Le journal Libération s'est donné à François Hollande
Il a fait sa Une de la lettre du candidat socialiste aux Français, le mardi 3 janvier. Après trois débats "à l'oeil" sur France Télévisions, quel est le coût d'une Une de Libération, assortie de deux pages dédiées ?
Réaction immédiate et souriante de l'UMP Le changement, c'est maintenant" annonce en gros sur fond rouge la Une du journal Libération. En revanche, un site proclame en Une: "Le reniement, c'est maintenant". Que signifie ce mic-mac ? Qui dit vrai ?
Réponse du berger à la bergère La deuxième version est en fait l'interprétation de la première - façon PS, telle que l'UMP en subit depuis des semaines. Le parti présidentiel a en effet réservé dès lundi le nom de domaine "lechangementcestmaintenant.fr". Et sa version parodique y reprend l'iconographie du journal en en changeant le contenu. Signataire de cette lettre ? ..."François Hollande" ? Son projet étalé sur deux pages dans L'Hibernation ? "Rien" en page 2 et "toujours rien" en page 3 de Libération: il est en gestation ! Trois pages de mots dans Libération pour dire quoi ?
La fausse Une de "L'Hibernation" évalue le coût de l'édition spéciale à "255 milliards d'euros" pour Libération : une allusion à peine voilée au "mirage" du projet "irréaliste" de François Hollande, qui n'est qu'une "folie", selon la droite. L'article est un pastiche du discours prononcé par François Hollande lorsqu'il a été désigné comme candidat à la présidentielle par son parti.
Hollande, lumière de l'hexagone ou crétin basique ? Les mots et la tournure utilisés dans cette caricature fournit un contrepoint à l'image idéalisée du candidat de la gauche par le PS: "Martine Aubry fait tout pour que je perde afin de rester la cheffe", "les militants s'en vont au gré des scandales dans les fédérations, du Nord aux Bouches-du-Rhône", "heureusement, je peux toujours compter sur Libé pour m'adresser aux bobos", et "Mitterrand et Jospin n'ont jamais voulu de moi comme ministre et tout le monde reconnaît que mes onze ans à la tête du PS n'ont laissé aucune trace", peut-on lire dans la tribune.
Sous le titre: "le changement, c'est maintenant", l'article s'est imposé comme une évidence aux jeunes UMP." Les premiers mots sont les mêmes que ceux du candidat socialiste, mais la suite a été détournée par les jeunes de l'UMP qui ont fait de gros progrès depuis leur clip musical en play-back (lipdub) de décembre 2009 pour "changer le monde". Des espiègleries que le journal socialiste Le Monde, beau jouer, qualifie de "politique LOL".
Hollande2012.fr également détourné
Le nom de domaine a été acheté dès [lundi] soir par l'UMP car "François Hollande et ses équipes ont juste oublié de sécuriser le slogan sur Internet", raconte sur le site des Inrocks un membre de la direction de l'UMP.
Une telle action est-elle légale ? C'est à voir, du fait du préjudice qu'elle cause et ce type de pratique n'est donc pas exempt de tout risque. Selon un décret du 1er août 2011, est considéré "de mauvaise foi et donc illicite l'enregistrement d'un nom de domaine principalement dans le but de nuire à la réputation du titulaire d'un intérêt légitime sur ce nom". Le PS se fait ainsi "cybersquatter" pour la deuxième fois Comble de la malchance pour François Hollande, le domaine hollande2012.fr est lui aussi cybersquatté, avec l'approbation silencieuse de DAL ! Il a été acheté par un chômeur facétieux en octobre 2011. Jusque-là, le lien redirigeait vers le site de l'UMP. Depuis le 5 décembre, il lance un appel intitulé "Triple A pour la France : Autistes Abandonnés dans l'Abîme" (en faveur des enfants autistes).
L'UMP a poussé l'amusement jusqu'à éditer ce contenu sur l'adresse Internet correspondant au possible slogan de campagne de François Hollande: lechangementcestmaintenant.fr. "
Les équipes de communication de François Hollande sont-elles performantes ?
Elles ne le sont pas plus pour mener à bien la campagne numérique du candidat que le reste de l'équipe pour conseiller le candidat de la "gauche molle". Pour donner aux vertueux l'exemple de l'équité, signalons que nicolassarkozy2012.fr renvoie au site de tatouage d'une certaine Corinne Dubosque qui dit "combattre" pour faire reconnaître juridiquement le tatouage comme un art.
"Je suis candidat à l'élection présidentielle pour redonner à la gauche l'espoir qu'elle a perdu après la débandade de DSK [...] Mitterrand et Jospin n'ont jamais voulu de moi comme ministre et tout le monde reconnaît que mes onze ans à la tête du PS n'ont laissé aucune trace. [...] Nos concitoyens veulent un débat de qualité. Avec moi, ils n'ont que des polémiques stériles. Heureusement, je peux toujours compter sur Libé pour m'adresser aux bobos", peut-on par exemple lire sur ce pastiche.
VOIR et ENTENDREce compte-rendu de BFMTV:
Europe Ecologie-les Verts est également critique
En attendant le projet, il faut bien meubler...
Préfiguration de la " présidence de la parole " !
A la différence des socialistes, Cécile Duflot est beaucoup moins épatée par cette littérature dans laquelle "il y a beaucoup de formules". "Ce qui me frustre un peu, en tant que politique, c'est que j'aimerais maintenant, surtout dans cette période de crise actuelle, qu'on débatte des solutions", a déclaré la secrétaire nationale des Verts sur l'antenne de France Info.
Les révolutionnaires de la CNT outragent les anciens combattants
Des anarchistes révolutionnaires s'invitent au Monument aux Morts
Une cinquantaine de militants révolutionnaires de la CNT (Confédération Nationale du Travail, confédération anarcho-syndicaliste) est venue troubler la cérémonie de commémoration du 11-Novembre à Toulouse.Les anciens combattants se disent « profondément choqués » par ces agissements. La commémoration du 11-Novembre se déroulait normalement - musique militaire et discours patriotiques résonnaient au monument aux morts de Toulouse, sur les allées François-Verdier - quand des militants anarchistes sont venus troubler l'harmonie de cette cérémonie du souvenir avec des banderoles. Les activistes, qui se dirigeaient vers la stèle, ont été stoppés par les forces de l'ordre au niveau de la place Dupuy, à 200 mètres de son objectif. « J'ai aperçu des manifestants qui brandissaient des pancartes au loin, raconte Guy Darmanin, président départemental de l'Ufac (Union française des anciens combattants), présent dans la tribune d'honneur. Mais je n'y ai pas prêté plus d'attention que ça… » La cérémonie s'est donc achevée dans la dignité vers 12 h 30.
Une provocation que supporte l'opposition
Après le départ des forces de l'ordre, les militants de la CNT se sont regroupés sur le parvis du monument aux morts. Le rassemblement a profondément choqué les derniers spectateurs présents. « C'est de la provocation, s'indigne un ancien combattant qui a servi en Algérie. Ces gens n'ont aucune morale. »
Michel Pech, conseiller municipal délégué à la Mémoire et au Monde combattant, estime que « ce n'était ni le jour ni le lieu opportun pour organiser une telle manifestation ».
Mais Catherine Lemorton, élue de la 1re circonscription de Haute-Garonne, tient, elle, a dédramatisé la situation : « Je comprends que ces agissements aient pu heurter les anciens combattants. Mais les slogans que j'ai pu lire - « Des soldats, pas de la chair à canon » - ne me paraissent pas dénués de sens. » Puisque La Dépêche ne juge pas utile de l'indiquer, précisons que la dame est députée du PS.
«Le devoir de mémoire pour construire le monde de demain »
Qui, dans la presse et parmi les acteurs politiques, a dit son indignation, hormis les Jeunes Populaires de l'Aude dont le communiqué arrive à propos, en réponse involontaire aux anars qui, sans dieu, ni maître, auraient bel et bien connu l'asservissement, sans le sacrifice de nos anciens.
Le 9 et le 11 novembre sont deux dates importantes à retenir, rappelle le communiqué. C'est en effet le 9 novembre 1970 que s'éteignait le Général De Gaulle, qui peut être regardé comme le plus grand des Français. Fidèles à ses idées, les Jeunes Populaires tiennent à faire mémoire de cet événement et à honorer l'héritage de cet homme illustre. Nous sommes fiers d'appartenir à cet héritage gaulliste. Le 11 novembre marque la fin du premier conflit mondial, guerre sanglante s'il en fut, qui opposa diverses nations européennes.
Presque un siècle après cette période douloureuse, les Jeunes Populaires souhaitent réaffirmer leur engagement en faveur de la paix et de la coopération entre les divers États membres de l'Union européenne. [...] "Faire de la politique, à notre sens, c'est d'apporter un autre projet, d'autres ambitions pour nos villes, surtout dans ce département, mais c'est aussi s'ouvrir sur le monde qui nous entoure. Loin de l'utopie socialiste et de la contestation stérile à laquelle la gauche est habituée, notre mouvement et les Jeunes UMP de l'Aude se proposent de construire une France et une Europe solidement ancrées dans des valeurs de libertés, de justice et de paix."
Le coût de l'appel de S. Royal aux jeunes à descendre dans la rue
Dans une lettre ouverte à l'attention de l'adjointe au maire de Lyon, les Jeunes Actifsdu parti présidentiel - qui sont à l'UMP ce que sont les routiers au scoutisme (les Jeunes Pop étant les louveteaux)font les comptes (très approximatifs) des dégradations commises à Lyon.
Il est donc irresponsable d'inviter ces jeunes étudiants et lycéens à suspendre leurs études pour la rue, où leur contestation sera inévitablement rejointe par des troupes de casseurs. L'avenir des étudiants ne se joue pas dans la rue, où ils sont manipulés et utilisés par les centrales syndicales pour animer leurs cortèges en perte de vitesse, mais bien sur les bancs des lycées et universités.
Les Jeunes Actifs du Rhône, nous dénonçons donc votre appel en direction des jeunes. Car en incitant les jeunes à descendre dans la rue, vous invitez aussi bien les étudiants et lycéens que ces jeunes casseurs. Les dégâts cette semaine sont conséquents, et de ce fait nous vous transmettons la facture ci-dessous, vous donnant ainsi la chance d'assumer votre appel. Cette facture approximative pourra bien-sûr être détaillée prochainement. Car il n'y a aucune raison que les contribuables, déjà lourdement imposés à Lyon grâce à votre majorité municipale, paie encore la note.
VOIR et ENTENDREle débat sur LCI avec Eric Ciotti (UMP), François d'Orcival (Valeurs Actuelles), Yves Thréard (Le Figaro) et Ludovic Vigogne (L'Express) sur la base du discours du Premier ministre(lien PaSiDupes)
Grand « freeze » UMP à Tours Les Jeunes Populaires de l'UMP ont annoncé mercredi la tenue d'un week-end militant à Tours, du 5 au 7 février. Leur com' a été quelque peu confidentielle et la presse ne les a pas aidés. Le bouche à oreille ? "Durant 3 jours plus de 600 jeunes venus de toute la France seront rassemblés pour un objectif: la reconquête de nos régions", annonça un communiqué. La manifestation, baptisée "Printemps des Jeunes Populaires", s'est ouvert en présence du ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, et Rama Yade, secrétaire d'Etat aux Sports. "La journée de samedi sera consacrée à la formation des militants à un mois des régionales et les Jeunes Populaires organiseront un grand happening (...) avec un 'freeze' géant (cf. ci-dessous) pour illustrer l'immobilisme des régions socialistes depuis 2004", précise le texte. Mais les jeunes militants de l'UMP n'ont pas eu les honneurs des media
Ils n'ont pas fait de tapage non plus. PaSiDupes rend donc compte avec ses petits moyens. VOIR et ENTENDRE
Dans un mois et demi, les 26 régions françaises de métropole et d'outre-mer sont invitées à renouveler leurs conseillers.
Candidate voilée du NPA, une «provocation» non voilée , selon l'UMP
Les trotskistes invitent le voile dans le débat des régionales Le NPA a désigné Ilham Moussaïd, une jeune femme voilée, candidate sur une liste du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) dans le Vaucluse, en position non éligible. Dissociant le port du voile islamique de la religion, le NPA nie la provocation. «Notre parti accueille des jeunes (...) qui se reconnaissent dans ses idéaux. La foi est une question privée qui ne saurait faire obstacle à la participation à notre combat dès lors que les fondamentaux laïcs, féministes et anticapitalistes de notre parti sont sincèrement partagés», a réagi ce mercredi le NPA dans un communiqué diffusé par Europe 1.fr. Ilham Moussaïd a 25 ans, est étudiante, trésorière départementale du NPA et membre du «comité populaire» à Avignon. Elle est l’une des nombreuses femmes voilées qui militent au sein des comités de base du parti. Une candidate voilée qui n’en appelle pas au communautarisme, qui ne remet pas en cause les valeurs féministes, mais qui est le visage des quartiers sensibles français, aux dires des trotskistes. Une «provocation» en plein débat sur le voile intégral, a répliqué mercredi la députée UMP Chantal Brunel. «Il s'agit d'une instrumentalisation d'une pratique religieuse à des fins électoralistes, c'est choquant», a ajouté l'élue.
=>Le NPA se justifie de son choix dans le Vaucluse
Pour le leader du parti anticapitaliste, elle représente «l'image de l'intégration de son parti dans les quartiers». C'est le choix du NPA dans le Vaucluse. «Notre parti accueille des jeunes (...) qui se reconnaissent dans ses idéaux. La foi est une question privée qui ne saurait faire obstacle à la participation à notre combat dès lors que les fondamentaux laïcs, féministes et anticapitalistes de notre parti sont sincèrement partagés», a indiqué ce mercredi le NPA dans un communiqué rapporté par Europe 1.fr.
=>La candidate voilée du NPA fait réagir le MoDem Raphaël Vuitton, Jeune Démocrate (MoDem) de Lorraine, écrit sur son compte Twitter: «Le NPA annonce qu'il présentera une candidate voilée. Je fais de suite un CP (communiqué de presse) pour dire que notre tête de liste porte des strings». Classe et respectueux, cet amalgame ! => Le FN vise les 10% pour ses listes au niveau national
Cette tentative, qui vise précisément le Vaucluse, ne peut que réjouir le FN. Marine Le Pen, vice-présidente du Front national (FN) et chef de file du parti dans le Nord/Pas-de-Calais pour les élections régionales, se fixe d'ailleurs l'objectif d'un score de 15% pour les listes FN dans cette région, et de 10% au niveau national. Dans un sondage Ifop pour Paris-Match diffusé la semaine dernière, le FN au niveau national était crédité de 8,5% des intentions de vote au premier tour et d'une capacité à se maintenir pour le second tour dans une dizaine de régions. Avec la contribution non voilée du NPA dans des régions à forte implantation FN. => Besancenot, candidat n°1 des régionales sur Facebook
Selon le top 100 des politiques sur Facebook -classement établi en fonction du nombre de supporteurs-, Olivier Besancenot arrive en février en première position des candidats aux régionales, avec près de 20.000 supporteurs. La tête de liste du NPA est talonnée par la maire de Melle (plus de 9.000 supporteurs) et Rama Yade (un peu plus de 8.500). Du côté des petits nouveaux, la Verts Cécile Duflot, l'antillais socialiste Victorin Lurel ou le Modem Alain Dolium font leur entrée dans le classement ce mois-ci.
L'UMP stigmatise l'agression de Vitry-sur-Seine
En harmonie avec les propos du ministre de l'éducation Luc Chatel, Valérie Pécresse, tête de liste UMP en Ile-de-France, a dénoncé ce mercredi la «passivité» et la «faute» de la région (PS), après l'agression d'un élève dans son lycée de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne). «En mai dernier, un diagnostic de sécurité avait montré que la sécurité des élèves, des professeurs et des personnels n'était plus assurée, faute de clôture pour empêcher les personnes extérieures à l'établissement de s'y introduire», a souligné dans un communiqué la ministre de l'Enseignement supérieur. «Depuis lors, ni le département ni la région, pourtant compétents pour agir, n'ont pris les mesures nécessaires pour garantir la sécurité et la tranquillité de tous. Par leur passivité, ils ont manqué à leurs responsabilités et se trouvent aujourd'hui en faute», a ajouté la candidate UMP. => Le PS réplique à la mise au point de Valérie Pécresse
Marie-Pierre de la Gontrie et Julien Dray ont dénoncé ce mercredi «l'exploitation honteuse», selon eux, faite par le gouvernement de l'agression d'un lycéen à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) LIRE PaSiDupes. Cette agression -qualifiée de 'fait divers' par la presse engagée- s’est déroulée en plein lycée Adolphe-Chérioux : un garçon de 14 ans a été passé à tabac par 5 à 7 jeunes, étrangers à l'établissement et cagoulés, mardi matin. «Il a été retrouvé avec une plaie de couteau à la cuisse gauche, un saignement abondant à l’oreille et les yeux tuméfiés à cause du gaz lacrymogène», explique-t-on au parquet de Créteil. A midi, deux garçons de 16 et 17 ans ont été interpellés. Les deux élus socialistes rejettent la responsabilité sur la majorité. «Qui est garant de la sécurité? L'Etat ou les collectivités locales? (...) Qui est en charge de l'Education nationale? Luc Chatel ou le président de région»?
Misant sur l'ignorance de la presse et a fortiori du grand public, les deux élus nient que l'un des domaines de compétences des conseils régionaux est l'éducation -et en particulier la gestion des lycées. Qu'une avocate, Marie-Pierre de La Gontrie, dont le maire socialiste Bertrand Delanoë a en outre fait son adjointe chargée de la démocratie locale et des relations avec les associations, se prête à cet abus de confiance de la population, est symptomatique de l'éthique du PS. Or, le barreau de Paris s'apprête à donner un camarade de plus à Madame de la Gontrie, sachant qu'en janvier dernier le député socialiste de l'Essonne, Julien Dray, qui a tout juste retrouvé une nouvelle blancheur, a "déposé un dossier" pour y être admis en qualité, si on ose dire, d'avocat.
Un collectif de jeunes agriculteurs à l'assaut du Nord-Pas-de-Calais Ce collectif de Jeunes Agriculteurs du Nord (ancré à gauche -PS et JAC, ou Jeunesse Agricole Catholique) a annoncé sa candidature officielle aux régionales dans le Nord-Pas-de-Calais, annonce le site d'informations DailyNord.
Bussereau estime que l'amère Royal rassemble des supplétifs
Le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, candidat UMP aux régionales en Poitou-Charentes, a qualifié mercredi sur Europe 1 la politique de rcrutement de sa concurrente Désirdavenir Royal. Alors que le journaliste Claude Askolovitch lui faisait remarquer que la candidate PS parvenait à récupérer les Centristes, D. Bussereau a rectifié: «Elle rassemble des harkis, hein, si vous me permettez l'expression. Des gens qui vont un peu dans cette affaire, parce qu'ils n'ont pas d'autres moyens d'être élu.» La Cour d'appel de Montpellier autorise ce type d'évocation historique depuis qu'elle a relaxé Georges Frêche, président (alors officiellement PS) de la région Languedoc-Roussillon, des poursuites engagées contre lui pour le motif autrement grave d'«injure raciale», après avoir en effet traité des harkis de «sous-hommes», en février 2006. Le MoDem serait-il par hasard choqué de la comparaison avec des serviteurs de la France ?
Remous internes pour le MoDem de Lyon
La zizanie continue au Mouvement démocrate etpas seulement en Poitou-Charentes, où la responsable, Sa Cynique Majesté Royal, a recruté cinq dissidents centristes. Deux ans après l’explosion du MoDem lors des élections municipales à Lyon, la formation de François Bayrou se retrouve de nouveau empêtrée dans des dissensions internes en Rhône-Alpes, à un mois et demi des régionales. Tête de liste du MoDem en Rhône-Alpes,l'ancien délégué à la promotion de l'égalité des chances sous le gouvernement Villepin, Azouz Begag, est loin de faire l'unanimité. Selon Libération,une véritable fronde a été organisée par des militants mécontents à coups de «piques diverses et variées» et de faux communiqués annonçant notamment la démission de certaines têtes de listes de la région (un vrai-faux mail signé Thomas Rudigoz, du nom d'un élu Modem impliqué dans la campagne d'Azouz Begag et une vraie-fausse démissionnaire, Fabienne Faure, conseillère régionale sortante et tête de liste dans l'Ain).
Les hommes de Frêche dans l'Aude demandent que le PS «nous laisse tranquilles»!
Le député-maire PS de Carcassonne (Aude), Jean-Claude Perez, a exhorté mercredi son parti à «laisser tranquille» les élus de Languedoc-Roussillon, alors que le PS a décidé de présenter une liste concurrente de celle de Georges Frêche, soutenu par les militants. «Pour les prochaines élections régionales nous demandons à la direction nationale de nous laisser tranquilles et le résultat sera au bout ! Avec mes collègues parlementaires, les secrétaires fédéraux, les responsables socialistes du Languedoc-Roussillon, c’est ce que nous avons rappelé dernièrement», a-t-il déclaré dans un communiqué sur son site internet. => Les alliés de Georges Frêche ne lâchent pas le morceau Didier Codorniou, qui conduira dans l'Aude la liste du président sortant du Conseil régional de Languedoc-Roussillon, a annoncé ce mercredi à Castelnaudary qu'il déposerait un recours en justice contre la liste PS anti-Frêche.
Eric Besson fait des émules dans le Val d'Oise
Outre que Martine Aubry, le premier secrétaire du PS, approuve Eric Besson, qui refuse la naturalisation d'un homme obligeant sa femme à porter le voile (LIRE PaSiDupes), l'ex-conseillère municipale PS de Sarcelles, Linda Uzan, a décidé de changer de camp et de rejoindre les rangs de l'UMP à l'occasion des régionales, annonce le site d'informations du Val d'Oise, VO News. Elle sera en sixième position de la liste du parti de la majorité présidentielle dans le département francilien, face au sortant socialiste, Jean-Paul Huchon.
Jean-François Copé recherche la clarté, dès le 1er tour
En revanche, et à propos des Régionales, le chef de file des députés UMP a jugé ce mercredi sur France Info qu'il vaut mieux «crever l'abcès aujourd'hui» plutôt que d'avoir «des psychodrames» au soir du 1er tour, en commentant les tiraillements dans la majorité pour la constitution des listes.
VOIR et ENTENDREJean François Copé, invité de France-info, le 03 février 2010
=> La tête de liste UMP en Seine-Saint-Denis agite la police
Georges Moréas, un ancien policier devenu romancier et scénariste (cinq épisodes du Commissaire Moulin) s'indigne sur son blog de la présence en tête de la liste UMP de Seine-Saint-Denis de Bruno Beschizza, le secrétaire général du syndicat de police Synergie (syndicats d'officiers de police CFE-CGC, 44,5%). Cette position a été débattue au sein même de la section UMP du département. L'appartenance de la tête de liste au SCPN (58,50% des voix des commissaires et hauts fonctionnaires de la Police - UNSA Police, 5,71%) aurait-elle mieux satisfait ?
Francis Delattre, sur la diversité que le PS envoie au casse-pipe?
VO TV, la télévision du Val d'Oise, organise un débat ce mercredi à 16h entre Francis Delattre, le maire UMP de Franconville, et Dominique Lefebvre, premier secrétaire du PS dans le Val d'Oise. Ce dernier n'est pas candidat aux régionales mais Francis Delattre l'accuse d'avoir lancé le «buzz» autour de ses propos sur Ali Soumaré, la tête de liste PS du Val d'Oise pour les régionales. «Au début, j'ai cru que c'était un joueur de l'équipe réserve du PSG. Mais en réalité, il est premier secrétaire de la section de Villiers-le-Bel. Ca change tout !» Ca ne change rien pour le PS ni la presse militante qui en font une affaire.
Région PACA: les Verts virent une de leurs élues
Malgré l'affaire Sylvie Andrieux(LIRE PaSiDupes), une des conseillères régionales sortantes a déserté Europe Ecologie en Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA) pour rallier la liste socialiste de Michel Vauzelle aux régionales de mars. La sanction a été instantanée: plus rapide que celle qui frappe Frêche pour ses insultes racistes et antisémites «En ralliant la liste socialiste, Marie Bouchez tente d'affaiblir les Verts dans un contexte où une écologie autonome devient une force politique à part entière», indique le communiqué du parti écologiste.
L'Alsace virera-t-elle aux Verts?
Selon un sondage Ifop-Paris Match, Europe Ecologie remporterait les régionales en Alsace, avec 44% des voixcontre 43% pour la liste de la majorité au 2e tour. L'enjeu est de taille pour le gouvernement, puisque l'Alsace est la seule région avec la Corse détenue par l'UMP.
Xavier Bertrand et le renouvellement des cadres
Le secrétaire général de l'UMP a relativisé ce mercredi sur France 2 la grogne dans la majorité pour la constitution des listes aux régionales, expliquant que les candidatures avaient été «renouvelées à 65%, du jamais vu». Il souligne aussi la place faite à la jeunesse et au renouvellement des cadres. => Le patron des Jeunes Pop' dans la bataille
Le journaliste du Figaro.fr, Bastien Hugues, a d'ailleurs annoncé sur Twitter ce mercredi que Benjamin Lancar, le président des Jeunes UMP, est candidat aux régionales à Paris, en 8e position sur la liste UMP. Dans les Yvelines, la liste de Valérie Pécresse a été dévoilée: David Douillet est numéro 2.
=>Aubry crie victoire; François Fillon l'appelle «plus de modestie»
Le Premier ministre, François Fillon, a déclaré mercredi que la première secrétaire du Parti socialiste (PS) Martine Aubry devrait «se méfier des scénarios écrits par avance» et faire preuve de plus de «modestie» sur l'issue des régionales, pour lesquelles elle a prédit un grand chelem de l'opposition. Evoquant son statut de chef de file de la campagne UMP, il a aussi déclaré: «C'est mon rôle de prendre des risques: j'ai la responsabilité de la majorité». Lien Europe 1
VOIR et ENTENDREFrançois Fillon , avec Jean-Pierre Elkabbach à Europe 1, le 3 février, sur les Régionales, l'antisémitisme, le voile islamique, l'affaire Clearstream, le chômage, la réduction des déficits, etc...:
PaSiDupes donne ici le verbatim de ce qui peut buzzer sur le Net, en espérant que ce n'est pas le texte associé, mais plutôt la vidéo, qui n'a pour seul mérite que de ravir la gauche. L'auteur de ce texte qui honore le site ne va tout de même pas jusqu'à encenser Ferry... « Ce soir dans l'objet du scandale Luc Férry sort la kalachnikoff [une « Kalachnikov » est une mitrailleuse] pour casser le lib dub de l'UMP en général et de Rachida Dati et Rama Yade en particulier. Il répéte ce qu'il avait déjà dit ,il le trouve nul. Pour Dati il répète qu'elle se moque de l'Europe ,et qu'elle a été recasé[e] . Rama Yade c'est bien pour les photos mais pour les sports c'est pas vraiment sa. [ "ça" ?] Et voilà ce qu'on peutVOIR et ENTENDRE
Un «lipdub» de Canal+ serait mieux reçu... Pour ceux qui ont le droit de ne pas savoirce qu’est un lipdub, il s’agit tout bêtement d’une vidéo où les salariés d’une entreprise chantent en playback et dansent sur une musique. Le travail est bien avancé: ça évite d'en composer une et de se limiter aux 35 heures. a l'origine, le concept est destiné à promouvoir une marque et à véhiculer une image positive de la boîte en question. Nombreux s’y sont essayés avec plus ou moins de réussite.
Derniers en date, les employés de W9, des professionnels
Ils ont "tout simplement réalisé un petit bijou de lipdub avec les animateurs de la chaîne, des salariés déchainés comme jamais mais aussi, cerise sur le gâteau, les grands patrons qui n’ont pas hésité à se déhancher," (même entrevu !) de l'avis objectif des juvéniles journalistes du Monde. Et de LePost... C'est tout dire ! Un patron qui se déhanche ne peut être un méchant patron. Tourné dans les locaux mêmes de W9, on peut y apercevoir Benjamin Morgaine, Alexandre Devoise, François Pécheux ou encore la ravissante Karima Charni qui présentera prochainement une émission spéciale consacrée au phénomène Lipdub. VOIR et ENTENDRE Lipdub W9envoyé par Tele-Loisirs
En américain... Et un peu longuet.
Et maintenant le lipdub des Jeunes Pop de l'UMP On est en droit de ne pas être sensible au "déhanché" de Rama Yade, mais, attention, les jeunes de l'UMP ne vendent ni un produit de tête de gondole (cf. Désirdavenir Royal), ni de la musique: ils travaillent à un avenir meilleur. La chanson du clip est due au canadien Luc Plamandon. Son titre ? « Tous ceux qui veulent changer le monde'. Une invitation, dans la perspective de la campagne des régionales de mars 2010. VOIR et ENTENDREXavier Bertrand, Eric Besson, Xavier Darcos, Rachida Dati; Patrick Devedjian, Christine Lagarde, Eric Woerth, Rama Yade, sans jeunisme... LipDub Jeunes UMP 2010 -Officiel par Jeunes-Populaires
Ce n'est pas pire que le Zenith de Désirdavenir Royal... D'ailleurs Le Monde plébiscite le lipdub des étudiants en communication de l'université du Québec à Montréal (UQAM) qui ont réalisé une vidéo en septembre 2009. Elle reprend tous les ingrédients d'un lipdub réussi : un seul plan-séquence (pas de montage), beaucoup de participants (172), et une musique entraînante (?) ("I Gotta Feeling" des Black Eyed Peas). Les Jeunes Pop n'ont pourtant rien à lui envier. A vous de juger (lien)
Le clou du spectacle, dans le style "minable" de Dany-le-Rouge En avril dernier, Europe Ecologie donnait dans le misérabilisme antilibéral: paroles démagogiques et dents jaunes. A en faire vomir Luc Ferry: c'est convivial; tout le monde déguste, de l'UMP au PS ! VOIR et ENTENDRE Election Européenne Lipdub Europe Écologie vote le 7 juinenvoyé par EuropeEcologie Le PCF de la belle époque aurait-il fait aussi simpliste et caricatural ?
Libération prend parti sur son site Internet A la 13e semaine des perturbations de l’Universitépar des minorités contre les réformes Pécresse et Darcos, les étudiants, enseignants et personnels de Lyon 2 étaient appelés lundi 4 mai à voter pour ou contre le blocage de l'université Lyon 2, qui dure depuis le 4 mars. La consultation voulue par le président élu d’université était contestée par les étudiants pro-blocage, pour qui seule une assemblée générale peut décider de la levée ou non de ce blocage. La vérité est tout autre : un vote secret de tous les étudiants serait intolérable à la minorité qui noyaute les AG et impose des votes à main levée sous la pression de réprésailles. A la suite d'une tentative de fraude au vote, cinq étudiants, dont deux syndicalistes, ont d’ailleurs été arrêtés. Selon plusieurs témoignages choisis, les interpellations auraient été particulièrement violentes. VOIR et ENTENDRE les interlocuteurs sélectionnés par Libération:
Rien de grave : seulement de l’eau de javel dans les urnes !
Vers 15h00, site des Berges du Rhône, quelques étudiants opposés à la consultation de la présidence investissent le bureau de vote, dans l'intention de le « bordéliser » en vidant de la javel dans les urnes. Rapidement repérés, ils se font appuyer par un groupe plus important qui tente d'entrer par la force dans le bureau. Cris, bousculades, pétards, la confusion est totale. Les vigiles doivent s'interposer.
Deux versions :
Selon des bloqueurs-fraudeurs, des vigiles auraient répondu à la tentative de passage en force des étudiants en aspergeant de gaz lacrymogène le visage de certains d'entre eux. Un des étudiants qui voulaient verser de la javel témoigne : « Ils se croyaient dans une guerre civile avec leur barricade. Nous, nous étions à l'intérieur, coupés de nos soutiens. Un vigile a alors aspergé de lacrymo le visage d'un copain qui se trouvait à terre. Il n'y a eu ni fumigène, ni pétards à l'intérieur. Finalement, ils ont fini par nous laisser sortir quand une secrétaire asthmatique s'est plaint de ne pouvoir respirer. »
Stéphane Nivet, le responsable de la communication de Lyon 2, raconte : « J'ai repéré des bloqueurs. Une foule a alors essayé de forcer le passage en cognant au besoin sur les vigiles qui ont répliqué avec les lacrymo. On a essayé de bloquer la porte, mais ils se sont emparés des barrières et les ont retournées contre nous. Le tout en nous aspergeant avec un extincteur et en nous jetant des pétards et des fumigènes. On en voyait aussi sur les marches. On s'est dit que ça allait être la même chose. On a pris les isoloirs, les tables et les chaises pour les empêcher de rentrer. C'était violent. Il y a des personnes traumatisées. »
Et celle de Rue89/Libération Durant la demi-heure de confusion, la présidence de Lyon 2 appelle la police : « On ne savait pas qui étaient les meneurs, explique Stéphane Nivet. Les interpellations étaient impossibles. Le président a donc demandé à la police de ne pas entrer à l'intérieur de l'université. » Postée à l'extérieur, la police respecte les consignes du président de l’université et attend que les étudiants sortent afin d'effectuer des interpellations. Mais Rue89 commente ainsi: « C'est en tout cas ce que comprennent les étudiants. La suite leur donnera raison. Après s'être réunis dans un amphi, environ 200 étudiants et quelques enseignants décident de sortir groupés pour éviter des arrestations. Dans la rue Chevreul, à quelques pas de l'université, ils sont rapidement pris en tenaille par les forces de l'ordre qui procèdent à cinq interpellations. Selon plusieurs témoins, dans des conditions particulièrement violentes. Un pistolet à impulsion électrique, un Taser, aurait notamment été utilisé. » Taser contre javel…
Ces arrestations sont clairement politiques », juge Rue89
« Il y avait des CRS devant nous, d'autres derrière avec des chiens, explique une étudiante. La BAC était sur le côté. Ils ont fait des percées à grands coups de matraque pour interpeller ceux qu'ils voulaient. Ils les attrapaient, les mettaient à terre puis les traînaient. J'ai même vu une fille se prendre un coup de taser dans le ventre ». Une faible fille, puisqu'on n'a pas d'enfant sous la main à la fac, ça n'impressionne peut-être pas suffisamment, alors c'est le ventre qui est visé ! C'est en tout cas ce qu'elle a vu... Camille Hamidi, maître de conférence en science politique, participait avec d'autres collègues du même département à une réunion d'information avec des étudiants sur les modalités d'évaluation du semestre. Elle a rapidement été mise au courant de la tournure des événements : « On s'est dit qu'il fallait sortir tous ensemble, car la police allait certainement arrêter les militants les plus en vue. C'est ce qui s'est passé. » Parmi les personnes arrêtées figurent deux militants du syndicat FSE (majoritaire à Lyon 2), très actifs (!) depuis le début du mouvement.
L'enseignante, dont Rue89 privilégie le témoignage, a publié quelques ouvrages ou articles, qui donne un aperçu de son engagement, parmi lesquels : - « Eléments pour une approche interactionniste de la politisation. Engagement associatif et rapport au politique dans des associations locales issues de l’immigration » (février 2006) ; - La société civile dans les cités. Engagement associatif et politisation dans des associations de quartier ( 2009) ; - « Les raisons de l’engagement associatif. Le cas de trois associations issues de l’immigration maghrébine », oct.-déc. 2002.
Libération laisse la parole à Camille Hamidi qui poursuit : « Ces arrestations sont clairement politiques puisque ces deux étudiants étaient présents à la réunion d'information. Ils n'ont donc pas pu participer à l'action ! [Faux témoignage ?] En tant que membre de la liste “Pour une Autre Université” (PAU), j'étais favorable au boycott du vote de la présidence, en estimant qu'il y avait d'autres questions à poser que celle portant sur le blocage et que cette consultation ne faisait que casser le mouvement et attiser les tensions. Les problèmes étaient courus d'avance. »
Les soutiens du mouvement sont-ils des modérés ?
Dans un communiqué, plusieurs organisations manipulatrices de chlore (?), dont l'UNEF, la FSE, SUD et le PCF condamnent « les violences auxquels se sont livrés les vigiles, en perdant leur sang froid [appréciation subjective...], et les violences policières [qui manipulaient l'eau de javel ?], ainsi que les arrestations préméditées » [maintien de l'ordre avec préméditation !].
La FSE, des démocrates? Dans un souci louable d’information, Rue89 (Libération), ne nous précise pas que la dame qui s’exprime longuement est membre de Pour une autre Université, collectif des personnels mobilisés de Lyon 2 . La FSE (Fédération syndicale étudiante) se revendique du syndicalisme de lutte et non pas de négociation, pas plus que SUD. Elle cherche d’ailleurs à favoriser les convergences syndicales, ce qui explique qu'elle co-signe certains de ses tracts avec un nombre restreint d'organisations étudiantes, mais toujours avec SUD Étudiant. En septembre 2005, la FSE a lancé au niveau national le "processus de fusion du syndicalisme de lutte" visant à rassembler l'ensemble des syndicalistes de lutte (militants de SUD Étudiant, de la TTE-UNEF, de la CNT-FAU, de syndicats locaux comme l'AGEN) dans une nouvelle organisation. Divers journaux comme Le Monde ou Le Figaro, dans des articles sur les mouvements étudiants, classent la Fédération syndicale étudiante et plusieurs autres organisations impliquées comme appartenant ou étant proche de l'extrême gauche ! N’est-ce pas bien peu dire ? Si la FSE n'est pas un syndicat représentatif dans le monde étudiant, puisqu’elle ne dispose d'aucun d'élu au sein du CNOUS ou du CNESER, elle l’est toutefois assez pour Libération et Rue89…
La présidence de Lyon 2 a décidé la fermeture administrative du site des Berges du Rhône en tenant compte de « graves violences ».
Le 6 mai sur France Inter, dans un débat avec Isabele This ('sauveteur' de Sauvons la Recherche), le Président de la CPU, Louis Collet, appelait à "la reprise des cours" et rappelait que la CPU demande "un réel report" de la réforme des IUFM. Il souhaite que, pour l'année transitoire, "l'année de stage soit maintenue immédiatement, et non pas une année après le concours sous prétexte qu'il (le jeune enseignant) doit préparer un Master". Rappel des violences à Lyon2 : lien Jeunes Populaires
Front uni de l'UMP à Royan Très convenable rentrée à l'UMP
Admettant le débat sur le financement du RSA, écartant les conflits de personnes, faisant face à la conjoncture économique mondiale menaçante, tout le week-end les dirigeants du parti de la majorité présidentielle ont présenté un front uni, lors de l'université d'été de Royan (Charente-Maritime).
François Fillon a dressé dimanche un constat Les trois jours du "campus" ont mis en évidence le "contraste" entre les luttes internes affichées le week-end dernier à La Rochelle par un Parti socialiste "sans idée, sans proposition, sans inspiration, déconnecté des préoccupation des Français" et une UMP "rassemblée autour de Nicolas Sarkozy et, ce faisant, (...) libre de miser sur la dynamique des idées", a-t-il observé. "Nous sommes unis, ils sont divisés. Nous sommes en quête de modernité, ils sont enferrés dans leur passé", a-t-il déroulé devant plus d'un millier de "Jeunes populaires".
L'opposition en est pour ses frais
Les querelles de personnes annoncées par la presse d’opposition n’ont pas eu lieu, malgré la rumeur répandue d’un remaniement à la tête de l'UMP. Le secrétaire général Patrick Devedjian, donné affaibli pour cause de conflits avec le chef de l'Etat, "dirigeant de fait" de l'UMP, et de stagnation des adhésions, a assuré avoir été confirmé "pour de longs mois". "Les amis de Nicolas Sarkozy sont pour la stabilité de l’UMP", a appuyé le vice-président Jean-Pierre Raffarin, avant que les deux hommes ne reçoivent publiquement "toute (la) confiance" du chef du gouvernement. Brice Hortefeux, présenté comme un potentiel remplaçant de Patrick Devedjian, a quant à lui assuré qu'il n'était pas candidat mais juste "à la disposition du président de la République.
Pour leur part,trois ministres candidats aux régionales en Ile-de-France pour 2010(Yves Jégo, Valérie Pécresse et Roger Karoutchi) ont eux aussi accepté d'oublier leurs rivalité. Et même les frères ennemis Xavier Bertrand et Jean-François Copé ont annoncé qu'ils se retrouveraient prochainement en tête-à-tête pour un petit déjeuner. Au Café de la Paix, a plaisanté le ministre du Travail...
L'unité n'empêchant pas le débat Celui sur le financement du RSA a beaucoup motivé les dirigeants de la majorité, à deux semaines de l'ouverture de la discussion parlementaire. Du côté des libéraux chiraquiens, le député de la Drôme, Hervé Mariton, est venu porter la parole de la "grande majorité" de ses collègues qu'il dit opposés au principe d'une nouvelle taxe sur les revenus du capital. Annonçant des amendements, il a demandé qu'on évalue le dispositif et que la taxe "puisse disparaître", une idée à laquelle Martin Hirsch n'a pas souhaité s'opposer publiquement. "Il faut qu'on voie, pour les mois qui viennent, si on peut trouver petit à petit des recettes de substitution sous forme d'économies budgétaires", a aussi demandé le patron des députés UMP Jean-François Copé. François Fillon. Mais pour l'heure, le gouvernement a défendu le principe du RSA comme son financement. C'est un "investissement", parce que "si nous atteignons nos objectifs, le retour au travail entraînera la diminution de la dépense publique", a fait valoir le chef du gouvernement. Dans l'équipe, seul Hervé Novelli a évoqué ses doutes.
Au total, ces trois jours de débats entre jeunes militants et ministres ont donc été consensuels, à peine troublés par quelques voix discordantes comme celle de Luc Ferry se prononçant contre l'institution d'un service civil obligatoire, une promesse de Nicolas Sarkozy. Il faut dire que les questions difficiles échappent au parti gouvernemental, en particulier la conjoncture économique menaçante partout dans le monde. "C'est vrai qu'on n'a pas beaucoup parlé d'économie", a reconnu Patrick Devedjian, satisfait d'avoir offert une image de dignité et d' "unité".
Les Jeunes Populaires ont un nouveau président Benjamin Lancardirigeait la section UMP Grandes Ecoles. Il a été élu dimanche 24 août à la présidence du mouvement des jeunes de l'UMP, qui revendique quelque 40.000 adhérents. Avec 75,06% des suffrages exprimés, la liste conduite par Benjamin Lancar, "l'Union pour réussir le changement", l’a remporté lors du premier tour du scrutin organisé les 22, 23 et 24 août 2008 par vote électronique. La participation a été de 54%. Benjamin Lancar a été élu, à 23 ans, pour un mandat de deux ans. Il succède ainsi à Fabien de Sans Nicolas, qui était à la tête des "Jeunes Populaires" depuis 2005. Une autre liste, "l'Union militante", conduite par Louis-Alexandre Osinski, un jeune militant du Nord, a obtenu 24,94% des suffrages.
Les deux leaders adoptèrent des attitudes différentes vis-à-vis de Sarkozy.
Alors que Osinki veut travailler "aux côtés" du président, en collaboration avec ce dernier, Lancar veut travailler "pour" ce dernier. "Nous serons partout, tout le temps, à l'image de ce qu'attend de nous le Président de la République", écrit-il dans sa lettre aux partisans.
La course à la présidence du mouvement de jeunes du parti présidentiel avait donné lieu début août à de vives tensions. Le site internet Bakchich s’est cru autorisé à titrer « Les Jeunes UMP se tirent dans les pattes pour la présidence du mouvement », au moment de la guerre fratricide des chefs socialistes pour la présidence du PS… Aurore Bergé et Matthieu Guillemin, tous deux se disant "soutenus par la base militante et les responsables départementaux", s'étaient initialement présentés en tandem face à B. Lancar, considéré comme candidat favori. Après de longues tractations, ils avaient in extremis accepté de faire liste commune avec lui. Matthieu Guillemin, délégué National sortant, a finalement accepté d’être 2° sur la liste de « L’Union pour Réussir le Changement » et de devenir secrétaire général aux Fédérations Jeunes Populaires. Aurore Bergé, responsable départementale Jeune des Yvelines qui consentit la 3° place sera en outre porte-parole des "Jeunes Populaires" à la rentrée.
Dès dimanche soir, B. Lancar se revendique "garant de notre unité", assurant être "attentif aux attentes qui ont pu se manifester ces derniers jours" et vouloir "rassurer toutes celles et ceux qui ont fait campagne et qui ont exprimé une sensibilité différente de la mienne".
Les Jeunes POP
"Les Jeunes Populaires se veulent une force révolutionnaire au service du changement pour notre pays", a poursuivi Benjamin Lancar, estimant que "la jeunesse qui bouge a changé de camp et est avec le président de la République pour construire la société de demain".
Les personnes composant la liste du président de la section étudiant des grandes écoles ont déjà de l'expérience et sont bien établies au sein du parti de droite. Parmi elles, cinq responsables départementaux des jeunes, des conseillers et chargés de mission en cabinet ministériel, un maire-adjoint...