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dimanche 28 février 2016

Salon International de l'Agricultre 2016: Hollande appelé à la démission

Une visite dents serrées et raccourcie de moitié

Hollande aurait échappé de justesse à une frappe aérienne de... bouse
 
Le chef de l’État a été accueilli par les sifflets et des huées d’éleveurs en colère. Arrivé très tôt ce samedi, François Hollande a inauguré le Salon de l’agriculture de Paris, en pleine crise agricole, et la tension est montée après une heure de présence sous haute sécurité, mais des échauffourées ont néanmoins même éclatées au stand du ministère de l’Agriculture.

VOIR et ENTENDRE quelles ont été les mesures exceptionnelles de sécurité déployées avant le passage du président Hollande:

Le quotidien Le Monde propose sa vision de l'édition 2016 du Salon International de l'Agriculture (SIA):


Service d'ordre renforcé et sur les dents, personnalités 
en cordon sanitaire , presse en tampon, 
mais professionnels à distance
Les forces de police déployées n'ont pu contenir les agriculteurs plus d'une heure et François Hollande a écopé de "plusieurs sifflets" (sic) de la part d’agriculteurs en colère, porte de Versailles à Paris. Dans la cohue, des cris insistants ont soudain fusé et le président a pu entendre scander "démission". "La colère, je l’entends, je la comprends", a répondu le chef de l’État, visiblement ulcéré.

De désespoir, les agriculteurs s'en sont pris au stand du ministère de l'Agriculture.


"Des heurts", selon Le Monde, mais des "débordements", pour France Info, ont "éclaté" (Le Monde) samedi matin au Salon de l’Agriculture, où des membres de la FNSEA (identifiés par Le Mode) ont totalement démonté le stand du ministère de l’Agriculture. Des CRS - qui n'ont pas mis 20 minutes comme au Bataclan - sont intervenus pour "maîtriser" (devinez selon qui !) les manifestants, qui ont détruit les parois et le mobilier en carton (écolo...) du stand et les ont "mis à l’écart" (Le Monde suggère "sans brutalités"...). 


#SIA2016 > Le stand du ministère de l'Agriculture saccagé par des manifestantshttps://t.co/q4d3EIuklR
— iTELE (@itele) 27 février 2016

VOIR et ENTENDRE
le reportage de i-télé, qui d'une part accuse les Jeunes Agriculteurs de "mettre en scène" un enfant (alors qu'une video avait fait le buzz montrant Hollande répondre à un enfant déçu de ne pas voir le président Sarkozy qu'il ne le reverrait plus...) et qui d'autre part estime que le président peut attendre une "remontée de sa cote de popularité" :

Certains manifestants ont été blessés,
 
l’un se retrouvant le nez en sang, a constaté une journaliste de... l’AFP: sans doute les journalistes du Monde, parmi les plus horrifiés, étaient-ils absents...Sur le site Twitter d'i-télé, un des reporters, Julien Cholin, fait "le point sur les remous (sic) au #SIA2016 : deux jeunes agriculteurs appréhendés après bousculade et sifflets pour la seconde fois du salon."
i-télé propose une version aussi courte que légère des huées de colère:
Des CRS sont intervenus pour maîtriser les manifestants
Damien Greffin, président de la FDSEA Ile-de-France, a précisé que "deux agriculteurs ont été interpellés", et que leurs collègues ne repartiraient pas sans eux du salon. Un autre responsable du syndicat a ensuite mentionné cinq interpellations.
Un peu plus tard, des manifestants ont de nouveau affronté les forces de l’ordre, en tentant de bloquer une camionnette dans laquelle leurs collègues interpellés avaient été embarqués. "Notre action est légitime; nous ne pouvons plus nous contenter de n’avoir que des discours, on veut des actes", a clamé Jérôme Despey, secrétaire général adjoint de la FNSEA.

Mais les "manifestants" - qui pour les autres media sont des "agriculteurs" présents sur leur Salon professionnel - n'ont agressé personne et n'ont arraché aucune chemis(comme ce fut le cas à Air France)! 

Après cette action, plusieurs dizaines de manifestants ont continué à manifester leur mécontentement à grands coups de sifflets durant plusieurs minutes. "Je suis aux côtés des agriculteurs d’Ile-de-France qui sont venus dire haut et fort devant le stand (...) que les producteurs agricoles de ce pays ne se sentaient pas des citoyens. Voilà l’exaspération, voilà où on en est !", a expliqué le secrétaire général du syndicat agricole, Dominique Barreau.

VOIR et ENTENDRE une présentation des faits "à la française"...

La presse belge adopte un ton sarcastique et le son est nettement plus audible !


Nous ne sommes pas en Corée du Nord, mais ce sont néanmoins
nos voisins belges qui nous apprennent que la censure française a occulté certains cris, tel "fumier", à l'adresse de Hollande...

La presse belge propose une synthèse de la crise agricole en France:



Le ministre intermittent de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, a pour sa part été copieusement sifflé et qualifié de "feignant":

lundi 22 février 2016

Si le ministre ne va pas aux agriculteurs en colère, les agriculteurs vont au domicile de Le Foll au Mans

Le Drian avait en revanche appelé la police en renfort...

Le ministre qui refuse le dialogue doit recevoir dans son jardin les agriculteurs en détresse.
Dimanche 21 février au soir, plusieurs dizaines d'éleveurs en colère ont recherché le dialogue avec le ministre de l'Agriculture, devant le domicile de Stéphane Le Foll au Mans, et à  celui de son collègue de la Défense Jean-Yves Le Drian, près de Lorient.

Une trentaine d'agriculteurs s'est présentée vers 20h au domicile de Stéphane Le Foll, où le ministre a ouvert la porte de son jardin avant d'engager une conversation tendue pendant près d'une heure avec les éleveurs en colère.

"Comment je fais avec mes factures?", lançait un éleveur, pendant qu'un autre provoquait la colère du ministre  comparé à son ancien collègue du Budget, Jérôme Cahuzac, poursuivi pour fraude fiscale. "Je fais ce que j'ai à faire, je fais mon travail", a protesté Stéphane Le Foll, ancien député de la Sarthe, pendant ce long échange involontaire.

Les éleveurs ont déployé une banderole sur la haie du ministre avec le slogan "Nous sommes comme nos vaches sur la paille"

VOIR et ENTENDRE Le Foll endormir ses interlocuteurs en tenant seul le crachoir: J'ai tout tenté; c'est pas moi, c'est les autres, etc...

Un cercueil où était inscrit la mention "Morts pour la France" a été déposé à sa porte
.
"Il a été très surpris de nous voir, piqué à vif", a témoigné François Thomelin, producteur laitier à La Ferté-Bernard (Sarthe). "On avait accroché un pendu en paille, mais le ministre démocrate a ordonné: 'Vous m'enlevez ça tout de suite'".
Quand la presse est indépendante, elle ne sort pas seulement les éléments de langage du ministère, les documents estampillés PC par le gouvernement et les informations filtrées par l'AFP, prêtes à l'emploi pour les organes de presse paresseux et soumis.

Précisant être venu "en partenariat" avec le syndicat des Jeunes agriculteurs (JA), François Thomelin a dit vouloir expliquer au ministre "le malaise agricole". "On n'a plus rien, plus de sous, plus d'avenir", a-t-il résumé. "Il a dit qu'il est pas responsable de grand chose, ce qui ne nous convient qu'à moitié", a rapporté l'éleveur.

Pas de discussion possible avec le cumulard Le Drian

Des forces de l'ordre ont bloqué entre 60 et 80 agriculteurs venus du Finistère alors qu'une vingtaine de tracteurs tentait d'approcher du domicile de Jean-Yves Le Drian à Guidel, dans le Morbihan, a indiqué la préfecture. La préfecture n'était pas en mesure de préciser si le ministre de la Défense ET président du Conseil régional de Bretagne se trouvait ou non sur place, où en voyage avec Hollande dans le Pacifique sud...

Interrogé sur le plateau de Public Sénat, le patron du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a condamné l'action des agriculteurs. Si on peut leur arracher les chemises à Air France, "On ne peut pas prendre en otage des responsables en pensant que cela va faire avancer les choses", a grondé l'ancien trotskiste.

mercredi 17 février 2016

Le Foll et Valls interpellés par un drame du désespoir en milieu agricole

La souffrance des agriculteurs a fait un mort en Aveyron

Agression mortelle d'une "inspectrice" de la chambre agricole

Une salariée de la chambre agricole est décédée lors de ce qui semble être un "contrôle" sur une exploitation laitièremercredi matin, près de Meyran, tandis que les agriculteurs en colère manifestent à Rennes, mais aussi en Haute-Garonne, voisine de l'Aveyron.

Agé de 47 ans, le frère du producteur a disjoncté au cours de cette inspection de l'exploitation sur le lieu-dit les FarguettesLes faits se sont produits vers 7h30. 

La jeune femme de 26 ans aurait basculé dans un étang


Dans l’eau, dont la température ne dépasse pas les deux degrés au petit matin, la jeune femme a été victime d’un arrêt cardiaque. 
Alertés par un voisin, les pompiers aussitôt arrivés sur place n’ont pas pu sauver la jeune femme. 
Le Parquet a ouvert une enquête, confiée aux gendarmes de la SR de Meyran.

Le Foll est-il attendu sur place? 

Pour l'heure, il parle et affirme que la victime était une jeune  "technicienne" venue prodiguer ses "conseils" à ce professionnel expérimenté.

mercredi 22 juillet 2015

Colère paysanne: Caen sécurisé pour l'arrivée de Le Foll à reculons

Le Foll découvre la campagne normande: mieux vaut tard tard que jamais

Le pouvoir socialiste cherche des responsables
Les éleveurs en colère bloquent le pont de l'Iroise, mardi 21 juillet

Les agriculteurs en colère qui ont bloqué le magasin Leclerc de Quimper les ont trouvés.

VOIR et ENTENDRE
un éleveur en détresse dénoncer la désinvolture du ministre intermittent de l'Agriculture des "beaux" parleurs Hollande et Valls:


Allègrement, Hollande renonce à redonner du pouvoir d'achat aux Français:
 
"Stéphane Le Foll est venu à la rencontre des éleveurs en colère à Caen, mardi." 

Ainsi s'exprime la presse dévote (Ouest France), alors que le ministre a baissé le pantalon après avoir refusé jusqu'à mardi de sortir de son bureau, exigeant -à l'inverse et à la vérité- des représentants des éleveurs qu'ils viennent "à sa rencontre" au ministère. 
Ce qui n'a pas empêché le badin président godillot du groupe socialiste au Sénat, Didier Guillaume, de faire un jeu de mots, lors de l'émission Preuves par 3. "Bruno Le Maire agite et Stéphane Le Foll agit", a-t-il déclaré en parfaite mauvaise foi socialiste. 
VOIR et ENTENDRE le sénateur PS agresser plutôt que de réagir en trois années aux manettes, sans que D. Guillaume - bien que député de la Drôme productrice de fruits et légumes et de viande (blocage de l'abattoir de Roanne, Rhône-Alpes, en juin 2015) - ne mentionne ses propositions, ce que fait Bruno Le Maire:


Sous la pression, 

François Hollande s'est en revanche donné le beau rôle en annonçant un plan dit d'urgence après un mois d'appels de détresse de la filière viande, et prenant son gouvernement par surprise.
VOIR et ENTENDRE Hollande informer par voie de presse son collaborateur à Matignon de sa décision:

Renforts de police pour l'arrivée de Le Foll à Caen

Stéphane Le Foll a donné un petit point presse à son arrivée à Caen.Le déploiement de police a convaincu les incrédules de la présence de Le Foll à Caen : "Je suispour être auprès des éleveurs. Le gouvernement est à l'écoute et pour se mobiliser. Il me semblait normal de venir ici , a-t-il eu l'audace de raconter, pour rencontrer les éleveurs dont je connais les difficultés." 
La-la-lère !

Les télévisions n'ont pas manqué cet événement...
 
Dailymotion (Orange) a fixé dans le marbre sa déclaration chargée de "respect" et d'assurance de proximité...

Le ministre de l'Agriculture est arrivé à Caen par OuestFranceFR

Le quartier de la préfecture à Caen bouclé: Vigipirate? 
Réunion avec Le Foll, apparu désinvolte, menton haut...

Le quartier de la préfecture de Caen, complètement bouclé.
Le quartier de la préfecture de Caen, complètement bouclé. 

Une réunion entre des représentants de syndicats agricoles et de la grande distribution a débuté dans la Manche. Ils sont tous réunis à la Chambre d'agriculture de Saint-Lô.
Cette réunion - sans bain de foule - fait suite à une étude des agriculteurs, notamment sur les prix constatés dans les magasins. Elle a justifié la demande d'explications auprès des responsables de la grande distribution.

Les agriculteurs vident les chargements suspects de camions étrangers


L' "audacieux" Hollande va-t-il porter à question au niveau européen ? 
En urgence !

Crise agricole: le gouvernement cherche des responsables, sans se mettre en cause

Après un mois de mépris, les éleveurs en colère accentuent la pression sur le gouvernement
Les agriculteurs en colère organisent une mobilisation nocturne
à Périgueux et Bergerac
Au quatrième jour d'une mobilisation qui va crescendo depuis dimanche, les éleveurs accentuent la pression sur le gouvernement

Un plan dit d'urgence en soutien à l'élevage français est dévoilé ce mercredi
matin par le gouvernement Valls, tardivement mobilisé en grandes pompes, dans l'espoir d'obtenir la levée des barrages qui paralysent de nombreux axes routiers.

Le président François Hollande a en fait pris de vitesse le gouvernement, improvisant mardi sur ce "plan d'urgence" à venir pour
les éleveurs menacés par la baisse des prix de leurs productions. Les mesures décidées en réunion de ministres autour de Manuel Valls et Stéphane Le Foll mardi après-midi seront annoncées à l'issue du Conseil des ministres.
Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, est sorti de sa réserve hautaine pour indiquer que des allègements de charge, ainsi que le désendettement des exploitations les plus fragilisées, seront notamment portés à la charge de la population solidaire. Quelques centaines de millions d'euros.

De son côté, Xavier Beulin,le président du premier syndicat agricole du pays, la FNSEA, a dit attendre de ce plan "un peu plus que des mesurettes"insistant sur France Info: "mais vraiment un plan (à) moyen et long terme avec des ambitions, des objectifs".
Mardi soir, il n'avait pas reçu les garanties suffisantes permettant d'appeler à la levée des barrages. Il avait même mis en garde contre le risque d'extension du mouvement à d'autres régions, en attendant que les détails du plan soient dévoilés et étudiés de près.

Savoir qui - hormis le gouvernement - sera stigmatisé

Le rapport du médiateur des prix agricoles doit déterminer qui, de l'industrie ou de la grande distribution, souvent visée, freine la hausse des prix de la viande
payés aux éleveurs. Ce réquisitoire qui sera finalement rendu public mercredi, a été remis mardi au ministre, un jour avant la date prévue mercredi, derrière laquelle Le Foll se retranchait avant de pouvoir agir, selon lui.
Le médiateur a établi "les responsabilités" dans la crise des prix de la viande, a indiqué S. Le Foll mardi soir, lors de la remise du rapport. Le ministre intermittent de l'Agriculture avait encore refusé de les préciser, niant sa désinvolture depuis un mois  que les premiers cris d'alarme avaient à nouveau retenti.
"Ce que relève le médiateur c'est que la situation reste sur le territoire plutôt hétérogène" avait rapporté X. Beulin, promettant que la "pression" sur les "industriels, coopératives, abatteurs et distributeurs va continuer à s'exercer."

Le 17 juin, lors d'une table-ronde organisée sous l'égide du ministère de l'Agriculture,
les participants, distributeurs comme abatteurs se sont engagés à augmenter progressivement les prix des bovins abattus.

Les éleveurs jouent leur avenir

L'allemand Lidl a assuré mercredi matin avoir pris en compte les demandes des éleveurs
: "C'est l'équivalent de 25 centimes d'euros par kg de carcasse qui a été payé par Lidl France aux industriels, ce qui correspond à un coût annuel de 15 millions d'euros pour Lidl France". "Combien de ces 25 centimes d'euros par kg de carcasse ont été réellement perçus par les éleveurs ?", s'est interrogé le distributeur.


Jean-Pierre Fleury,
 le président de la Fédération des éleveurs bovins (FNB), a lui aussi prévenu qu'en attendant les mesures qui seront présentées mercredi, "les éleveurs ne lâcheront pas tout simplement parce qu'ils sont en train de jouer leur peau"Pour le moment, a-t-il regretté, "on est sur un traitement de conjoncture, alors qu'on est dans un mal structurel, avec des difficultés de compétitivité sur le marché".

Mardi après-midi, Le Foll avait abandonné son intransigeance,
se rendant à Caen par surprise pour y rencontrer les producteurs de lait de Normandie, premier bassin laitier, qui réclamaient aussi sa venue en vain depuis dimanche. Il a expliqué avoir "écouté les spécificités d'une région" sans forcément faire des propositions si ce n'est recalibrer les aides déjà attribuées.
Le 2 juillet déjà, les agriculteurs ont déversé du fumier
devant la préfecture, à Périgueux.
Mercredi matin, les éleveurs normands bloquaient un nombre toujours plus important de points stratégiques, la rocade de Caen et les accès au Mont-Saint-Michel, et de nombreux barrages dans le grand Ouest étaient maintenus, selon le Centre régional d'informations routières.
Les ponts de Normandie, près du Havre, de Tancarville et de Brotonne, entre Le Havre et Rouen, étaient fermés à la circulation dans les deux sens, tandis que dans le Finistère, le pont de Morlaix, celui de l'Iroise à Brest et la nationale 165 à hauteur de Quimper étaient coupés dans les deux sens.
Dans le nord, entre 250 et 500 tracteurs ont partiellement bloqué l'autouroute A1 près de Lille dans la nuit de mardi à mercredi avant de lever le camp au matin.

En Dordogne, "à bout", des agriculteurs bloquent l'accès à Lascaux 2 (photo ci-dessus).