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samedi 27 décembre 2014

Le Danemark met fin à l’abattage rituel, mais maintient l'exploitation sexuelle des animaux

Le deux poids deux mesures de la cruauté envers les animaux

Et mourir de plaisir !
Cheptel ou harem ?
La cohérence des responsables politiques interpelle. En février 2014, au nom de la protection des animaux, le Danemark a rendu obligatoire d’assommer les animaux avant de les abattre, afin de limiter la souffrance. 

De fait, ce décret, qui a pris effet le 17 février, interdit l’abattage rituel tel qu’il est pratiqué par les juifs et les musulmans. Leurs représentants ont protesté en chœur à la télé danoise: atteinte à la liberté religieuse d’un côté, applaudissements de l’autre, car la viande halal dans des hôpitaux danois avait fait les gros titres à l’été 2013.

Conscient des risques de récupération, le ministre danois de l’agriculture, Dan Jorgensen, précise que "l’abattage halal demeure légal au Danemark, tant que l’animal est d’abord assommé". Or, les importations d’animaux abattus sans avoir été au préalable assommés demeurent, elles, autorisées. 

Or, au Danemark, un animal peut être utilisé pour des rapports sexuels (consentis ?) avec des humains

Des comportements européens pas si tabous 
On en passe et des meilleures
Alors qu'en février 2013 le scandale de la viande de cheval utilisée dans des produits surgelés prenait de l'ampleur et que François Hollande promettait des sanctions exemplaires mises en batterie par le ministre délégué à la Consommation, Benoît Hamon, et alors aussi que les orangs-outans font aujourd'hui l'objet de multiples programmes de protection, à Bornéo, Indonésie, une fondation qui milite pour la protection des orangs-outans a organisé il y a de cela 7 ans la libération d'une femelle alors âgée de 12 ans qui était détenue dans un bordel en tant que prostituée. Si les faits datent maintenant, il ne s'agirait néanmoins pas d'un cas isolé et la pratique serait même loin d'être rare. Plus près de nous, en Europe, les Danois ne s'en offusquent même pas: ce sont des pratiquants.

Rien n'interdit l'importation de viande danoise en France
puisque le Danemark est membre de l’Union européenne depuis 1973.  La loi qui considère parfaitement légal d’avoir des rapports sexuels avec toutes sortes d’animaux précise qu'il suffit "que l’animal ne souffre pas".

Et le commerce est florissant des clients qui payent pour du sexe tarifé avec des animauxassure le journal danois 24timer. Sur internet, des propriétaires font de la publicité pour proposer les services de leurs animaux. Le journal a contacté plusieurs d’entre eux, qui ont déclaré que leurs animaux se livrent à cette activité sexuelle depuis plusieurs années, et qu’ils "recherchent la stimulation sexuelle". Selon le journal, la "passe" est facturée entre DKK 500 et 1,000 (70 à 150 euros). 

"Peut-être que les animaux s’en moquent," suppute Torunn Knaevelsrud, directeur de l’Autorité norvégienne pour le bien être des animaux et la sécurité alimentaire, qui craint que les lois danoises et norvégiennes étant très proches, la pratique arrive en Norvège, où le législateur envisage donc de promulguer un amendement pour interdire les rapports sexuels avec des animaux. "Ces actes provoquent un dégoût moral. La question est de savoir si ce qui est immoral doit être rendu illégal. L’autorité norvégienne qui discute le nouvel amendement pour protéger les animaux soutient cette idée," dit Knaevelsrud.
L’un des souteneurs, propriétaire d’un bordel d’animaux au Danemark, a déclaré au journal que beaucoup de ses clients viennent de l’étranger et viennent de loin pour ses services. "Mais les clients nous disent qu’il est beaucoup plus simple de se payer un rapport sexuel avec un animal au Danemark que dans leur pays," explique le propriétaire de l'établissement d'abattage sexuel, ajoutant que beaucoup de ses clients viennent de Norvège, de Suède, de Hollande et d’Allemagne.

Et la viande de boucherie à l'exportation est-t-elle labellisée "nourrie au grain" ? En France, on a installé un système de traçabilité des viandes qui doit prévenir le retour de la "vache folle". Ces dispositifs sont destinés à renforcer l'identification de la viande bovine et des produits à base de viande bovine. Pas de risque -théorique- de viande fourrée sur nos étals.
Mais on soutient des thèses universitaires qui sautent le problème. Ainsi, à l'EHESS et sous la direction de Jean-Pierre Digard, les savantes recherches d'un bisounours, intitulées "Nous, on mange de la chair", approche socio-anthropologique du rapport à la viande au Danemark, ont été présentées le 19 octobre 1999 devant un jury composé de Régis Boyer (président), Jean-Pierre Digard, Bernadette Lizet (rapporteur), François Sigaut et Noélie Vialles, et ont reçu la mention très honorable avec félicitations du jury.

A table !
Pas faim...

mercredi 11 juin 2014

Racisme supposé : le CRAN choisit ses cibles dans la police en ignorant D 8

Enquête ouverte sur des policiers se moquant en privé des Noirs

Le CRAN existe et le fait savoir
On notera les poings levés...
Le Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN) dénonce des policiers dont   le comportement est jugé moqueur des noirs en privé. Une enquête administrative de la "police des polices" a donc été ouverte en fin de semaine dernière et la presse s'empare de ces accusations.
Le CRAN a fait savoir par communiqué qu'il a demandé la semaine dernière à être reçu par le ministre de l'Intérieur. Il attend de Bernard Cazeneuve des explications sur une soirée privée réunissant des policiers "où l'on s'amuse à mimer des Noirs dans la vieille tradition raciste des spectacles 'blackface'", ces spectacles du XIXe siècle aux Etats-Unis mettant en scène des caricatures théâtrales de Noirs.

Le CRAN indique avoir été alerté de ces faits par l'ancien délégué interministériel pour l'égalité des chances des Français d'outre-mer. Claudy Siar affirme qu'une militante policière anonyme s'apprête à porter plainte.

L'association partisane livre d'ores et déjà ses commentaires dans son communiqué, avant même que l'Inspection générale de la police nationale (IGPN, "polices des polices") saisie mardi d'une enquête administrative par la Direction générale de la police nationale (DGPN) ait conclu sur le bien-fondé de ces accusations. Si les soupçons étaient avérées, "ce serait une honte terrible pour la police nationale", ajoute-t-elle prématurément
La crédibilité du CRAN est toutefois contestée par ses prises de positions. Il est en effet accusé d'entrisme communautariste en politique. En mai 2011, Patrick Lozès, après avoir quitté la présidence du CRAN, annonça son intention de se présenter comme candidat à l'élection présidentielle 2012. En 2014, année des municipales et des européennes, le CRAN accusa les Pieds noirs d'être à l'origine du racisme dans le sud-est de la France. L'actuel président du CRAN, Louis-Georges Tin, un militant français impliqué dans la lutte contre l'homophobie et le racisme, est le fondateur du cercle de réflexion République et Diversité et de la Journée Mondiale contre l’Homophobie et la Transphobie. Il enseigne à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) à Paris.

De source proche de cette enquête, on a précisé mardi qu'une femme - qui n'est pas policière - a effectivement signalé
ces agissements, dont elle reconnaît qu'ils se sont déroulés, lors d'une soirée privée réunissant des policiers en civil et hors service, ce qui l'a "choquée". Il reste "à vérifier qu'il s'agit bien de policiers" et "si c'est avéré, ces faits sont graves", a dit la même source.

Le CRAN était en revanche absent en mars dernier

Cette association a ses têtes de turcs.
Dans sa chasse aux sorcières ciblée, le Cran a saisi le CSA en mai dernier, après une chronique présumée "xénophobe" d’Eric Zemmour. Patrick Lozès a été débouté. L'intellectuel est soupçonné de tous les maux et reste classé quatre étoiles à l'index de la "pensée unique", tandis que d'autres, étiquetés à gauche, ne sont jamais inquiétés.

Liste noire vs liste rose

Le CRAN n'a toujours pas sourcillé, en revanche, sur une chaîne nationale, trois mois plus tard. 
En condamnant vocabulaire et comportements selon les critères du  "politiquement correct", selon l'idéologie dominante et totalitaire, le CRAN sait mieux que le Sénégalais L.S. Senghor et l'Antillais Aimé Césaire. Ces poètes noirs ont tenté de réhabiliter le terme "nègre" aujourd'hui jugé infamant et la "négritude" qui reste taboue malgré leur volonté de promotion de cette identité et de cette culture.

Deux poids, deux mesures sectaire du CRAN
Le vendredi 21 mars 2014, Valérie Benaïm et Jean-Michel Maire se sont moqués des Noirs sur le plateau de "Touche pas à mon poste" (TPMP) en caricaturant les membres de la Compagnie Créole. Si la blague a fait rire leurs petits camarades parisiens de D8 ("magnifiques", s'extasiait Cyril Hanouna), sur les réseaux sociaux, elle a indigné les militants marxisants et altermondialistes qui ont poussé leurs cris d'orfraie coutumiers. 

Après coup, Benaïm, connue pour des participations à plusieurs émissions aux côtés d'Arthur et de Christophe Dechavanne, s'est excusée auprès des twittos (à défaut de leur demander de "bien vouloir l'excuser"...) et le très subtile Hanouna, producteur de l'émission, a affirmé que, pour danser sur le titre 'Au bal masqué', son chroniqueur "sosie" du chanteur de la Compagnie Créole, portait une "chemise de bûcheron" comme l'atteste la photo ci-dessus... Pour mémoire, en mars 2008, Valérie Bénaïm arriva sur Direct 8 pour une nouvelle émission-jeu intitulée Culture VIP, mais le jeu fut supprimé de l'antenne quelques semaines plus tard... Trop de qualité nuit (sans doute)...
Elle a pourtant mis tous les atouts dans son sac: elle a en effet été mariée à Olivier Hallé, producteur des premiers programmes de télé-réalité, de l'émission le Bachelor à La grande traversée, justement sur TF6...

Ainsi donc, les comiques troupiers de D8, chaîne populiste de la TNT, remettait au (mauvais) goût du jour les très controversés "minstrel shows" de la sombre époque de la ségrégation raciale aux USA. Des comédiens blancs se déguisaient alors en "nègres", comme on disait à l'époque, pour se moquer des esclaves dans des spectacles racistes de théâtre. Cette pratique théâtrale connaît un regain d'actualité dans les "soirées" arrosées: la transgression étant probablement une réaction au totalitarisme des milieux parisiens bien-pensants et vertueux, mais est estampillée raciste et de nombreux tweetos ont réagi avec force. On peut notamment lire : "être noir n'est pas un déguisement", " cessez de vous grimer en noir, c'est archi pas drôle. C'est du racisme ordinaire", "si vous pouviez ne pas vous déguiser en nègre, ma race n'est pas un masque", " il est temps de présenter vos excuses"...

" Y'a des professionnels de seconde zone qui viennent cachetonner "
avait lancé Gilles Verdez, l'un des chroniqueurs d'Hanouna, à l'adresse de son camarade Matthieu Delormeau, le 11 mars dernier, au cours d'un autre "Touche pas à mon poste" convivial. Gilles Verdez, ex-rédacteur en chef du Parisien et footeux (!), cachetonne à D8, comme Pulvar ou Bachelot. Mais il avait sabré Matthieu Delormeau en direct sur le plateau de TPMP, affirmant: "Votre job est dangereux pour nos ados et là vous me préoccupez parce que quand vous en parlez avec une certaine passion, vous n'avez pas l'air de prendre de recul. C'est dangereux pour la jeunesse, vous avez une responsabilité, c'est de rendre inculte des ados qui vont préférer vos daubes à la lecture et des choses plus intelligentes. Je vous trouve néfaste."
Quant au CRAN, vient-il "justifier" ses subventions ?
Reste que la daube de Hanouna, Verdez, Maire et Benaïm est à son goût.
Il suffit que le service soit assuré par le groupe Canal+ pour que le CRAN avale et digère tout...


jeudi 5 décembre 2013

France, terre d'asile des malades étrangers

AME: la hausse des dépenses pour les patients étrangers devient insupportable 

Les contribuables râlent à la mort

Nos médecins peuvent se targuer d'une excellente réputation internationale et de revenus confortables, les Français se plaignent d'une baisse de leur prise en charge inversement proportionnelle à celle accordée aux étrangers. 

L'AME est pointée du doigt. 
C'est en effet une aide médicale de couverture maladie de base équivalente pour les étrangers à la couverture maladie universelle (CMU) pour les nationaux. Tout étranger résidant en France de manière ininterrompue depuis plus de trois mois, sans remplir la condition de régularité mentionnée à l'article L. 380-1 du code de la sécurité sociale et dont les ressources ne dépassent pas le plafond mentionné à l'article L. 861-1 de ce code a droit, pour lui-même et les personnes à sa charge au sens de l'article L. 161-14 et des 1° à 3° de l'article L. 313-3de ce code, à l'aide médicale de l'Etat, sous réserve, s'il est majeur, de s'être acquitté, à son propre titre et au titre des personnes majeures à sa charge telles que définies ci-dessus, du droit annuel mentionné à l'article 968 E du code général des impôtsCe droit annuel est d'un montant de 30 € par bénéficiaire majeur.


Le meilleur système de soins au monde doit-il attirer toute la misère du monde ?

"Les Sénégalais débarquent en charter à Roissy pour suivre une chimiothérapie à l'hôpital Saint-Louis, les Chinois viennent se faire enlever la prostate, les insuffisants rénaux des pays de l'Est affluent en car pour profiter d'une dialyse... Et qui finance tout ça ? La France." Si le Dr Didier Legeais, chirurgien urologue à Grenoble et vice-président de l'UCDF (Union des chirurgiens de France), affirme ne jamais refuser de soigner un patient, quelle que soit sa nationalité, il déplore que les pays d'origine ne prennent pas en charge ces opérations, souvent extrêmement coûteuses. "Que les étrangers réclament nos compétences, c'est une excellente nouvelle, explique-t-il. Mais que les Français financent la santé de leurs voisins, n'est-ce pas stupéfiant ? Notre pays est devenu une véritable vache à lait médicale.

Multiples dénonciations des dérives de l'AME 
À l'Assemblée nationale, le député UMP de Paris Claude Goasguen a jeté un pavé dans la mare avec son rapport sur le projet de loi de finances de 2014 relatif à la santé. "Le système actuel de l'AME est totalement à bout de souffle", déclara-t-il début novembre dans l'hémicycle à ceux qui conservent toutes leurs facultés sous le règne de la la démagogie. "Des adaptations marginales ne suffiront pas; il convient de repenser globalement le dispositif en s'interrogeant sur sa philosophie même."
VOIR et ENTENDRE que "la tentation est de sélectionner les pathologies les plus légères pour que la durée de séjour hospitalier soit la plus courte" et la moins coûteuse.

Les premières sacrifiées sont les personnes âgées dépendantes.

"Pourquoi se priver ?"

En cause, la "philosophie de supermarché", dénoncée par de nombreux médecins, où l'on se porte candidat à une greffe "comme l'on fait la queue chez le boucher". Pour bénéficier de l'AME, soit de la prise en charge à 100 % des soins médicaux et d'hospitalisation sans avoir à avancer les frais, il suffit de justifier d'une résidence ininterrompue de trois mois en France et d'un revenu inférieur à 634 euros par mois. "C'est très facile, confie Mounia, Marocaine de 32 ans, à la veille d'une opération de l'appendicite. Vous pensez bien qu'on ne laisse pas dans la rue ceux qui ne remplissent pas les critères. Les soins sont gratuits, alors pourquoi se priver ? Certains en profitent pour dépenser quelques milliers d'euros en chirurgie esthétique ou pour des opérations qui ne relèvent plus de l'urgence..." 

Résultat, au chapitre des dépenses, de janvier à septembre, l'AME aurait déjà coûté 613 millions d'euros, ce qui revient à 818 millions en 2013, contre 700 millions les années précédentes (+ 16,4 %). "Et même 897 millions, calcule Claude Goasguen, si l'on inclut la perte de recettes liée à la réforme de tarification voulue par le gouvernement Ayrault."
 
Les bénéficiaires de l'AME, "ce sont 500.000 personnes, avance le Dr Legeais. Il chiffre son  déficit à un 1,7 milliard,  payé par l'État français [et l'Etat, c'est le contribuable: seulement 50% des Français], "pour les seuls soins des non-cotisants." 
À gauche comme à droite, on en appelle à davantage de contrôle et de transparence.
Pour éviter les déficits, des services hospitaliers rechignent à admettre certains patients nationaux qui sont obligés de patienter aux urgences ou d'attendre de longues semaines pour des examens et la libération  d'un bloc  opératoire, tandis que, pour des raisons humanitaires et idéologiques, des étrangers prennent rang prioritaire.

Autour des chiffres du dossier AME le gouvernement entretient le flou  
Claude Goasguen, en qualité de rapporteur spécial de la commission des Finances, dénonce "des chiffres très incomplets". "Il n'est pas acceptable qu'un ministre de la République ne transmette pas les informations demandées par le Parlement afin d'éclairer son vote sur le budget. Faut-il en déduire que le gouvernement cache des chiffres et la vérité aux Français ?" s'est interrogé le député en remettant son rapport. 

La Guyane pose particulièrement problème, parmi les incohérences pointées du doigt. Le département de Christiane Taubira déclare à lui seul plus de 17.000 bénéficiaires de l'AME, majoritairement originaires du Suriname. Mais pour Goasguen, la réalité se situe bien au-delà. Citant la chambre régionale des comptes, il estime localement "la population immigrée en situation irrégulière entre 30 000 et 35 000 personnes". Certes, tous les immigrés en situation irrégulière n'ont pas vocation à recourir au système de santé, "mais ces données montrent les potentielles hausses du nombre de bénéficiaires". 

"Que font les politiques ?"

Le Dr Legeais dénonce la politique consistant à dépouiller les uns pour habiller les autres. "Je comprends parfaitement ces étrangers qui viennent bénéficier gratuitement des performances de notre système de santé. Ils auraient tort de s'en priver. Mais que font les politiques ? 
Michèle Delaunay revendique l'augmentation des dépenses au nom de l'objectif à la fois "sanitaire et humanitaire" de l'AME. La ministre déléguée chargée des Personnes âgées et de l'Autonomie, une millionnaire du gouvernement socialiste et cancérologue bordelaise, se justifie par l'objectif de ne pas laisser s'aggraver les maladies, pour que leur coût de prise en charge ne "devienne pas excessif"
"En attendant, il est temps d'envoyer l'addition aux principaux pays concernés," Maroc, Sénégal, pays de l'Est, Turquie, Canada... insiste le Dr Legeais.  "Ces pays ont des passeurs, révèle-t-il, parfois des associations loi de 1901, qui aident les malades à choisir le meilleur hôpital pour l'opération prévue et à organiser le voyage." 

Les partis politiques interpellent les contrôles de la Sécurité sociale.

Tandis que le FN demande "la suppression pure et simple de l'AME"tout irait pour le mieux, selon Caroline Izambert.
Cette chercheuse à l'EHESS (connue pour ses orientations politiques) et spécialiste (partisane et militante) de la santé des étrangers en France. "Dans l'hôpital où j'étais chercheuse, en banlieue parisienne, confie-t-elle, il y avait à peu près quinze assistantes sociales qui veillaient à ce que les dossiers soient complets et qui contrôlaient les bénéficiaires. Les vérifications sont donc bien effectuées." se félicite-t-elle pour conclure.
 
Claude Goasguen s'indigne 
"Si l'État continue de payer, pourquoi respecterait-on les réglementations ?"   
Mais  la sociologue confirme son point de vue partisan: "On fait délibérément de l'AME une usine à gaz à des fins idéologiques : "Les politiques veulent s'approprier le dossier. Que voulez-vous, un sujet de santé qui parle d'immigration, ça fonctionne toujours," polémique-t-elle.
Que voulez-vous, quand l'évaluation d'un sujet de santé qui parle d'immigration est placé entre les mains de militants, ça fonctionne toujours sans abus...
Les patients nationaux sont simplement d'un avis opposé, mais trop vulnérables pour se faire entendre des idéologues en bonne santé de l'humanitaire.

jeudi 22 décembre 2011

Révisionnisme vs négationnisme: les lois mémorielles, y faut voir...

Le devoir de mémoire, oui, mais ça dépend !



Le devoir de mémoire,
il est sélectif,
avant oubli total...
ou exacerbation concomitante


Et ça dépend de quoi, s'il vous plaît ?

Ah, ben y faut voir; ça dépend de l'époque et des personnes concernées...
Pour faire simple, c'est à la tête du client, au faciès.
Ici encore, la pensée unique en vigueur pèse sur la notion et les critères recevables. C'est ainsi que les soulèvements anti-coloniaux peuvent retenir l'attention, mais que le génocide arménien fait débat. Attention ! La terminologie marque votre positionnement: un "massacre", éventuellement, mais un "génocide", sûrement pas ! Il est seulement toléré de parler de "drame". C'est à peine si les victimes et leurs descendants peuvent être d'un avis différent. Qu'elles fassent entendre leur voix et elles déclenchent des manifestations, parmi les plus démocratiques qui soit, bien évidemment...

En France, il est "politiquement correct" de contester l'armée française confrontée au soulèvement algérien, et il est convenable de parler, non pas de "guerre civile", mais de "guerre anti-coloniale". Les livres d'histoire stigmatisent les tortionnaires sud-américains des régimes Pinochet et Videla, qui ont tenté d’éliminer les activistes de gauche, mais il est en revanche intolérable de seulement évoquer les répressions soviétiques en Tchécoslovaquie (Coup de Prague, prise de contrôle du pays par le Parti communiste tchécoslovaque soumis à l'Union soviétique (URSS), en février 1948, ou les charniers par les Khmers rouges (cambodgiens communistes d'inspiration maoïste qui ont asservi le Cambodge de 1975 à 1979, au régime totalitaire du dictateur Pol Pot).
En Afrique, le Rwanda a bien été victime d'un génocide en 1994, mais l'Education nationale n'a pas retenu qu'en URSS Joseph Staline a ordonné le génocide la déportation du peuple tchétchène en 1944, sous prétexte de collusion avec l’agresseur nazi, ceux du Pacte germano-soviétique de 1939 qui consacra l'alliance de Staline avec les nazis !...

Détails de l'Histoire
La télévision de service public a-t-elle consacré une soirée au génocide de 2 millions de morts civils en 45 ans par les totalitaires communistes de Roumanie dans la période 1946-1989 ? C’est pourtant un cas encore unique de reconnaissance officielle d’un génocide sur critères politiques, religieux et sociaux, voire éthniques (francs-maçons, juifs non-communistes, syndicalistes, intellectuels, artistes trop indépendants et Rom..)
Ainsi, il n'est toujours pas admis que le Goulag soviétique et le Laogaï (plus de 1000 camps de rééducation par le travail - c'est-à-dire camps de concentration qui ont fait 20 millions de morts - en République populaire de Chine de Mao) sont des génocides.
Il a fallu attendre 2005 pour que l'Irak soit reconnu coupable du gazage des Kurdes par Saddam Hussein (par armes chimiques) qualifié par le Tribunal de La Haye de crime de génocide (février à septembre 1988).

Les "lois mémorielles" peuvent-elle établir une vérité historique ?

Le traitement militant de la colonisation française et la ré-écriture partisane de l'Histoire sur ce sujet ont suscité le vote de l'article 4 de la loi du 23 février 2005, qui invite à une lecture historique " positive " de la période. Le débat s'est crispé avec le dépôt d'une plainte contre l'historien Olivier Pétré-Grenouilleau, fondée sur la loi Taubira, pour contestation de crime contre l'humanité. Le chercheur contestait que les traites négrières aient été un génocide, car elles n'avaient pas pour but l'extermination d'un peuple, mais ne remettait pas en cause leur caractère de crime contre l'humanité (juin 2005). La plainte a été retirée et cette affaire a débouché sur la création du collectif Liberté pour l'histoire qui réclame l'abrogation de toutes les " lois mémorielles ", dont la loi Taubira. Depuis cette affaire qui ravive la question de l'indépendance idéologique des historiens-chercheurs, l'article de loi engage leur responsabilité. Tout révisionnisme historique devient plus délicat (celui-ci vise à revoir la lecture et l'interprétation historique d'un sujet en se fondant sur l'apport de nouvelles sources ou leur réexamen, plutôt que des interprétations libres. Il se distingue du " négationnisme ", discours ayant pour but de nier la réalité d'un fait historique confirmé par les sources).

Plusieurs conceptions des rapports entre la loi et l'histoire s'opposent
Dans un Etat libre, il n'appartient ni au Parlement ni à l'autorité judiciaire de définir la vérité historique ". C'est le point de vue défendu par les signataires de " Liberté pour l'histoire ", partisans d'une stricte séparation, gage de démocratie, selon eux, mais risque d'égarements idéologiques, pour leurs détracteurs. " Gérard Noiriel, un des inspirateurs de la pétition du 25 mars 2005, concède qu'on ne peut empêcher le législateur d'intervenir sur ce qui touche à la mémoire, mais se dresse sur ses ergots si le politique voulait se mêler de la recherche et de l'enseignement en histoire, car ce serait un frein à l'endoctrinement par l'enseignement et à la manipulation des esprits par la presse, l'un et l'autre engagés. Ce communiste, directeur d’études à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS), pointe l'ancien article 4 de la loi du 23 février 2005, mais aussi la loi Taubira. Elle établit en effet que les programmes scolaires et de recherche devront accorder à la traite négrière et à l'esclavage la place qu'ils méritent, mais il regrette qu'elle n'impose pas un jugement positif ou négatif sur la question. D'autres historiens, en revanche, soulignent qu'il ne s'agit pas de dicter l'histoire mais de lutter contre l'idéologie de la négation. Dans cette situation, le juge appliquant la législation en vigueur n'est pas compétent pour juger de la véracité des affirmations de l'historien , mais du caractère intentionnellement nuisible ou non de son travail et de ses allégations. Cet historien engagé a été membre du conseil scientifique de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration, avant d'en démissionner en mai 2007 avec 7 autres universitaires, pour protester contre la création par Nicolas Sarkozy d'un ministère associant la question de l'immigration et de l'identité nationale.

Les "lois mémorielles" lance la "guerre des mémoires" et met les victimes en concurrence
La gauche préférerait le statu quo, car la loi du 23 février 2005 confronte deux mémoires et deux idéologies" à la vérité historique. Ainsi, celle des rapatriés et celle des anciens colonisés, ou de leurs descendants présents sur le territoire français, alors que le politiquement correct oeuvre dans le "sens de l'histoire", en faveur de la diversité et du communautarisme. Françoise Chandernagor, écrivain socialiste, ancien maître des requêtes au Conseil d'Etat mais aussi descendante d'esclave et fille d'André Chandernagor, ancien député de la Creuse et ministre du gouvernement Pierre Mauroy, situe le début de ce phénomène avec la loi Gayssot (député PCF). Les opposants à la loi modifiée stigmatisent les élus du peuple qui ont ouvert " la boîte de Pandore : ils agitent leurs chiffons rouges, estimant qu'à partir de ce moment-là, " chaque fraction de la population a voulu la loi "mémorielle" qui sacralisait son propre malheur ". Anticolonialiste et signataire du manifeste des 121, qui dénonce la répression en Algérie en 1960, Claude Lanzmann abonde dans ce sens. Selon lui, il n'y a pas concurrence, mais " universalité des victimes ". Pour lui, " comprendre que la loi Gayssot, qui porte sur le désastre le plus paradigmatiquement antihumain du XXe siècle, est aussi une garantie et une protection pour toutes les victimes ", éviterait la guerre des mémoires et cette concurrence des victimes. Seulement, ce caractère universel échappe aujourd'hui à beaucoup, dont Henri Rousso: " la mémoire de la Shoah est ainsi devenue un modèle jalousé, donc, à la fois, récusé et imitable : d'où l'urgence de recourir à la notion anachronique de crime contre l'humanité pour des faits vieux de trois ou quatre cents ans ".
Derrière ces positionnements, c'est la question de l'opportunisme des historiens et du parti-pris électoraliste de la presse qui est également posée. Lors des événements ayant conduit à la mort d'un jeune palestinien, Mohammed Al Durah, Claude Lanzmann écrivit un article dans Le Monde, dans lequel il déclarait que, selon lui, on ne peut prendre en compte la version d'un "journaliste arabe" dans cette affaire. Que dire d'un historien arabe ou de toute partie prenante?


Ces lois visent à rétablir les frontières entre Histoire et mémoire

L'article 4 de la loi du 23 février 2005 soulignant le caractère positif de la présence française Outre-mer rétablissait un équilibre entre fait historique et commentaire. Il lève une confusion entre Histoire universelle et mémoire personnelle, partisane et politicienne. Il n'appartient pas à l'historien de régenter la mémoire collective, mais pas non plus de faire des choix ni de commenter les faits, car il ne lui appartient pas de juger. Les méthodes de manipulation mentale sont en effet insidieuses, allant du lavage de cerveau par répétition ou matraquage d'images sélectionnées, en passant par le travail sur l'émotivité.
Mais, si l'histoire et la mémoire sont de natures différentes, elles sont néanmoins liées. Le travail de mémoire a permis de renouveler les approches historiques (par exemple : Henry Rousso, Le syndrome de Vichy, 1987) et d'amener les historiens à travailler sur des champs jusque-là négligés. En 2000, le philosophe Paul Ricoeur soulignait l'importance d'un " travail de mémoire " et non pas d'un devoir de mémoire. De son point de vue, l'histoire pourrait être déviée et contribuer à transformer une mémoire malheureuse: une mémoire heureuse et pacifiée serait "juste" ! Mais, que ce soit par négligence partisane, par choix idéologique embarrassée ou volonté délibérée d'occultation, il se trouve justement que le totalitarisme soviétique ne stimule guère les chercheurs vertueux: une mémoire heureuse et pacifiée est parfois hors de portée...

Les lois mémorielles marquent-elles un progrès ?
Certains historiens réclamaient l'abrogation uniquement de la loi du 23 février 2005, mais la plupart ne visaient seulement son article 4 qui tend à rétablir un soupçon d'équité. Mais d'autres souhaitent l'abrogation ou la modification de l'ensemble des quatre lois qui " ont restreint la liberté de l'historien ", ou plus exactement sa liberté de relecture et d'endoctrinement.
D'un point de vue juridique, ces lois sont de nature différente.
La loi Gayssot de 1990 est la seule à créer un délit, la négation du génocide des Juifs, et à prévoir des sanctions applicables par le juge grâce à l'ajout d'un article 24 bis à la loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881.
Les trois autres lois, si elles ont en commun de ne créer aucun délit, ni de prévoir aucune sanction, ne se situent pas non plus sur le même plan. La loi Taubira et celle du 23 février 2005 ont une fonction normative, c'est-à-dire qu'elles énoncent des règles de droit qui posent des prescriptions. Ainsi, la loi Taubira permet par exemple aux associations de défense de la mémoire des esclaves de se constituer parties civiles dans des procès pour provocation à la discrimination, à la haine, à la violence, pour diffamation ou injure. Le risque brandit par F. Chandernagor que la loi "mémorielle" ouvre à " chaque fraction de la population" la possibilité de "sacraliser son propre malheur " est donc levé, lorsqu'il s'agit des associations sous contrôle!...

Ceux qu'on peut contrarier et ceux qu'il ne faudrait pas "provoquer"
La loi du 23 février 2005 fixe les droits des Harkis qui, quant à eux, devraient se contenter pour leur défense des cadre des lois déjà en vigueur contre les injures ou diffamations commises à leur encontre.

Mais la loi du 29 janvier 2001, composée d'un article unique reconnaissant le génocide arménien de 1915, a une fonction uniquement déclarative. Elle matérialise un engagement symbolique. Certains juristes estiment que les lois mémorielles, dans ce qu'elles ont de déclaratif, dénaturent la loi, dont le rôle est d'édicter des normes.

Mais ce serait stigmatiser la Turquie et, par amalgame politicien, tout le monde arabe... A commencer par le 9.3 et le socialiste Bartolone !

lundi 18 avril 2011

La députée Filippetti accable le PS de couacs et de bourdes

Aurélie Filippetti souffre-t-elle de séquelles des violences de son compagnon ?

Une femme battue

L'économiste socialiste Thomas Piketty a été placé en garde à vue à Paris en mars 2009 à la suite d'une plainte pour violences de sa compagne, la députée PS de Moselle, Aurélie Filippetti.
Agé de 37 ans, l'économiste, proche du Parti socialiste et connu pour des chroniques dans la presse, s'est rendu à une convocation à la Brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP), saisie d'une enquête par le parquet de Paris après le dépôt de la plainte. Le parquet décidera d'après les résultats de l'interrogatoire des suites éventuelles de la procédure contre l'économiste, directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) et professeur à l'Ecole d'économie de Paris.
Lien video sur le cumul des mandats: intervention 2008 de la députée à l'Assemblée nationale

Une PS résolument sado-maso

Lorsque Sa Cynique Majesté Royal était allée jouer les trouble-fête à Dijon en s'invitant au rassemblement organisé par son ancien allié Vincent Peillon, en novembre 2009, Aurélie Filippetti, l'une des ex-ségogoles, avait fait sensation en préconisant, « à l’heure où il y a une proposition de loi qui a été déposée pour interdire la fessée», de « rétablir la fessée au Parti socialiste pour nous rappeler à la réalité ». « Ça ferait plaisir au moins aux 17 millions d’électeurs qui nous avaient fait confiance à la présidentielle et qui ne supportent plus ces guéguerres de personnes et le spectacle désolant que l’on donne parfois de nous-mêmes.»

La députée interrompt la séance de questions au gouvernement

La députée PS Aurélie Filippetti a fait un malaise
durant les questions au gouvernement, obligeant le président de l'Assemblée à interrompre la séance. Les secours sont intervenus dans l'hémicycle et la socialiste a été évacuée sur une civière.
VOIR et ENTENDRE la scène:

Filippetti tacle Aubry sur le nucléaire
"Je déplore que le Bureau national soit hier soir [15 mars 2011] revenu en arrière sur la proposition de moratoire sur les nouvelles installations nucléaires, sur la prolongation de la durée de vie des centrales, sur la stratégie exportatrice du nucléaire français et sur l'ouverture d'un vaste débat national qui avait été exprimée par Jean-Marc Ayrault", a déclaré A. Filippetti, qui, avant de devenir socialiste, a milité chez les Verts.
VOIR et ENTENDRE la déclaration de la secrétaire PS à l'énergie:

"La position du PS sur le nucléaire n'est pas... par liberation
Le premier secrétaire du PS a vigoureusement rappelé à l'ordre la secrétaire socialiste à l'Energie, Aurélie Filippetti, après ses propos sur la " vision dépassée" du parti sur le risque nucléaire.
Martine Aubry s'est aussi résolument inscrite en faux contre les déclarations de Mme Filippetti selon lesquelles le Bureau national (la direction) du PS était revenu mardi soir sur l'idée d'un moratoire sur les nouvelles installations nucléaires. Harlem Désir n'a pas tardé à apporter sa caution à la maire de Lille...

Les à-peu-près de Filippetti
Invitée dimanche dernier, le 17 avril, sur France 2, Aurélie Filippetti s'est félicitée que le PS se soit prononcé pour la fin du cumul des mandats dans son projet pour 2012.

C'était sans compter avec la présence du politologue Roland Cayrol, qui lui a certifié que le PS, toujours aussi ambigu, ne parlait que de limiter les mandats.
Devant l'obstination de Filippetti à ne pas reconnaître son approximation, Cayrol a fait appel aux internautes, leur recommandant de consulter le projet du PS. En un clic, ils lui ont donné raison.

lundi 2 août 2010

Sécurité: les socialistes s'exposent à la critique de Christian Estrosi

«Les socialistes n'assument pas leurs responsabilités»

Tel est le titre accusateur de l'entretien de Christian Estrosi au Figaro


Le 1er août 2008, Christian Estrosi fustigea l'aveuglement PS relayé ad nauseam par la presse, dont celle de service public, tel France Info qui privilégie les déclarations des associations, réseaux et collectifs qui misent sur l'insécurité dans l'optique de la Présidentielle 2012. Lire en fin de ce post de PaSiDupes ce qu'en pense Wikipedia. Malsain, ce mépris de la population la plus défavorisée, donc exposée ?

ENTRETIEN - Le maire UMP de Nice, Christian Estrosi, propose aux maires socialistes de mettre en place un «Observatoire de la tranquillité publique» dans chacune de leurs communes, pour «informer leurs citoyens en toute transparence sur leurs résultats»...

LE FIGARO - Le gouvernement hausse le ton sur la sécurité. Pourra-t-il tenir ses promesses?
Christian Estrosi - Le gouvernement travaille sur un socle solide. Depuis 2002, la délinquance générale a déjà connu une baisse à deux chiffres. La police et la gendarmerie, sous l'autorité active de Brice Hortefeux, s'investissent davantage, en élucidant désormais une affaire sur trois, quand, sous la gauche, elles en résolvaient à peine une sur quatre.
La délinquance cependant a changé de nature. Quand on voit des voyous de cités violentes qui n'hésitent plus à menacer de mort des policiers [sans que la gauche les condamne], des Roms qui s'attaquent à des gendarmeries [avec le soutien compréhensif et vertueux du PS -Lire PaSiDupes sur la préférence des Verts pour les Roms], on comprend qu'il faut continuer plus que jamais à agir. Il faut être lucide : puisque les voyous s'adaptent aux réformes, les pouvoirs publics sont tenus de renouveler sans cesse leurs stratégies. Nous refusons l'immobilisme.
Lire PaSiDupes sur les agressions de gendarmes à Grenoble

La gauche, elle, dénonce une «dérive antirépublicaine»…
Qui est antirépublicain ? Celui qui fait brûler une caserne ou celui qui veut faire condamner l'incendiaire? La gauche ferait bien de se mettre au clair sur les valeurs qu'elle est censée défendre. Fidèle à ses engagements, le président de la République a choisi de s'impliquer personnellement, en utilisant des mots que les Français comprennent. Il reste, que cela plaise ou non, le premier acteur de la lutte contre l'insécurité, là où le PS ou le FN restent de simples commentateurs. [Simples, mais malveillants et aux conséquences inquiétantes, encore sous-estimées.]
Lire PaSiDupes sur l'inaction du socialiste Huchon-ronron en Ile-de-France

Maire de Nice, avez-vous le sentiment d'être démuni face à une délinquance de plus en plus violente?
Nul n'est à l'abri d'un coup de chauffe dans sa ville. Mais jamais sous la Ve République, un gouvernement n'a donné autant de pouvoirs aux élus pour devenir les acteurs de la sécurité au quotidien. Il leur a donné dès 2003 de nouveaux outils de prévention. Depuis 2007, il les a associés encore plus étroitement à la politique de sécurité des préfets et des procureurs. Il a œuvré sans relâche pour aider à l'implantation de la vidéosurveillance dans la rue ou aux abords des collèges et lycées. Bref, il a joué en permanence un rôle de «facilitateur». Voilà pourquoi je suis farouchement opposé à l'analyse du maire de Grenoble, Michel Destot, ou de Martine Aubry, qui, dans leur ville, sont incapables de coopérer efficacement avec l'État !
Lire PaSiDupes sur le PS qui dégage toute responsabilité de la violence dans ses circonscriptions

Mais comment les convaincre?
Ce qui me désole, c'est que les socialistes, qui détiennent la majorité des grandes villes de France, n'assument pas leur responsabilité face à la loi qui leur donne pourtant les moyens d'agir aux côtés de l'État.
J'ai donc une proposition à leur faire: que sur le modèle de ce que j'ai mis en place à Nice, ils bâtissent un «Observatoire de la tranquillité publique» dans chacune de leurs communes. Ils pourront alors informer leurs citoyens en toute transparence sur leurs résultats. À Nice, la délinquance est en baisse continue, - 5% depuis le début de l'année après, déjà, une baisse de 6% en 2009. Quand, à Grenoble, elle ne cesse de grimper! Les chiffres parlent d'eux-mêmes…
Lire PaSiDupes concernant le lycéen tué de Vitry-sur-Seine

Si la propagande de France Info n'est pas regardante, Wikipedia est plus critique...

Son article nous met en garde sur le crédit que nous pouvons accorder à aux déclarations de ce Jean-Yves Camus (né en 1958)...
"Jean-Yves Camus traite de sujets qu'il ne maîtrise pas toujours correctement et a tendance à s'avancer dans des allégations non justifiées et sans sources par rapport à des mouvances dont il ne semble rien connaître. En effet, dans son chapitre "La musique d'extrême droite", Camus affirme que (tous) les skinheads sont de jeunes racistes néonazis, il affirme également que les musiques black metal et death metal combinent satanisme et idéologie néonazie, accuse le groupe Laibach d'être un groupe d'extrême droite en citant une phrase hors contexte, prétend qu'un groupe comme Joy Division utilise une "esthétique fascisante" et assimile la musique électro-industrielle à une mouvance nationaliste-révolutionnaire. La plupart de ses dires sont blasphématoires et mensongers . Camus se contredit même dans un entretien réalisé avec David Reinharc, dans lequel il affirme ceci : "Je ne cache pas en effet mon intérêt pour la musique industrielle, « dark-folk » et les différents sous-genres du metal, dans lesquels, soit dit en passant, la scène israélienne est passionnante."

Lien Wikipedia
Camus développerait-il une obsession néonazie, sinon lucrative, du moins horrifiante et utile à la gauche ? De quoi faire de la récupération électorale au profit de la gauche radicale du PS et de ses alliés staliniens ou révolutionnaires.

Une mauvaise image de l'IEP (Institut d'études politiques de Paris), de l'Université Paris I (science politique) et de l'EHESS (Ecole d'études supérieures d'histoire contemporaine, aux préférences politiques notoires: lire PaSiDupes - cf. libellé), dont ce militant est diplômé...

mercredi 5 mai 2010

La grève, réponse des syndicats grecs à la banqueroute !

Arrêts de travail pour sauver l'économie et refuser l'austérité

La Grèce est paralysée ce mercredi par une grève générale, marquée par des violences

Pour la troisième journée de grève générale depuis le début de l'année, salariés des secteurs public et privé manifestent contre le plan d'austérité négocié par le gouvernement en échange de dizaines de milliards d'euros d'aide internationale.

Environ 25.000 personnes ont manifesté à la mi-journée à Athènes et environ 14.000 à Salonique (nord), soit bien plus qu'en mars dernier, quand 20.000 personnes avaient défilé dans les rues pour les mêmes motifs. "FMI et UE nous volent un siècle d'acquis sociaux", proclamait l'une des banderoles du défilé ce mercredi.
En début d'après-midi, en marge de la manifestation, une succursale bancaire du centre d'Athènes a été incendiée par des cocktails Molotov et de violents affrontements ont opposé des jeunes - marxistes révolutionnaires, pour la plupart - à la police.

Policier grec en proie au feu allumé par les manifestants

Les aéroports du pays étaient fermés, les transports publics tournaient au ralenti et seul un service minimum était assuré dans les hôpitaux.

La logique méditerranéenne laisse rêveur

La gauche radicale enfonce le gouvernement socialiste
Mardi, 4.000 fonctionnaires avaient déjà manifesté devant le parlement à Athènes pour la plus importante manifestation dans le pays depuis début mars, quand 20.000 personnes avaient défilé dans les rues de la capitale.

Syndicats en pointe

=>
La centrale syndicale Adedy, qui représente la fonction publique (300.000 membres) et avait appelé à un arrêt total de l'activité pour mardi.
=> Aujourd'hui mercredi, elle a été rejointe par le GSEE, principal syndicat du privé avec 1 million d'adérents. Avec la CGT française, il est membre de la Confédération syndicale internationale (CSI).
Les deux centrales syndicales dénonçaient les projets gouvernementaux en vue d'économiser 30 milliards d'euros.

Si les sondages montrent qu'une majorité de la population est opposée aux mesures d'austérité préparées par le gouvernement. Les classes populaires et moyennes estiment qu'elles sont les seules à payer le prix de la crise alors que la corruption et l'évasion fiscale restent impunies. Jusqu'ici les manifestations avaient toutefois été assez limitées et généralement pacifiques.

Plusieurs syndicalistes étrangers, notamment des représentants des syndicats français CGT, FO et CFDT, ont fait part de leur solidarité avec les Grecs.

Les partis politiques
De son côté, le Pame, front syndical du Parti communiste (KKE), qui refuse traditionnellement toute manifestation unitaire, a réuni ce mercredi 15.000 personnes sur une autre place de la capitale. Mardi, 200 militants du KKE ont occupé le site très touristique de l'Acropole, à Athènes, où ils ont déroulé une banderole géante disant "Peuples de l'Europe, soulevez-vous".

Les mesures d'austérité

La gestion déplorable du pays depuis plusieurs années, ainsi que la dissimulation au FMI des chiffres réels de l'économie, ont amené à la faillite de l'Etat fragilisé par la crise économique et financière internationale.
La dette publique s'établissait en 2009 à 125 % du PIB pour un déficit public de 13,6 %. La Chine rachète le port du Pirée et l'Arabie saoudite, le premier port de Grèce, celui de Thessalonique.

Le gouvernement socialiste a annoncé des mesures d'austérité, en partie imposées par les pays européens qui ont adopté un plan d'aide financière à la Grèce. Lire PaSiDupes
Ces mesures comprennent notamment les points suivants :
- diminution des primes accordées aux fonctionnaires, dont la suppression des 13e et 14e mois de salaire dans la fonction publique...
- diminution des pensions accordées aux retraités, dont la suppression des 13e et 14e mois de pension;
- réduction des investissements publics et des dépenses de fonctionnement de l'état
- création de nouveaux impôts et de nouvelle taxes,
hausse de 10 % des taxes sur l'essence, le tabac et l'alcool
hausse de la TVA de deux points (23 % contre 21 %, et contre 19 % avant mars 2010)
- recul de 5 ans de l'âge légal de départ à la retraite (passage de ...53 ans actuellement à 65 ans, voire 67).
Ainsi, les acquis sociaux seraient-ils vecteurs de déficit public ? Et de troubles ?
Les enjeux politiques et financiers

Les eurosceptiques reprennent du poil de la bête

Avec le New York Times, ils dénoncent "la faiblesse de la réponse des dirigeants politiques européens comme des responsables des institutions européennes à Bruxelles à la crise grecque". Les premiers "n’ont pas réussi à surmonter leurs intérêts nationaux et à s’entendre rapidement sur une politique cohérente pour faire face au problème." Les seconds, du président du Conseil européen Herman Van Rompuy, au président de la Commission José Manuel Barroso, en passant par Jean-Claude Juncker, président de l’Eurogroupe, sont restés largement invisibles et silencieux. Résultat, c’est au FMI que revient aujourd’hui »le fardeau de définir un programme de restructuration crédible pour la Grèce » et la crédibilité de l’Union européenne risque d’être durablement compromise. »

Le gouvernement socialiste grec: incompétent mais ingrat
Les leaders de l’Union européenne « ne sont pas à la hauteur », affirmait Theodoros Pangalos, vice-premier ministre grec, en février, à la télévision grecque. « Je crois que si Delors était aux commandes à Bruxelles, Mitterrand en France et Kohl en Allemagne, les choses seraient différentes ».
Le parti socialiste français a voté - à l'unanimité et à main levée - le plan d'aide à la Grèce et la contribution de la France, le 4 mai: lire PaSiDupes

L'Union Européenne solidaire

Pourtant la Grèce devrait bénéficiera bientôt d'un soutien du FMI et de la zone euro sous la forme d'un prêt de 110 milliards d'euro sur trois ans. L'accord, passé sous condition d'une baisse des dépenses publiques, prévoit une réduction du déficit public, de 13,6 % du PIB en 2009 à 2,6 % en 2014.

Pas question de retrousser les manches

Le système économique grec est certes libérale, mais marquée par un important secteur public (40 % du PNB) et, comme plusieurs autres pays méditerranéens, une économie parallèle significative.

"Par cette grève, nous poursuivons notre combat contre des mesures aussi dures qu'injustes, qui frappent les travailleurs, les retraités et les chômeurs", a déclaré le président du GSEE, Yannios Panagopoulos.
"C'est aussi un message aux peuples d'Europe, car ce qui a commencé en Grèce se produira bientôt ailleurs, l'Europe s'étant montrée incapable de faire face à cette crise", a-t-il ajouté.
Evgenia Kavoura, une comptable de 52 ans interrogée dans la rue, veut croire en un changement. "Tout ce que je peux espérer, c'est que cette grève permettra de changer quelque chose", dit-elle. "On serait prêt à renoncer à nos primes si nous étions sûrs que c'est la dernière chose qu'ils nous demandent, si nous étions sûrs que les politiciens nous rendent un jour l'argent qu'ils nous ont volé."

L'état d'esprit de la gauche grecque inquiète l'Europe
Les marchés financiers mondiaux ont chuté ces derniers jours face aux craintes que le plan de sauvetage préparé par l'Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI) pour la Grèce ne suffise pas à sauver le pays de la faillite.
L'éventualité qu'un scénario "à la grecque" se produise dans des pays comme l'Espagne ou le Portugal a également pesé sur les marchés.

Les Cassandre n'oublient pas de répandre la peur en France

Le mot de la fin aux malveillants de Marianne
« La Grèce n'est pas dans une situation très différente des autres pays de l'Union. Pour l'économiste Jacques Sapir, la solution est ailleurs. Il faut un contrôle des mouvements de capitaux et une réforme de la Banque Centrale Européenne. »
Marianne ne prend pas ses sources n'importe où: Jacques Sapir, spécialiste de l'histoire économique et de l'économie de l'URSS, est directeur d'études à ...l'EHESS et soutient le Front de gauche, qui regroupe le Parti Communiste Français et le Parti de gauche de Mélenchon.

La responsabilité de la situation grecque est collective
Lire Le Figaro: Qui sont les responsables de la crise grecque ? par Catherine Schlepp. Lien
Lire aussi, à la même source et par le même auteur:
Les Grecs ont un très bon niveau de vie

Aussi sommes-nous contents de participer au sauvetage...