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mardi 21 juillet 2015

Hollande et Valls ne veulent pas rencontrer les éleveurs en colère

Les surdoués de l'embrouille verbale se réunissent entre eux

François Hollande annonce un plan d'urgence pour soutenir les éleveurs

Alors que les manifestations de colère des éleveurs en détresse n'ont pas encore réussi à débusquer leur ministre parisien de l'Agriculture, François Hollande a annoncé mardi qu'un "plan d'urgence" en faveur des éleveurs sera présenté mercredi lors du Conseil des ministres. Mardi matin, des éleveurs bloquaient en effet toujours le périphérique de Caen, mais aussi les principaux accès d'Evreux.
"Demain, le Conseil des ministres prendra des décisions. J'ai demandé qu'au-delà de la question de la distribution, des prix, il puisse y avoir un plan d'urgence pour les éleveurs français et les producteurs de lait", a déclaré le chef de l'Etat lors de son arrivée au Conseil économique, social et environnemental pour le Sommet des consciences sur le climat.

Le président socialiste n'avait pas évalué la détresse agricole dans toute sa gravité

Son ministre de l'Agriculture n'entend pas aller à la rencontre des éleveurs et ne les recevra pas avant... jeudi, à Paris. Motif: il doit attendre qu'un rapport lui soit remis mercredi soir...

Stéphane Le Foll est à ce point coupé du monde agricole qu'il n'avait pas informé le président de la l'état de désespérance des éleveurs. Le président avait jugé juste de s'en laver les mains en lançant un appel aux grandes surfaces, ainsi qu'aux consommateurs, pour attirer l'attention sur la précarité de certains éleveurs, conséquence des prix trop élevés de la viande de porc et de boeuf. "Il faut des achats de produits français", a-t-il péroré sur le Tour de France, alors qu'il se montrait sur la 14e étape. 
 
Manifestation des agriculteurs à Lisieux : 
du fumier et des pneus devant l'hypermarché Leclerc
Le président socialiste trahit ainsi sa méconnaissance chronique des prix pratiqués et des difficultés des Français à faire boucler leur fins de mois: acheter français, c'est payer plus cher. Et il faut en avoir les moyens. Or, la cantine de cet ex-premier secrétaire du PS était Chez Laurent (cf. libellé PaSiDupes et notamment "La gauche caviar s'empiffre auprès de François Hollande") et celle des parlementaires socialistes à la Maison de l'Amérique latine (lire PaSiDupes: "Les socialistes bling bling de la Maison de l'Amérique latine")

La presse aussi a minimisé les manifestations de peurs des exploitants: elle a dénombré 100 tracteurs, quand ils étaient 200, et une vingtaine d'agriculteurs  en colère, parce qu'ils vendent  à perte, pour seulement 50 sur le terrain: 

Valls convoque une "réunion de ministres"


Loin de s'essouffler, la colère des éleveurs a grossi. Le mouvement de protestation continue pour la deuxième journée consécutive. Le périphérique de Caen était toujours bloqué tandis les barrages reprenaient au Mont Saint-Michel et s'étendaient à Saint-Malo. François Hollande et Manuel Valls se mobilisent donc, tandis que Le Foll campe sur ses positions.

Manuel Valls a convoqué un groupe de parole qualifié de "réunion de ministres sur les filières d'élevage" mardi, à 12h00, à Matignon. Le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, le secrétaire d'Etat au Budget, Christian Eckert, jusqu'à l'arrière ban et le secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, Matthias Fekl, sorti en sursaut de sa léthargie, participeront>/strike>  assisteront à cette réunion annoncé peu de temps après l'annonce du président Hollande du "plan d'urgence". 

Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, reste  quant à lui dans l'attente
de la remise du rapport du médiateur des relations commerciales agricoles sur les prix payés aux éleveurs, anticipée à mardi soir, avec 24 heures d'avance sur la date prévue.
Les éleveurs exigent un geste d'intérêt de Stéphane Le Foll à leur situation avant de lever les blocages.

lundi 13 avril 2015

Capitales des régions : ce que le gouvernement prévoit

La liste des 13 chefs-lieux provisoires des nouvelles régions bientôt présentée en Conseil des ministres.

La réforme territoriale va revenir d'actualité.

La liste des 13 chefs-lieux provisoires des nouvelles régions sera présentée en conseil des ministres dans les quinze prochains jours. Un enjeu de prestige mais aussi un enjeu économique. 

Les plus grandes rivalité

Entre Rouen et Caen, une réponse de Normand
En Normandie, où la concurrence entre Caen et Rouen (110.000 habitants chacune) est nettement plus forte, la situation ne semble pas encore arbitrée. Le ministre des Affaires étrangères? Laurent Fabius, longtemps député de la Seine-Maritime, serait personnellement pesé pour trouver un compromis. Au final, les deux villes rivales pourraient se partager le pôle administratif et le pôle politique.
Si la capitale historique Caen serait officiellement le chef-lieu politique de région en conservant sa préfecture, c'est Rouen qui accueillerait le conseil régional et aurait donc les avantages concrets d'une capitale de région en Seine-Maritime... Un jugement de Salomon "qui pourrait être utilisé dans d’autres régions pour calmer les frustrations les plus fortes".  

Toulouse préférée à Montpellier
Le cas le plus épineux se trouve en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. Car entre Toulouse et Montpellier, on est plus dans une rivalité digne des derbys sportifs les plus violents que dans une saine concurrence. Et à ce petit jeu, c'est la Ville Rose qui devrait sortir gagnante. La défaite devrait être difficile à digérer pour Montpellier, car devenir préfecture de région, ce n'est pas seulement prestigieux, c'est aussi de l'activité, avec des fonctionnaires qui s'installent, vivent et donc consomment dans votre ville au quotidien.

Dans la liste des déçus
 
On devrait y trouver Amiens  qui devrait se faire voler la vedette par Lille en Nord-Pas-de-Calais-Picardie - ; 
Clermont Ferrand qui ne devrait pas pouvoir lutter contre Lyon en Auvergne-Rhône-Alpes .

Besançon
ne devrait pas faire le poids contre la ville de Dijon détenue par le Frère Rebsamen en Bourgogne-Franche-Comté, 
tout comme Poitiers n'avait pas beaucoup de chances face à Bordeaux pour devenir la préfecture de la grande région Aquitaine Limousin Poitou-Charentes.

Le sort de Strasbourg est scellé à Paris. Pas de suspense dans la région Alsace-Lorraine-Champagne-Ardennes. Pour ne pas fragiliser le statut européen de Strasbourg, il était prévu dans la loi que la ville alsacienne serait choisie comme chef-lieu.

samedi 19 juillet 2014

Martine Aubry part en guerre contre la réforme territoriale de Hollande

Aubry refuse l'association de régions pauvres

La maire PS de Lille critique les choix de François Hollande sur la réforme territoriale

Tandis que Hollande n'aime pas les riches, Aubry n'aime pas les pauvres...

La fusion entre Nord-Pas-de-Calais et Picardie est une "aberration économique et sociale", a déclaré vendredi Martine Aubry.
On était soulagé de ne plus entendre l'ex-patronne du PS mais, connue pour son agressivité, la rivale de François Hollande à la primaire socialiste en 2011 a ouvert les hostilités contre le chef de l'Etat sur le sujet de la réforme territoriale.

La maire PS de Lille et d'autres élus d'Alsace ou encore de Normandie désapprouvent le redécoupage en 13 régions métropolitaines
, contre 22 aujourd'hui, prévu dans l'article clé de la réforme territoriale voté par les députés vendredi matin.

La carte ainsi remodelée ajoute le Limousin et le Poitou-Charentes à la dynamique Aquitaine et la Champagne-Ardenne à la riche région Alsace-Lorraine, mais associe la terne Picardie à la région défavorisée du Nord-Pas-de-Calais.

"Nous voulons avoir le temps de porter une grande réforme qui ait un sens". 

"
Nous sommes pour une grande, voire une très grande région, mais nous voulons avoir le temps de regarder les choses", a atermoyé l'"amère Aubry lors d'une conférence de presse à Paris.

Un tel projet se construit "avec cohérence et vision, pas par petits bouts"
, a-t-elle asséné, sous-entendant l'incohérence et la pusillanimité du gouvernement socialiste.

"Nous sommes en colère sur la forme, a-t-elle clamé, les joues en feu. Sur le fond, nous voulons aller plus loin", a insisté l'ancienne première secrétaire du PS, entourée de huit autres élus de la région Nord-Pas-de-Calais.

Sortant de sa bouderie depuis l'arrivée de François Hollande au pouvoir en 2012, elle a argumenté sur la fusion prévue entre Nord-Pas-de-Calais et Picardie. "Deux régions pauvres n'ont jamais fait une région riche", a-t-elle admis. "Ce n'est pas parce qu'on est plus grands qu'on est plus forts".

La Ch'tite Aubry a aussi regretté la méthode employée
Elle dénonce l'absence de concertation, la politique du fait accompli de la présentation aux députés, mardi dernier, d'une carte de 13 régions différente de celle présentée début juin par l'Elysée, qui en comptait 14.
"Personne ne nous a dit qu'on allait regrouper immédiatement alors qu'on travaillait sur d'autres hypothèses", a déploré l'élue, qui a évoqué la possibilité de créer à terme une "très grande région" comprenant le Nord-Pas-de-Calais, la Picardie et les deux Normandie. 

Aubry défend le droit de chacun à ses origines...

L'Assemblée doit se prononcer le 23 juillet par un vote solennel sur l'ensemble du projet de loi.
Martine Aubry compte d'ailleurs sur le Sénat pour  amender le texte, estimant que les régions ont besoin de deux ans de réflexion, jusqu'en 2016, pour établir une carte définitive.

"On n'est pas en train de faire du Monopoly ou du Sim's City. On touche aux origines de chacun", a-t-elle plaidé.

Le maire UMP de Tourcoing, a désapprouvé la démarche de Martine Aubry, qui se sert selon lui de l'avenir des régions "pour régler ses comptes au PS". Gérald Darmanin juge en effet "évident" une fusion entre Nord-Pas-de-Calais et Picardie.

La carte des nouvelles régions irrite d'autres élus 

Après la droite alsacienne mardi, les socialistes Jean-Pierre Masseret, président du conseil régional de Lorraine, et Roland Ries, sénateur-maire de Strasbourg, ont écrit à Manuel Valls, le Premier ministre, pour dénoncer le projet de fusion surprise de leurs régions avec Champagne-Ardenne.

Jean-Pierre Masseret juge "inacceptable que l'Alsace et la Lorraine soient la variable d'ajustement d'une carte, certes difficile à construire".

Le maire de Strasbourg rappelle de son côté le "large consensus" qui s’était exprimé dans les deux régions en faveur d’une fusion de l'Alsace et de la Lorraine, "qui correspond à une réalité historique, géographique et économique". Il n'en est pas de même de la pièce rapportée de Champagne-Ardennes.

"Le revirement gouvernemental, sans la moindre concertation avec les intéressés, nous a complètement interloqués", dit Roland Ries.

Dans une lettre au Premier ministre, sept parlementaires bas-normands de droite estiment pour leur part que Caen serait "grandement en danger" si elle perdait sa fonction de capitale au profit de Rouen lors de la fusion de la Haute et de la Basse-Normandie.

jeudi 9 mai 2013

"Veilleurs de la famille" et "Mères veilleuses" pour la protection de la nature humaine

Des chapelets contre le mariage pour tous

La "force paisible" des protecteurs de la nature:
où sont passés les écolos ?
Des mères de famille ont passé la nuit au pied du Mur de la Paix au Champ-de-Mars à Paris (VIIe) pour "veiller sur la filiation" humaine, dénonçant contre la procréation médicale assistée (PMA) et la marchandisation des ventres de femmes.
 Ces femmes d'une quarantaine d'années, qui se sont surnommées "Mères veilleuses" (lien Facebook), se sont installées dimanche soir, à l'issue du défilé contre le mariage homosexuel entre Denfert-Rochereau et les Invalides, avec sacs de couchage, sièges de camping et bougies sur la pelouse près du Mur de la Paix.
"Nous allons être relevées par dix autres femmes en fin de journée, a expliqué Bénédicte, l'une des "Mères veilleuses". "Nous voulons être des vigiles et des phares, une petite flamme qui ne s'arrêtera jamais".

Certaines femmes portent une écharpe blanche et ont accroché des roses blanches sur leur bivouac improvisé, assurant être là pour "veiller sur la filiation et faire en sorte que jamais nos filles et nos nièces ne louent un jour leur ventre", a dit Bénédicte.
Avenue de Breteuil, le 5 mai 2013 à Paris


Tous les lundis soir, une veillée se tient devant l’hôtel de ville de Rouen  
Les "excités"... 
à 21h30. 
Cette veillée est organisée par les "Veilleurs de Rouen" contre la loi autorisant le mariage pour tous. On apprend sur les sites catholiques qu’en accord avec l’organisateur de cette veillée à Rouen, la soirée sera prolongée par la récitation d’un chapelet pour ceux qui le souhaitent à partir du lundi 13 Mai.
"Il serait beau, en ce mois de mai, de réciter ensemble en famille le chapelet. La prière raffermit la vie familiale", avait recommandé le pape François sur Twitter le 3 mai 2013 dans la matinée.


Le chapelet est utilisé par les catholiques pour compter les Je vous salue Marie. Un chapelet est constitué de cinq dizaines. C’est donc cinquante Je vous salue Marie qui seront récités à Rouen après chaque veillée.


VOIR et ENTENDRE les "mères veilleuses" de Caen:

Ils souhaitaient rencontrer Hollande

Ils auraient aimé accueillir le président de tous les Français, mais le président socialiste n’est pas venu à Rouen comme promis.
Ils auraient bien accueilli la Ministre de la Culture, mais A. Filippetti avait mieux à faire que de répondre présent. Alors, ils ont accueilli les élus locaux, le ministre des Affaires étrangères, le richissime Laurent Fabius, et la ministre de la Jeunesse et des sports, Valérie Fourneyron.

mercredi 27 octobre 2010

La retraite motiverait les ados plus que les étudiants !

Les étudiants n'ont pas pris le relais des lycéens

Des jeunes respectueux de leurs aînés ?




Les étudiants grisonnants avaient-ils branché leur sonotone?

Baptisée «Branche-ton Sonotone»,
l'action de l'UNEF visant les sénateurs a choqué, mardi 26 octobre à Paris.

La notion de solidarité inter-générationnelle des enfants de "baby-boomers" laisse perplexe. D'autant que ces jeunes vertueux réclament le respect pour eux et se targuent d'humanisme.
Cette manifestation de mauvais goût, organisée aux abords du Sénat, n'a d'ailleurs rassemblé qu'un millier de personnes: estimation des organisateurs ! Les étudiants fantômes étaient sortis de leurs placards...

La journée de mobilisation des étudiants était voulue par l'UNEF

L'objectif hasardeux était de tenter de prendre le relais des lycéens que leur avenir ne préoccupe que pendant les cours et que leur retraite n'agoisse plus en vacances. Elle n'a pas mobilisé.
Certes, quelques facs ont vu des assemblées générales noyautées voter - à main levée - la reconduite du blocage, à Nanterre ou de Caen (théâtres de violences urbaines, la semaine dernière: lire PaSiDupes), les universités ne sont plus que sept - sur les quatre-vingt-trois universités françaises - à connaître des perturbations d'ampleur variable (contre sept à douze, il y a quelques jours).
L'entêtement pathétique de l'UNEF

L'organisation dominée par le PS ne comptait plus attirer les étudiants par des AG dans les différentes universités parisiennes et organisait donc de simples sit-ins et des rassemblements festifs, sous forme de pique-nique ou de déploiement de banderoles devant les sièges locaux du MEDEF. A défaut de concert gratuit ?

Le souffle coupé des jeunes

La jonction entre les syndicats étudiants et les organisations lycéennes s'est soldé par une désertion pour cause de congé.

A Paris (PS), ii les deux organisations lycéennes socialistes (qui ne se distinguent guère que sur le blocage ou non), l'UNL et la FIDL, ont en conséquence lancé un appel à se fondre dans les cortèges de la journée de jeudi 28: le tour de chauffe du mardi 26 n'a pas été particulièrement probant.

A Lyon (PS), malgré les violences urbaines récentes, quelques dizaines de manifestants se sont rassemblés devant le siège de l'UMP, derrière un panneau «Sarko, regarde ta Rolex, c'est l'heure de la révolte».

A Grenoble (PS), quelques dizaines d'autres s'étaient retrouvés devant l'IUT , tenant une banderole proclamant: «C'est débile de faire travailler des personnes plus longtemps alors que des jeunes en bonne santé seraient plus à même de produire des richesses».

Ils étaient une poignée à Toulouse et une pincée à Aix-en-Provence.

Les cours de lettres et sciences humaines ont été suspendus à l'université de Picardie; l'université de Pau est bloquée et celle de Paris-1 perturbée. Mais ces éléments ponctuels ne suffisent pas au mouvement à trouver un second souffle.

Un échec malgré l'apport de salariés

Aux abords du Sénat, le millier de personnes rassemblé par l'UNEF au cri de «Résistance!» était infiltré par des membres du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) et de la CGT, des militants du Front de gauche (parti politique radical de Mélenchon), de la FSU (syndicat d'enseignants) et de la CNT (anarcho-révolutionnaire).

Président de l'UNEF, Jean-Baptiste Prévost minimise pourtant l'échec, en précisant que ce mardi ne se voulait pas un « baroud d'honneur» ou une «journée test» mais la préparation de la journée interprofessionnelle de demain, pour aider à «franchir le cap des vacances».

L'UNEF n'a pas dit 'vaginal', mais 'anal':
aïe! aïe ! aïe !

vendredi 5 mars 2010

Régionales: Fillon raille l'hétérogénéité de la gauche du second tour

Les Français veulent-ils vraiment une gauche dispersée à la tête des régions ?
Ph. Augier, Jérôme Nury, J.-François Le Grand et F. Fillon

François Fillon a dénoncé mercredi à Caen une gauche "dispersée" au premier tour entre "les admirateurs de Blum et ceux de Che Guevara".
Il l'a opposée à une majorité présidentielle "unie" sur la personne d'un candidat unique, Jean-François Le Grand, UMP-Nouveau Centre.

Acteur des meetings électoraux, François Fillon a ainsi souligné la portée de l'ouverture. Le Premier ministre a déclaré à l'attention des électeurs sous influence des media: « Toute la majorité présidentielle est unie et cela dès le premier tour. C'est un gage de clarté démocratique et d'efficacité politique ».

Voter MoDem, c'est voter communiste ou trotskiste

Cinq listes hétéroclites s'affrontent au premier tour pour se rabibocher au second: deux listes trotskistes, une altermondialiste, une socialiste et une communiste.
Le premier ministre souhaite à la Basse-Normandie une équipe et un projet cohérents.

Pour cela, F. Fillon est venu soutenir l'équipe Augier, Le Grand, Nury, conduite par Jean-François Le Grand. Docteur vétérinaire et sénateur de la Manche (1942), il espère reconquérir la Basse-Normandie tombée à gauche en 2004 et dirigée par le socialiste Laurent Beauvais qui se représente.

"La gauche dit qu'elle fera l'union au second tour. Mais quel crédit politique pourrons-nous accorder à un projet régional porté par des gens qui disent tout et son contraire ? ", a-t-il lancé.
"Entre les sociaux démocrates et les nostalgiques du socialisme dirigiste, entre les partisans du nucléaire et ses adversaires, entre les admirateurs de Blum et ceux de Che Guevara, cherchez la cohérence", a raillé F. Fillon qui s'est en revanche attaché à expliquer la politique "cohérente et crédible" qu'il mène depuis près de trois ans.

Le jour de l'anniversaire du Premier ministre qui fête ses 56 ans, le jeune colistier de J.-F. Le Grand, Jérôme Nury lança à François Fillon: "Vous êtes notre force tranquille", amenant un léger sourire sur le visage du Premier ministre.
"Bon anniversaire !", lui adressa alors J.-F. Le Grand, devant une salle debout.

Jean-François Le Grand n'est pas tout seul

Au côté du Premier ministre figurait mercredi un soutien de poids à la candidature de J.-François Le Grand, en la personne du tout nouveau et hyper médiatique député UMP des Yvelines, David Douillet.

Vendredi 26 février, le candidat de la majorité a reçu l'appui de Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP lors d'une réunion publique à Mortagne-au-Perche .

mardi 9 décembre 2008

Des lycéens en répétition générale du mouvement de contestation du 10

La Fidl débordée à Nantes et Lyon, dès le 9
Conseils de classes terminés : que la fête commence !
Les lycées de plusieurs villes en France ont été bloqués
, aujourd’hui mardi, par des manifestants, à l'appel de la Fédération lycéenne (Fidl), pour protester contre la réforme du lycée conduite par le ministre de l'Education, Xavier Darcos. La Fidl, c’est 1 poste sur 3 au Conseil Supérieur de l'Education (CSE, mars 2007) .

Déjà lundi 8 décembre, plusieurs lycées étaient bloqués, ou leurs cours perturbés, dans plusieurs villes, dont Caen, Amiens ou Bordeaux, par des élèves ( ?) opposés aux réformes voulues par le ministre de l'Education Nationale ? Xavier Darcos, ont confirmé les rectorats, et un proviseur a été légèrement blessé à Brest.

Des casseurs pour ‘défendre’ l’E.N.
Des manifestants ‘en lutte’ ont été à l’origine d’incidents à Nantes, dans un lycée qu’ils occupaient. Un porte-parole du recteur de l'académie de Nantes a pu parler de "la casse de l'Education Nationale".

Le ‘débat participatif’
Dans ce lycée nantais, sur la commune du député-maire socialiste Jean-Marc Ayrault, "environ 200 jeunes ont pénétré dans les salles de cours, vidé des extincteurs, aspergé des professeurs et des élèves et détruit des manuels scolaires", a révélé le rectorat. Des poubelles ont également été renversées sur la voie publique, et des palettes mises à feu. Trop de crédits de fonctionnement ?

C’est pas la Fidl, c’est les autres !
"Des intrus, extérieurs au mouvement, ont brisé la vitre d'une supérette pour tenter de la piller", a précisé Titouan Nogue, lycéen en grève au lycée Gaspard-Monge, au nord de Nantes.

La Fidl se pose en victime…
Cette fois, c’est au lycée Récamier de Lyon, également socialiste . La fédération lycéenne (Fidl) a affirmé qu'un lycéen avait été « violemment » [comme il se doit dans la presse militante, pauvre en adjectifs] bousculé [il s’agit donc d’une bousculade bon enfant] par …son proviseur [intellectuel musclé, à lunettes ?], alors que le chef d’établissement participait à un barrage filtrant à l'entrée de son lycée.
Emanation de SOS Racisme et de l’UNEF(-id), majoritairement socialistes au plan national, la Fidl (Fédération indépendante [si !] et démocratique [si, si !] lycéenne), des scolaires mineurs, que la presse -toujours bien informée et précise- élève au rang de syndicat (en fait, une association loi de 1901), a appelé les lycéens à manifester aux côtés des professeurs ce mercredi 10, et à de nouvelles mobilisations jeudi 11, dans leurs établissements pour protester contre la suppression de 13.500 emplois dans l'enseignement en 2009.
Au SNES-FSU, on prétend que les professeurs militants manifestent aux côtés d’élèves. Qui est aux côtés de qui, au final ?

Les conseils de classes sont finis et, en attendant les vacances de Noël, les professeurs forment les élèves, les bons (qui les suivent) à aller relâcher la pression sur le matériel, pourtant déjà trop rare, et sur ceux qui aimeraient ne pas perdre quinze jours en affrontements.

Rendez-vous demain, pour de nouvelles aventures…

mardi 11 novembre 2008

Huit arrestations dans l’enquête sur les sabotages SNCF

Soupçons sur l’ultra-gauche : la gauche condamnait !
Le ministère de l'Intérieur a annoncé mardi "l'identification et l'interpellation de 8 personnes appartenant à l'ultra-gauche, mouvance anarcho-autonome : ils sont soupçonnés d’être les auteurs des actes de sabotage commis contre des caténaires SNCF ces derniers jours".

Le parquet antiterroriste est entré en action
Suite aux actes de malveillance à l’origine de fortes perturbations samedi 8 novembre dans le trafic des TGV, Thalys et Eurostar, dans l'Oise, l'Yonne et la Seine-et-Marne, les parquets d'Auxerre et de Senlis étaient en charge de ces affaires, mais ils se sont finalement dessaisis au profit du parquet antiterroriste, à Paris.

Cette décision serait avant tout destinée à "centraliser les enquêtes". En effet, "Il y a une action concertée de sabotage", avait estimé dimanche le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant au vu de la première série de déprédations, qui utilisaient le mode opératoire en plusieurs points. La veille, Guillaume Pepy s'était publiquement posé la question de la possibilité d'un sabotage organisé.
  • Fin octobre, le même procédé --une tige de fer à béton fichée dans la caténaire-- avait été utilisé pour endommager plus de 200 mètres de caténaires sur la ligne à grande vitesse (LGV) Est près de Baudrecourt (Moselle), a indiqué la SNCF lundi.
  • Un nouvel incident s'est produit dimanche soir : un TGV reliant Bruxelles à Perpignan a percuté vers 23H00 deux plaques de béton d'un mètre et de 30 kilos chacune, posées sur la voie à la hauteur de la commune de Coursan (Aude). La collision, qui a entraîné une interruption de trafic pendant 70 minutes, n'a fait aucun blessé et n'a causé que des dégâts mineurs au train.

    L'ultra-gauche?
    Elle est difficile à cerner et souvent confondue avec Action Directe, l'anarchisme et surtout l'extrême gauche. Pour tenter de la définir, il faut donc élargir l'ultra gauche aux courants révolutionnaires marxistes anti-léninistes.

    La mouvance anarcho-autonome de l’ultra-gauche ?
    Elle n’est pas plus connue, bien qu’active.

    2006
  • En mars à Paris, durant le mouvement anti-CPE, l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS) fut occupée durant quatre jours par plusieurs centaines de personnes, dont au moins 200 anarchistes et autonomes réunis en Assemblée Générale autonome. Le matériel d'enseignement et informatique fut alors saccagé, et les murs couverts de graffitis. Le tag « Mort à la démocratie » notamment fit scandale auprès des médias (notamment au journal télé de France 2 du 24 mars 2006 ). Ce tag a d'ailleurs inspiré à Léon de Mattis le titre de son livre publié chez L'Altiplano. Les locaux de Charlie-Hebdo aussi furent d’ailleurs attaqués.
  • Au Danemark, en 2007, un verdict de la Cour d'Appel de Copenhague rendu en août 2006 et obligeant l'évacuation du squat Ungdomshuset (Copenhague), ouvert depuis 1982, a entraîné une vague internationale de solidarité envers les squatteurs, dont le mouvement autonome européen (occupations de consulats danois, manifestations devant les ambassades danoises, manifestations massives à Copenhague). Les manifestations qui ont dégénéré en émeutes le 16 décembre 2006 et le 1er mars 2007 ont donné lieu à de nombreuses arrestations d'anarchistes, de squatteurs, d'autonomes et de personnes proches de l'extrême gauche d'une vingtaine de nationalités différentes (dont quelques Français). Les violentes émeutes qui ont suivi l'expulsion du squat par une unité antiterroriste de l'armée danoise (matin du 1er mars 2007) et qui se sont produites les soirs du 1, 2, 3 et 4 mars 2007 sont elles aussi à mettre en grande partie sur le compte du mouvement autonome européen (on compte quelques dizaines de blessés légers des deux côtés). Le squat Ungdomshuset a finalement été démoli le matin du lundi 5 mars 2007. Même si le mouvement de solidarité a été un échec, ces événements ont prouvé l'existence d'une certaine coordination autonome internationale, et ont par la même occasion démontré la puissance offensive de cette dernière.
    > En France, la création d'Assemblées de résistance populaire Autonome à Caen et à Toulouse font suite à l'élection de Nicolas Sarkozy : grève spontanée des jeunes ouvriers d'Airbus Toulouse, en opposition aux centrales syndicales ; vote de la grève des étudiants réunis en Assemblée Générale à l'université de Tolbiac.

    2008
  • Le 19 janvier, deux personnes furent arrêtées, dans la région parisienne, en possession de fumigènes artisanaux et de crèves pneu (clous tordus) et sont mises en détention provisoire. D’après les Renseignements Généraux, il s’agissait alors« d’anarcho-autonomes »
  • Le 5 avril, à Paris, dans le cadre d'une manifestation (de la place d'Italie à la place de Rennes) de soutien aux sans-papiers qui rassembla entre 5000 (selon la police) et 15 000 personnes (selon les organisations présentes), un cortège autonome de 200 personnes s'affronte durement au service d'ordre de la LCR. Selon la LCR, ce serait une réaction de défense de leur service d’ordre face à une charge violente apparemment non justifiée de la part des autonomes. Selon les autonomes, en revanche, ce serait le service d’ordre de la LCR qui les aurait agressés, en les bloquant physiquement et en arrachant leur banderole de tête, pour les empêcher de se positionner derrière leur cortège qui venait de les dépasser. Il y eut plusieurs blessés légers mais aucune interpellation.
  • La veille, alors qu'il ne savait pas nager, Baba Traoré, un sans-papier, avait été trouvé la mort après s'être jeté dans la Marne du haut du pont de Joinville pour échapper à un contrôle de la Brigade anticriminalité (la crainte d'éventuelles représailles de la part des manifestants aurait expliqué la faible présence policière sur le parcours de la manifestation). Après la manifestation, entre 200 et 300 personnes se rendirent au Centre de Rétention de Vincennes, en solidarité avec les sans-papiers qui y étaient retenus dans l'attente d'une expulsion. Suite à la rumeur de l'arrivée massive de forces de police, le rassemblement tourna en manifestation sauvage. La circulation d'une route fut bloquée, une patrouille de trois policiers fut "caillassée", une voiture de police, un commissariat de police municipale, ainsi que des panneaux publicitaires, furent endommagés. La gare RER où Baba Traoré avait été contrôlé a elle aussi été attaquée et vandalisée. Le cortège se dispersa ensuite, sans aucune interpellation.
  • En août, la revue No Pasaran, jusque là proche des autonomes, rompit avec eux par un article extrêmement critique vis-à-vis de la manifestation du 5 avril 2008.
    (d’après Wikipedia)



    " La Direction des Affaires Criminelles voit des terroristes partout"
    Tel est le titre d’un communiqué de presse du Syndicat de la Magistrature, en date du 26 juin 2008:

    « Le 13 juin dernier la Direction des affaires criminelles et des grâces du Ministère de la Justice a publié une note à destination des parquets afin de faire face à « la multiplication d’actions violentes commises sur différents points du territoire national susceptibles d’être attribuées - ça n’est donc même pas sûr - à la mouvance anarcho-autonome », notion dont il convient d’observer l’absence de contours précis.
    On y apprend que, « outre des inscriptions sur des bâtiments publics (en clair, des tags), cette mouvance s’est manifestée par la commission d’actions violentes en différents points du territoire national au préjudice de l’Etat et de ses institutions » et que « c’est aussi à l’occasion de manifestations de soutien à des prisonniers ou d’étrangers en situation irrégulière (nous y voilà) que ses membres s’expriment, parfois avec violence ».
    Le zèle développé à cette occasion par la Chancellerie prêterait presque à sourire s’il n’était ensuite demandé aux magistrats « d’informer dans les plus brefs délais la section anti-terroriste du parquet de Paris pour apprécier de manière concertée l’opportunité d’un dessaisissement à son profit » et, par voie de conséquence, de permettre une extension quasi illimitée d’une législation d’exception.
    Cette manière de procéder devrait ainsi permettre – au prétexte bien commode et très consensuel de lutte contre le terrorisme – de renforcer la répression à l’encontre des différents acteurs du mouvement social.
    A n’en pas douter, la philosophie générale de cette note singulière est à rapprocher des propos récemment tenus par le porte-parole de l’UMP à l’encontre du Réseau Education Sans Frontières et autres collectifs « faiseurs de provocations » et « semeurs de désordre » qui - bientôt suspects d’appartenir à cette fameuse « mouvance anarcho-autonome » - pourront bénéficier d’un traitement judiciaire de faveur.
    Le Syndicat de la magistrature dénonce avec force ce procédé et invite les magistrats à faire preuve du plus grand discernement dans la mise en œuvre de cette scandaleuse dépêche.
    » (Lien)
  • La Ligue des Droits de l’Homme (LDH) emboîte le pas du SM
    Dès le 29 juin 2008, LDH publie ce même communiqué assorti d’un article du Monde du 28 juin 2008, dans lequel (Lien)
    Isabelle Mandraud écrit :

    « Faisant état de "réunions régulières d’évaluation de la menace", Guillaume Didier, porte-parole de la chancellerie, estime que "le SM commet une grave confusion". "Les manifestations, même lorsqu’elles donnent lieu à des violences, relèvent du droit commun et le resteront", affirme-t-il.
    Poignée d’individus
    Jusqu’à présent, dans la catégorie très imprécise de "mouvance anarcho-autonome", la police a interpellé une poignée d’individus, notamment trois jeunes à Toulouse qui transportaient un explosif en novembre 2007. Quelques mois plus tôt, un livre, […], rédigé par un "Comité invisible" anonyme (éditions La Fabrique), avait suscité l’émoi. Sur la foi des notes des RG, la ministre de l’intérieur, Michèle Alliot-Marie, a donc agité à plusieurs reprises la menace de groupuscules d’extrême gauche favorisée par l’effondrement du PCF.
    Par rapport aux années 1970, marquées par une idéologie très anticapitaliste, cette résurgence se manifesterait, selon un spécialiste, par une "myriade de contestations institutionnelles" qui craint que leur intensité ne finisse par atteindre "ce qui se passe en Italie et en Grèce". Ces derniers mois, rien n’est venu le confirmer. "Il n’y a rien de nouveau", indique un haut responsable policier. Les alertes à la bombe sur des TGV de Savoie, début juin, assorties d’une lettre de revendication en italien qui faisait référence aux Brigades rouges et à l’ex-activiste italien Cesare Battisti, provenaient d’un individu isolé, pas d’un activiste. »
    Article payant du Monde, accessible aux plus défavorisés auprès de… Luttes Etudiantes (Fédération Syndicale Etudiante, lien)

    La FSE
    Fondée en juin 2000 à …Caen, ce syndicat étudiants se revendique du syndicalisme de lutte (opposé au syndicalisme dit de "co-gestion"), proche, selon Le Monde, de l'extrême gauche. !
    La FSE cherche à favoriser les convergences syndicales, ce qui explique qu'elle co-signe certains de ses tracts avec un nombre restreint d'organisation étudiante comme …SUD Étudiant, mais aussi avec les syndicats de personnels Iatos ou enseignants comme la CGT éduc'action, SUD Education et la …CNT Education (cf. Schivardi dans l’Aude).
    En septembre 2005, la FSE a lancé au niveau national le "processus de fusion du syndicalisme de lutte" visant à rassembler l'ensemble des syndicalistes de lutte (militants de SUD Étudiant, de la TTE-UNEF, de la CNT-FAU, etc) dans une nouvelle organisation.

    lundi 17 mars 2008

    2° tour des municipales 2008 : le MoDem fait battre la droite

    La gauche s’approprie une victoire partagée
    Il s'agit de savoir comment les villes d’Amiens, Asnières, Caen, Reims, Saint-Etienne et Metz sont passées à gauche au second tour des municipales dimanche.

    Amiens : le socialiste Gilles Demailly n’atteint 56,21% contre le maire sortant DvD, l'ancien ministre Gilles de Robien (43,79%), qu’avec l’appoint du MoDem de Bayrou qui voulait -et a obtenu- la tête de son rival à l’UDF. Gilles de Robien, ex-UDF investi avec le soutien de l'UMP, a été victime du parti de François Bayrou et de sa candidate, Yannick Leflot-Savain, une gynécologue de 53 ans, qui était présente sur la liste conduite par M. de Robien lors des municipales de 1995. Selon France Mathieu, responsable du MoDem de la Somme, "nous voulons exister à travers ces élections et défendre nos idées pour Amiens, nous n'avons pas d'esprit revanchard". Elle ose le dire : respect !

    Asnières, à droite depuis des lustres, les trois opposants au maire sortant UMP, le sarkozyste Manuel Aeschlimann (41,56%), étaient en mesure de se maintenir au 2e tour, mais ont décidé de former une surprenante coalition PS-MoDem-Divers-droite visant à le détrôner. A trois, ils pèsent 58,44% des suffrages. "Le front des mécontents peut l'emporter", estimait Jean-Paul Huchon, président PS de la Région Ile-de-France. "Une partie des électeurs DVD sera peut-être déroutée par cette étrange conjuration", espéra Roger Karoutchi (UMP). Aeschlimann a été victime d'un lunchage.

    Caen : le socialiste fabiusien Philippe Duron (61 ans) a remporté l'élection municipale au second tour avec 56,26% des suffrages, à la tête d'une gauche rassemblée (PS, PCF, PRG,Verts), contre le maire sortant UMP Brigitte Le Brethon, soutenue par des poids lourds du gouvernement. Si Brigitte Le Brethon a évité la "triangulaire" en signant une alliance de dernière minute avec Luc Duncombe - adjoint au maire de Caen et président de l'agglomération - qui conduisait une liste "Nouveau Centre" au premier tour, elle n'a visiblement pas réussi à séduire l'électorat centriste, qui détenait en partie les clés du scrutin avec 14% des voix au premier tour : 6,75% pour la liste de Luc Duncombe et 7,5% pour le MoDem qui n'avait pas donné de consigne de vote. Au premier tour, elle n’était devancée que de huit points : le MoDem les lui a refusés. Ce qui permet à la presse de titrer que « la gauche l'emporte largement à Caen »... Le PS pourrait dire merci à Bayrou.

    Metz : le socialiste Dominique Gros est passé entre les deux tours de 34,04% à 48,28% des voix aux municipales et l'emporte face au sortant DVD-UMP depuis 1971, Jean-Marie Rausch arrivé 2°, qui est passé de 24,16% à 27.41%, tandis que Marie-Jo Zimmermann, liste majorité-centristes, à qui l’UMP avait retiré son investiture pour soutenir J.-Marie Rausch, est passée de 16,68% à 24.31%.


    Reims : Adeline Hazan, à la tête d'une liste PS-PCF-Verts, a été élue à Reims au second tour des municipales avec 56,07% des voix face à la candidate UMP Catherine Vautrin, créditée de 43,93% des suffrages, faisant basculer la mairie à gauche, selon les résultats définitifs.
    Les extrêmes se ligués pour battre la droite républicaine : au 1er tour, en effet, le DvD Jean-Claude Laurent faisait une moisson ( !) avec 0.81% , mais le Front National, Patrick Bourson, avait 4.32% et les listes d’ extrême gauche de Patrice Perret (liste alternative) 3.33% et de Thomas Rose (LO) 1.30%.

    Saint-Etienne : A Saint-Etienne, le candidat socialiste Maurice Vincent a remporté dimanche l'élection municipale au second tour avec 46,11% des voix, devant le maire sortant UMP-Rad, Michel Thiollière (41,63%). Avec 12.27%, la liste centre-MoDem de Gilles Artigues, ancien député UDF de la Loire (MoDem), proche de François Bayrou serait bien un peu pour quelque chose dans la réussite du PS. S’en rappelera-t-il ? Le MoDem peut y compter...

    samedi 8 mars 2008

    Municipales: les 25 villes convoitées par la gauche

    Convoiter n’est pas gagner !
    Bordeaux: l'ex-Premier ministre Alain Juppé (UMP) pourrait l'emporter dès le premier tour, face au socialiste Alain Rousset, pourtant président du Conseil Régional.

    Caen: Brigitte Le Brethon (UMP) est menacée par le président PS de la région Basse-Normandie Philippe Duron, qu’elle a battu aux législatives en 2002, mais qui a reçu le soutien des Verts. La maire sortante est gênée par le Nouveau Centre. Espérant profiter de la dynamique de la législative, Luc Duncombe, 47 ans, maire adjoint et ex-président de la communauté d'agglomération a annoncé son intention de conduire une liste en mars prochain.
    (http://blog.brigitte-le-brethon.info/'>lien: candidate UMP)

    Marseille: la bataille pour un 3e mandat s'annonce très serrée pour Jean-Claude Gaudin (UMP), face à son adversaire PS Jean-Noël Guérini, président du Conseil général des Bouches-du-Rhône, qui a lancé sa campagne plus tôt et est passé en tête dans certains sondages. ‘Accent’, le magazine du CR qu’il dirige a assuré sa promotion pendant tout le temps de son mandat de Président…

    Nice: bataille est bien engagée à droite pour Christian Estrosi, investi par l'UMP, et le maire actuel Jacques Peyrat, exclu de l'UMP, résolu à conserver son siège, sans grande chance d'y parvenir.
    Tarbes: lutte âpre entre le sortant Gérard Trémège (UMP) et Jean Glavany, l'ancien ministre socialiste de Jospin et son directeur de campagne quand Jospin fut devancé par le FN, réélu député en juin avec plus de 61% des suffrages.
    L’UMP Gérard Trémège a ouvert sa liste à la gauche: un syndicaliste CFDT et deux socialistes y figurent d'ores et déjà. Pour son prochain mandat, il veut reprendre l'idée du "Vélib" du maire de Paris, à l'échelle tarbaise. Autre mesure pour favoriser l'intégration des jeunes: sur le modèle de la ville de Carcassonne, financer le permis de conduire, à hauteur de 50 %.


    Toulouse : Le fauteuil du maire centriste apparenté UMP, Jean-Luc Moudenc, est menacé par la gauche emmenée par le socialiste Pierre Cohen, qui présente une liste d'union entre le PS, le PCF et les Verts, ainsi que des personnalités comme Magyd Cherfi, ex membres des Motivé-e-s, un repoussoir.
    Le maire sortant a constitué une liste "très ouverte et rajeunie". Cette ville, qui vote à gauche lors des scrutins nationaux, se choisit des maires de droite. Pas d’abstention !