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jeudi 23 septembre 2010

Perturbation ordinaire des transports un jour de grève en France

Philosophes, les Français s'adaptent et vont travailler

Ce que les syndicats espéraient:
La réalité est quelque peu différente
Privatisation syndicale du service public

La grève ne s'annonce pas vraiment 'massive'

La Poste: 16% de grévistes

Les débrayages sont bien moins nombreux qu'à l'appel précédent des syndicats. Il faut dire que c'était il y a seulement 15 jours ! Sud PTT reconnaît une baisse...

La SNCF a annoncé un trafic conforme aux prévisions

Près d'un TGV sur deux, un TER sur deux, deux Transilien sur cinq en heure de pointe et un Corail sur quatre circulent ce matin.
A l'international, le trafic Eurostar devrait être normal et neuf Thalys sur dix devraient rouler normalement.

RATP: métro parisien quasi normal

Les bus circulent quasi normalemnt à Paris
.
Trois bus parisiens sur quatre circulaient et trois tramways sur quatre sur la T1, la T2 et la T3 ayant un trafic quasi normal, selon la RATP.

Le trafic du métro était normal à 07h45 sur les lignes 1, 4, 11 et 14 et quasi normal sur la ligne 2.
Sur les 3, 5, 6, 7 bis et 10, trois trains sur quatre circulaient. Sur les 12 et 13, deux trains sur trois étaient assurés, sur 7, 8 et 9, un sur deux et sur la 3 bis un sur quatre.

Sur le RER

N.B. Il faut rappeler que le RER B (Ile-de-France) est géré par la SNCF dans sa partie nord et par la RATP dans sa partie sud. Cette ligne est en effet découpée en deux parties avec deux alimentations électriques distinctes (25000 volts monophasé ou 1500 volts continu) au nord et au sud de la Gare du Nord, laquelle dispose des deux !...
Cette effarante originalité n'était pas la seule aberration puisque jusqu'au 7 juillet 2008, les trains de la ligne étaient conduits par des conducteurs SNCF sur la partie nord de la ligne et par des conducteurs RATP sur la partie sud, les agents se relayant en gare du Nord. Depuis novembre 2009, tous les trains sont conduits par un seul agent sur toute la longueur de la ligne.
Or, en avril 2010 et selon une enquête du journal Le Parisien, les atteintes à la sécurité des personnes auraient largement augmenté - de 47,5 % - sur la ligne, en particulier, les vols et les agressions de voyageurs avec violence, entre 2008 et 2009.


Grèvistes RATP plus nombreux qu'à la SNCF
Cette observation soulève la question du rôle du syndicat SUD

Sur la partie RATP du RER A, un train sur deux circulait.
Sur la partie RATP du RER B, seul un train sur cinq circulait, avec une interruption du trafic entre Denfert-Rochereau et Gare du Nord.

La SNCF prévoyait plus d'un RER A sur deux (branches Cergy et Poissy), un RER B sur trois (branche Nord), deux trains sur cinq pour les RER C et D (avec suspension de l'interconnexion entre Gare de Lyon et Châtelet), ainsi que sur la ligne E.
Un train sur deux étaient prévus sur les lignes K (Paris-Crépy) et P (Paris Est).
Un train sur cinq était prévu sur les lignes J (Paris Saint-Lazare vers Mantes, Ermont, Gisors), L (Paris Saint-Lazare vers Versailles et St Nom la Bretèche), N (Paris Montparnasse) et R (Gare de Lyon).
Sur les lignes H (Paris-Nord ouest) et U (La Verrière - La Défense) un train sur trois devait circuler.

=> N.B. Dès mardi matin, deux jours avant les prises d'otages d'usagers par les syndicats, France Info commença à conditionner les salariés en prenant l'exemple du RER B pour annoncer de fortes perturbations dans tous les transports en commun. Cette réquisition d'une radio publique à des fins de propagande syndicale est intolérable.

Service minimum aux heures de pointe

En Europe

La moitié des pays européens a mis en place une législation instaurant une obligation de service minimum, tout en reconnaissant tous le droit de grève.
En Allemagne et en Autriche, les fonctionnaires statutaires (30 % de la fonction publique) ne disposent pas du droit de grève, et cela « ne choque personne» s'agissant du service public.
En Espagne et en Italie, il existe un service minimum pour les périodes de pointe

En France

Le service public de radio et télévision continue en revanche de priver les usagers des informations auxquelles ils ont droit puisqu'ils paient la redevance audiovisuelle. Pareillement, les transports publics étaient totalement bloqués bien que la SNCF et la RATP soient des entreprises publiques: les syndicats militent-ils contre leur privatisation pour conserver leur pouvoir de nuisance contre ceux qui les financent ?
Les associations Liberté chérie, Stop la grève et Contribuables associés, quant à elles, militèrent donc tout à fait naturellement pour la création d'un service minimum dans les transports en commun en cas de grève.

Or, la France reste à la traite
Le 2 août 2007 le gouvernement Fillon II a toutefois obtenu une avancée.
Il a fait voter la loi n°2007-1224 du 21 août 2007 « sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres réguliers de voyageurs» (JO, 22 août 2007, p. 13 956) qui institue des règles pour favoriser le dialogue social et permettre une meilleure organisation des services de transports publics terrestres en cas de grève sans mettre en place une véritable obligation de service minimum.
La loi instaure l'obligation pour les salariés d'indiquer quarante-huit heures à l'avance qu'ils ont l'intention de faire grève pour permettre aux collectivités locales de réorganiser le service sur les dessertes les plus importants, en substituant des non-grévistes aux grévistes.
La mise en œuvre de l'obligation de service minimum aux heures de pointe est laissée aux accords entre syndicats et autorités organisatrices des transports.
Le fret, la poste et les transports publics non terrestres ne sont pas concernés.
Le service minimum d'accueil à l'école, optionnel, a été mis en place par Xavier Darcos en 2007.

=> Les « bras ballants », aux dires de Ségol'haine Royal, le président Sarkozy n'a donc vraiment rien fait pour faciliter la vie des Français les plus exposés !...

mardi 20 mai 2008

Le service minimum: ce qu’il faut savoir

Ce que les syndicats, la gauche et la presse ne disent pas …
Le service minimum désigne l'obligation faite aux salariés de certains services publics, tels que les transports en commun, d'assurer un service, minimum, en temps de grève, en particulier pendant les périodes de pointe.
Le Service Minimum d’Accueil (SMA) en est une variante spécifique de l’école primaire, testée à ce jour deux fois, les 24 janvier et 15 mai 2008: LIRE PaSiDupes -exemple de Lyon.
Cette disposition est perçue par des syndicats de salariés, en France en particulier, comme une restriction du droit de grève. Pour certains partis et think-tanks, le service minimum est la garantie de continuité de service public.
En Europe
La moitié des pays européens a mis en place une législation instaurant une obligation de service minimum et tous reconnaissent le droit de grève, précise un rapport d'information de l'Assemblée Nationale. Ceux qui ne disposent pas d'une législation spécifique ne sont pas confrontés au besoin, car la culture du dialogue social prévient les conflits.
La France constitue « un cas particulier, qui explique le caractère conflictuel du sujet et pourrait justifier une réforme prochaine. »
En Allemagne et en Autriche, les fonctionnaires statutaires (30 % de la fonction publique) ne disposent pas du droit de grève, sans que cela « ne choque personne».
En Espagne et en Italie, il existe un service minimum pour les périodes de pointe.
France
Le service minimum est une revendication ancienne de partis politiques ou d'organisations de défense des usagers. La terminologie est signifiante : ‘client’ ou ‘usager’ ? Les « utilisateurs » payent en effet l'utilisation des transports en commun et sont donc en droit d'attendre un service en retour.

Parmi les partisans du service minimum, on retrouve plusieurs mouvements :
- lors des grèves des transports en communs, l'association
Liberté chérie effectue des tractages pour « militer en faveur de la création d'un service minimum dans les transports en commun en cas de grève» ;
- l'association Stop-la-grève affirme avoir par exemple distribué 15 000 tracts dans les gares parisiennes en mars 2006 pour l'instauration du service minimum;

Selon Le Figaro, « depuis 2002, pas moins de dix propositions de loi (7 UMP, 2 UDF, 1 divers droite) ont été déposées à l'Assemblée pour réclamer l'instauration d'un service minimum dans les transports en cas de grève» (entre autres Hervé Mariton, député UMP) ;
Selon un sondage effectué pour
Valeurs actuelles, l'instauration du service minimum est une priorité pour 93% des électeurs de droite et du centre.
Cette proposition resurgit à chaque mouvement de grève concernant les transports en commun. Selon la Fédération des usagers des transports et des services publics, le service minimum est inutile aux usagers : « la dégradation de la qualité des transports constitue désormais le sujet de préoccupation n°1 des usagers. Si les usagers n'accueillent pas avec plaisir les mouvements de grève, les problèmes des usagers ne cessent pas lorsque la grève s’arrête. Bien au contraire, c'est tous les jours de l'année que les usagers sont victimes de retards, de pannes, d’annulations de trains, d’incidents techniques dus au manque de matériel moderne, à l'entretien déficient des rames et des installations fixes, et aux effectifs insuffisants».

Selon la CGT cheminots, sur 6 000 incidents relevés par la SNCF ayant occasionné ou des retards ou des annulations de trains, seuls 2 % sont reconnus imputables aux mouvements sociaux. Les autres retards et annulations sont dus à des problèmes matériels, problèmes en grande partie liés au manque d'investissement et de personnel. Les actes de malveillance politique ou syndicale n’entrent dans aucune de ces statistiques…

Pour l'UMP, les grèves dans les transports sont injustes étant donnés les avantages de ceux qui y travaillent. En Île-de-France, elles gênent surtout les habitants les moins favorisés, non motorisés, habitant en banlieue.

Les dispositions
Nicolas Sarkozy s'est engagé sur la mise en place du service minimum lors de la campagne présidentielle de 2007 ; il a en effet déclaré le 24 avril 2007 s'engager à « garantir trois heures de transport en continu pour se rendre à son travail en cas de grève et trois heures pour en revenir ».
La loi n°2007-1224 du 21 août 2007 « sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres réguliers de voyageurs » (JO, 22 août 2007, p. 13 956) votée le 2 août 2007 sous le gouvernement Fillon instaure, entre autres, l'obligation pour les salariés d'indiquer quarante-huit heures à l'avance qu'ils ont l'intention de faire grève. La mise en oeuvre de l'obligation de service minimum aux heures de pointe est laissée aux accords entre syndicats et autorités organisatrices des transports.
Le service minimum d'accueil à l'école, optionnel, a été décidé par Xavier Darcos en 2007 et organisé par les communes volontaires en 2008.
Québec
Instauré en 1982, le service minimum est en place dans de nombreux services, au point que dans beaucoup d'entre eux le droit de grève soit devenu symbolique (il cite l'exemple de la santé). Cela n'empêche pas des grèves (qui sont donc illégales) comme à la Société de transport de Montréal en 2007.
Gilles Dussault, Président du syndicat des professionnels du gouvernement du Québec, estime qu'avec cette loi on n’a plus un pouvoir de négociation équilibré.

lundi 28 avril 2008

La parole à un lycéen libre des syndicats enseignants

À qui profitent les manifestations de lycéens ?
article paru dans le Figaro du 23/04/2008, par Pierre Schweitzer.
Pierre Schweitzer (photo) est analyste à Liberté Chérie, jeune association libérale militante. Il revient sur les manifestations de lycéens et s'interroge sur la portée d'un mouvement qu'il estime manipulé par les syndicats d'enseignants.
Depuis quelques semaines les lycéens manifestent contre les 11 000 suppressions de postes annoncées par Xavier Darcos [ce ne sont pas tous des postes d'enseignants et une large part est compensée par des heures supplémentaires]. L’observateur attentif aura vite remarqué que la proportion de lycéens dans les cortèges est de moins en moins grande. Ils ont été rejoints et dépassés par des bataillons de syndicalistes de tous horizons (et accessoirement par des casseurs profitant de l’agitation grandissante). On a vu Force Ouvrière, le SNES, la FSU, [l'UNSA et] SUD, et d’autres défiler contre les propositions de réformes du gouvernement Fillon. Les Français devant leur télévision doivent penser que le mouvement est important, qu’il s’amplifie et que les bouleversements annoncés doivent être de taille.
Pourtant, la réalité est bien éloignée de cela. Et une simple réflexion sur les motivations des manifestants permet de mieux appréhender les problèmes posés aujourd’hui.
Prenons d’abord les lycéens : pourquoi se priveraient-ils d’aller manifester sur leurs heures de cours alors que les professeurs et tous les syndicats les y encouragent et les persuadent que c’est une forme de résistance contre un gouvernement anti-jeunes et dont le seul désir serait de donner toujours moins à l’éducation ? Il est indéniable que le plaisir de descendre dans la rue et l’aspect festif et convivial d’une manifestation sont le moteur principal de ce mouvement. Les syndicats sont dans une problématique un peu différente. Pour eux, qui vivent de la contestation et des subventions publiques, il s’agit de préserver le statu quo. Ils savent que la réforme appelle la réforme et qu’il ne faut pas céder un pouce de terrain. La suppression de 11 000 postes est dérisoire en regard des 1,2 millions d’employés de l’Education Nationale. Selon les chiffres publiés par le Ministère de l’Education Nationale, entre 1990 et 2006, les effectifs du secondaire ont baissé de 5% quand dans le même temps, le budget alloué au secondaire a augmenté de 33% en euros constants.
Mais les syndicats doivent impérativement démontrer leur force, leur capacité d’agitation médiatique et populaire. Si ils se mobilisent autant pour si peu, que feront-ils si une vraie réforme de l’éducation se profile un jour ? Les hommes politiques en ont déjà des frissons, l’intimidation ne fonctionne que trop bien depuis des décennies. Par la somme des privilèges dont ils jouissent, les syndicats ont beaucoup plus à perdre au changement que ce que chaque Français pris individuellement n’a à y gagner. Les vraies réformes, celles que les syndicats redoutent, ne sont hélas pas à l’ordre du jour. Notre système est malade : on ne cesse d’y injecter des moyens et de l’argent alors que le niveau baisse et qu’en sortent des générations où le chômage oscille entre 8% et 10% alors que des centaines de milliers d’offres d’emplois restent insatisfaites ! L’Education Nationale souffre de l’absence de concurrence, de la centralisation et du gigantisme. Il est urgent de libérer l’offre de savoir et d’éducation. Les parents devraient pouvoir choisir l’établissement de leur enfant librement. Les établissements mal gérés, avec de mauvais professeurs [parmi eux] et incapables d’offrir une éducation satisfaisante seraient désertés et n’échapperaient à la fermeture qu’en améliorant leur offre éducative.[Qu'ils se contentent d'instruction !] Les bons établissements ne tarderaient pas à émerger et avec eux les méthodes qui font leurs preuves. Il faut décentraliser les décisions matérielles et pédagogiques pour les transférer aux différents établissements. Comme on peut le voir pour les universités, le gouvernement actuel semble avoir compris que l’autonomie des établissements scolaires est plutôt une bonne chose.[Ca se discute, considérant la propension de bon nombre d'enseignants à ignorer les programmes et à n'en faire qu'à leur tête, un mal qui explique déjà la désorganisation actuelle du système] Néanmoins, tant que les chefs d’établissements ne pourront pas réellement gérer leur personnel, c'est-à-dire en assurer l’embauche [sur quels critères, puisqu'ils ne sont pas compétents dans toutes les disciplines et souvent pas dans la leur puisqu'ils l'ont abandonnée...], la gestion des carrières [les petits chefs existent déjà], et éventuellement pouvoir licencier les mauvais éléments [les professeurs devraient pouvoir licencier pareillement les nombreux chefs d'établissements incapables et odieux qui sont venus se refugier dans l'administration du fait de leur incapacité à résister face à une classe!], l’autonomie ne sera qu’une coquille vide de sens.[l'autonomie est une notion tarte à la crème] De même, un programme doit tenir compte de certaines spécificités. Chaque lycée, chaque région a ses propres caractéristiques et nécessite des adaptations que l’Education Nationale interdit [ce qui est faux car elle s'adapte au bassin d'emploi, mais n'est certes pas assez souple et réactive]. Enfin, la scolarité coûte cher et chaque français en paye l’intégralité. Ils doivent donc en avoir pour leur argent. Il est donc urgent de sortir du système actuel qui subventionne les établissements scolaires indépendamment de leurs résultats, pour aller vers un système où la subvention bénéficierait directement à l’élève : le système dit du « chèque éducation ». L’établissement choisi par les parents d’un élève [gare à l'effet moutonnier]recevra ce bon, et se fera ainsi payer par l’Etat [attention à la retape démagogique].
Une réforme efficace du système éducatif ne pourra reposer que sur ces trois piliers combinés : la liberté de choix des parents de l’établissement dans lequel ils pourront mettre leurs enfants, l’autonomie des établissements scolaires [les familles devront-elles déménager pour accéder à l'établissement de leur convenance?] et la responsabilisation des chefs d’établissements [ce qui ne règle pas le problème de leur recrutement], enfin, un modèle de financement subventionnant l’élève et non plus l’établissement. Ainsi seulement, nous pourrons restaurer la responsabilité des établissements, des enseignants et des parents, tout en garantissant à tous un meilleur accès à l’enseignement. Toute réforme ne traitant qu’une des dimensions du problème sans traiter les autres est voué à l’échec.
Ne suffirait-il pas de virer parents et syndicats des instances décisionnaires des établissements pour que leur gestion soit effectuée par des pédagogues professionnels plus étroitement contrôlés et que les directives ministérielles soient enfin appliquées par les professeurs, telles que les élus de la nation les auront votées.

lundi 19 novembre 2007

Manif de Paris contre les blocages

Les photos que la presse ne vous montre pas...
C'était dimanche 18 novembre 2007
entre La République et La Nation



dimanche 18 novembre 2007

Défilé à Paris de manifestants pour les libertés de circuler et d’étudier

La France silencieuse s’est faite entendre à Paris
Les libertés de travailler et de circuler, c'est respectable et constitutionnel.
Autant que les libertés d'expression et de la presse. A cette différence, qu'on abuse des dernières et que les premières sont bafouées...


Plusieurs milliers de manifestants anti-grève, mais aussi anti-blocage des universités, ont bravé le froid dimanche pour défiler entre la République et la Nation à Paris, en scandant des slogans contre la grève politique et les grévistes privilégiés: "Les métros, au boulot!".

Evénement peu commun : dès le cinquième jour de la grève contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, ils étaient 15 à 20.000 selon les organisateurs, 8.000 selon la préfecture de police (mais 5000 selon i>télé !), à avoir répondu à l'appel d'organisations libérales comme l'association "Liberté chérie" ou "Contribuables associés" et Alternative Libérale.
Des extrémistes venus de partout, étudiants ou non, vont de site en site universitaire et les investissent pendant quelques heures à tour de rôle, selon une technique de guérilla étrangère aux syndicats représentatifs. Ils poursuivent leurs actions de harcèlement dans les jours à venir.

Le syndicat étudiant Uni (Union Nationale Inter-universitaire) était également très présent, brandissant des pancartes: "Il est interdit d'interdire aux étudiants d'étudier", retournement du slogan de mai 68: "Il est interdit d'interdire".
Sur les revers des vêtements, beaucoup d'auto-collants "Stop-la-grève" et, dans la foule, des pancartes sur le modèle de la main de "Touche pas à mon pote", avec un nouveau slogan: "Bloque pas ma fac".
Ce sont en fait les noms d'organisations dont une certaine presse s’efforce d’occulter l’existence, en les réduisant à des slogans. Etre sectaire, c'est ne pas s'intéresser à tout le monde et à ignorer toute une partie de la population.
"Nous ne sommes pas anti-grève, nous sommes pour les réformes et contre les blocages dus à l'échec du dialogue social", a expliqué Edouard Fillias, président d'Alternative Libérale, l'un des organisateurs de la manifestation. "Ce gouvernement balade les citoyens avec des réformettes. Nous soutenons les vraies réformes", a-t-il déclaré.

L'atmosphère était bon enfant, chacun s'étant bien emmitouflé pour résister à un froid vif, jeunes en trottinette, parents poussant des voitures d'enfant, cyclistes de tous âges descendus de vélo en fin de cortège et, perdu au milieu de la foule, un manifestant agitant un grand drapeau tricolore. Plus souriants, ces deux jeunes gens refoulés de Nanterre et coiffés d'un chapeau mexicain, avec leurs pancartes: "Faites l'amour, pas la grève". Rien de commun donc avec les excités et les casseurs en rouge et noir. Seulement des personnes désireuses de travailler sans entraves. Or, ce sont les raisons invoquées pour justifier les blocages, comme les méthodes de blocage, qui ne passent pas dans l’opinion.
Signe d'une certaine spontanéité, de nombreux calicots portés par des amateurs avaient été écrits au feutre sur un drap, notamment en tête du cortège que précédait un camion aux baffles hurlant "YMCA" des Village People sur des paroles au goût du jour: "SNCF, il faut qu' tu bosses!" Que tu bosses aussi longtemps, en tous cas.
D'autres banderoles plus sophistiquées témoignaient d'une plus grande organisation : "le privé vache à lait du public, ça suffit, halte aux privilèges", ou "Stop aux bloqueurs et à leurs méthodes fascistes". Staliniennes, ce qui est tout aussi grave!
"On est là pour dire non à tous les blocages", a lancé au départ du cortège un démocrate juché sur le camion de tête. "Les cheminots au boulot", a répondu la foule sur l'air des lampions. Puis plus tard: "Fillon, tiens bon!"

Edouard Fillias s'est félicité d'une "affluence au-delà de nos espérances". Mais pour lui, ce n'était qu'un "tour de chauffe": "Nous remettrons ça la semaine prochaine dans toutes les villes de France". Mais aussi

dès lundi 19 devant l’Hôtel de Ville d’Aix-en-Provence, à 11heures.

L'UMP pour sa part n'a pas exclu d'organiser ultérieurement des manifestations d'usagers si les grèves devaient se poursuivre.

Pour l’heure et au soir de cette manifestation, les média se montrent très discrets et quelque peu laconiques. Sectaires? Yahoo! Actulaités réussit le tour de force de donner accès à deux dépêches d'agences de presse différentes sur le même thèmes des grèves, mais du point de vue des ...bloqueurs! Pour dénicher sa version du point de vue des travailleurs contre le bloquage, il faut fouiller. Objectivité sélective permanente.

samedi 17 novembre 2007

Grande manifestation à Paris contre tous les blocages !

Usagers des transports et étudiants, FAITES-VOUS ENTENDRE!
Message du Comité de Direction de Liberté Chérie
Cher adhérent,Cher sympathisant,

Au vu du nombre extraordinairement élevé de témoignages de soutien que nous avons reçus ces dernières semaines, nous vous annonçons une

GRANDE MANIFESTATION CONTRE TOUS LES BLOCAGES
ECOLE,
JUSTICE,
UNIVERSITES,TRANSPORTS,
SERVICES PUBLICS...

le dimanche 18 novembre
15h00

RASSEMBLEMENT : PLACE DE LA REPUBLIQUE
DEFILE JUSQU'A NATION

Dans les jours qui viennent, les syndicats vont bloquer une nouvelle fois l'ensemble du pays : La SNCF, La RATP, EDF, GDF, La Poste, les universités, la Justice, l'Opéra de Paris, les écoles, la fonction publique... seront en grève entre le 14 et le 20 novembre.
Ce chantage est inacceptable. C'est pourquoi Liberté Chérie, avec l'aide d'autres associations de la société civile et de très nombreux anonymes, vous invite à une grande manifestation contre les blocages. Nous devons montrer aux syndicats qu'une majorité silencieuse ne souhaite pas se résigner à subir sans réagir.
Pour rappel, en juin 2003, nous avions réuni en l'espace de 15 jours 2000 personnes puis 80000 personnes contre les blocages. Ces événements avaient été très largement relayés dans les médias. Nous pouvons donc avoir un poids réel et faire entendre notre voix !
Par ailleurs, nous vous invitons à participer à nos tractages partout en France afin de dénoncer les grèves de ce mercredi 14 novembre. N'hésitez pas à joindre vos responsables locaux. Retrouvez ici la liste des tractages.
A Paris, les tractages ont eu lieu à :
Gare Saint-Lazare
mercredi 14 novembre de 7h00 à 9h00 (RDV : entrée Cour de Rome)
Enfin, vous êtes très nombreux à nous écrire. Nous lisons vos messages avec attention mais nous ne pouvons répondre à tout le monde faute de temps. En effet, nous préférons donner la priorité à l'organisation des tractages et de la contre-manifestation.
Commencez dès aujourd'hui à faire le maximum de publicité autour de vous pour cette contre-manifestation. Diffusez cet e-mail et les suivants à toute votre famille, à tous vos amis et collègues. Parlez de ce rassemblement exceptionnel sur les forums, sur vos sites internet, sur vos blogs, ou sur des sites comme Facebook. Imprimez et diffusez nos tracts. Nous vous serons extrêmement reconnaissants de tout ce que vous pourrez faire pour nous aider à réussir cette manifestation.
Nous espérons vous retrouver massivement dimanche prochain et nous comptons sur l'aide que vous pourrez nous apporter.
Librement.

vendredi 16 novembre 2007

Avis de manifestation contre les blocages de facs

Invitation de l'UNI à exprimer son opposition
Les étudiants seraient-ils plus bornés que leurs camarades cheminots qui suspendent leur mouvement? Ils faut leur expliquer la vie...
Une grande manifestation contre les blocages se déroulera
à Paris
le dimanche 18 novembre.

Rassemblement : Paris, Place de la République à 15h00

Les syndicats ont bloqué une nouvelle fois l’ensemble du pays : La SNCF, La RATP, EDF, GDF, La Poste, les universités, la Justice, l’Opéra de Paris, les écoles, la fonction publique… sont en grève depuis le 13 novembre et de nouvelles actions sont à prévoir la semaine prochaine.
Ce chantage est inacceptable. C’est pourquoi L'UNI a décidé de s'associer à
d’autres associations de la société civile et de très nombreux anonymes, et vous invite à une grande manifestation contre les blocages. Nous devons montrer aux syndicats qu’une majorité silencieuse ne souhaite pas se résigner à subir sans réagir.
Pour rappel, en juin 2003, nous avions réuni en l’espace de 15 jours 2000 personnes puis 80000 personnes contre les blocages. Ces événements avaient été très largement relayés dans les médias.
Nous pouvons donc avoir un poids réel et faire entendre notre voix !
Venez peser sur les événements!