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jeudi 14 novembre 2019

Les députés votent une hausse controversée du budget de l'Elysée

Le budget de l'Elysée ne cesse d'augmenter 

105 millions d'euros, c'est la dotation dédiée à la présidence de la République pour 2020 


Soit une hausse de plus de deux millions d'euros par rapport à 2019.
L'augmentation est de 2,2% par rapport à 2019. Mais, dans la nuit du mardi 12 novembre, l'Assemblée nationale à majorité présidentielle a voté cette hausse, soit une augmentation de 2,136 millions d'euros par rapport à 2019. La dotation allouée à la présidence de la République atteindra ainsi 105,316 millions d'euros l'an prochain.

Cette hausse s'expliquerait, selon la presse aux ordres, notamment par un périmètre budgétaire élargi, avec l'intégration des dépenses des gendarmes et policiers affectés à la sécurité de la présidence. Jusqu'à présent, celles-ci étaient rattachées au budget du ministère de l'Intérieur, a indiqué la majorité. "Un certain nombre de dépenses sont liées à des investissements en termes de télécommunication, de sécurité et de numérique", a raconté le ministre chargé des Relations avec le Parlement, Marc Fesneau, MoDem, un mouvement bien connu pour son respect de l'argent public, comme on le voit dans les poursuites dont le parti de Bayrou est l'objet, pour des emplois fictifs d'assistants d'eurodéputés affectés au parti, présumés certes, mais à l'origine de trois démissions de ministres, Bayrou, Sarnez et Goulard.

A périmètre constant, la hausse du budget est de 628.000 euros, ce qui change tout, d'après la rapporteure Patricia Lemoine (UDI-Agir). Parmi les crédits qui augmentent, ceux des déplacements présidentiels prévus en 2020 (+4%), avec les sommets du G7 aux Etats-Unis en juin, du G20 en Arabie saoudite en novembre et un déplacement en Polynésie française. 
L'immobilisation de l'avion présidentiel pendant trois mois pour maintenance pourrait également générer des coûts supplémentaires.

Pour l'opposition, une hausse dans "l'opacité"

L'opposition de droite comme de gauche a dénoncé l'augmentation du budget. Maxime Minot (député LR de l'Oise, 32 ans) a dénoncé une "opacité" et "insincérité" autour de cette augmentation du budget, tandis que Christine Pires Beaune (PS) a fustigé la "grande vie du premier des Français"
Le ministre Marc Fesneau a regretté des "caricatures", "sans discernement", qui ne rendent "pas service à la démocratie".

Dans un communiqué, le spécialiste PS du train de vie de l'Etat, l'ancien député René Dosière (PS) s'en est pris au rapport de la commission des finances réalisé par Patricia Lemoine (UDI), y voyant "un copié-collé de la présentation officielle du budget", une "régression, pour ne pas dire plus, du contrôle parlementaire sur le budget de l'Elysée".

VOIR et ENTENDRE
la version de Capital, propriété de Prisma Media, comme Gala ou Voici :

jeudi 6 décembre 2018

Amateurisme des prétentieux : le rétropédalage du gouvernement sur la hausse de la taxe carbone

Du moratoire à l'annulation, le rétropédalage des bras-cassés du gouvernement sur la hausse de la taxe carbone

L'Elysée a annoncé, mercredi soir, l'annulation de l'augmentation de la taxe carbone pour 2019

Résultat de recherche d'images pour "tango"Or, la veille, le premier ministre, Edouard Philippe, évoquait pourtant un moratoire de six mois sur cette hausse.
L'exécutif fait marche arrière et ces braves gens expliquent leur rétropédalage en se parant des vertus de l'écoute attentive et de la compréhension bienveillante dont ils ont pourtant si peu fait montre jusqu'ici : l'Elysée et Matignon sont tombés d'accord pour assurer qu'ils ont entendu la "colère" grave et "insaisissable" des "gilets jaunes"

Alors qu'il assurait maintenir le cap, affirmant et réaffirmant sa volonté d'augmenter la taxe sur les carburants au 1er janvier 2019,
le gouvernement a finalement cédé aux manifestants pourtant inorganisés, répondant à leur première revendication des Gilets jaunes : l'annulation de cette hausse de la taxe carbone qui frappe les automobilistes à la pompe, sans distinction de revenus. La hausse de plus de 40 centimes d'euros sur le diesel, en seulement quelques semaines, continue toutefois de grever tous les budgets, indistinctement.
La taxe carbone, un prélèvement fiscal pesant inégalement sur les produits énergétiques en fonction de leur niveau d'émission de CO2, devait passer de 44,60 à 55 euros la tonne de CO2 au 1er janvier 2019. Avant que les 'Gilets jaunes' ne prennent le mors aux dents, les taxes sur le gazole devaient ainsi augmenter de 6,5 centimes par litre l'année prochaine et les taxes sur l'essence de 2,9 centimes par litre. Elles étaient d'autant plus mal perçues que la tendance cours du Brent (prix du pétrole brut) est plutôt à la baisse depuis octobre et que le fruit de cet impôt indirect était détourné de l'écologie au profit du budget général de l'Etat...
De l'annonce d'un moratoire de six mois sur cette hausse, mardi 4 décembre, à l'annulation de l'augmentation en 2019, mercredi 5, retour sur les cinq actes du rétropédalage de l'exécutif

Résultat de recherche d'images pour "tango Macron Philippe"

1 - Sous la pression de la rue, Matignon annonce un moratoire de six mois

La journée de mardi marque un tournant dans la réponse du gouvernement face au mouvement des "gilets jaunes". Tôt dans la matinée, Matignon révèle à l'AFP que le Premier ministre, Edouard Philippe, va annoncer un moratoire sur la hausse des taxes sur les carburants.

Selon une source gouvernementale, la mesure a été décidée lors d'une réunion de crise, présidée par Emmanuel Macron lundi soir. Quarante-huit heures plus tôt, de graves violences ont éclaté à Paris, en marge de l'"acte 3" de la mobilisation des "gilets jaunes". La situation est critique : 133 personnes ont été blessées et 412 ont été interpellées. 

L'idée d'un moratoire de six mois sur cette augmentation était présente dans une première version du discours d'Emmanuel Macron sur la transition écologique, mardi 27 novembre. Le président l'a finalement supprimée du texte final, au cours de son allocution... 

2 - Edouard Philippe confirme ce moratoire

Lors d'une allocation depuis l'Hôtel de Matignon, le chef du gouvernement annonce, quelques heures plus tard,, un ensemble de mesures en réponse à la mobilisation des "gilets jaunes". Edouard Philippe promet alors "une suspension pendant six mois de la hausse de la taxe carbone, de la convergence diesel-essence et de la hausse de la fiscalité sur le gazole entrepreneur non routier".

Ces augmentations "ne s'appliqueront pas avant d'être débattues par toutes les parties prenantes" pendant la concertation sur les réponses à apporter aux "gilets jaunes", poursuit-il. "Il faut mettre en œuvre des mesures d'accompagnement. Si on ne les trouve pas, nous en tirerons les conséquences", lance le Premier ministre.
A ce moment-là, Edouard Philippe n'exclut donc pas l'inscription de l'augmentation dans un budget rectificatif "au printemps", à l'issue des débats sur les solutions à apporter aux "gilets jaunes".

3 - Le premier sinistre évoque une annulation

Changement de ton mercredi matin. Au cours d'un débat de cinq heures à l'Assemblée nationale sur les mesures annoncées la veille par Edouard Philippe, le Premier ministre va plus loin, dans les concessions faites aux "gilets jaunes". Il ne s'agit alors plus d'un moratoire de six mois, mais d'un abandon pour 2019.
"Si nous ne trouvons pas les bonnes solutions, alors, nous n'appliquerons pas cette taxe." (Edouard Philippe, devant les députés)
Et le locataire de Matignon de conclure en annonçant que "la hausse de cette taxe est désormais abandonnée dans le PLF [projet de loi de finances] 2019". "Elle ne sera pas dans le PLF 2019 et toute solution devra être issue du débat", ajoute-t-il. Ses mesures sont approuvées par les suiveurs de la majorité présidentielle à l'Assemblée nationale, par 358 voix contre 194. 

4 - L'Elysée confirme une hausse "annulée"

Mercredi soir, l'Elysée tente de clarifier la position du gouvernement. La présidence annonce ainsi que l'augmentation de la taxe carbone au 1er janvier n'est pas "suspendue, ni différée", mais purement et simplement "annulée". L'Elysée enterre donc le soir le moratoire de six mois proposé par Edouard Philippe la veille, et déjà remis en cause par le premier ministre lui-même trois heures plus tôt, au Palais Bourbon.

5 - L'exécutif nie tout différend

Peu après cette annonce, la présidence précise ses propos dans un communiqué, relève Le Monde. L'Elysée assure alors que "le président et le Premier ministre ont souhaité de concert que la hausse de la taxe carbone prévue dans le PLF 2019 soit supprimée". Il nie ainsi tout désaveu du Premier ministre par Emmanuel Macron.

Le ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy, a justifié lui aussi les changements de pieds successifs de l'exécutif, mercredi soir, sur BFMTV, lors d'un débat avec des "gilets jaunes". "Le président (...) m'a dit : 'Les gens ont eu l'impression qu'il y avait une entourloupe, qu'on leur disait, c'est une suspension, mais hop, ça reviendra après'", a défendu le ministre.

"Il n'y a aucun différend" entre le chef du gouvernement et le président, a dû nier de son côté le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, sur France 2 jeudi matin. "La taxe sur les carburants est supprimée pour 2019; je pense que le message est suffisamment clair." Il fallait oser cette audace de la clarté... 




Embedded video

🗨️ @BrunoLeMaire "Il n'y a aucun différend entre le Président et le Premier ministre, on tirera les leçons au moment venu." @telematin

Et il n'empêche que le député LREM Gilles Le Gendre a le front d'affirmer que l'exécutif est "trop intelligent" et "trop subtil" pour que les Français puissent comprendre la "pensée complexe" du président et de ses valets.

mercredi 1 novembre 2017

Gaz en hausse de 2,6 % des tarifs réglementés, au 1er novembre

Dès les premiers froids...

Les tarifs réglementés du gaz naturel augmenteront de 2,6 % au 1er novembre

Bercy, qui délègue la prise des mauvaises nouvelles, donné son accord à la Commission de régulation de l'Énergie.
Les tarifs avaient baissé au printemps et en été, quand la consommation des ménages est au plus bas.

Les tarifs réglementés du gaz naturel sont encore appliqués par Engie à plusieurs millions de clients en France : 
+ 2,7% pour ceux qui l'utilisent pour se chauffer 
+0,8% pour les consommateurs qui utilisent le gaz pour la cuissonet 
+1,2% pour ceux qui en font un double usage chauffage et cuisson, détaille la CRE dans sa délibération. 

C'est la deuxième hausse consécutive en deux mois

Ils ont déjà augmenté en octobre : la faute à la hausse du prix du gaz sur les marchés de gros. La facture hors taxes d'Engie (ex-GDF Suez) avait alors progressé en moyenne de 1,21 % par rapport au barème en vigueur en septembre 2017.

Ce 1er novembre,
environ six millions de consommateurs sont concernés.
Les tarifs réglementés du gaz sont révisés mensuellement, selon une formule n'incluant pas les diverses taxes, mais prenant en compte notamment les prix du gaz sur le marché de gros et le cours du baril de pétrole.

La concurrence doit pouvoir jouer
Depuis l'ouverture du marché de l'énergie à la concurrence, les 10,6 millions de consommateurs français abonnés au gaz ont le choix entre les tarifs réglementés de l'ancien monopole, et les prix de marché, proposés tant par Engie que par ses concurrents (EDF, Direct Energie, l'Itlien Eni, le Belge Lampiris, etc.).

Mais Engie bénéficiait de tarifs réglementés bloqués, notamment pour que des hausses ne viennent pas braquer les électeurs de mai et juin. Saisi depuis par des fournisseurs concurrents d'Engie,  le Conseil d'Etat a jugé en juillet que leur gel était contraire au droit européen.

Vivre chez soi plus longtemps, un luxe...

dimanche 18 décembre 2016

Le prix du gaz augmentera de 5% pour tous au 1er janvier

Pas de hausse des impôts, mais des taxes 
sur les fournitures énergétiques, en plein hiver

La facture de gaz augmentera de plus de 5% en janvier
Les 5,8 millions de consommateurs soumis aux tarifs réglementés d’Engie, verront leur facture de gaz augmenter au 1er janvier.Quelque 5,8 millions de consommateurs soumis aux tarifs réglementés d'Engie (ex-GDF Suez) verront leur budget s'alourdir de plus de 5% au 1er janvier, en raison de la hausse d'une taxe et de l'augmentation des coûts d'approvisionnement du fournisseur, le groupe industriel énergétique français. 
L'Etat français est l'actionnaire principal (32,76 %), mais il faut ajouter plusieurs organismes tellle la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC, 1,88 %) ou CNP Assurances (1,77%). 
Le renchérissement des coûts d'approvisionnement d'Engie se traduira par une hausse moyenne des tarifs réglementés (hors taxes) de 2,3% le mois prochain, a indiqué la Commission de régulation de l'énergie - CRE, dont le président est nommé pour un mandat de six ans par décret du président de la République- dans une délibération parue samedi au Journal officiel. 

La hausse de la taxe au 1er janvier prochain sera de 2,4% pour les foyers qui utilisent le gaz pour se chauffer, de 0,8% pour ceux qui l'utilisent pour la cuisson et de 1,4% pour ceux qui en font un double usage cuisson et eau chaude. Une tarification complexe de type "usine à gaz", justement...

En cumulé, les tarifs réglementés du gaz ont enregistré une baisse moyenne de 1,2% depuis le mois de janvier 2016, et de 12% depuis janvier 2015, selon la CRE. 

A cette hausse s'ajoutera l'effet de la majoration de la "taxe intérieure sur la consommation de gaz naturel"
La TICGN s'applique à tous les consommateurs particuliers de gaz. Le régime fiscal du gaz naturel a été modifié pour le mettre en conformité avec le droit communautaire (loi n° 2007-1824 du 25 décembre 2007 de finances rectificative pour 2007).
Elle passera à 5,88 euros le mégawattheure (MWh), contre 4,34 euros actuellement, entraînant une hausse d'environ 3% de la facture des consommateurs abonnés aux tarifs réglementés. Soit une augmentation totale de plus de 5%, pour ces derniers. 

Au total, toutes taxes comprises, la facture annuelle de gaz augmentera ainsi de 55,9 euros pour le chauffage, de 9,9 euros pour l'usage cuisson et eau chaude, et de 2,5 euros pour la seule cuisson, a indiqué la CRE. 

Depuis l'ouverture du marché de l'énergie à la concurrence, les 10,6 millions de consommateurs français abonnés au gaz ont le choix entre les tarifs réglementés de l'ancien monopole et les prix de marché, proposés tant par Engie que par ses concurrents (EDF, Direct Energie, Eni, Lampiris, etc.)

samedi 1 novembre 2014

1er novembre: le tarif de l'électricité augmente de 2,5%, malgré les promesses de Royal

Le nouveau mode de calcul, une excuse pour augmenter la facture

Ségolène Royal avait promis, à grands cris


La ministre socialiste 
était catégorique

A l'arrivée, les tarifs réglementés de l'électricité pour les particuliers  augmenteront bien de 2,5% à partir du 1er novembre, pour commencer.
Sur courant alternatif, la ministre rétropédale, en catimini

Le décret définissant la nouvelle méthode de calcul des tarifs réglementés de l'électricité fait gonfler la facture

Cette hausse intervient une fois les élections passées. Le gouvernement avait annoncé une hausse de 5% des tarifs qui devait s'appliquer au 1er août pour couvrir une partie du manque à gagner subi par EDF en 2012 et 2013, estimé à 1,14 milliard d'euros par la Commission de régulation de l'énergie (CRE). La précédente hausse - de 5%- avait été appliquée en août 2013. 
Or, l'effet aurait été désastreux avant les municipales et les sénatoriales. Elles ont de toute façon été catastrophiques pour le PS mais le pouvoir peut maintenant procéder sans états d'âme à la hausse prévue l'été dernier, mais différée et désormais définie par un nouvel arrêté tarifaire publié au Journal officiel. 

Les tarifs devaient augmenter plus modérément cet automne, assurait le gouvernement. 
Des rattrapages tarifaires repoussés par stratégie politicienne étaient devenus inéluctables.  Dans le détail, l'augmentation de 2,5% pour les particuliers se décompose en une hausse de 1,6% au titre de la nouvelle méthode de calcul et de +0,9% au titre du rattrapage tarifaire. Pour les entreprises,  c'est -0,7% surr les tarifs bleus professionnels dans l'optique d'une relance de l'activité des entreprises, mais + 2,5 % pour les tarifs jaunes (des petits professionnels) et + 3,7 % pour les tarifs verts (des industriels)
Des tarifs EDF dont 28,5 millions de foyers en France supportent les coûts (contre près de 31 millions en 2013), malgré l'ouverture du marché à la concurrence, pour supporter les aides sociales aux plus défavorisés, lesquels sont assez peu blonds. En 2013,  400.000 foyers modestes supplémentaires à charge des 28 millions bénéficiaient déjà des tarifs sociaux de l'électricité. 

Méthode Royal "par empilement"

Instauré par Ségolène Royal, la ministre l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, le nouveau mode de calcul des tarifs réglementés de l'électricité devait permettre de systématiquement contenir les hausses de prix... Il  a été publié au terme d'un bras de fer entre EDF et les fournisseurs alternatifs privés  dans le cadre du projet de loi sur la transition énergétique

La nouvelle méthode dite "par empilement" ne prend plus seulement en compte les coûts économiques de l'électricien EDF (production, transport, commercialisation) mais elle intègre les coûts des différentes composantes de la filière. Il était donc trompeur de promettre de contenir les hausses. Ainsi, se superposeront le coût de production nucléaire (Arenh), le complément à la fourniture d'électricité, les coûts commerciaux d'EDF, les coûts d'acheminement (Turpe) calculés par le régulateur de l'énergie, ainsi qu'une rémunération d'EDF. A noter que les prix du marché de gros, qui représentent de 7 à 10% de l'empilement total, qui avaient fortement baissé depuis deux ans repartent à la hausse depuis que Hollande brandit des sanctions contre Poutine.

Le nouveau mode de calcul entraînera de nouvelles hausses à court terme. 
Il sera en effet nécessaire d'appliquer une hausse de 5,6 % - et non plus 5%- pour les clients bleus - soit 6,7 % pour les consommateurs domestiques et 1,3 % pour les petits professionnels -, de 2,9 % pour les jaunes et de 4,2 % pour les verts.
Ces augmentations s'empileront sur les favorisés, ceux qui sont de moins en moins nombreux à travailler.

vendredi 24 octobre 2014

Electricité : tarifs en hausse de 2,5% dès le 1er novembre


Si ce n'est pas une taxe, c'est néanmoins une hausse de plus

L'hiver sera d'autant plus rude pour les pauvres
Plus d'élections en vue:
les hausses reprennent de plus belle !
Après une hausse de 2,31% des tarifs du gaz pour 7 millions de Français, la facture d'électricité devrait elle grimper de 2,5% pour les 28 millions d'abonnés à partir du 1er novembre. Cette mauvaise nouvelle intervient à l'approche de l'hiver, alors que tous les ménages ont tendance à consommer davantage pour le chauffage ou pour s'éclairer.
Le Conseil supérieur de l'énergie (CSE) le 28 octobre et la Commission de régulation de l'énergie (CRE) seront consultés sur le projet d'arrêté pour qu'ils donnent un avis consultatif, pour la forme

Après avoir annulé une hausse de 5% au mois d'août, avant les sénatoriales, le Conseil d'Etat a mis un terme à ce gel tarifaire de circonstance. Désormais, le gouvernement doit se fonder sur la nouvelle méthode de calcul des tarifs régulés qu'il a fixée et qu'EDF doit appliquer
Or, ces tarifs intègrent une partie du manque à gagner subi par EDF pour des raisons politiques en 2012 et 2013, en raison de l'écart entre les tarifs appliqués et les coûts réels qu'il a supportés: il doit maintenant combler ce déficit. 

Des simagrées qui ne dissimulent pas les l'aveuglement de la gauche

Précisement, le 15 octobre, la CRE a publié son rapport dans lequel il préconisait que l’augmentation doive être d’au moins 1,6 % en 2014. Selon la CRE, entre 2012 et 2013, le montant  du déficit acumulé d'EDF a été de 1,4 milliard d'euros pour passer le temps des élections pendant cette période. 

Paris, le 20 février. Jean-Bernard Lévy, actuel PDG du groupe Thalès, va prendre la tête d'EDF.
Concrètement, ces augmentations devraient être en moyenne de 2,5% pour le tarif dit bleu, de - 0,7 % pour le tarif bleu non résidentiel. Pour les entreprises, le tarif jaune devrait augmenter de 2,5% et de 3,7% pour les lignes à haute tension soumises au tarif vert. 
Les entreprises ne manqueront pas de faire supporter l'augmentation de son tarif aux consommateurs dont le pouvoir d'achat sera une nouvelle fois affaibli.

Un premier dossier chaud pour Jean-Bernard Levy, qui va remplacer Henri Proglio à la tête d'EDF à la fin novembre. Mais il est le choix du président Hollande...

 

lundi 28 juillet 2014

Nouvelle hausse des impôts indirects: 5,2% à La Poste

La Poste autorisée à augmenter ses tarifs en 2015

Hollande et Valls diront qu'ils n'y sont pour rien


Le gendarme de la régulation a endossé la responsabilité du gouvernement, vendredi. D'autant que cette hausse des tarifs de La Poste sera bien supérieure à l'inflation. Elle entrera en vigueur le 1er janvier 2015.

A quel prix seront les timbres et les colis? 
Si la nouvelle grille reste encore secrète, La Poste prépare les esprits en annonçant le feu vert de l'Autorité de régulation des télécommunications (Arcep) pour revaloriser ses tarifs compte tenu de ses difficultés financières

Plombée par  la chute des volumes de courrier et son incapacité à se réformer, La Poste avait demandé de pouvoir appliquer une hausse annuelle équivalente à l'inflation, majorée de 3,5% - contre seulement 1% jusqu'ici. 

Le 25 juillet, l'Arcep a annoncé sa validation de la demande de La Poste afin d'"assurer la pérennité du service universel" et de "donner à La Poste les moyens d'engager la transformation de son modèle de développement". 

Cet encadrement des tarifs postaux porte sur une période de quatre ans, de 2015 à 2018, se basant sur une augmentation annuelle moyenne des tarifs de 3,5 points au-dessus de l'inflation (pour laquelle l'Arcep a retenu un taux moyen de +1,7% sur la période) "soit une évolution nominale de 5,2%" au total, détaille l'autorité. 

Mais La Poste avait également, en raison de ses difficultés financières, demandé à pouvoir "consommer une partie significative de sa marge de manoeuvre tarifaire en début de période d'encadrement", c'est-à-dire pratiquer dès janvier 2015 une augmentation supérieure à celle prévue pour une seule année. 

L'Arcep a décidé d'instaurer un "plafond annuel", qui permet à l'entreprise d'utiliser dès le 1er janvier 2015 jusqu'à 50% de l'enveloppe globale prévue sur l'ensemble des quatre ans. 

Si La Poste indique "prendre acte" de la décision de l'Arcep, les augmentations précises et les tarifs demeurent inconnues: "Les nouvelles grilles tarifaires vont désormais être élaborées pour une mise en application le 1er janvier 2015; elles feront l'objet d'une communication au plus tard deux mois avant leur entrée en vigueur". 

L'Arcep convient que son feu vert à l'évolution des prix "constitue une hausse tarifaire sensible" mais estime également qu'elle "paraît compatible avec le principe d'abordabilité des offres du service universel" avant d'enchaîner que "s'agissant des ménages, la hausse ne devrait toutefois pas peser significativement sur leur budget: la consommation moyenne en services postaux par an et par ménage est de l'ordre de 46 euros". 

Commentant cette annonce, la CGT, premier syndicat du groupe, a jugé que La Poste et l'Etat actionnaire majoritaire, "s'apprêtent à faire les poches des Français".

La Poste est-elle une pétaudière  ?

Une rocambolesque affaire d'archer crée un malaise.
Un archet égaré dans les circuits postaux il y a deux ans, d’une valeur de 3500€, a été mis aux enchères cette année sur internet… par la Poste elle-même. Une boule puante pourrit l'atmosphère et SUD, le syndicat trotskiste du  NPA, n'y est cette fois pour rien, a priori.
Les media posent les questions qui fâchent : "Des employés de La Poste indélicats auraient-ils dérobé l’objet?" se demande Le Figaro, "La défiance de certains à l’égard de La Poste ne risque pas de diminuer avec ce genre d’histoire", commente Le Nouvel Obs, "Gonflée La Poste!" s’insurge 20 Minutes… La Poste n'est plus ce qu'elle était. 

La Poste met en cause la clientèle
Elle assure en effet qu’ "à aucun moment, au cours des échanges avec le service clients, la valeur de l’archet n’a été mentionnée". La Poste alourdit encore la barque, plombant un peu plus son image. La vieille dame indigne ajoute même "qu’elle n’est pas spécialiste de l’estimation des objets trouvés"... Celle qui fut une institution se déconsidère pour de multiples raisons, dont la légèreté de son comportement et de l'évaluation de la gravité des faits (suspicion de vol: comment l’objet "perdu" s’est-il retrouvé dans une cyber-vente aux enchères de La Poste…). La Poste n’a visiblement pas pris la mesure de sa responsabilité: nempathie envers la victime, ni aucune esquisse d’excuse.

S'il faut sauver La Poste, encore faut-il qu'elle le mérite 
Et les syndicats qui la co-gèrent - la CGT (29%), SUD (22%) et FO (18%) - refusent leur part de responsabilité. Bien au contraire, ils font monter ce sentiment que les responsables, ce sont les autres: la direction de cette société anonyme, mais aussi les usagers, puisque cette SA bénéficie de capitaux publics: la contribution fiscale de certains, lesquels subissent la double peine de l'impôt direct et de l'impôt indirect.

dimanche 29 juin 2014

Augmentation de la taxe de séjour dans les hôtels: Fabius hausse le ton, entre deux ronflements

Les députés sont des bourriques

Fabius se réveille et c'est trop tard 
En juin 2014
Le ministre des Affaires étrangères s'est élevé dimanche contre le vote de l'augmentation de la taxe de séjour en Ile-de-France par la majorité présidentielleA l'heure où Laurent Fabius voudrait booster le tourisme en France, les députés ont adopté mercredi soir deux amendements, qui contribuent notamment à l'augmentation de la taxe de séjour en Ile-de-France. Exaltés par cette dynamique et sans faiblir, ils se sont même offerts un autre petit plaisir en augmentant du plafond de la taxe dans le reste de l'Hexagone. Une décision qui irrite le narcoleptique de bientôt 68 ans: dimanche, le ministre des Affaires étrangères s'est fendu d'un communiqué assassin.
Déjà assoupi en janvier 2013...
Au grand dam des professionnels de l'hôtellerie, les députés ont en effet décidé de quintupler le plafond de la taxe de séjour pour les hôtels 3, 4 et 5 étoiles en France, qui pourra grimper jusqu'à 8 euros pour les établissements les plus luxueux, contre 1,50 euros actuellement. Regrettant leur adoption "sans concertation avec les professionnels", le ministre pointe également le fait qu'elles "sont contradictoires avec l'engagement solennel pris par le Président de la République et le Premier ministre de stopper l'alourdissement inconsidéré des taxes".

Dans l'opposition aussi  
Fabius estime ainsi "impératif de renoncer" à ce texte, car ces hausses "sont dangereusement et totalement contraires à la promotion du tourisme qui est une priorité pour l'emploi et l'équilibre extérieur de la France". Il enjoint les parlementaires de "trouver d'autres pistes" pour compenser le manque à gagner de l'ex-écotaxe plumée en kilomètres et efficacité au cours de sa transformation en "péage de transit" pour tous, poids-lourds hexagonaux comme étrangers.

Fleur Pellerin faisait-elle son shopping ? 

Dans ces cas-là, la presse socialiste exaspérée appelle l'opposition à la rescousse. Or, Gilles Carrez, député UMP et président de la Commission des Finances, ne décolère pas non plus. "Je remarque l'incohérence, une fois de plus, du gouvernement. Le ministre des Finances, jeudi, a donné son accord à ces amendements, et Laurent Fabius se réveille dimanche pour dire qu'il n'est pas d'accord."

Le bientôt septuagénaire n'a-t-il pas trop de responsabilités ?
Il est théoriquement secondé par une jeune secrétaire d'Etat, mais Fleur Pellerin s'étiole dans sa mansarde du Quai d'Orsay et ne fait pas face à la tête du Commerce extérieur, de la promotion du Tourisme et des Français de l'étranger, tout à la fois. 
Le député Carrez vole au secours des députés. Il explique au globe-trotter qu'il y a "deux sujets distincts": "Nous avons créé une taxe spéciale qui ne s'appliquerait qu'en Ile-de-France et serait plafonnée à un montant de 2 euros pour permettre l'amélioration des transports" (cf. le "péage de transit"... 
Et second sujet", "l'augmentation du plafond à 8 euros pour l'ensemble de la France". Rapportée au nombre de nuitées, c'est un budget. Pour les trois-étoiles, elle passe de 1 euro à 5 euros, et de 1,50 euro à 8 euros pour les quatre étoiles... Cette nouvelle taxe de séjour, qui serait instituée à partir du 1er septembre, permettrait de dégager environ 140 millions d'euros ...

Et 
Gilles Carrez admet que les parlementaires "ont eu la main lourde". 
Il justifie leur vote par la nécessité d'accueillir les touristes "avec un bon service public". "Et cela, le tourisme doit aussi y contribuer". 
Pour alléger les charges des entreprises de transports routiers qui grondent et menacent de bloquer les routes à nouveau, les professionnels de l'hôtellerie se rebiffent et pointent notamment la taxe de séjour "en augmentation de plus de 500%" ! 
En effet, l'Umih (l'Union des métiers et de l'industrie de l'hôtellerie) a directement réagi, en menaçant: "Si le projet devait rester en l'état, il s'agirait alors d'une véritable rupture dans le dialogue entre les professionnels et les pouvoirs publics." 
De mémoire d'homme,
il est arrivé qu'il ne dorme pas,
sous le contrôle de Mitterrand
Et de dénoncer: "Ces initiatives parlementaires interviennent alors qu'aucune concertation avec les professionnels n'a eu lieu sur ce sujet et sont en contradiction totale avec l'esprit de dialogue qui a guidé les travaux des Assises du Tourisme et dont les conclusions, rendues publiques il y a moins d'une semaine, reconnaissaient la nécessité de soutenir la compétitivité du tourisme."

Les riches touristes réduiront leur temps de séjour dans l'hexagone ou iront voir plus loin.