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dimanche 27 août 2017

Chute à 40% de la popularité de Macron en août

En deux mois, la popularité d'Emmanuel Macron aura donc dévissé de 24 points

C'est clair, le trentenaire fait déjà mieux que ses prédécesseurs...
Déjà en juillet, maintenant en août, l'impopularité du chef de l'Etat grandit.  
Soit une chute de 14 points en un mois,  après celle de 10 points déjà observée en juillet. Il récolte plus que 40% d'opinions favorables.

Ses annonces, ses contradictions et ses comportements ont fait fondre la popularité d'Emmanuel Macron. 
Si on passe sur l'effet de saturation de la com' pour Brigitte Macron dans la presse estivale, le souverain républicain a accumulé les faux pas, qu'ils soient psychologiques avec sa crise d'autorité à l'encontre du chef des Armées ("Je suis votre chef": fermeté, autoritarisme ou aveu de faiblesse ?) et la visite de la chanteuse Rihanna à l’Elysée [elle est pas 'dead' 'la meuf' !], politiques avec la réduction des APL, sociaux avec une réforme anxiogène de la législation du travail, l’annonce de la hausse de la CSG et la suppression de l’ISF attisantles soupçons d’injustice sociale, ou diplomatiques avec son arrogance envers la Pologne. Il a donc encore décroché naturellement de son niveau déjà peu jupitérien de juillet, 54% d’opinions favorables, selon le baromètre Ifop-JDD du dimanche 23 juillet.

VOIR et ENTENDRE Alain Juppé citer quelques contradictions et erreurs de Macron, soulignant en outre que "tout finit par se payer" :

Le baromètre mensuel Ifop pour le JDD annonce une nouvelle chute en août.
 
Moins 14 points en un mois... Et il enregistre à peine 40% d'opinions favorables en août, contre 57% de mécontents, dont 20% de "très mécontents", soit un Français sur cinq.

Une chute spectaculaire, dans la logique de celle du mois de juillet (-10%). En deux mois, Emmanuel Macron aura donc perdu 24 points de popularité. C'est un record. Seul Jacques Chirac s'en approche, mais il avait perdu 20 points en quatre mois, entre mai et août 1995.

Selon cette enquête réalisée en ligne et par téléphone les 25 et 26 août, 
le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon est considéré comme la personnalité politique la plus à même (59%) d'incarner l'opposition à Emmanuel Macron dans les années à venir, 
devant la présidente du Front national Marine Le Pen (51%)
Benoît Hamon (ex-PS) et Laurent Wauquiez (LR), à 27% chacun, Valérie Pécresse (LR, 23%), la maire PS de Paris Anne Hidalgo (19%) et l'ancien président François Hollande (14%).

"Minoritaire" avant l'automne


De son côté, Edouard Philippe, premier ministre juppéiste, perd également 9 points en un mois, pour s'établir à 47% d'opinions favorables, contre 45% de mécontents.

Emmanuel Macron bat ainsi les records d'impopularité de son prédécesseur, François Hollande. 
Contrairement à lui, il est "minoritaire", c'est-à-dire en-dessous de la barre des 50%, avant même l'automne. En 2012, l'ancien premier secrétaire du PS bénéficiait toujours de 57% d'opinions favorables en août, soit seulement cinq points de moins qu'en juin. 
En 2007, Nicolas Sarkozy faisait mieux : dans l'été, il avait gagné 4 points, à 69% de satisfaits.

dimanche 23 juillet 2017

La popularité de Macron dégringole de 10 points en un mois.

Descente aux enfers avec un indice de satisfaction de 54%

Jupiter chez Hadès 
dans le baromètre Ifop-JDD

La popularité de Macron et Philippe en forte baisse (sondage)
Coup dur pour le prétentieux Macron, sur la rive du Styx, rivière des enfers.  
Encore majoritaire mais en chute libre, le président essuie le premier coup de tabac de son quinquennat. Le chef de l’Etat abandonne la stratosphère pour le plancher des vaches en perdant dix points en un mois dans le baromètre de l’exécutif réalisé par l’Ifop pour le JDD. Hormis Jacques Chirac, qui avait perdu 15 points entre mai et juillet 1995, c'est la plus forte baisse d'un président après trois mois au pouvoir. 
Simultanément, le total des mécontents passe de 35% à 43% de juin à juillet, se répartissant entre "très mécontents" (15% en juillet, contre 12% en juin) et "plutôt mécontents" (de 23% à 28%). 3% des sondés ne se prononcent pas, contre 1% le mois dernier.
Les Français ne sont déjà plus que 54% à porter un regard favorable sur son action. 
"Pour Emmanuel Macron, l’entrée dans l’atmosphère est brutale, commente Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion de l’Ifop. Il encaisse  le contrecoup de décisions et comportements divers, sanctionnés par différents secteurs  de la société.

Sa crise d'autoritarisme qui a provoqué la démission de son chef d'état-major des Armées qui dénonçait les coupes sombres dans le budget militaire a largement contribué à sa disgrâce, mais n'est pas la cause unique invoquée par les sondés.

La hausse de la CSG inquiète les retraités : -11 points chez les plus de 65 ans, -14 chez les 50-64 ans, 

La future réforme du droit du travail et le rétablissement du jour de carence visant les agents publics déplaisent à l'électorat de gauche et aux fonctionnaires : -12 points chez les sympathisants du PS, -18 parmi les salariés du secteur public, 

La confusion autour des mesures fiscales a également déstabilisé les classes moyennes et l'électorat de droite : -25 points chez les partisans du MoDem, -11 parmi ceux des Républicains.

Et encore les sondeurs n'ont-ils pas interrogé les Français sur
les efforts du nouveau venu pour exister au plan international, une primauté à son image personnelle vécue par la population comme blessante. 

Saturation de "com" et "coups de menton" arrogants 

Ces mesures punitives ont nourri la crainte d'un avenir de plomb confié sans partage à des élus aussi novices que soumis qui entérinent les premières ruptures avec les promesses du candidat Macron. "Certains sondés critiquent à voix haute une présidence fondée sur la com’ ", observe Jérôme Fourquet. D’autres reprochent au Président son "autoritarisme" face au général de Villiers, même si une petite part  continue  d'apprécier l'image du chef de l’Etat et le rythme de son action, en soulignant le contraste facile avec son prédécesseur qualifié de "bras cassé" et de "rétropédaleur". 

Malgré cette dégringolade rapide, Macron se situe encore à un niveau élevé par rapport à ses aînés : Mitterrand ne ­recueillait que 48% de satisfaction en septembre 1981  font valoir les sondeurs qui préjugent ainsi de la popularité de Macron dans deux mois, d'autant qu'en juillet 2012 Hollande était deux points plus haut, à 56% et que Nicolas Sarkozy enregistrait un taux de satisfaction de 12 points supérieur en juillet 2007 (66% )

Le Premier ministre Edouard Philippe perd 8 points à 56% de satisfaits. 
Le Premier ministre enregistre lui aussi un fort recul. Edouard Philippe passe sur la même période de 64% à 56% de satisfaits
52% des sondés se montrent "plutôt satisfaits" (contre 59% un mois plus tôt) et 4% se disent "très satisfaits" (-1%). Chez les mécontents, 27% se disent "plutôt mécontents" (+3%) et 10% "très mécontents" (+2%) : plus d'un sondé sur trois. Le taux des personnes interrogées ne se prononçant pas passe de 4% à 7%.
Selon un connaisseur des tréfonds de l'insatisfaction populaire, Hollande, "l'impopularité est nécessairement au rendez-vous" pour un président. Désormais, aux députés de la majorité, le petit coq promet   "ni caporalisme, ni ordre jupitérien". Mais ils sont maraboutés et, à la rentrée, les Français ne pourront compter que sur eux-mêmes ?

L'enquête a été réalisée par l'Ifop auprès d'un échantillon de 1.947 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas, du 17 au 22 juillet, par questionnaire auto-administré en ligne et par téléphone.

vendredi 9 septembre 2016

Sondage : la majorité des Français n'est pas convaincue par Arnaud Montebourg

L'ancien ministre ne parvient pas non plus à redresser sa cote de popularité

Une majorité de Français a une mauvaise opinion de l'ancien ministre de Ayrault et Hollande

Candidats du "made in France" avec le soutien des bouilleurs de cru
L'ex-ministre du redressement (im)productif a déclaré sa candidature à la présidentielle 2017 le dimanche 21 août 2016, mais
 
un sondage BVA auprès de plus d'un millier de personnes, commandé par l'Hollandophile Laurent Joffrin pour l'Obs qui l'a publié le mardi 23 août  fait état d'une opinion bien peu encourageante des Français sur l'impétrant,  avec ou sans l'onction du PS, tant il est détesté comme ministre des fermetures d'entreprises.

59% des Français n'ont rien oublié de sa fatuité stérile

Les fermetures d'usines n'ont pas entamé
la bonne humeur des hystériques
37% auraient la mémoire courte et une bonne opinion d'Arnaud Montebourg. 
En avril 2014, après sa nomination au poste de ministre stalinien de "l'Économie, du Redressement productif et du Numérique" (ministre de l'Industrie dans les pays à l'Ouest du rideau de fer), Nono Montebourg recueillait 51% d'opinions favorables. 

Ils sont seulement 43% à avoir une opinion a priori bonne de l'ancien candidat de la précédente primaire du Parti socialiste, mais les sympathisants socialistes sont tout de même 54% à avoir un avis défavorable
Parmi les proches de la gauche, le frondeur et refoulé du gouvernement recueille presque autant de bonnes (50%) que de mauvaises opinions (48%). 

A propos de sa candidature en elle-même, les sondés sont 47% à estimer qu'il s'agit "plutôt [d']une bonne chose" et plutôt moins encore (46%) à considérer qu'il s'agit "plutôt [d']une mauvaise chose". La dynamique de sa déclaration ne fait pas bouger les lignes. 

Les avis des proches du PS sont tout aussi mitigés puisque 41% d'entre eux jugent favorablement la candidature d'Arnaud Montebourg, tandis qu'ils sont encore plus nombreux (56%) défavorables

Enfin, seuls 23% des sondés pensent qu'Arnaud Montebourg ferait "un bon président de la République", contre 72% qui ne lui voient pas les qualités requises. Même à Matignon, 36% des sondés parviendraient à l'envisager en "bon premier ministre", mais ils sont 59% qui ne peuvent s'y résoudre à l'idée

lundi 16 mai 2016

86% des Français estiment que le pays ne va pas mieux

Plus de huit Français sur dix ne partagent pas le sentiment de Hollande

Seuls 14% des Français veulent encore croire le président Hollande,

selon cette enquête Ifop pour Europe 1.

"Ca va mieux" en France, un raté de la manipulation élyséenne de l'opinion
François Hollande a estimé que oui lors de l'émission "Dialogues citoyens" sur France 2, à la mi-avril. Or, les Français sont loin d'être d'accord avec lui. Plus de quatre Français sur cinq (86%) estiment que la situation du pays ne s'est pas améliorée, selon un sondage Ifop pour Europe 1.
51% sont influencés et pensent ressentir une amélioration sur le plan personnel
Si l'optimisme affiché par François Hollande n'est pas communicatif sur la situation du pays, il se trouve toutefois des Français qui semblent relativement satisfaits de leur situation personnelle. Ils sont en effet 51% à répondre "oui" à la question : "Diriez-vous que ça va mieux pour vous ?" La magie de la télévision est opérante ?

Seules 14% des personnes interrogées pensent que "ça va mieux pour les Français", selon cette enquête d'opinion. Mais ce chiffre correspond à la cote de popularité actuelle du chef de l'Etat, note Europe 1.

samedi 16 avril 2016

Présidentielle 2017 : vers un conflit de générations Macron et Juppé

A un an, Macron et Juppé, favoris des Français

Alain Juppé et Emmanuel Macron sont les seuls à séduire une majorité de Français,


selon un sondage Odoxa avec Dentsu-Consulting pour BFMTV et Le Parisien/Aujourd’hui publié ce samedi.

58% des sondés estiment que le maire (LR) de Bordeaux ferait un bon chef de l'État.
A environ un an de l'élection présidentielle, le nombre de candidats à l'Élysée explose dans le cadre de la primaire, mais uniquement à droite. Or, actuellement, seuls deux hommes enregistrent des scores canons, si l'on se fie au sondage Odoxa-Dentsu Consulting, publié ce samedi. Il s'agit d'Emmanuel Macron et d'Alain Juppé.

Le ministre de l'Économie de Valls le talonne avec 52% d'opinions favorables. Aucune autre des dix personnalités politiques testées ne dépassent les 50%.

En désordre et qu'ils se soient déclarés ou non,
derrière Juppé et Macron, on trouve ainsi le patron du Modem François Bayrou (35%), le Premier ministre Manuel Valls (33%) et... la présidente du Front national Marine Le Pen (31%). Bien qu'il n'ait encore pas fait acte de candidature, le chef du parti Les Républicains, Nicolas Sarkozy, serait 6e (29%), tandis que François Hollande arrive en avant-dernière position de ce classement (18%), juste devant l'écologiste Cécile Duflot ou Christiane Taubira.

Hollande, battu dans tous les cas de figure

Une  mise en garde de ce sondage semble laisser Hollande indifférent: si le premier tour de l'élection présidentielle 2017 avait lieu dimanche prochain, Emmanuel Macron serait le seul candidat capable de faire gagner la gauche, à condition que le candidat de droite soit Nicolas Sarkozy -avant qu'il soit entré en campagne- et non Alain Juppé.

En revanche, François Hollande serait battu au premier tour dans tous les cas de figure tandis que Marine Le Pen serait systématiquement qualifiée pour le second tour, mais s'inclinerait face à Juppé, Sarkozy et Macron.

Enfin, si jamais François Hollande accédait finalement au second tour, le sondage le donne battu contre la dirigeante FN

Après Hollande le déluge ?
76% des Français estiment pourtant que Hollande doit renoncer à se représenter en 2017 (sondage Odoxa pour France Info, il y a deux jours.


vendredi 8 avril 2016

Hollande met les "instituts" de sondage en veilleuse

Le Parlement a voté une réglementation encadrant strictement les sondages

Les nouvelles dispositions visent à permettre "une grande transparence" de leur élaboration et de leur
 financement

C'est du moins ce qu'a assuré jeudi l'un des auteurs du texte voté par l'Assemblée nationale. Dans le cadre de la réforme des règles de l'élection présidentielle, les députés ont adopté définitivement mardi un amendement introduit par le Sénat fixant de nouvelles obligations aux instituts de sondages et aux media qui diffusent leurs enquêtes.

Déjà adopté à l'unanimité en 2011 au Sénat, le texte était depuis resté sans suite en raison notamment de la résistance des instituts de sondages. "Ça va changer beaucoup de choses pour la presse", s'est félicité jeudi le sénateur Jean-Pierre Sueur (PS, Loiret), à l'origine de la proposition de loi initiale avec son confrère Hugues Portelli (LR, Val-d'Oise).

Les nouvelles dispositions devraient entrer en vigueur pour la campagne présidentielle 2017

Elles  durciront les conditions de publication des sondages, fixées jusque là par une loi de 1977.
Pour chaque enquête, les entreprises commerciales de sondage es instituts devront notamment indiquer "qui le commande, qui le fait, le publie et le paye", souligne le sénateur Sueur. La marge d'erreur devra également être précisée.
La plupart de ces règles de base - mention du nom de l'institut, des media qui publient une enquête, composition de l'échantillon... - sont déjà en vigueur. 

Ces sociétés devront également transmettre à la Commission des sondages une série d'informations précises sur les conditions de réalisation des enquêtes. Notamment l'ensemble des questions posées, y compris celles qui n'ont pas été retenues pour publication, la proportion des personnes n'ayant pas répondu, ou "s'il y a lieu, la nature et la valeur de la gratification perçue par les personnes interrogées". Le cas échéant, "les critères de redressement des résultats bruts du sondage" - pondération ou majoration - devront également être précisés.

En mars 2016, il était à 18 ou 17%...
Les media qui reprennent ces enquêtes - surtout s'ils les commandent - pourront faire figurer ces informations sur leur site en ligne, en indiquant son adresse internet.

Des sanctions financières sont prévues en cas de non respect de ces obligations. La commission des sondages pourra également imposer à ceux qui diffusent un sondage la publication d'une "mise au point" dans les mêmes conditions - emplacement, caractères... - que celles de l'article qui l'aura provoquée.

dimanche 20 décembre 2015

Hollande et sa popularité font le yoyo

Les sondeurs nous soûlent avec les montagnes russes de la popularité de ce président 

Les Républicains Pécresse et Bertrand en forte hausse


La cote de popularité de François Hollande a rechuté de 3 points en décembre 
et celle de Manuel Valls quasiment stagné,
selon un sondage BVA pour Orange et i-télé publié samedi, qui note aussi un bond de la cote d'influence de présidents de régions, notamment Xavier Bertrand.

S'agissant de l'exécutif, la dernière enquête, réalisée une semaine après les attentats du 13 novembre, avait montré une hausse pour les deux instigateurs de l'état d'exception.

En décembre, le président de la République a suscité 
69% de mauvaises opinions 
contre seulement 30% de bonnes (25% plutôt bonnes et seulement 5% très bonnes) et 1% qui ne se prononce pas, selon cette enquête réalisée après le second tour des régionales.
F. Hollande a perdu un point (62%) chez les sympathisants de gauche, mais augmenté de deux points chez les sympathisants du seul PS (83%) qui s'est pourtant fait éliminer au premier tour dans les 13 régions, sauf cinq.



Avec 59% d'opinions défavorables, la cote de Manuel Valls, son Premier ministre, s'est "repliée", selon le terme choisi de l'AFP, malgré une nette majorité de mécontents et seulement 39% de bonnes opinions. Si on veut positiver, il a progressé (+3 points à 64%) chez les sympathisants de gauche et davantage chez les sympathisants PS (+6 pts à 85%).

L'action gouvernementale en décembre est sanctionnée sans équivoque: seulement 17% des Français ont jugé Hollande et Valls "efficaces", en chute de -5 points.

L'opposition républicaine confirme, quant à elle, ses scores aux Régionales


Quant aux acteurs politique d'opposition,

Xavier Bertrand (Les Républicains, ci-contre), vainqueur face à la gauche (PS, EELV et Front de gauche) désunie au 1er tour, et à Marine Le Pen dans la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, après retrait de la liste PS conduite par un homme de paille de Martine Aubry, s'est hissé en troisième place du classement des cotes d'influence (+ 16 points à 38%). 

Vainqueure du président  de l'Assemblée nationale qui a fait capoter la liste de la gauche en place depuis 17 ans, Valérie Pécresse a remporté la présidence de la région capitale, l'Ile-de-France (photo 1), et a progressé de 13 points (33%). 

Elu président de la région Rhône-Alpes-Auvergne, deuxième région la plus riche prise à la gauche, après plus de dix années, Laurent Wauquiez a progressé  de 5 points, à 29%.

En divergence solitaire (avec J.-P. Raffarin) sur la ligne du "ni FN, ni PS" de son parti et écartée de la direction  de LR  en début de semaine, Nathalie Kosciusko-Morizet a vu son score augmenter (+ 9 points) à 34% largement dus à des sympathisants de gauche pour avoir fait l'actualité.

Nicolas Sarkozy, qui subit les charges les plus diverses, de la part de francs tireurs en interne et de soutiens de la majorité socialiste qui lui préfèrent un adversaire LR moins pugnace, s'est classé 21e à 22% (-2 points), soit la même cote que Nicolas Dupont-Aignan et Jean-Luc Mélenchon. Cherchez le candidat le plus redouté de la gauche et du centre...

Alain Juppé, justement, est resté en tête de la trentaine de personnalités testées avec 57%, en recul d'un seul point par rapport à novembre, bien que son influence soit proche de zéro en Aquitaine socialiste où le septuagénaire est maire de Bordeaux. 

Au gouvernement, 
l'ex-banquier et actuel ministre socio-libéral de l'Economie, Emmanuel Macron (ci-contre, face à Fabius de profil), est deuxième à 48% (+ 4 pts), battant Jean-Yves Le Drian, qui vient de s'imposer comme cumulard à Rennes en Bretagne, tout en s'incrustant à Paris, au ministère de la Défense, est quatrième à 38%. Nettement derrière, Laurent Fabius (Affaires Etrangères) est à 32%, malgré l'effet COP21 escompté mais finalement très mitigé.

Sondage réalisé par internet les 15 et 16 décembre auprès d'un échantillon de 1.172 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus (méthode des quotas).

lundi 1 octobre 2012

Elysée: Hollande veut des sondages sur mesure

Le président "normal" veut fabriquer ses propres sondages 



Le candidat Hollande avait promis que l’Elysée ne commanderait plus d’enquêtes d’opinion


Las, il y en aura bien finalement, mais " en toute transparence ", car ne jurait-il pas vouloir en finir avec les mauvaises pratiques de son prédécesseur, le 15 avril dans le JDD ? C'est donc encore une promesse d'ivrogne à classer au rang des bonnes intentions.

"On ne gouverne pas l’œil rivé dessus ", maintient pourtant un proche de Hollande.
Ce qui change, c’est que c'est désormais Aquilino Morelle, conseiller politique de François Hollande, qui fera comme avant, décortiquer les sondages, réunissant parfois, à titre gracieux, quelques sondeurs en vue de la place de Paris.


Pas d'évaluation après l’intervention du chef de l'Etat


Depuis l’été, les courbes de popularité du président ont brutalement chuté. Et l’état de l’opinion est devenu un sujet brûlant à la présidence de la République.  Dans les tout prochains jours, l'Elysée va donc signer une convention avec le Service d’information du gouvernement (SIG), qui dépend de Matignon, pour pouvoir commander par son intermédiaire des sondages sur l’image et l’action du chef de l’Etat. " La convention prévoit que l’Elysée demande au cabinet du Premier ministre de passer commande au SIG pour la réalisation d’études qualitatives ou quantitatives ", confirme Philippe Guibert, nommé le 5 septembre à la tête du SIG. Un organisme gouvernemental dont la mission est de sonder le pays sur les réformes et d’engager des campagnes de communication.
A cent jours, Hollande fait moins bien que ses prédécesseurs: lien 
 
Quel budget y sera consacré ? 
Crise oblige, M. Guibert promet " une pratique raisonnée et raisonnable " et " pas de dépenses excessives ". Et, à Matignon, on précise que les enquêtes qui seront diligentées à la demande de la présidence seront intégralement « remboursées » au SIG.


Hollande ne fait pas mieux que son prédécesseur

Le sujet est ultra-sensible depuis les polémiques sur la facture " sondagière " du dernier quinquennat
Au printemps 2010, la Cour des comptes avait tapé du poing sur la table en découvrant que l’Elysée ponctionnait le budget du SIG pour sonder les Français sur Sarkozy. Le palais avait dû rembourser 369105 € au SIG, cessant dès lors d’avoir recours à ses services.

A prétendre changer les pratiques, Hollande s’est retrouvé dans une situation ubuesque
Tandis que Matignon peut en théorie commander des sondages sur Jean-Marc Ayrault, l’Elysée en est réduit à éplucher les enquêtes publiées par la presse sur François Hollande. Aucune évaluation par exemple n’a pu être achetée après l’intervention du président sur TF1 dimanche 9 septembre.
Patron du SIG de 2008 à 2010, Thierry Saussez sourit : " Une fois de plus, ils font des annonces pour faire le contraire de Sarkozy pour ensuite se rendre compte que c’était une erreur et revenir en arrière. Bienvenue sur terre, il est temps d’atterrir ! " 
" Il n’y aura pas de frénésie de commandes de sondages sur Est-ce que Jean-Marc Ayrault est bien coiffé ? Est-ce que le président a bonne mine ? " se défend  Matignon, promettant une pratique " propre, claire et transparente ". 
Ayrault a d’ailleurs reçu le rapport qu’il a commandé à la Cour des comptes sur le passé du SIG… 

René Dosière a-t-il devoir aller à la pêche ?

Tant de propreté annoncée ne fait pas que des heureux...

A la présidence du Sénat, Jean-Pierre Bel a déjà dit être agacé par l'appel aux économies du député socialiste de l’Aisne. René Dosière, auteur de plusieurs rapports et ouvrages critiques sur les finances publiques, a notamment prôné de supprimer la réserve parlementaire du Sénat, mais pas celle des députés. "Ces propos sont absolument ahurissants alors qu’au Sénat, on a choisi la transparence et que l’on a décidé que cette dotation aux collectivités serait répartie entre les groupes politiques à la proportionnelle du nombre d'élus", a déclaré le sénateur de l’Ariège, en marge des journées parlementaires du PS à Dijon.

Equité et concertation au PS sont à nouveau mis à l'épreuve des réalités...
René Dosière va avoir matière à publication et les maisons d'édition se frottent déjà les mains.