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mercredi 20 novembre 2019

Hôpitaux : un "plan d'urgence" à bas coût, 500 millions pendant trois ans

Juste de quoi ralentir la décroissance et anesthésier certains personnels

Les mesures gouvernementales tant attendues ont été annoncées 
pour répondre au mouvement social de l'hôpital public



Un plan "fort et conséquent", selon le premier ministre et sa ministre de la Santé, pensant répondre aux revendications des personnels des hôpitaux, après depuis huit mois de conflitPrésenté ce mercredi 20 novembre par Edouard Philippe et Agnès Buzyn, au sourire de Joconde, version niaiseuse, sont déjà déclarées insuffisantes. les mesures du plan gouvernemental.
Résultat de recherche d'images pour "plan urgence hopitaux"



Les revendications du personnel hospitalier s'articulaient autour de deux points : hausse des salaires et effectifs, arrêt des fermetures de lits. Partout en France, "on doit être bien soignés. ce n'est plus toujours le cas", a t-il d'abord concédé, avant d'assurer que "nous les avons entendues"... 

Le premier ministre a présenté un plan articulé autour de trois "objectifs forts" :
1) Restaurer l'attractivité de l'hôpital en "redonnant l'envie de s'engager dans l'hôpital public"
2) Dégager des moyens supplémentaires
3) Déverrouiller le fonctionnement des hôpitaux en facilitant la prise de décision.



Dans le détail

La restauration de l'attractivité de l'hôpital" passera par la "reconnaissance sociale et matérielle à la hauteur de l'engagement", un besoin qu'Agnès Buzyn a évoqué en disant sa volonté de "récompenser cet engagement" par des primes à certains et dans certains lieux:
Hôpitaux : ce qu'il faut retenir du "plan d'urgence" du gouvernement

► Prime annuelle d'environ 300€ qui "pourra concerner jusqu'à 600.000 professionnels de santé".
► A Paris et en petite couronne : prime annuelle de 800 euros par an aux 40000 infirmiers et aides soignants qui gagnent moins de 1900€/mois.
► Pour les aides-soignants : prime de 100€ nets mensuels.

L'investissement dans l'hôpital sera assuré par une augmentation de budget de l'Assurance maladie, qui "sera proposée dès la semaine prochaine", a annoncé Edouard Philippe.

► Budget de l'assurance maladie : 1,5 milliard sur trois années, à commencer par seulement 300 millions en plus en 2020
"Cet argent vient en plus de la trajectoire budgétaire prévue par le gouvernement" a précisé l'Edouard, indiquant par ailleurs que "l'intégralité" des 400 millions d'euros de crédits gelés en début d'année serait "débloquée dans les prochains jours". 

Reprise de dette de 10 milliards d'euros sur 3 ans.
Décrite comme "l'une des causes de la crise actuelle", cette reprise de la dette doit permettre "réduire les déficits" et "retrouver les moyens d'investir", estime le Premier ministre.

► 150 millions par an au soutien à l'investissement courant.
Edouard Philippe veut que ces enveloppes "soient mises à la main des chefs de service et de pôles", évoquant l'exemple d'achat de petit matériel ou de travaux légers.

Quant au fonctionnement des hôpitaux, la ministre de la Santé dit vouloir... "faire confiance aux équipes hospitalières, "donner plus de liberté aux professionnels au quotidien", et "lutter contre des processus trop bureaucratiques". Le défi que le gouvernement ne relève pas sera désormais celui des personnels...

Renforcer le rôle des chefs de pôle et de service. "Il faut que "les directeurs décident sur tous les domaines de compétence partagée", note Agnès Buzyn.

"Choc de simplification" pour accélérer les recrutements.

Buzyn met en garde les "mercenaires"

La ministre de la Santé par ailleurs annoncé un renforcement des contrôles sur l'intérim médical. "Dans certains cas on se retrouve face à des mercenaires, et ce n'est plus acceptable", avertit la ministre.



"L'idée de ce plan est de redonner de l'oxygène à cette communauté des soignants", a résumé Edouard Philippe en fin d'allocution.

mardi 19 janvier 2016

Après le CICE, encore un plan de Hollande contre le chômage: "trop peu, trop tard", selon la presse

Si ça ne fait pas de bien, ça ne peut pas faire de mal...
Déjà incrédules avant l'annonce du plan d'urgence contre le chômage et après tant de promesses de solutions magiques, dont le CICE, la presse est restée sur sa faim mardi après le discours de François Hollande lundi. Comme Valls avait mis la pression au patronat sur "la nécessité de jouer le jeu" du CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi), alors qu'on attend toujours le bilan, depuis janvier 2013 qu'il est entré en vigueur (trois ans !), Hollande a encore cherché à impliquer la responsabilité des chefs d'entreprises dans ses échecs.

De "rien ne va plus" à "trop peu, trop tard", les éditorialistes ne s'en laissent plus conter

La "détermination" à gogo de Ayrault et la "fermeté" de Valls, ont laissé des séquelles et le tout "urgence" partout n'est pas davantage mobilisateur.  

"Quatre mots, au fond, suffisent à résumer ce énième plan d'urgence pour l'emploi : trop peu, trop tard", lâche Jean-Francis Pécresse des Echos qui reconnaît quelques avancées en estimant que "pour l'essentiel, c'est bien à une opération de dissimulation que se livre le chef de l'exécutif."

Denis Daumin de La Nouvelle République du Centre Ouest, clame que "rien ne va plus !" depuis que François Hollande a décoffré "deux gros milliards, comme au casino," en rappelant que "c'est le sort d'un demi-million de chômeurs qui est en jeu."

A Raymond Couraud dans L'Alsace, le président présentant son plan est apparu "comme le joueur malchanceux jette son ultime jeton sur le tapis vert du casino" et affirme que quoi qu'il arrive "il sera soupçonné de mieux défendre son emploi que ceux de ses compatriotes."

Pour François Ernenwein de La Croix, "son bilan sur l'emploi" reste le "talon d'Achille" du chef de l'État qui a "tenté une difficile synthèse entre les exigences du Medef et l'immobilisme prêté aux syndicats."

De son côté, dans les lignes de Patrick Apel-Muller L'Humanité déplore que François Hollande ait "retenu les propositions les plus libérales de son ministre de l'Économie, celles qui le mettent en harmonie avec Pierre Gattaz, pour présenter des propositions contre le chômage, qui détruiront l'emploi."

Bruno Dive regrette dans Sud-Ouest que "François Hollande ait donc choisi de recourir aux bons vieux tours de magie que tous les gouvernements nous servent depuis un quart de siècle".

Hervé Chabaud de L'Union a du mal à y croire : "les mêmes recettes qui ont échoué par le passé sont cuisinées à une autre sauce  avec un autre vocabulaire sans qu'on discerne ce qui, dans cette vieille boîte à outils, a désormais des vertus miraculeuses."
Enfin, Alain Dusart de L'Est Républicain se demande avec ironie, mais compassion, si : "François Hollande envisage de tourner un remake français de "Mission impossible" ", et plus sérieusement : "s'il croit lui-même au scénario de son "plan pour l'emploi" avec lequel il espère transformer plusieurs centaines de milliers de chômeurs en figurants spectateurs de sa fin de quinquennat." 
Il était temps, en effet, d'envisager le sort que Hollande réserve à ses victimes.

mercredi 22 juillet 2015

Crise agricole: le gouvernement cherche des responsables, sans se mettre en cause

Après un mois de mépris, les éleveurs en colère accentuent la pression sur le gouvernement
Les agriculteurs en colère organisent une mobilisation nocturne
à Périgueux et Bergerac
Au quatrième jour d'une mobilisation qui va crescendo depuis dimanche, les éleveurs accentuent la pression sur le gouvernement

Un plan dit d'urgence en soutien à l'élevage français est dévoilé ce mercredi
matin par le gouvernement Valls, tardivement mobilisé en grandes pompes, dans l'espoir d'obtenir la levée des barrages qui paralysent de nombreux axes routiers.

Le président François Hollande a en fait pris de vitesse le gouvernement, improvisant mardi sur ce "plan d'urgence" à venir pour
les éleveurs menacés par la baisse des prix de leurs productions. Les mesures décidées en réunion de ministres autour de Manuel Valls et Stéphane Le Foll mardi après-midi seront annoncées à l'issue du Conseil des ministres.
Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, est sorti de sa réserve hautaine pour indiquer que des allègements de charge, ainsi que le désendettement des exploitations les plus fragilisées, seront notamment portés à la charge de la population solidaire. Quelques centaines de millions d'euros.

De son côté, Xavier Beulin,le président du premier syndicat agricole du pays, la FNSEA, a dit attendre de ce plan "un peu plus que des mesurettes"insistant sur France Info: "mais vraiment un plan (à) moyen et long terme avec des ambitions, des objectifs".
Mardi soir, il n'avait pas reçu les garanties suffisantes permettant d'appeler à la levée des barrages. Il avait même mis en garde contre le risque d'extension du mouvement à d'autres régions, en attendant que les détails du plan soient dévoilés et étudiés de près.

Savoir qui - hormis le gouvernement - sera stigmatisé

Le rapport du médiateur des prix agricoles doit déterminer qui, de l'industrie ou de la grande distribution, souvent visée, freine la hausse des prix de la viande
payés aux éleveurs. Ce réquisitoire qui sera finalement rendu public mercredi, a été remis mardi au ministre, un jour avant la date prévue mercredi, derrière laquelle Le Foll se retranchait avant de pouvoir agir, selon lui.
Le médiateur a établi "les responsabilités" dans la crise des prix de la viande, a indiqué S. Le Foll mardi soir, lors de la remise du rapport. Le ministre intermittent de l'Agriculture avait encore refusé de les préciser, niant sa désinvolture depuis un mois  que les premiers cris d'alarme avaient à nouveau retenti.
"Ce que relève le médiateur c'est que la situation reste sur le territoire plutôt hétérogène" avait rapporté X. Beulin, promettant que la "pression" sur les "industriels, coopératives, abatteurs et distributeurs va continuer à s'exercer."

Le 17 juin, lors d'une table-ronde organisée sous l'égide du ministère de l'Agriculture,
les participants, distributeurs comme abatteurs se sont engagés à augmenter progressivement les prix des bovins abattus.

Les éleveurs jouent leur avenir

L'allemand Lidl a assuré mercredi matin avoir pris en compte les demandes des éleveurs
: "C'est l'équivalent de 25 centimes d'euros par kg de carcasse qui a été payé par Lidl France aux industriels, ce qui correspond à un coût annuel de 15 millions d'euros pour Lidl France". "Combien de ces 25 centimes d'euros par kg de carcasse ont été réellement perçus par les éleveurs ?", s'est interrogé le distributeur.


Jean-Pierre Fleury,
 le président de la Fédération des éleveurs bovins (FNB), a lui aussi prévenu qu'en attendant les mesures qui seront présentées mercredi, "les éleveurs ne lâcheront pas tout simplement parce qu'ils sont en train de jouer leur peau"Pour le moment, a-t-il regretté, "on est sur un traitement de conjoncture, alors qu'on est dans un mal structurel, avec des difficultés de compétitivité sur le marché".

Mardi après-midi, Le Foll avait abandonné son intransigeance,
se rendant à Caen par surprise pour y rencontrer les producteurs de lait de Normandie, premier bassin laitier, qui réclamaient aussi sa venue en vain depuis dimanche. Il a expliqué avoir "écouté les spécificités d'une région" sans forcément faire des propositions si ce n'est recalibrer les aides déjà attribuées.
Le 2 juillet déjà, les agriculteurs ont déversé du fumier
devant la préfecture, à Périgueux.
Mercredi matin, les éleveurs normands bloquaient un nombre toujours plus important de points stratégiques, la rocade de Caen et les accès au Mont-Saint-Michel, et de nombreux barrages dans le grand Ouest étaient maintenus, selon le Centre régional d'informations routières.
Les ponts de Normandie, près du Havre, de Tancarville et de Brotonne, entre Le Havre et Rouen, étaient fermés à la circulation dans les deux sens, tandis que dans le Finistère, le pont de Morlaix, celui de l'Iroise à Brest et la nationale 165 à hauteur de Quimper étaient coupés dans les deux sens.
Dans le nord, entre 250 et 500 tracteurs ont partiellement bloqué l'autouroute A1 près de Lille dans la nuit de mardi à mercredi avant de lever le camp au matin.

En Dordogne, "à bout", des agriculteurs bloquent l'accès à Lascaux 2 (photo ci-dessus).


mardi 21 juillet 2015

Hollande et Valls ne veulent pas rencontrer les éleveurs en colère

Les surdoués de l'embrouille verbale se réunissent entre eux

François Hollande annonce un plan d'urgence pour soutenir les éleveurs

Alors que les manifestations de colère des éleveurs en détresse n'ont pas encore réussi à débusquer leur ministre parisien de l'Agriculture, François Hollande a annoncé mardi qu'un "plan d'urgence" en faveur des éleveurs sera présenté mercredi lors du Conseil des ministres. Mardi matin, des éleveurs bloquaient en effet toujours le périphérique de Caen, mais aussi les principaux accès d'Evreux.
"Demain, le Conseil des ministres prendra des décisions. J'ai demandé qu'au-delà de la question de la distribution, des prix, il puisse y avoir un plan d'urgence pour les éleveurs français et les producteurs de lait", a déclaré le chef de l'Etat lors de son arrivée au Conseil économique, social et environnemental pour le Sommet des consciences sur le climat.

Le président socialiste n'avait pas évalué la détresse agricole dans toute sa gravité

Son ministre de l'Agriculture n'entend pas aller à la rencontre des éleveurs et ne les recevra pas avant... jeudi, à Paris. Motif: il doit attendre qu'un rapport lui soit remis mercredi soir...

Stéphane Le Foll est à ce point coupé du monde agricole qu'il n'avait pas informé le président de la l'état de désespérance des éleveurs. Le président avait jugé juste de s'en laver les mains en lançant un appel aux grandes surfaces, ainsi qu'aux consommateurs, pour attirer l'attention sur la précarité de certains éleveurs, conséquence des prix trop élevés de la viande de porc et de boeuf. "Il faut des achats de produits français", a-t-il péroré sur le Tour de France, alors qu'il se montrait sur la 14e étape. 
 
Manifestation des agriculteurs à Lisieux : 
du fumier et des pneus devant l'hypermarché Leclerc
Le président socialiste trahit ainsi sa méconnaissance chronique des prix pratiqués et des difficultés des Français à faire boucler leur fins de mois: acheter français, c'est payer plus cher. Et il faut en avoir les moyens. Or, la cantine de cet ex-premier secrétaire du PS était Chez Laurent (cf. libellé PaSiDupes et notamment "La gauche caviar s'empiffre auprès de François Hollande") et celle des parlementaires socialistes à la Maison de l'Amérique latine (lire PaSiDupes: "Les socialistes bling bling de la Maison de l'Amérique latine")

La presse aussi a minimisé les manifestations de peurs des exploitants: elle a dénombré 100 tracteurs, quand ils étaient 200, et une vingtaine d'agriculteurs  en colère, parce qu'ils vendent  à perte, pour seulement 50 sur le terrain: 

Valls convoque une "réunion de ministres"


Loin de s'essouffler, la colère des éleveurs a grossi. Le mouvement de protestation continue pour la deuxième journée consécutive. Le périphérique de Caen était toujours bloqué tandis les barrages reprenaient au Mont Saint-Michel et s'étendaient à Saint-Malo. François Hollande et Manuel Valls se mobilisent donc, tandis que Le Foll campe sur ses positions.

Manuel Valls a convoqué un groupe de parole qualifié de "réunion de ministres sur les filières d'élevage" mardi, à 12h00, à Matignon. Le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, le secrétaire d'Etat au Budget, Christian Eckert, jusqu'à l'arrière ban et le secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, Matthias Fekl, sorti en sursaut de sa léthargie, participeront>/strike>  assisteront à cette réunion annoncé peu de temps après l'annonce du président Hollande du "plan d'urgence". 

Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, reste  quant à lui dans l'attente
de la remise du rapport du médiateur des relations commerciales agricoles sur les prix payés aux éleveurs, anticipée à mardi soir, avec 24 heures d'avance sur la date prévue.
Les éleveurs exigent un geste d'intérêt de Stéphane Le Foll à leur situation avant de lever les blocages.

dimanche 24 août 2014

Hamon et Montebourg, ministres francs-tireurs du gouvernement Valls

Les deux histrions critiquent la politique économique du gouvernement

Le ministre de l'Éducation nationale a publiquement rejoint le ministre de l'Économie
dans sa critique de la politique du gouvernement, estimant dimanche qu'ils ne sont "pas loin des frondeurs" du PS. 

A la suite de Montebourg qui a dénoncé la politique d'austérité, samedi dans Le Monde, B. Hamon fait à son tour entendre ses critiques, dans Le Parisien, contre les choix budgétaires du président François Hollande et de son Premier ministre Manuel Valls.

Benoît Hamon est d'ailleurs l'invité vedette dimanche de la Fête de la Rose organisée par Arnaud Montebourg dans sa circonscription de Saône-et-Loire, aux côtés de plusieurs députés "frondeurs" comme Christian Paul, Laurent Baumel ou encore Jérôme Guedj.

La ministre de la Culture Aurélie Filippetti a quant à elle lâché  dans la matinée un message ambigü sur Twitter:

"La relance de la demande est la condition de la réussite de la politique de l'offre qui a été faite depuis deux ans." "On ne peut rien vendre aux Français s'ils n'ont pas des revenus suffisants", vulgarise le populiste Benoît Hamon, faisant l'impasse sur le Commerce extérieur dans Le Parisien/Aujourd'hui en France

Comme son collègue de l'Économie, Hamon dénonce aussi la politique allemande. Les ministres en  échec du redressement selon Hollande reprochent sa réussite à la chancelière allemande. Angela Merkel "ne peut plus être celle qui donne le 'la' de l'orientation européenne. L'Allemagne sert ses intérêts personnels, pas ceux de l'Europe", se plaignent ceux qui ne savent pas comment faire aussi bien.

Hamon confirme qu'il a, comme Montebourg, un pied dedans et l'autre dehors. 
"Arnaud et moi ne sommes pas loin des frondeurs" socialistes du Parlement.  Très critiques du gouvernement auquel ils appartiennent,  Hamon explique leur ambiguïté. "Notre volonté est d'être au service d'un rassemblement de la gauche et de peser au sein du gouvernement." "Notre problème n'est pas d'en prendre la tête", insiste-t-il.

Les "frondeurs" de la gauche du PS ont mis le ver dans la pomme du gouvernement 

Le frondeur Christian Paul s'est dit "heureux que nous ayons ouvert la brèche au mois d'avril et heureux que ce débat ait lieu au sein du gouvernement", y voyant "le moyen pour une démocratie, assiégée par les marchés et qui traverse une crise aiguë et durable, de s'en sortir".

Parlant d'une "communauté d'analyse" entre la demande des frondeurs d'un "plan d'urgence" et l'"électrochoc" prôné par Montebourg, Ch. Paul défend la dimension "européenne" de la situation: "Il est grand temps que ce débat européen ait lieu", martèle-t-il, récusant l'idée d'un débat "socialo-socialiste".

Roger Karoutchi dénonce en revanche un "vrai problème" franco-français "de fonctionnement de la République"
A l'inverse de Ch. Paul, le sénateur UMP des Hauts-de-Seine est interloqué par les sapeurs de la Ve République, promoteurs d'une VIe conforme à la IVe. "C'est la première fois qu'un ministre se dit totalement opposés à la politique économique tout en étant en charge et reste au gouvernement. C'est du jamais vu sous la Ve. On peut continuer à décrédibiliser la République, on n'est plus à ça près, mais halte au feu!"
Pour lui, "soit les ministres en contradiction absolue avec la ligne démissionnent et rejoignent les frondeurs - c'est la logique du système de la Ve République; soit cela veut dire que le président et le Premier ministre, déjà très affaiblis, sont totalement discrédités".
Selon le dernier baromètre Ifop pour le Journal du dimanche, François Hollande perd un point de popularité (17%) et Manuel Valls enregistre une chute de 9 points pour s'établir à 36%.

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République, avait déjà estimé samedi soir que Arnaud Montebourg se "doit de démissionner" si "ses convictions sont sincères"

En attendant la VIe république, le gouvernement Valls est menacé d'implosion.
Comment Hollande pourrait-il croire en ses promesses dans ce climat de défiance généralisée? 
"Seigneur, protège-moi des socialistes; mes ennemis allemands, je m'en charge", répondent les Français.

vendredi 5 mars 2010

F. Lefebvre: mission de la droite, ne pas se laisser manipuler par les media

Les électeurs de droite, des « citoyens vigilants » de la manipulation ?

Le porte-parole de l'UMP met en garde les électeurs de droite contre "le petit monde politico-médiatique" qui considère que la victoire de la gauche aux régionales lui est acquise. Lire PaSiDupes

La dangerosité des sondages
En 2007, Désirdavenir Royal a appris à ses dépens que les instituts de sondage n'ont rien de scientifique et ne sont pas fiables. Lire PaSiDupes sur la dénonciation des enquêtes d'opinion par l'amère Royal. La droite ne doit pas, à son tour, se laisser piéger. Rester à la maison, les 14 et 21 mars prochains, serait lourd de conséquences, pour six longues années.
Les sondages qui déclarent le scrutin joué d'avance sont démobilisateurs et seront responsables de l'abstention favorable aux présidents sortants.

Le bilan des présidents socialistes de région sur la période écoulée n'est pas positif et nous invite également à ne pas renouveler l'erreur de 2004.

Contre l'opinion généralement manipulée

Le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, a appelé, vendredi 5 mars, les électeurs de droite à ne pas "se laisser intoxiquer" par "le petit monde politico-médiatique" prédisant une large victoire de la gauche aux régionales.

Assez de mépris, de blocages et de fiscalité

"Les Verts et le Parti socialiste font preuve d'une indécence sans bornes à se partager les présidences de régions, avant même que les électeurs n'aient voté !", dénonce le porte-parole de l'UMP.
"Quel mépris pour les Français ! Les électeurs qui soutiennent la majorité présidentielle ne doivent pas se laisser intoxiquer par ce climat entretenu par le petit monde politico-médiatique. Rien n'est joué !", affirme-t-il.

Les régions ne participent pas à l'effort national contre la crise économique internationale

La gauche agit contre l'intérêt général en bloquant la modernisation du pays. Lire PaSiDupes et l'abstention du PS sue le plan d'urgence. Les Français rejettent les entraves que leur oppose l'opposition.

Ne laissons pas les media et les sondages plomber notre avenir.

mardi 14 octobre 2008

Après le vote du plan d’urgence anti-crise à l'Assemblée

Entendre les socialistes pour le croire : «Je ne comprends pas qu'on s'abstienne»
Et pourtant !
Cliquer sur le lien: Réactions au vote du plan anti-crise à l'Assemblée - Le Figaro

Plan d’urgence: en temps de crise, le PS s’abstient !

Les militants s’abstiendront-ils au congrès de Reims ?

Courage, fuyons ! Les Français peuvent attendre…

Le PS a décidé de s'abstenir mardi sur le vote du plan de sauvetage des banques.

Le bateau ivre PS
Le PS avait fait savoir lundi qu'il «ne s'opposerait pas» au plan de sauvetage des banques françaises. Mardi matin encore, les élus PS siégeant à la commission des Finances avaient voté avec l'UMP l'article décisif du "projet de loi de finances rectificative pour le refinancement de l'économie". Avec l'intervention devant le groupe de Jérôme Cahuzac, membre de cette commission, cette décision semblait pouvoir augurer d'un vote positif sur le plan d'urgence mais "un retournement de situation s'est produit", selon un député strauss-kahnien.

Car livré à lui-même, le PS a encore viré et s'est abstenu mardi après midi lors du vote sur le projet de loi rectificative. Une 'position courageuse et claire' de nature a redorer l'image du PS, comme les socialistes savent en avoir: ils acceptent les mesures techniques mais contestent la politique d'ensemble de Nicolas Sarkozy. Le premier jésuite socialiste, François Hollande, s’est risqué à une explication à la sortie de la réunion du groupe : «Pas question de s'opposer à un plan qui permet au niveau européen de sortir des premières tourmentes de la crise financière. Pas question non plus d'approuver la politique de Nicolas Sarkozy au plan économique, car c'est elle aussi qui est responsable de la situation dans laquelle nous nous trouvons.»

Ne pas donner le sentiment…
Ils avaient considéré que le plan tardait à venir, mais quand il arrive, ils ne sont plus là !
Les députés PS ont été sensibles aux interventions du jospiniste Jean Glavany et de Laurent Fabius. «Attention à la confusion», a prévenu l'ancien premier ministre, sans rire... «Il ne faut pas donner l'impression, en approuvant une mesure technique, de soutenir un système qui amplifie la crise.»
Julien Dray, à nouveau proche actuellement de Sa Cynique Majesté Royal, a participé à la fronde, en prévenant lui aussi : voter ‘pour’ pourrait faire croire au «prélude à un gouvernement d'union nationale». Les partisans d'un vote contre le bureau national, rares, n'ont pas pris part au « débat participatif » socialiste…. Mais dans les couloirs de l'Assemblée, le député aligné du Gers , Philippe Martin, soupire auprès de qui veut l'entendre : «Il faut arrêter de renflouer les traders…» Sans conviction ni 'bravitude'.

Les bornés sont majoritaires au PS
Face aux partisans de l'abstention, d'autres ont tenté de défendre un soutien au projet de loi. Le vice-président du groupe, Jérôme Cahuzac, a, on l'a vu, commencé par expliquer pourquoi, à la commission des finances, les élus PS avaient approuvé l'article décisif du projet. Pierre Moscovici, le danseur argentin, qui a plus tard défendu l'abstention à la tribune, a tenu à rassurer ses collègues : «Il ne faut pas avoir peur. Ce n'est pas le plan de Nicolas Sarkozy que nous votons, mais un plan européen
«Je suis sensible à l'argument sur le risque de confusion, a renchéri Manuel Valls. Mais nous avons suffisamment argumenté sur la critique du paquet fiscal ou le besoin de régulation pour assumer nos responsabilités
Les socialistes responsables sont restés extrêmement minoritaires. Seuls sept parlementaires ont refusé l'idée d'une abstention lorsque la proposition a été soumise au vote.
Manuel Valls enrage : «Ce parti manque d'hommes d'État. On s'abstient parce qu'il y a un congrès», dit-il. La logique de Reims a effectivement vite repris le dessus.

La raison et l’urgence ne font pas loi au PS
Quant aux partisans de Martine Aubry, ils ont fait circuler mardi après-midi leur analyse pour discréditer François Hollande: ils n'avaient pas mieux à faire! La direction du PS, selon eux, aurait souhaité un vote favorable, mais ne serait pas maîtresse de ses grognards. Pour eux, la conclusion est claire à trois semaines du vote des militants : «Absence de débat, confusion…».

La crise financière fait déjà des dégâts au PS
Le matin même lors d'un petit déjeuner, la position d'abstention avait été discutée par Hollande et Delanoë. Martine Aubry s'en agace. «Je m'étonne que François Hollande, le premier secrétaire, n'ait pas réuni lundi les responsables du PS pour que nous discutions ensemble de la position que nous devions prendre», dit-elle. Une pétaudière...

Au PS, seule compte la crise interne et
advienne que pourra de la crise financière et des Français.