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samedi 11 février 2012

Candidature Sarkozy: le PS banalise maintenant ce qu'il réclamait avant


La mauvaise foi socialiste: il faut toujours comprendre le contraire !



Produire en France
n'est pas qu'un slogan !





Invité vendredi du Talk Orange-Le Figaro, le porte-parole du PS de la Ch'tite Martine Brochen-Aubry, Benoît Jumbo-Hamon affirme qu'Hollande est "imperturbable", malgré la déclaration imminente du président. C'est qu'il ne doit pas l'être.
Ils s'y attendaient!



Pour les socialistes, la candidature imminente de Nicolas Sarkozy est un non-événement annoncé, mais alors pourquoi tant de fébrilité et d'arrogance, si elles ne marquent pas plutôt une anxieuse impatience.


François Hollande ne changera rien à son programme ...la semaine prochaine, mais le pourrait-il puisque ce programme n'est rien d'autre que le négatif de ce qu'il croit être celui de Nicolas Sarkozy ? Mercredi prochain, le jour où, selon certaines sources, le Chef de l'État pourrait se lancer, le candidat sera à Rouen, sa ville de naissance, pour son deuxième grand meeting de campagne. Pouvait-il l'annuler et aller se terrer à Tulle, sa ville de parachutage ?


Et, dimanche 19 février, lorsque l'UMP tiendra son rassemblement à Marseille, les socialistes ne chercheront pas à allumer de contre-feu. "On va continuer la campagne sur le même registre", assure l'incroyable Benoît Jumbo-Hamon .

La consigne est de minimiser.
François Hollande est imperturbable"
, éprouve-t-il le besoin de préciser, pour que nul n'en doute ! "On ne réagit pas très fort", souligne le menteur transparent. Ce qui n'empêche pas d'ailleurs le candidat de surveiller de près les déclarations de Nicolas Sarkozy. On n'est jamais trop prudent...


Invité vendredi du "Talk 2012 Orange-Le Figaro", Benoît Jumbo-Hamon a commenté les propositions de Nicolas Sarkozy lancées dans Le Figaro Magazine, notamment l'idée de recourir à un référendum pour réformer l'assurance-chômage. "Je suis très surpris qu'on puisse exclure tout référendum sur une question aussi importante que la ratification d'un traité européen», mais y avoir recours «sur la question de savoir comment expulser des chômeurs des statistiques pour améliorer les chiffres du chômage". "Nous avons besoin de retrouver notre citoyenneté, pour cela il faut recoudre le pays plutôt que le découdre", a-t-il ajouté, content de son petit effet.



Hamon promet de la violence


François Hollande s'en tiendra à sa stratégie: ne jamais dire ni oui, ni non et, en cas de nécessité, dire tout et son contraire, incarner la "normalité" fadasse et le changement pour l'inconnu, l'apaisement proclamé et l'agression oblique, renvoyer Nicolas Sarkozy à son propre camp mais le marquer à la culotte en déclenchant des polémiques à propos de tout et de rien.


"C'est la première fois qu'un président sortant fait une campagne de clivage", accuse d'ailleurs Bruno Le Roux, l'un des porte-parole du candidat socialiste, cette fois. Et puisqu'ils sont tous porte-parole de quelqu'un ou d'eux-mêmes, Stéphane Le Foll, l'ex-chef de cabinet de l'ex-premier secrétaire François Hollande a observé qu' "auparavant, les chefs d'État sortants voulaient incarner le rassemblement." Mais le rassemblement d'un PS hégémonique et d'un PCF moribond et méprisé a-t-il un sens?


On l'a compris, le "non-événement" tourmente leurs esprits

"Il faut faire descendre Nicolas Sarkozy de son statut de président", acalculent les socialistes "imperturbablement" tendus. "Quand on en vient à vouloir convoquer le peuple français pour régler un problème d'indemnisation du chômage, on est à côté de ce qu'il faut faire. Nicolas Sarkozy est dans la tactique électorale. Il n'a pas de rapport au peuple français", explique-t-il, bien qu' aucun président n'ait fait autant de terrain au cours de son mandat et que dans les situations sociales désespérées ce soit vers lui et non vers les syndicats que se tournent les salariés menacés dans leurs emplois, de Lejaby (Laurent Wauquiez, à droite) à la centrale nucléaire de Fessenheim (où les porte-paroles de la gauche disaient que Nicolas Sarkozy , à droite, n'oserait pas aller se monter) ou de SeaFrance (tandis que François Chérèque lançait une procédure de radiation des membres CFDT du comité d’entreprise pour " non-respect des valeurs confédérales ") à Photowatt. Les socialistes dénigrent, mais Sarkozy trouve des solutions.


Derrière l'assurance, appuyée sur les sondages favorables, les socialistes prévoient de mener la guérilla. "Ce sera dur et violent", estiment-ils. Il faut "s'attendre à une campagne un peu épaisse…", menacent-ils.


L'entrée de Nicolas Sarkozy dans la campagne réelle est perçue comme "la prochaine épreuve" à franchir. Preuve que cela ne va pas de soi. "Le président va reprendre des points dans les sondages", pronostique un membre de la direction. "En 2007, il y a eu de la triangulation; cette fois, c'est camp contre camp." Attentif au rapport de forces droite-gauche qui l'inquiète, François Hollande voudrait renforcer son propre électorat, mais déboussole à la fois le MoDem et le Front de gauche (Mélenchon et le PCF) à forcce de virer de gauche et de droite .



Les socialistes affichent leur stratégie, si primaire et brutale soit-elle


"L'antisarkozysme est interclassiste", résume le député de Paris Jean-Christophe Cambadélis: la crise et les réformes compliquent la tâche du chef de l'État et l'opposition n'a plus qu'à le rendre responsable de tout auprès de tous les électorats. "C'est le principal argument de campagne de la gauche"...


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