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lundi 27 février 2012

La tentation française de châtier les présidents qui font du bien à la France

L'opposition sclérosée dans le refus et la haine peut-elle se reconstruire ?


"Comme je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs."

(Le Bâteau ivre, Arthur Rimbaud, 1854-1891)



Le PS a mis des bleus à l'âme des Français

Ils ont appris la paresse de Hollande et la haine d'Aubry
Hollande, premier secrétaire du PS, a cru gagner le peuple à lui en lui offrant des bonbons à la sortie de l'école. Les militants ont tendu la main et, maintenant que la crise est venue, réclament toujours plus de douceurs au "Père Fouettard". Et, tandis que l'Occident vacillait, la France se salissait au contact de Martine Brochen-Aubry, comploteuse et malfaisante.

Le groupe socialiste à l’Assemblée nationale a choisi de s’abstenir sur la ratification des traités européens.

Le PS a ainsi donné la semaine dernière une parfaite illustration de sa position sur tout ce qui pourrait l'engager et lui être reproché.
Son candidat en campagne vit pareillement dans la hantise du couac et de l'erreur stratégique.

Toute la stratégie de François Hollande repose sur un postulat : Sarkozy serait si détesté que même une chèvre arriverait à le battre au second tour de la présidentielle. A l'inverse, Désirdavenir Royal avait coulé des mois heureux sur l'idée fausse que véhiculèrent les entreprises de sondages: l'Elysée lui tendait les bras. Une bonne part de l’enjeu consistera, pour Nicolas Sarkozy, à faire qu’une majorité d’électeurs arrive à surmonter les sentiments et impressions qui les assaillent, l'aveuglement par le rideau de fumée médiatique pour les uns et la tentation du rejet pour les autres. Les faits ont la vie dure mais résistent-ils aux coups de têtes ?
Choisir un président par rejet du sortant serait une défaite pour la démocratie, une faillite même. Quels pouvoirs retirerait l'élu d'un vote par défaut ? Quand depuis 20 ans, pour arriver au pouvoir, une opposition ne compte plus que sur la crise internationale, le contre-coup des réformes trop longtemps remises à plus tard et la chute de l’adversaire honni, caricaturé et insulté, la République rencontre un problème majeur.

Le flou de la Gauche entretient les naïfs dans l'espoir
L'opposition se sera-t-elle discréditée dans l'opinion à force de dénigrement et d'obstruction systématique?

Mais les Français semblent avoir apprécié que le PS les venge des difficultés auxquelles ils ont à faire face.
Reste à savoir s'ils en rendent véritablement Nicolas Sarkozy responsable. Le PS réussira-t-il à les convaincre que le président-sortant est la cause de tout et que son champion aurait été à la hauteur, lui qui n'a jamais rien fait de constructif et continue de pratiquer l'esquive ?

A part étaler son inanité de faible et d'impuissant tout juste capable de mauvais coups et de bassesses, le PS a-t-il été d'un quelconque apport dans la crise et le soutien des plus faibles ? Faut-il croire que les plus défavorisés sont aussi les plus stupides ?
En 1981, la Gauche avait un programme. On pouvait ne pas être d’accord avec la plupart de ses 110 propositions , mais au moins, elles avaient une consistance, mais les engagements de François Hollande en 2012 sont limités à 60 et encore leur cohérence reste-t-elle à démontrer. Et il ne serait pas venu à l’idée du PS, début 1981, de s’abstenir sur un texte important. Le PS a certes bénéficié d’un rejet de Giscard, mais il y avait aussi une vraie adhésion de la part des électeurs. Peut-on en dire autant de la boîte trousse à outils usagés de la "gauche molle" ?

Aujourd’hui, le PS s’abstient à peu près sur tous les sujets, quand il ne vote pas contre.

L'opposition parlementaire a-t-elle démontré sa capacité de longue haleine à construire?

Comment la gauche paresseuse et négative réussirait-elle en cinq ans sa reconvertion du refus haineux à la en parti de gouvernement actif et du refus produirait-elle une politique de gouvernement ? Il reste encore quelques semaines pour que le PS nous propose de vraies orientations. On ne demande pas des propositions de mesures concrètes, juste quelques engagements lisibles sur les grandes questions des prochaines années.

Même si le Français aime critiquer et se plaindre, il devra prendre garde de ne pas en faire trop
Il est de bon ton de tout reprocher au pouvoir central, mais nul ne prendrait Nicolas Sarkozy pour un "capitaine de pédalo" dans cette tempête qui alarme les Français. Au moins avec lui, on sait qu'il y a quelqu'un au gouvernail. Or, il n'est nécessaire d'être inquiet de nature pour craindre que les urnes libèrent un "bâteau ivre" aux mains molles de Hollande et d'un PS insensé.

Le PS a sacrifié une génération de ses élus à la haine.

Il doit réapprendre à aimer son pays et ses habitants pour se reconstruire avant d'accéder au pouvoir.

2 commentaires :

  1. tres bonne analyse a force de tirer sur sarko les gens commencent a reviser leur jugement
    meme ma petite fille qui a 19 ans et qui fait un bac hotelier dit il faut bouger ses fesses si on veut travailler il faut se lever de bonne heure.

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  2. Que dire...bravo.

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