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dimanche 5 février 2012

Un sondage démonte l'accusation que Sarkozy ferait le jeu du FN

L'électorat de Marine Le Pen mord sur les favoris

Si Marine Le Pen ne pouvait pas se présenter, Hollande et Sarkozy seraient actuellement à égalité avec 33% au 1er tour.

Supputation quinquennale
Le Journal du Dimanche (JDD) a publié le 5 février son enquête traditionnelle commandée à l'IFOP, entreprise commerciale de sondages. La question est de savoir à qui profiterait la règle imposant 500 parrainages à tous les candidats. Si le sondage était fiable, si la question était pertinente et si Marine Le Pen ne réunissait pas les signatures réglementaires, qui profiterait donc de la situation inédite, sauf deux fois sur huit au scrutin direct, en 1969 et en 1981, quand l'élu fut ...Mitterrand !

Dans cette hypothèse, nous découvrons que François Bayrou serait le grand perdant... Pas de quoi gonfler les ventes!
Ensuite, si nous devions revivre 1981, François Hollande et Nicolas Sarkozy feraient jeu égal au 1er tour, avec 33% des intentions de vote chacun.


Cette enquête est une nouvelle manipulation de l'opinion


Elle propose aux personnes interrogées une ..."offre électorale resserrée"
qui retient, explique l'institut (sic! pour faire scientifique...), "les seuls candidats avérés et potentiels ayant exprimé leur confiance quant à l'obtention des 500 parrainages nécessaires pour se présenter ou pour lesquels cette formalité administrative ne devrait en toute logique pas poser de problème particulier".

Ce sondage n'exclut que 13 candidats sur 15 et plus
- la présidente du Front national qui est créditée dans les différents sondages d'environ 20% des intentions de vote,
- Hervé Morin (Nouveau centre), Christine Boutin (PDC), Dominique de Villepin (RS), Corinne Lepage (Cap21) et Frédéric Nihous (CPNT) qui sont crédités de 1% ou moins.

Candidats ignorés
Robert de Prévoisin, secrétaire général du parti
Alliance Royale, parti politique orléaniste et souverainiste qui vise à l'instauration d'une monarchie constitutionnelle,

Jacques Cheminade (à 70 ans, avec son mouvement "Solidarité et Progrès", il fait campagne pour "un monde sans la City ni Wall Street").

Candidats occultés
Victor Izraël (engagé dans la lutte contre le cancer, il veut faire la promotion d'un "égal accès de tous à des soins de qualité", d'une "prévention et d'un dépistage organisé plus efficace" et réclame un "soutien massif à la recherche, qui seule permettra de terrasser définitivement le cancer"),

Nicolas Miguet (journaliste et défenseur des petits actionnaires, il se bat "avec ardeur contre les puissants, pour défendre l'honnêteté et le bon sens"), Rasta Président (armé du slogan, "Travailler moins pour vivre mieux", Abou Chihabiddine entend "aller vers une société de loisirs et plaisirs" avec "100% de chômage")

et le benjamin, Maxime Verner, (21 ans, Bron, "porte-voix de la jeunesse").

Candidats musulmans
Une femme sans visage portant librement le niqab, "la candidate de la liberté", a déclaré officiellement sa candidature le jeudi 22 septembre à Meaux pour "défendre la liberté constitutionnelle de toutes les femmes en France":
lien PaSiDupes : "Kenza Drider dévoile sa volonté de se porter candidate à l’Elysée "

Rachid Nekkaz, est candidat pour la deuxième fois: en 2007, il s’était présenté mais n’avait pas réussi à recueillir les 500 parrainages pour valider administrativement sa candidature.

Les candidats 'allumés'
Cindy Lee (photos), fondatrice du Parti du plaisir (PIP ?), "A poil face à la crise", peut-on lire sur ses pancartes, prône la liberté, la tolérance et surtout, comme Martine Brochen-Aubry, le bien-être de chacun (lien PaSiDupes);



Cindy Lee, en compagnie de
la candidate au "regard bovin"



Stéphane Guyot, agent immobilier de 42 ans, est le candidat du Parti du vote blanc;

Hervé Couasnon, conducteur de bus à Périgueux et poète, il a escaladé à mains nues la mairie de Limoges et a annoncé sa candidature pour 2012 depuis l'horloge du bâtiment, proposant de diviser par deux le salaire du président, d'instaurer un Smic à 1.600 euros et de "reboucher" le trou de la Sécu;

Gaspard Delanoë, artiste à la tête du Parti Faire un Tour, le Pfffft, se veut le candidat "de l'utopie, de la singularité et de la fantaisie", proposant de "délocaliser tous les ministères situés dans le 7e et le 8e arrondissement de Paris en banlieue" et de tirer au sort 5% des députés et des sénateurs, réussissant à rassembler 3,17% des voix dans le 10e arrondissement aux municipales de 2008.

Nicolas Sarkozy recueillerait ainsi 33% des intentions de vote si le 1er tour avait lieu dimanche prochain, comme François Hollande.
François Bayrou (MoDem) arriverait lui en 3e position avec 17% (12,5%, le 3 février).
Loin derrière, Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) avec 9% (8%) prendrait la 4e place. Eva Joly (EELV) avec 3% (2,5%) ferait jeu égal avec Nicolas Dupont-Aignan (DLR, 1%). Nathalie Arthaud (LO) recueillerait 1% (0,5%) des intentions de vote, comme Philippe Poutou (NPA, 0,5%).

Enquête réalisée du 31 janvier au 3 février, par questionnaire auto-administré en ligne (Cawi) auprès d'un échantillon de 922 personnes inscrites sur les listes électorales, extrait d'un échantillon de 984 personnes, représentatif de la population française âgées de 18 ans et plus (méthode des quotas). La marge d'erreur pour un échantillon de 900 personnes va de 1,4 à 3,3 selon les pourcentages obtenus. Notice consultable auprès de la commission nationale des sondages.


Les enseignements de cette enquête


L'enquête est fiable 20% près

Les 20% dont est créditée Marine Le Pen sont ventilés selon les besoins du commanditaire du sondage à 80 jours de l'échéance électorale.

Dans le sondage IFOP en continu pour Paris-Match du 3 février (avec l'offre électorale complète), le président sortant était crédité de 24,5% des intentions de vote et son rival socialiste de 29,5%.
Et c'est sans compter la marge d'erreur habituelle de plus ou moins 3% qui changent tout !

Le message subliminal de l'intox en clair: Hollande n'aurait pas grand chose à gagner d'un barrage à Marine Le Pen
Marine Le Pen ne recrute donc plus parmi les mécontents du PCF et des adeptes de Mélenchon, ce qui jette le doute sur la crédibilité de l'enquête.

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