François Hollande annonce un plan d'urgence pour soutenir les éleveurs
Alors que les manifestations de colère des éleveurs en détresse n'ont pas encore réussi à débusquer leur ministre parisien de l'Agriculture, François Hollande a annoncé mardi qu'un "plan d'urgence" en faveur des éleveurs sera présenté mercredi lors du Conseil des ministres. Mardi matin, des éleveurs bloquaient en effet toujours le périphérique de Caen, mais aussi les principaux accès d'Evreux.
Le président socialiste n'avait pas évalué la détresse agricole dans toute sa gravité
Stéphane Le Foll est à ce point coupé du monde agricole qu'il n'avait pas informé le président de la l'état de désespérance des éleveurs. Le président avait jugé juste de s'en laver les mains en lançant un appel aux grandes surfaces, ainsi qu'aux consommateurs, pour attirer l'attention sur la précarité de certains éleveurs, conséquence des prix trop élevés de la viande de porc et de boeuf. "Il faut des achats de produits français", a-t-il péroré sur le Tour de France, alors qu'il se montrait sur la 14e étape.
Le président socialiste trahit ainsi sa méconnaissance chronique des prix pratiqués et des difficultés des Français à faire boucler leur fins de mois: acheter français, c'est payer plus cher. Et il faut en avoir les moyens. Or, la cantine de cet ex-premier secrétaire du PS était Chez Laurent (cf. libellé PaSiDupes et notamment "La gauche caviar s'empiffre auprès de François Hollande") et celle des parlementaires socialistes à la Maison de l'Amérique latine (lire PaSiDupes: "Les socialistes bling bling de la Maison de l'Amérique latine")
La presse aussi a minimisé les manifestations de peurs des exploitants: elle a dénombré 100 tracteurs, quand ils étaient 200, et une vingtaine d'agriculteurs en colère, parce qu'ils vendent à perte, pour seulement 50 sur le terrain:
Manuel Valls a convoqué un groupe de parole qualifié de "réunion de ministres sur les filières d'élevage" mardi, à 12h00, à Matignon. Le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, le secrétaire d'Etat au Budget, Christian Eckert, jusqu'à l'arrière ban et le secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, Matthias Fekl, sorti en sursaut de sa léthargie,
Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, reste quant à lui dans l'attente de la remise du rapport du médiateur des relations commerciales agricoles sur les prix payés aux éleveurs, anticipée à mardi soir, avec 24 heures d'avance sur la date prévue.







