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dimanche 24 novembre 2019

Grèves du 5 décembre: Bruno Retailleau (LR) demande un "service minimum garanti"

Faut-il organiser un service minimum des transports en commun ?

La loi "sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres" ne prévoit pas de réquisition de personnel.



La grève du 5 décembre s'annonce très suivie, singulièrement dans les transports en commun. Les trois principaux syndicats de la SNCF (CGT, Unsa et SUD-Rail) ont en effet lancé un appel à une grève reconductible à partir du 5 décembre contre la réforme des retraites. Les trois syndicats représentatifs de la RATP (Unsa, CGT et CFE-CGC), suivis par trois autres, appellent aussi à une grève reconductible. 
Quant à la CFDT, syndicat réformiste, elle défend globalement la réforme, mais il est hors de question pour la centrale d'"allonger la durée de vie active" des travailleurs et sa fédération de cheminots, quant à elle, est contre la réforme. Laurent Berger soutient l'idée d'un système universel par points - comme depuis dix ans -, mais à ses conditions. Et la première d'entre elle est donc le refus de reculer l'âge légal de départ à la retraite ou créer un âge-pivot.

Face au risque de blocage des transports publics, Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile-de-France, a indiqué mardi 19 novembre qu'elle a demandé à la SNCF et à la RATP d'assurer le transport des voyageurs aux heures de pointe. "J'ai dit à la SNCF et à la RATP d'assurer le service minimum aux heures de pointe", a-t-elle fait savoir sur Franceinfo. Dans le cas contraire, "il faudra rembourser les voyageurs", a-t-elle exigé, rappelant que "la continuité des services publics doit être assurée dans la République française"

En 2018, Pécresse avait exprimé son soutien au gouvernement Philippe dans son projet de réforme de la SNCF. En septembre 2019, la présidente de Région et, à ce titre, présidente du syndicat des transports d'Ile-de-France (IDF-Mobilités) avait déjà réclamé une telle mesure. Dans un communiqué commun avec le député de l'Essonne Robin Reda, membre du groupuscule qu'elle a formé et le sénateur LR des Hauts-de-Seine Roger Karoutchi, qui ont rejoint son mouvement (Soyons libres), elle demande "l'inscription en urgence de leur proposition de loi, déposée en mai 2018" qui institue "un service garanti dans les transports aux heures de pointe en cas de grève".

Actuellement, la loi "sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres", à la différence du service minimum en vigueur dans le secteur hospitalier, ne prévoit pas de réquisition de personnel, vécue par les syndicats comme une atteinte au droit de grève, d'où l'impossibilité de garantir un quelconque service minimum en cas de taux très élevé de grévistes.

D'ici au 5 décembre, le groupe LR va déposer au Sénat une proposition de loi créant "le droit aux transports publics garanti"



"Nous devons instaurer un service minimum garanti", avant la date de la grève interprofessionnelle contre la réforme des retraitesassure Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat, qui demande qu'"en cas de grève, l'entreprise (puisse) se tourner d'abord vers les non-grévistes". Et "en cas de mouvement massif", "comme c'est déjà le cas pour les personnels hospitaliers ou les pompiers par exemple", l'élu recommande "la réquisition de personnels grévistes".
 
"Le principe de continuité des services publics a une valeur constitutionnelle et il n'est clairement pas respecté aujourd'hui dans les transports", souligne Bruno Retailleau, qui souhaite "instaurer une obligation" pour ces entreprises "de garantir un tiers du trafic quotidien aux heures de pointes, c'est-à-dire le matin et le soir".
"Il y a une nouvelle donne que nous devons prendre en compte, (celle) des transports publics (qui) n'ont plus le même poids qu'hier. Ce sont désormais des millions de Français qui les utilisent au quotidien", explique l'élu. "Et il y a un enjeu écologique, aussi", ajoute le sénateur.

Interrogé sur la loi instaurée il y a 12 ans (2007) sous la présidence de Nicolas Sarkozy, qui oblige le personnel gréviste à informer sa direction 48 heures à l'avance, Bruno Retailleau juge que "c'est un progrès, mais cela n'a rien d'un service minimum garanti".

dimanche 24 août 2014

Hamon et Montebourg, ministres francs-tireurs du gouvernement Valls

Les deux histrions critiquent la politique économique du gouvernement

Le ministre de l'Éducation nationale a publiquement rejoint le ministre de l'Économie
dans sa critique de la politique du gouvernement, estimant dimanche qu'ils ne sont "pas loin des frondeurs" du PS. 

A la suite de Montebourg qui a dénoncé la politique d'austérité, samedi dans Le Monde, B. Hamon fait à son tour entendre ses critiques, dans Le Parisien, contre les choix budgétaires du président François Hollande et de son Premier ministre Manuel Valls.

Benoît Hamon est d'ailleurs l'invité vedette dimanche de la Fête de la Rose organisée par Arnaud Montebourg dans sa circonscription de Saône-et-Loire, aux côtés de plusieurs députés "frondeurs" comme Christian Paul, Laurent Baumel ou encore Jérôme Guedj.

La ministre de la Culture Aurélie Filippetti a quant à elle lâché  dans la matinée un message ambigü sur Twitter:

"La relance de la demande est la condition de la réussite de la politique de l'offre qui a été faite depuis deux ans." "On ne peut rien vendre aux Français s'ils n'ont pas des revenus suffisants", vulgarise le populiste Benoît Hamon, faisant l'impasse sur le Commerce extérieur dans Le Parisien/Aujourd'hui en France

Comme son collègue de l'Économie, Hamon dénonce aussi la politique allemande. Les ministres en  échec du redressement selon Hollande reprochent sa réussite à la chancelière allemande. Angela Merkel "ne peut plus être celle qui donne le 'la' de l'orientation européenne. L'Allemagne sert ses intérêts personnels, pas ceux de l'Europe", se plaignent ceux qui ne savent pas comment faire aussi bien.

Hamon confirme qu'il a, comme Montebourg, un pied dedans et l'autre dehors. 
"Arnaud et moi ne sommes pas loin des frondeurs" socialistes du Parlement.  Très critiques du gouvernement auquel ils appartiennent,  Hamon explique leur ambiguïté. "Notre volonté est d'être au service d'un rassemblement de la gauche et de peser au sein du gouvernement." "Notre problème n'est pas d'en prendre la tête", insiste-t-il.

Les "frondeurs" de la gauche du PS ont mis le ver dans la pomme du gouvernement 

Le frondeur Christian Paul s'est dit "heureux que nous ayons ouvert la brèche au mois d'avril et heureux que ce débat ait lieu au sein du gouvernement", y voyant "le moyen pour une démocratie, assiégée par les marchés et qui traverse une crise aiguë et durable, de s'en sortir".

Parlant d'une "communauté d'analyse" entre la demande des frondeurs d'un "plan d'urgence" et l'"électrochoc" prôné par Montebourg, Ch. Paul défend la dimension "européenne" de la situation: "Il est grand temps que ce débat européen ait lieu", martèle-t-il, récusant l'idée d'un débat "socialo-socialiste".

Roger Karoutchi dénonce en revanche un "vrai problème" franco-français "de fonctionnement de la République"
A l'inverse de Ch. Paul, le sénateur UMP des Hauts-de-Seine est interloqué par les sapeurs de la Ve République, promoteurs d'une VIe conforme à la IVe. "C'est la première fois qu'un ministre se dit totalement opposés à la politique économique tout en étant en charge et reste au gouvernement. C'est du jamais vu sous la Ve. On peut continuer à décrédibiliser la République, on n'est plus à ça près, mais halte au feu!"
Pour lui, "soit les ministres en contradiction absolue avec la ligne démissionnent et rejoignent les frondeurs - c'est la logique du système de la Ve République; soit cela veut dire que le président et le Premier ministre, déjà très affaiblis, sont totalement discrédités".
Selon le dernier baromètre Ifop pour le Journal du dimanche, François Hollande perd un point de popularité (17%) et Manuel Valls enregistre une chute de 9 points pour s'établir à 36%.

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République, avait déjà estimé samedi soir que Arnaud Montebourg se "doit de démissionner" si "ses convictions sont sincères"

En attendant la VIe république, le gouvernement Valls est menacé d'implosion.
Comment Hollande pourrait-il croire en ses promesses dans ce climat de défiance généralisée? 
"Seigneur, protège-moi des socialistes; mes ennemis allemands, je m'en charge", répondent les Français.

vendredi 18 avril 2014

Ayrault a-t-il balancé Aquilino Morelle?

La vague bleue des municipales balaie le régime Hollande

Qui a vendu le conseiller de Hollande à Mediapart ?


Hollande coupe le cordon ombilical
Aquilino Morelle démissionne
La question se pose-t-elle de l'origine de la fuite visant ce proche collaborateur de Hollande, sachant que Ayrault le déteste cordialement?

Accusé par le site trotskiste Mediapart de conflit d'intérêts avec l'industrie pharmaceutique, le conseiller politique chargé du pole communication de François Hollande a annoncé sa démission vendredi. 
"Depuis 48 heures, je dois faire face à des insinuations et des allégations qui visent à mettre en cause mon honneur", affirme ce communicant dans un communiqué et non pas de vive voix, les yeux dans les yeux des caméras. "Je veux redire que je n'ai commis aucune faute. Je n'ai jamais été en situation de conflit d'intérêts", affirme l'ancien conseiller, qui souhaite toutefois "mettre fin à (ses) fonctions" de conseiller du président à l'Elysée pour "être entièrement libre de répondre (aux) attaques".

Dans le même instant, vendredi midi, la Haute autorité pour la transparence de la vie publique a annoncé son intention d'ouvrir rétrospectivement "une étude plus approfondie de ses déclarations d'intérêts et de patrimoine", remises en janvier dernier comme par tous les collaborateurs du président.
Pour sa part, le démissionnaire affirme pourtant n'avoir commis "aucune faute".

Le sénateur UMP Roger Karoutchi rappelle de son côté "la leçon de morale du président en 2012 et 2013 sur la république irréprochable", alors qu'il existe "des cas individuels qui ne sont pas exemplaires" de part et d'autre. "Mais le côté hypermoraliste de Hollande a pris un sacré coup".
VOIR et ENTENDRE  Roger Karoutchi évoquer l'accumulation d'affaires (Cahuzac ou Voynet) en 22 mois, mais sans charger la mule:


Pour sa part, Brice Hortefeux se refuse à faire de "publicité pour Mediapart" qualifié d'"officine".

VOIR et ENTENDRE François de Rugy, un écologiste radical (un pied dans l'opposition et l'autre au côté du président socialiste), qualifier l'IGAS de "fromage de la république" et comparer A. Morelle à J. Cahuzac (version BFMTV expurgée):



Le couplet d'Olivier Faure, un proche du sombre Ayrault, citant R. Karoutchy pour se réfugier ensuite dans la présomption d'innocence, une notion longtemps mise en sommeil par le PS, et finalement souhaiter que ...la justice passe:


Cette nouvelle affaire perturbe une visite présidentielle à l'usine Michelin de Clermont-Ferrand

Pour redorer son image au plus bas dans les sondages (13%) en renouant le contact après la déroute des municipales, sans s'exposer aux critiques et sifflets, le président avait fait trier sur le volet les salariés du pneu.  "Il s'agit pour le président de retrouver le terrain et de renouer le contact avec les Français à travers une entreprise française historique qui figure au coeur de notre patrimoine industriel", espérait jeudi son entourage.

Mais c'était sans compter avec les révolutionnaires trotskistes du site Mediapart  qui révélait hier l'affaire Aquilino Morelle, son conseiller contraint d'annoncer sa démission ce vendredi matin.

Interrogé par la presse à ce sujet, le président a esquivé, préférant ignorer les questions. Arnaud Montebourg, ministre de l'Economie, a de son côté choisi de se dérober. "No statement, thank you very much" (pas de déclaration, merci), lança-t-il à la presse. "J'ai assez répondu aux questions !" Et de lancer, en s'éloignant: "Vous êtes des emmerdeurs!" Le ministre et le conseiller sont proches: Aquilino Morelle a été le directeur de campagne d'Arnaud Montebourg pendant sa campagne pour les primaires socialistes préparatoires à la présidentielle 2012.

VOIR et ENTENDRE
les dérobades de l'exécutif:


Nous attendons les éléments de langage pour cet après-midi.

Manuel Valls largue son ami

Alors que la "gauche molle" s'est jusqu'ici dégonflée chez Michelin, le Premier ministre Manuel Valls a reçu à Matignon Aquilino Morelle pour lui conseiller de démissionner.

VOIR et ENTENDRE un commentaire de Christophe Jackubyszyn, chef du service politique de TF1:

vendredi 14 septembre 2012

Congrès UMP: les gaullistes "tous ensemble"


Une motion commune pour les différentes chapelles gaullistes

Un même credo pour les différentes chapelles gaullistes de l'UMP 

Sous la houlette de l'ancienne ministre et présidente du RPR (Rassemblement pour la République), Michèle Alliot-Marie, et du sénateur Roger Karoutchi, elles vont présenter au congrès UMP de novembre une motion commune a annoncé jeudi ce dernier.

Le document est le fruit du regroupement du "Gaullisme du Renouveau" de Mme Alliot-Marie et du "Rassemblement gaulliste" de M. Karoutchi, proche de Jean-François Copé. 

Ses deux autres premiers signataires sont fillonistes: l'ancien président du Sénat Gérard Larcher et l'ex-ministre Patrick Ollier, président de l'Amicale gaulliste de l'Assemblée nationale.

"Nous qui nous réclamons du gaullisme voulons faire vivre ses valeurs afin qu'elles orientent le projet de l'UMP. Nous souhaitons que, tous ensemble, nous nous battions pour une société plus juste et plus solidaire dont l'Homme doit être le souci premier, dont l'Etat soit un élément d'équité, de justice, d'équilibre des territoires, dont l'autorité soit garante de sécurité. Nous entendons que la France compte et pèse dans une Europe des Etats-Nations qui, par sa force et sa détermination deviendra essentielle pour l'équilibre du monde multipolaire", peut-on y lire.

Le congrès de l'UMP va entériner la création des courants, ce qui est prévu dans les statuts fondateurs de l'UMP en 2002 mais jamais appliqué.

Comme pour les candidatures à la présidence de l'UMP, les promoteurs d'un "mouvement" ont jusqu'au 18 septembre pour déposer leur motion en vue de la soumettre au vote des militants le 18 novembre. 
La motion doit être parrainée par 10 parlementaires issus d'au moins 10 fédérations.

lundi 2 janvier 2012

Claude Guéant, candidat aux législatives dans les Hauts-de-Seine

L'opposition rêve de conflit

Claude Guéant (1945) compte briguer un siège de député à Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine.
"Je sollicite l'investiture de l'UMP pour cette circonscription" en vue des élections législatives de juin prochain, a-t-il déclaré, jeudi 29 décembre.
Le ministre de l'Intérieur du président Nicolas Sarkozy a justifié ainsi sa volonté d'avoir un ancrage à Boulogne : "C'est la ville où j'ai le plus vécu de ma vie d'adulte".


Le député sortant lui a proposé sa succession
Pierre-Christophe Baguet (UMP, 56 ans), qui préfère se consacrer à sa mairie, recommande Guéant pour lui succéder. Dans une lettre qui sera distribuée mardi dans toutes les boîtes aux lettres de sa ville, le député-maire de Boulogne-Billancourt, qui achève son troisième mandat à l'Assemblée nationale, annonce à ses administrés qu'il a "décidé de ne pas (se) représenter à la députation pour être un maire encore plus à (leur) service" et cela pour "difficultés familiales" :"Je dois traverser des soucis de santé graves de mes enfants depuis 2007", mais de cela, la gauche humaniste n'a cure.
"J'ai demandé (...) à un grand serviteur de l'Etat, Claude Guéant, (...) de se porter candidat sur notre circonscription", poursuit Christophe Baguet. "On ne peut rêver meilleur candidat pour notre ville".

Thierry Solère, vice-président UMP du Conseil général des Hauts-de-Seine et conseiller municipal de Boulogne-Billancourt, annonce sa ferme intention de mener campagne sur le territoire sur lequel il est déjà élu.
Le Monde se plaît déjà à anticiper un clash dans la 9e circonscription des Hauts-de-Seine (où se trouve le canton de Boulogne-Billancourt-Nord-Est) entre Claude Guéant et Thierry Solère, conseiller général (UMP) de Boulogne-Billancourt-Nord-Ouest.
Roger Karoutchi, sénateur et secrétaire départemental de l'UMP dans les Hauts-de-Seine, confirme que la décision de Pierre-Christophe Baguet est bien liée à des problèmes privés et qu'elle est mûrie de longue date.
"La circonscription devenait vacante", explique Claude Guéant au Monde. Il précise également que la candidature à l’investiture de Thierry Solère est légitime. Le ministre n’a pas à s’inquiéter de la décision de la commission d'investiture de l'UMP danc cette circonscription. Et "Boulogne est une ville où la droite fait 65 %", observe Roger Karoutchi.


"Parachutage", estime Bayrou

"Je suis opposé aux parachutages"
, soutient-il, mais un peu vite, le président du MoDem, François Bayrou, interrogé par RTL. A-t-il réagi aussi vivement à l'annonce du parachutage de Marie-sEGOl'haine Royal à La Rochelle, alors que atterrirait là où, pour sa campagne, elle peut disposer de toute la logistique de la Région Poitou-Charentes qu'elle préside actuellement ? Est-ce équitable ou sommes-nous en présence d'un conflit d'intérêts ?

Autres réactions à gauche



Le PS cherche à défendre le territoire de DSK...


L'ancien ministre socialiste de l'Intérieur, Daniel Vaillant, a pour sa part estimé sur BFM TV que la candidature de Claude Guéant, dans une circonscription acquise à la droite et donc a priori sans risque, relevait du "pantouflage électoral".
Il ajoute une remarque subtile. Pour lui, cela indique que Claude Guéant "se prépare à un repli parlementaire" et ne sera plus ministre.
"S'il doit être élu à Boulogne-Billancourt, ce que je ne souhaite pas, ça lui fera du bien, ça lui montrera (...) qu'être responsable devant les citoyens c'est autre chose qu'être nommé comme haut fonctionnaire ministre de l'Intérieur, comme il l'a été", a ajouté le socialiste.

Le sénateur PS André Vallini, chargé des questions de justice dans l'équipe de campagne de François Hollande, a déclaré : "M. Guéant se décide à affronter le suffrage universel, c'est plutôt une bonne chose." Avant d'ajouter : "Le schéma traditionnel, c'est plutôt de faire le contraire, c'est-à-dire : on commence par être élu au niveau local puis on devient parlementaire et enfin on entre au gouvernement."


Le candidat Guéant proclame sa légitimité

Il faut bien une première circonscription quelque part.
Comment faire autrement lorsqu'un candidat sollicite pour la première fois les suffrages des électeurs ! Ancien préfet, ex-secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, qui aura 67 ans le 17 janvier, n'a jamais eu aucun mandat d'élu. Le candidat Bayrou est mal informé, car Guéant a été secrétaire général de la préfecture des Hauts-de-Seine (1986-1991).Dans un communiqué diffusé jeudi, le ministre de l'Intérieur assure que Boulogne-Billancourt est la ville où il a vécu le plus longtemps en tant qu'adulte.

Claude Guéant rappelle qu'il y a vécu cinq ans quand il était secrétaire général de la préfecture des Hauts-de-Seine, département d'Ile-de-France. "Ma vie professionnelle m'a conduit dans des affectations souvent très courtes à travers la France. Dans ce contexte, lorsque j'étais secrétaire général de la préfecture des Hauts-de-Seine, j'ai vécu à Boulogne pendant cinq ans. Mes deux enfants y ont été scolarisés. J'ai toujours suivi de près les ambitions de la ville. Je les connais bien. Je les ai accompagnées souvent", fait-il valoir.

Baguet a dit être allé voir le ministre de l'Intérieur dans son bureau pour lui proposer son siège afin de pouvoir mieux se consacrer à ses fonctions de maire de Boulogne-Billancourt, ville qui approche les 120.000 habitants.
"Je lui ai dit, 'Claude, j'ai vu que tu cherchais une circonscription (...), je connais tes attaches avec Boulogne-Billancourt, je n'envisageais pas de me représenter en 2017, donc j'anticipe mon retrait de la députation pour me consacrer davantage aux Boulonnais", a-t-il expliqué.
"Je veux prolonger mon engagement politique avec la légitimité du suffrage universel", déclare encore Claude Guéant. De plus, au sein de l'UMP départementale, on estime que Claude Guéant a l'expérience et l'autorité nécessaires pour unir la droite boulonnaise divisée.

Pour être crédible, il aurait fallu que le "crétin des Pyrénées" eût réagi aussi vivement à l'annonce du parachutage de Marie-sEGOl'haine Royal à La Rochelle ?
Vertement critiquée pour son parachutage à la Rochelle, la coquecigrue du marais poitevin atterrirait là où, pour sa bataille pour le perchoir de l'Assemblée (comme en 1997), elle peut disposer de toute la logistique de la Région Poitou-Charentes qu'elle préside actuellement ? Est-ce équitable ou sommes-nous en présence d'un conflit d'intérêts ?
Même si l'aimable ex-battue à l'Elysée en 2007 reconnaît une "procédure inhabituelle" de désignation, la "tête à claques" a dénoncé la "violence et la vulgarité des attaques".

mercredi 8 décembre 2010

Ile-de-France: opération séduction du président PS menacé d'invalidation

Huchon (PS) va proposer la suppression de la zone 6 des transports
Les socialistes soufflent le chaud et le froid


Vendredi dernier, le rapporteur public (magistrat chargé de dire le droit) a recommandé au Conseil d'Etat l'annulation de la réélection de Jean-Paul Huchon à la tête de la région depuis 1998, et son inéligibilité pour un an.


Il a aussi demandé le rejet de ses comptes de campagne
, qui avaient pourtant été validés à la mi-juillet. Le Conseil d'Etat doit rendre sa décision dans les prochains jours.
Le recours UMP incriminé par l'opposition est "fondé sur l'existence d'une campagne publicitaire de la région en période de campagne électorale, dénoncée à de nombreuses reprises par l'UMP et le Nouveau Centre".

Ils promettent le chaos en cas d'invalidation du président socialiste

  • Le député PS de l'Essonne Julien Dray interfère avec le Conseil d'Etat et voit des raisons "politiques" derrière le recours.
  • Le porte-parole du PS, Benoît Hamon a fait part de "la stupéfaction du parti socialiste" face au risque d'inégibilité de Jean-Paul Huchon. "C'est une décision qui va déstabiliser la première région de France avec des conséquences extrêmement graves", a menacé Benoît Hamon, lundi.

  • Des présidents socialistes maîtres-chanteurs
    Les conseils généraux de l'Essonne (PS), du Val-de-Marne (PCF) et de Seine-et-Marne (PS) se sont mobilisés. Ils ont dénoncé dans un communiqué commun le "véritable scandale" que constituerait l'annulation de la réélection de Jean-Paul Huchon (PS) à la tête de la région Ile-de-France.

    Selon la « partie civile », l'argument avancé par le rapporteur public du Conseil d'Etat pour recommander cette annulation n'est "pas fondé juridiquement" et est "politiquement inique".
    "L'élimination de Jean-Paul Huchon apparaîtrait comme une initiative politicienne visant à déstabiliser le défenseur des intérêts des Franciliens contre les projets de l'Etat-UMP en matière de transport, de logement et d’aménagement", soulignent Vincent Eblé (Seine-et-Marne), Christian Favier (Val-de-Marne) et Michel Berson (Essonne).
    Par ailleurs, le député-maire (PS) de Palaiseau (Essonne) et bras droit de Martine Aubry, François Lamy, s'est lui aussi élevé contre ces recommandations.

    Nous sommes tous des Huchon, avouent les élus socialistes 'vigilants'
    Ces républicains « désobéisseurs » se sont donc tous livrés à un chantage très citoyen: si vous invalidez Huchon, il faut nous invalider...

    Mais, Yves Jégo, député UMP de Seine-et-Marne et vice-président du Parti radical, ancien ministre de la majorité, a en revanche estimé que "si le Conseil d'Etat suit son rapporteur, il ne s'agira en rien d'un "jugement politique", mais bel et bien de la sanction d'une fraude aussi inexcusable que scandaleuse".
    Lien PaSiDupes: pression socialiste sur la justice administrative
    Lien PaSiDupes: Paillé exprime l'indignation UMP au chantage au chaos socialiste

    Mais tiendrait-il sa promesse de suppression de la zone 6 en cas de maintien ?

    Le président de la région Ile-de-France dégage 19 milliards d'euros, à deux jours de la décision du Conseil d'Etat.

    => En février 2010, Libération ironisait sur l'escalade socialiste, titrant déjà: « Huchon dégaine le Pass Navigo à tarif unique le week-end ».
    Le quotidien socialiste décrivait ensuite la proposition «la plus sexy», selon son entourage: « La libre utilisation du Pass Navigo le week-end et les jours fériés sur toute l’Ile-de-France quel que soit l’abonnement ».


    Le Pass Navigo
    C'est une carte à puce qui permet d'utiliser les bus, métros, tramways et RER de la région parisienne, divisée en six zones.
    Depuis le 1er juillet, l'abonnement mensuel zones 1 et 2 (Paris et proche banlieue) coûte 60,40 euros. Le forfait zones 1 à 5 s'élève à 109,90 euros et celui zones 1 à 6 à 123,60 euros.

    F
    açon de couper l’herbe sous le pied d’Europe Ecologie qui proposait un Pass navigo à tarif unique (65 euros) pour toute la région, sept jours sur sept.

    La démagogie d'Huchon était alors stigmatisée par le quotidien: « Pour le reste, c’est arrosage à tous les étages : « un milliard d’euros » pour la santé, et de nouvelles rames RER, des aides aux maires pour la construction de logement social, aux jeunes pour leur mutuelle, aux PME pour l’investissement, à l’isolation des HLM et le doublement du fonds pour les associations. »


    Effet d'annonce socialiste
    Huchon était opposé au projet parallèle des Verts, au moment des Régionales.
    Cécile Duflot estimait qu'il s'agissait d'une mesure de "justice sociale". Pour le socialiste le coût de cette proposition greverait les finances de la région. Cécile estimait le coût à 120 millions d'euros annuels, Jean-Paul à 600... cinq fois plus !
    On en est à 19 milliards, rappelons-le...

    Nouvel accès de démagogie
    Jean-Paul Huchon (PS) va proposer au prochain conseil d'administration du syndicat des transports régionaux (Stif) la suppression de la zone 6 du Pass Navigo, a-t-on appris mercredi sur France Info, qui participait à l'information de propagande socialiste, précisément en ce matin du 8 décembre.

    Comment financer ce Pass Navigo ?
    Deux solutions, sans qu'on sache laquelle s'imposera dans les mois à venir :
    - hausse de la fiscalité régionale
    - et baisse des investissements dans les transports. Ou le social !...

    Et il est peu dire que ces investissements sont pourtant la priorité absolue des transports franciliens compte tenu de la vetusté ['vétusteté', selon LePost...] des équipements. Autre 'priorité absolue': l'école ? la violence urbaine ? L'aide sociale ?
    Sachant que près de 10 milliards manquent encore afin de boucler le financement du plan de mobilisation des transports porté par Jean-Paul Huchon, président du Conseil régional, outre la modernisation des RER, la désaturation de la ligne 13 du métro, etc..., la décision du Conseil d'Etat permettrait au PS francilien de repartir sur de meilleures bases pour la population de la région.

    Campagne électorale: mise en condition des Franciliens

    Sous la pression de l'entre-deux-tours des élections régionales
    en mars, socialistes et écologistes étaient parvenus à un accord sur une tarification unique du Pass Navigo qui serait mise en oeuvre à mi-mandat, donc en 2012, dans le cadre du plan de modernisation des transports franciliens" présenté en 2008 par J.-P. Huchon. Sans attendre les primaires...

    Une récupération de proposition de la majorité

    La suppression de la zone 6 avait été demandée à la mi-novembre par le rapporteur du budget Roger Karoutchi (UMP) qui avait proposé de l'aligner sur la zone 5.
  • mardi 27 janvier 2009

    Motion de censure du PS: opération recollage des morceaux socialistes

    Pour Karoutchi: "l’ultime cartouche" du PS

    Il est trop bon ... Un pétard mouillé !

    "Après avoir tout imaginé en matière de blocages et d'obstruction [parlementaires], les socialistes se préparent donc à tirer leur ultime cartouche: tenter de censurer le gouvernement de François Fillon sur sa politique face à la crise", a estimé Roger Karoutchi, le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement.

    Un motion pour recoller les morceaux socialistes

    La motion de censure a été déposée par les députés PS contre la politique du gouvernement Fillon face à la crise. Les socialistes défendent leur motion mardi 27, histoire de se donner l’illusion de l’action. Même avec le soutien des quelques pelés du MoDem de François Bayrou, les socialistes n’ont aucune chance de parvenir à leurs fins.

  • Sauf s’il s’agit de rassembler sur le dos du gouvernement (et du pays), le temps d’un vote, les six courants disjonctés de leur parti éclaté : souhaitons-leur que le courant passe à nouveau entre eux, car Fillon aurait besoin d’une opposition retrouvée et en état de faire des propositions constructives.
    "Peut-être pensaient-ils que la crise attendrait patiemment que les différents courants du PS veuillent bien s'accorder sur un chiffre ?", s'est-il interrogé. "Au final, leur plan, chiffré à 50 milliards d'euros, compile toutes les mauvaises recettes et les vieilles lunes qui ont échoué depuis 30 ans", a ajouté R. Karoutchi. Y compris celles de Mitterrand-Mauroy...

    La gauche ajoute la crise sociale à la crise économique

    Le secrétaire d'Etat a raillé lundi 26 les socialistes, qui "ont mis un mois et demi à chercher une solution alternative" au plan de relance, alors que le gouvernement travaille depuis 5 mois à endiguer la crise économique internationale, l’obstruction socialiste hexagonale, la désinformation médiatique militante et l’agitation syndicale domestique.
    "Cette motion de censure injustifiée, qui cache difficilement une opération de communication, sera bien entendu repoussée. Tant mieux pour la majorité qui, passés les effets de manches du PS, ne manquera pas cette belle occasion de réaffirmer son unité et sa solidarité", a-t-il conclu.
  • lundi 8 septembre 2008

    UMP : une université d’été que lui envie le PS …

    Front uni de l'UMP à Royan
    Très convenable rentrée à l'UMP
    Admettant le débat sur le financement du RSA, écartant les conflits de personnes, faisant face à la conjoncture économique mondiale menaçante, tout le week-end les dirigeants du parti de la majorité présidentielle ont présenté un front uni, lors de l'université d'été de Royan (Charente-Maritime).

    François Fillon a dressé dimanche un constat
    Les trois jours du "campus" ont mis en évidence le "contraste" entre les luttes internes affichées le week-end dernier à La Rochelle par un Parti socialiste "sans idée, sans proposition, sans inspiration, déconnecté des préoccupation des Français" et une UMP "rassemblée autour de Nicolas Sarkozy et, ce faisant, (...) libre de miser sur la dynamique des idées", a-t-il observé.
    "Nous sommes unis, ils sont divisés. Nous sommes en quête de modernité, ils sont enferrés dans leur passé", a-t-il déroulé devant plus d'un millier de "Jeunes populaires".

    L'opposition en est pour ses frais
    Les querelles de personnes annoncées par la presse d’opposition n’ont pas eu lieu, malgré la rumeur répandue d’un remaniement à la tête de l'UMP.
    Le secrétaire général Patrick Devedjian, donné affaibli pour cause de conflits avec le chef de l'Etat, "dirigeant de fait" de l'UMP, et de stagnation des adhésions, a assuré avoir été confirmé "pour de longs mois".
    "Les amis de Nicolas Sarkozy sont pour la stabilité de l’UMP", a appuyé
    le vice-président Jean-Pierre Raffarin, avant que les deux hommes ne reçoivent publiquement "toute (la) confiance" du chef du gouvernement.
    Brice Hortefeux, présenté comme un potentiel remplaçant de Patrick Devedjian, a quant à lui assuré qu'il n'était pas candidat mais juste "à la disposition du président de la République.

    Pour leur part, trois ministres candidats aux régionales en Ile-de-France pour 2010 (Yves Jégo, Valérie Pécresse et Roger Karoutchi) ont eux aussi accepté d'oublier leurs rivalité.
    Et même les frères ennemis Xavier Bertrand et Jean-François Copé ont annoncé qu'ils se retrouveraient prochainement en tête-à-tête pour un petit déjeuner. Au Café de la Paix, a plaisanté le ministre du Travail...

    L'unité n'empêchant pas le débat
    Celui sur le financement du RSA a beaucoup motivé les dirigeants de la majorité, à deux semaines de l'ouverture de la discussion parlementaire. Du côté des libéraux chiraquiens, le député de la Drôme, Hervé Mariton, est venu porter la parole de la "grande majorité" de ses collègues qu'il dit opposés au principe d'une nouvelle taxe sur les revenus du capital. Annonçant des amendements, il a demandé qu'on évalue le dispositif et que la taxe "puisse disparaître", une idée à laquelle Martin Hirsch n'a pas souhaité s'opposer publiquement.
    "Il faut qu'on voie, pour les mois qui viennent, si on peut trouver petit à petit des recettes de substitution sous forme d'économies budgétaires", a aussi demandé le patron des députés UMP Jean-François Copé.
    François Fillon. Mais pour l'heure, le gouvernement a défendu le principe du RSA comme son financement. C'est un "investissement", parce que "si nous atteignons nos objectifs, le retour au travail entraînera la diminution de la dépense publique", a fait valoir le chef du gouvernement. Dans l'équipe, seul Hervé Novelli a évoqué ses doutes.

    Au total, ces trois jours de débats entre jeunes militants et ministres ont donc été consensuels, à peine troublés par quelques voix discordantes comme celle de Luc Ferry se prononçant contre l'institution d'un service civil obligatoire, une promesse de Nicolas Sarkozy. Il faut dire que les questions difficiles échappent au parti gouvernemental, en particulier la conjoncture économique menaçante partout dans le monde. "C'est vrai qu'on n'a pas beaucoup parlé d'économie", a reconnu Patrick Devedjian, satisfait d'avoir offert une image de dignité et d' "unité".