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vendredi 9 septembre 2016

Sondage : la majorité des Français n'est pas convaincue par Arnaud Montebourg

L'ancien ministre ne parvient pas non plus à redresser sa cote de popularité

Une majorité de Français a une mauvaise opinion de l'ancien ministre de Ayrault et Hollande

Candidats du "made in France" avec le soutien des bouilleurs de cru
L'ex-ministre du redressement (im)productif a déclaré sa candidature à la présidentielle 2017 le dimanche 21 août 2016, mais
 
un sondage BVA auprès de plus d'un millier de personnes, commandé par l'Hollandophile Laurent Joffrin pour l'Obs qui l'a publié le mardi 23 août  fait état d'une opinion bien peu encourageante des Français sur l'impétrant,  avec ou sans l'onction du PS, tant il est détesté comme ministre des fermetures d'entreprises.

59% des Français n'ont rien oublié de sa fatuité stérile

Les fermetures d'usines n'ont pas entamé
la bonne humeur des hystériques
37% auraient la mémoire courte et une bonne opinion d'Arnaud Montebourg. 
En avril 2014, après sa nomination au poste de ministre stalinien de "l'Économie, du Redressement productif et du Numérique" (ministre de l'Industrie dans les pays à l'Ouest du rideau de fer), Nono Montebourg recueillait 51% d'opinions favorables. 

Ils sont seulement 43% à avoir une opinion a priori bonne de l'ancien candidat de la précédente primaire du Parti socialiste, mais les sympathisants socialistes sont tout de même 54% à avoir un avis défavorable
Parmi les proches de la gauche, le frondeur et refoulé du gouvernement recueille presque autant de bonnes (50%) que de mauvaises opinions (48%). 

A propos de sa candidature en elle-même, les sondés sont 47% à estimer qu'il s'agit "plutôt [d']une bonne chose" et plutôt moins encore (46%) à considérer qu'il s'agit "plutôt [d']une mauvaise chose". La dynamique de sa déclaration ne fait pas bouger les lignes. 

Les avis des proches du PS sont tout aussi mitigés puisque 41% d'entre eux jugent favorablement la candidature d'Arnaud Montebourg, tandis qu'ils sont encore plus nombreux (56%) défavorables

Enfin, seuls 23% des sondés pensent qu'Arnaud Montebourg ferait "un bon président de la République", contre 72% qui ne lui voient pas les qualités requises. Même à Matignon, 36% des sondés parviendraient à l'envisager en "bon premier ministre", mais ils sont 59% qui ne peuvent s'y résoudre à l'idée

dimanche 10 août 2014

Pacte de responsabilité: la gauche du PS exige sa "suspension immédiate"

Pas de pitié pour les canards boiteux,
ni pour de repos pour les frondeurs du PS

Trois élus de l'aile gauche du Parti socialiste glissent un coin (-coin) 
dans le jugement de rejet par le Conseil constitutionnel de la mesure n° 1 du pacte de responsabilité en faveur de 500 euros par an de pouvoir d'achat des salariés les plus modestes.

Dans une lettre ouverte adressée à Manuel Valls, les "frondeurs" de Martine Aubry demandent "la suspension immédiate" du pacte de responsabilité et que le gouvernement revoie intégralement sa copie sur sa politique économique et sociale, et non pas sur une seule mesure.
"Nous contestons absolument le bien fondé de ce pacte qui ne répond pas, selon nous, à l'objectif de redressement dans la justice que s'était assigné le président de la République", écrivent Marie-Noëlle Lienemann, Emmanuel Maurel et Jérôme Guedj, qui clament régulièrement leur différence face aux réformes économiques menées par Manuel Valls.

Selon eux, la décision du Conseil constitutionnel, qui a censuré jeudi une mesure symbolique du gouvernement, rend "indispensable la suspension immédiate du pacte de responsabilité et sa remise à plat complète". Aux yeux de ces élus de l'aile gauche de la majorité présidentielle, c'est "toute la stratégie économique et sociale du gouvernement qu'il faut aujourd'hui redéfinir".

La question sera remise sur la table, à la Rochelle, fin août

La rentrée sera "difficile", prévoit Manu Valls ! Sans attendre, dans cette lettre, les "aubrystes" hostiles à Valls préconisent "une vraie réforme de l'impôt", à défaut d'être "juste", qui passe notamment par la progressivité de la CSG et le rapprochement de celle-ci avec l'impôt sur le revenu". 
"A l'échelon européen, la France doit opposer au regrettable pacte de stabilité, une stratégie de relance fondée sur l'investissement et la construction de convergences sociales", estiment-ils encore. 
Et d'appeler, "dans l'immédiat" à "engager un rapport de force" avec Bruxelles contre les "déficits restrictifs qu'elle nous assigne" pour les laisser plutôt filer. "Il revient à la France, avec d'autres, de porter une voie nouvelle", concluent-ils, très librement, voire légèrement, en dépit de leurs sombres regards.

La sénatrice socialiste Lienemann, qui pose l'ultimatum d'une "réponse rapide" du Premier ministre, prévient déjà que la question sera sur la table de l'Université d'été du PS qui se tient à la Rochelle du 29 au 31 août.
Au menu, la tête et la queue du taureau andalou...