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jeudi 16 février 2012

Le socialiste Jean-Noël Guérini se met hors-la-loi

Le président PS du Conseil général des Bouches-du-Rhône refuse d'être entendu par le juge


Jean-Noël Guérini, mis en examen dans des affaires de corruption
touchant à des marchés publics, a refusé mercredi de répondre aux questions du juge d'instruction, réclamant à nouveau un dépaysement du dossier.

"Vu qu'ont été révélés dans la presse la date et 'les axes' de l'audition qu'entendait organiser le juge Duchaine, Jean-Noël Guérini a considéré que cette violation réitérée du secret de l'instruction, constitutive d'un délit, ne permettait pas une bonne et sereine administration de la justice", ont estimé ses avocats par communiqué.
"Dans ces conditions, il saisira à nouveau Monsieur le procureur général près la Cour d'Appel d'Aix-en-Provence d'une requête en dépaysement du dossier", ont-ils ajouté.

La convocation de Jean-Noël Guérini, initialement prévue lundi, avait déjà été reportée au prétexte de fuites dans la presse et de son "exposition médiatique", selon des sources proches du dossier.

A la sortie du tribunal, J.-N. Guérini s'est entretenu quelques minutes dans un café avec ses avocats, Me Dominique Mattei et Me Patrick Maisonneuve, avant de s'engouffrer dans un véhicule qui l'attendait. Visiblement irritable, il n'a fait aucune déclaration à la presse.


Cette stratégie d'esquive du sénateur
-"il joue la montre", selon un proche du dossier - joue de son immunité parlementaire -et de la passivité du PS- , qui le soustraient à toute contrainte tant que le juge n'en demande pas la levée.

Le magistrat souhaitait notamment le confronter à son directeur de cabinet, Rémy Bargès, mis en examen lui aussi, au sujet d'un remplacement d'ordinateurs survenu au Conseil Général avant une perquisition fin 2009, la justice soupçonnant là une "destruction de preuves".
"Rémy Bargès était venu dans l'idée de répondre aux questions du juge et de s'expliquer. La confrontation n'a pas pu se tenir, il le regrette", a réagi son son avocat, Me Olivier Lantelme, qui s'est dit "surpris" par l'issue de la convocation des deux hommes.

Pour l'heure, R. Bargès a assumé seul la décision d'avoir remplacé les ordinateurs pour protéger des informations politiques confidentielles, assurant que Guérini n'a été "au courant qu'après coup". Mais des écoutes téléphoniques entre une proche collaboratrice et un ex-directeur de cabinet de M. Guérini, versées depuis au dossier, ont contredit cette version des comparses.


Le sénateur, dont le frère Alexandre Guérini, patron de décharges d'ordures, est au coeur d'une affaire qui secoue le PS marseillais depuis plus de deux ans, a été mis en examen, le 8 septembre, pour association de malfaiteurs, trafic d'influence et prise illégale d'intérêt.

Dans la foulée, ses avocats avaient déjà déposé une requête en dépaysement, qui s'appuyait sur une enquête préliminaire ouverte par le Parquet de Marseille face aux violations répétées du secret de l'instruction. Cet aspect du dossier tend à occulter le fond de l'affaire. Cette requête a été rejetée par la Cour d'Appel d'Aix-en-Provence et la Cour de Cassation.

Jean-Noël Guérini, qui se dit innocent, avait délégué ses fonctions à un Conseil Général soumis après sa mise en examen, avant de reprendre la présidence de la collectivité fin octobre. Il a répété en janvier qu'il restera à son poste jusqu'en 2014, malgré des appels à la démission, tout en confirmant sa "mise en retrait du PS" pour ne pas gêner la campagne présidentielle de François Hollande.




Aux électeurs de décider à la place des "irrresponsables" socialistes "aux bras ballants."



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