, perdu au milieu de la foule, un manifestant agitant un grand drapeau tricolore. Plus souriants, ces deux jeunes gens refoulés de Nanterre et coiffés d'un chapeau mexicain, avec leurs pancartes: "Faites l'amour, pas la grève". Rien de commun donc avec les excités et les casseurs en rouge et noir. Seulement des personnes désireuses de travailler sans entraves. Or, ce sont les raisons invoquées pour justifier les blocages, comme les méthodes de blocage, qui ne passent pas dans l’opinion.
Signe d'une certaine spontanéité, de nombreux calicots portés par des amateurs avaient été écrits au feutre sur un drap, notamment en tête du cortège que précédait un camion aux baffles hurlant "YMCA" des Village People sur des paroles au goût du jour: "SNCF, il faut qu' tu bosses!" Que tu bosses aussi longtemps, en tous cas.
D'autres banderoles plus sophistiquées témoignaient d'une plus grande organisation : "le privé vache à lait du public, ça suffit, halte aux privilèges", ou "Stop aux bloqueurs et à leurs méthodes fascistes". Staliniennes, ce qui est tout aussi grave!
"On est là pour dire non à tous les blocages", a lancé au départ du cortège un démocrate juché sur le camion de tête. "Les cheminots au boulot", a répondu la foule sur l'air des lampions. Puis plus tard: "Fillon, tiens bon!"

Edouard Fillias s'est félicité d'une "affluence au-delà de nos espérances". Mais pour lui, ce n'était qu'un "tour de chauffe": "Nous remettrons ça la semaine prochaine dans toutes les villes de France". Mais aussi

dès lundi 19 devant l’Hôtel de Ville d’Aix-en-Provence, à 11heures.

L'UMP pour sa part n'a pas exclu d'organiser ultérieurement des manifestations d'usagers si les grèves devaient se poursuivre.

Pour l’heure et au soir de cette manifestation, les média se montrent très discrets et quelque peu laconiques. Sectaires? Yahoo! Actulaités réussit le tour de force de donner accès à deux dépêches d'agences de presse différentes sur le même thèmes des grèves, mais du point de vue des ...bloqueurs! Pour dénicher sa version du point de vue des travailleurs contre le bloquage, il faut fouiller. Objectivité sélective permanente.

vendredi 16 novembre 2007

Avis de manifestation contre les blocages de facs

Invitation de l'UNI à exprimer son opposition
Les étudiants seraient-ils plus bornés que leurs camarades cheminots qui suspendent leur mouvement? Ils faut leur expliquer la vie...
Une grande manifestation contre les blocages se déroulera
à Paris
le dimanche 18 novembre.

Rassemblement : Paris, Place de la République à 15h00

Les syndicats ont bloqué une nouvelle fois l’ensemble du pays : La SNCF, La RATP, EDF, GDF, La Poste, les universités, la Justice, l’Opéra de Paris, les écoles, la fonction publique… sont en grève depuis le 13 novembre et de nouvelles actions sont à prévoir la semaine prochaine.
Ce chantage est inacceptable. C’est pourquoi L'UNI a décidé de s'associer à
d’autres associations de la société civile et de très nombreux anonymes, et vous invite à une grande manifestation contre les blocages. Nous devons montrer aux syndicats qu’une majorité silencieuse ne souhaite pas se résigner à subir sans réagir.
Pour rappel, en juin 2003, nous avions réuni en l’espace de 15 jours 2000 personnes puis 80000 personnes contre les blocages. Ces événements avaient été très largement relayés dans les médias.
Nous pouvons donc avoir un poids réel et faire entendre notre voix !
Venez peser sur les événements!

jeudi 8 novembre 2007

Stop-la-grève agit dans l'intérêt des étudiants

Contre les blocages de facs, des possibilités démocratiques...

L’UNI met en place un soutien logistique et juridique pour les étudiants victimes des blocages

Suite à de nombreuses actions violentes initiées par des militants d’extrême gauche pour s’opposer à l’application de la loi LRU, des sites universitaires ont été fermés administrativement ou bloqués comme l’UFR de lettres et de sciences humaines de Rouen, le site universitaire de Tolbiac à Paris I, Aix Marseille 1 et Toulouse le Mirail.

Face aux blocages, l’UNI met dès aujourd’hui en place un soutien logistique et juridique pour aider les étudiants qui sont victimes de ce blocage.