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mercredi 15 février 2012

Les Français ont su éviter la récession en 2011

2012 reste l'inconnue

L'opposition ne salue pas la performance

Les nouvelles sont pourtant d'autant bonnes à prendre qu'elles sont rares

L’INSEE a annoncé hier que le PIB français a augmenté au quatrième trimestre 2011 (+ 0,2 %), alors qu’il s'attendait un recul. Sur l’année écoulée, l’activité française a en effet progressé de 1,7 %, après + 1,4 % en 2010.

La lucidité de l'exécutif contraste avec les attaques démobilisatrices de l'opposition en campagne
Le gouvernement français avait maintenu jusqu'au bout sa prévision alors que la plupart des économistes tablaient plutôt sur une croissance du PIB de 1,6 % en 2011 et un recul de 0,2 % au quatrième trimestre.
Le ministre de l’économie, François Baroin, s'est félicité d'un résultat " conforme à la prévision du gouvernement "( 1,75 %) dans un " environnement international difficile ".


De fait, l’activité de la zone euro a reculé de 0,3 % en fin d’année , notamment en Allemagne (– 0,2 %) et en Italie (– 0,7 %), officiellement entrée en récession, puisque le troisième trimestre était en recul de 0,2 %. Les chiffres espagnols doivent être connus aujourd’hui, les experts prévoyant – 0,3 % au dernier trimestre.

L’année 2011 s’est terminée sur plusieurs clignotants au vert
La consommation des ménages a progressé de 0,2 %, un rythme inférieur aux années fastes mais positif compte tenu du contexte.
L’investissement des entreprises non financières augmente de 1,4 %, après – 0,4 % au troisième trimestre.
Et les exportations augmentent de 1,2 %, comme au trimestre précédent.


Les prévisions de croissance pour 2012

L’acquis de croissance en France – c’est-à-dire l’évolution de l’activité si la croissance est nulle tout le reste de l’année – s’élève à + 0,3 %. Le gouvernement estime donc que sa prévision de 0,5 % pour l’année est réaliste.

Recul prévu pour le premier trimestre
Les analystes sont toutefois partagés, ne serait-ce que parce que l’économie française s’est remise à détruire des emplois (31 900 postes dans les secteurs marchands au quatrième trimestre, d’après l’INSEE mardi).
En revanche, Hélène Baudchon, chez BNP Paribas, y voit l’effet " des gains de productivité ". Autrement dit, explique-t-elle, " les chefs d’entreprise, qui ont longtemps rogné sur leurs marges pour ne pas licencier, utilisent à présent la masse salariale pour retrouver une marge de manœuvre " et survivre. " Un recul de l’activité au premier trimestre reste le scénario le plus probable ", prévient-elle.

Pour Pierre-Olivier Beffy et Amélie de Montchalin, économistes chez Exane, " une nouvelle période très difficile pourrait s’ouvrir après l’été, la hausse prévue de la TVA et/ou le nouveau resserrement inévitable après les élections (…) devant conduire à une baisse de l’activité en fin d’année ". Les effets positifs de la nouvelle "TVA sociale" ne sont toujours pas pris en compte chez les analystes archaïques qui adoptent un comportement frileux dans les situations inconnues.

L’INSEE et la Banque de France envisagent une récession
L'INSEE qui ne fait pas de prévisions annuelles, prévoit un recul de 0,2 % pour le premier trimestre, anticipe une croissance nulle. " La croissance de la consommation devrait rester limitée", décrit Nicolas Bouzou, chef économiste au cabinet Astérès, et l’investissement des entreprises risque de fléchir, car les dirigeants constatent une dégradation de leurs carnets de commandes. " Mais Bouzou est connu pour s'être déjà planté.
Lien PaSiDupes

Le chômage, sur l’année, pourrait franchir la barre des 10 %.


Hollande est à côté de la plaque


Hollande veut lier smic et croissance économique...

La dernière revalorisation du SMIC date du 1er janvier 2012: il est fixé à 9,22 euros de l'heure, soit 1.398,37 euros bruts par mois, pour 35 heures par semaine. Ainsi, le SMIC évolue-t-il aujourd'hui comme les prix.
Mais, malgré l'annonce du risque récession, le candidat de la gauche continue d'endormir la population. Interrogé sur ses intentions d'augmentation du SMIC ou non, le candidat a répondu sur BFMTV/RMC: "J'ai une règle simple. Chaque fois que la croissance augmente, le smic doit augmenter".
Dans sa bulle, François Hollande continue de vouloir prendre en compte deux impératifs de campagne, la nécessaire compétitivité des entreprises et la revalorisation des bas salaires. Le candidat PS ne veut pas s'engager sur un montant prédéterminé du SMIC, quelle que soit l'évolution à venir de l'économie. Il ne peut ignorer que les possibilités des entreprises sont limitées, mais il continue néanmoins à envisager que les bas salaires profitent de la croissance. Si elle est nulle, sa tromperie des électeurs les plus défavorisés est particulièrement indigne.

L'opposition exploite la menace de récession
Pour Michel Sapin (PS), chargé du projet présidentiel de François Hollande, "la France est en récession. Ce que l'on pouvait craindre, ce que nous pensions comme inévitable, est aujourd'hui la réalité. La crise n'est donc pas derrière nous. La France est dans la crise et la crise est encore largement devant nous"."L'effondrement du mythe du président qui protège ! "

"Il n'y a aucune marge de relance de la croissance par le budget", a déploré Robert Rochefort, vice-président du MoDem, "le moteur principal de la consommation est tombé en panne, d'où la récession. Les deux plans du gouvernement ont été injustes et ils s'avèrent insuffisants".

Quant à Marine Le Pen, présidente du FN, "c'est l'effondrement du mythe du président qui protège ! C'est une très grave remise en cause des choix politiques et économiques de Nicolas Sarkozy, qui démontre qu'il est dans l'incapacité de proposer un chemin de sortie de la crise à la France", a-t-elle réagi.

1 commentaire :

  1. Il n'y a pas que l'opposition qui se réjouisse de la supposée récession. J'entends encore France Info, à la fin de l'année dernière, nous marteler " la France est entrée en récession" sur la base des prévisions de l'INSEE. On attend toujours (et on attendra longtemps) qu'ils consentent à nous dire qu'ils n'avaient alors pas fait de l'information mais de la propagande...

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