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mardi 15 juillet 2014

Ces francs-maçons qui gouvernent la France de Hollande

La secte noyaute le pouvoir socialiste

Les francs-maçons sont aux premières loges loges 

Depuis l'élection de François Hollande, les frères sont de retour. Et peuvent compter sur des relais haut placés, au Sénat à l'Assemblée ou à Matignon.
Le sujet de la prise de pouvoir est un serpent de mer de la république laïque et sectaire et tous les organes de presse le traitent inutilement: c'est l'un des "marroniers" qui servent à meubler les temps morts de l'actualité.
Début janvier 2013, le Nouvel Observateur avait ouvert son fichier...

Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur d'alors, a été initié au Grand Orient de France (GOF) dans les années 1980. Ce n'est pas Alain Bauer, son ami et futur grand maître qui l'a mis au parfum mais un responsable socialiste parisien. Valls a pris ses distances avec les ateliers dès 1996. Mais, place Beauvau, où la tradition maçonnique perdure, cette formation se révèle utile...

Jean-Yves Le Drian, membre du GO de longue date, le maire de Lorient et fidèle ami de François Hollande, a pris les rênes du ministère de la Défense. Cédric Léwandowski, directeur du cabinet du ministre, est un initié influent. Selon la tradition républicaine, les frères sont nombreux parmi les officiers. La nomination de Le Drian n'a pas fait de vagues.


La carrière de Jérôme Cahuzac, élu à Villeneuve-sur-Lot, terre laïque et franc-maçonne, passe nécessairement par les loges. Le ministre du Budget a participé à de nombreuses tenues. Mais Jérôme Cahuzac n'a jamais reconnu - les yeux dans les yeux - qu'il a appartenu à la chaîne d'union des maçons du GODF. Cependant, il n'a pas démenti non plus cette appartenance que beaucoup d'initiés lui prêtent !

Dans les Landes, l'initiation d'Alain Vidalies à la franc-maçonnerie locale est un secret de Polichinelle. Mais le ministre des Relations avec le Parlement ne souhaite pas confirmer ou commenter cette appartenance bien utile : dans les deux Chambres, quelque 150 élus membres de la Fraternelle parlementaire en sont encore, de la franc-maçonnerie.



Victorin Lurel, le président du Conseil régional de Guadeloupe devenu ministre des Outre-mer a été initié en 1988 au Grand Orient de France et fréquente la loge Acacia des Tropiques. En novembre dernier, il a accompagné François Hollande au siège parisien du Grand Orient lorsque le candidat socialiste a été auditionné en tenue blanche fermée. 
La ministre déléguée chargée de la Décentralisation a été nommée à la demande de Marylise Lebranchu. Anne-Marie Escoffier entretient les meilleures relations avec la Grande Loge féminine de France (GLFF). Et pour cause : l'ex-sénatrice radicale de gauche de l'Aveyron y aurait été initiée. Professeur non certifiée de lettres classiques, de latin et d'italien, sa carrière au ministère de l'Intérieur, puis de préfète, aurait-elle pu être sans ses relations politiques et maçonniques? 


Frédéric Cuvillier, ancien maire de Boulogne et député d'un Pas-de-Calais en proie aux affaires de corruption du PS, a de solides amitiés chez les maçons nordistes. Interrogé au sujet de son initiation au Grand Orient de France, comme le premier ministre Valls, le ministre des Transports et de l'Economie maritime de Ayrault, puis de Valls, a indiqué qu'il ne pouvait répondre. Garder le secret est une attitude 100% maçonnique...

Membre du gouvernement Valls,
le nouveau secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen est un franc-maçon initié.  

A force d'être borderline, ce Frère millionnaire a dû avouer qu'il a sous-évalué des biens immobiliers d'environ 700.000 euros, "depuis des années": le redressement financier ne devrait pas tarder, si le pôle du même nom veut bien lâcher l'UMP un instant... Une mise en examen ne ferait pas peur à ce médecin néanmoins, puisqu'en 1998, il a découvert cet état dans le cadre de l'affaire de la MNEF pour un présumé emploi fictif dans cette structure. Les juges lui reprochent près de 1,5 million de francs qui auraient été indûment perçus. En outre, une autre mutuelle créée par la MNEF au terme d'une convention datée du 1er juin 1993, lui aurait versé 330. 000 francs de 1994 à 1996. Les juges estimaient qu'il n'y avaient pas eu de contre-partie. L'ensemble de la procédure a pourtant abouti à un non-lieu.

Directeur du cabinet de Jean-Marc Ayrault, Jean-Christophe Chantepy, centralien et énarque dont l'homosexualité n'est un secret pour personne, a fréquenté les loges du GODF, comme Cuvillier ou Cahuzac. "J'ai été au Grand Orient de France. Mais je n'y suis plus", se défend-il. Plus sûrs sont ses engagements auprès de Ségolène Royal, comme dirigeant de Désirs d'Avenir, association de circonstance de la candidate de la gauche battue de 2007, puis comme directeur de cabinet de son comité de campagne.


Jean-Pierre Bel, sénateur de l'Ariège, est un fidèle de Jospin, puis de Hollande, passe pour avoir été initié au Grand Orient (GO), même s'il doit sa formation politique au trotskisme version LCR. Discret par nature et par formation, Bel n'a jamais confirmé... 
Il a annoncé son abandon de la présidence du Sénat devenu ingérable et promis à un changement de majorité à la rentrée.

Frère François Rebsamen, membre actif du Grand Orient de France (GOF) jusqu'à son élection à la mairie de Dijon en 2001, le président du groupe socialiste au Sénat rêvait du ministère de l'Intérieur où son réseau aurait fait merveille. Hélas, il a été coiffé par un "frère" du GOF: Manuel Valls. On dit que les deux hommes ont su se réconcilier. 



Pour un homme public comme Jean-Vincent Placé (EELV), "c'est une question d'ordre privé. Mais je connais la franc-maçonnerie," finit-il par concéder, du bout des lèvres: la fréquentalaïcité,tion du GODF est-elle encore moins reluisante que celle de Cécile Duflot? Ainsi s'exprime donc le président du groupe Europe Ecologie-les Verts au Sénat, repaire traditionnel de notables francs-maçons. Initié au GODF, Jean-Vincent Placé, passionné de Napoléon et apôtre de la laïcité, est un maçon très actif.


  Comment présider le Parti radical de Gauche (PRG) sans avoir été formé par les loges ? Ce fils de... notable toulousain, héritier de patron de presse (Midi Libre), Jean-Michel Baylet est dans la franc-maçonnerie depuis 1991, par tradition familiale et politique, au sein de la loge Demain du Grand Orient de France (GOF) fondée par l'ancien grand maître Roger Leray.


Après s'être longtemps refusé à tout commentaire, Jean-Luc Mélenchon, le candidat de l'extrême gauche (Front de Gauche) à la présidentielle, l'a confirmé début 2012. Il est bien entré en franc-maçonnerie dès 1983. L'ancien trotskiste explique cette initiation à la loge Roger Leray du Grand Orient de France.
Pouvoir : les francs-maçons aux premières loges. (Sipa)

Et aussi les "maçons friendly" ou "sans tablier"

Marylise Lebranchu (Décentralisation), Stéphane Le Foll (Agriculture), Vincent Peillon (Education), Michel Sapin (Travail), Thierry Repentin (Formation professionnelle), Aquilino Morelle (conseiller politique du président).


PS: initiés
Jean Le Garrec (ancien ministre), Elisabeth Guigou (ancienne ministre), Philippe Guglielmi (premier secrétaire fédéral du PS de Seine-Saint-Denis), Guy Arcizet (ancien grand maître du GO), José Gulino (grand maître du GO).


Sénat: initiés
Michèle André (Puy-de-Dôme, PS), Robert Navarro 
(PS, ex-responsable syndical SNCF et poursuivi en justice pour abus de confiance touchant aux frais de fonctionnement de la fédération PS de l'Hérault et privé de son immunité parlementaire, mais en attente de procès: les juges se sont entièrement dédiés aux élus UMP...), Bernard Saugey (Isère, UMP). 

Assemblées: initiés

Claude Bartolone (président de l'Assemblée nationale), Christian Bataille, Henri Emmanuelli, Pascale Crozon, Pascal Terrasse, Brigitte Bourguignon, Odile Saugues.

Collectivités locales: initiés
Jean-Jacques Queyranne, (président de la région Rhône- Alpes) Gérard Collomb, (maire de Lyon), Jean Germain, (maire de Tours), Daniel Percheron, (président de la région Nord-Pas-de-Calais).


On se demande en fait qui n'est pas franc-maçon au gouvernement Valls

Citons Montebourg, Fabius, Filippetti, Taubira, Touraine et Cazeneuve, Hamon et Royal, mais le secret est parfois si bien gardé...  

lundi 14 avril 2014

Pas d'austérité sur les primes de cabinet du gouvernement Ayrault en 2013

Ayrault distribuait les primes à la louche, "avec détermination et sérénité"...

449 membres des équipes ministérielles se sont répartis 12 millions d'euros, de façon très inégale


Douze cabinets, dont deux de femmes -ceux de Filippetti ou Lebranchu-, étaient mieux traités que la garde rapprochée du premier ministre, l'an dernier.
Aurélie Filippetti, Manuel Valls, Cécile Duflot, Marylise Lebranchu, Bernard ­Cazeneuve, Vincent Peillon ou Fleur ­Pellerin ont dépensé les deniers publics sans compter en faveur de leurs équipes. Ils ont versé des primes plus élevées que celles accordées par Jean-Marc Ayrault à sa propre garde rapprochée à Matignon.

Parmi les 565 membres des cabinets du gouvernement Ayrault déclarés au 1er août 2013, 449 très précisément se sont répartis l'an dernier plus de 12 millions d'euros de "primes de cabinet", des rémunérations aujourd'hui officialisées, mais sur lesquelles continue de régner une certaine opacité. Les ministres les plus généreux ont distribué plus de 3500 euros mensuels (soit 42.000 euros par an) de revenus bruts complémentaires par collaborateur. Plus de deux SMICS par mois, en somme. En plus du salaire ! Et il ne s'agit là que d'une moyenne.

Le premier ministre, pour sa part, accordait une misère à ses collaborateurs: un peu plus de 2700 euros par mois et par personne en moyenne (soit 33.000 euros par an). C'est ce que révèlent les 100 pages de tableaux du dernier "jaune budgétaire" annexé au projet de loi de finances 2014 sur les "personnels affectés dans les cabinets ministériels". Un document aride et visiblement négligé.

À l'heure où le nouveau chef du gouvernement, Manuel Valls, dit vouloir traquer l'embonpoint dans les budgets de l'État, les primes ministérielles officielles témoignent de la générosité de la République -ses salariés et précaires- envers ses serviteurs. Et, pour ne pas ajouter aux aigreurs légitimes des contibuables, ne sont pas décomptés les personnels de cabinet chargés des "fonctions de support", tels les gardes du corps, chauffeurs, secrétaires, cuisiniers, serveurs, maîtres d'hôtel, femmes de chambre, le menu fretin qui représente environ 2500 personnes, et dont les primes oscillent individuellement entre 200 et 500 euros par mois.
Pour compenser les servitudes de la fonction

"Indemnité pour sujétions particulières" (ISP) 
C'est sous ce vocable pudique que l'administration qualifie les enveloppes qui se distribuaient autrefois de la main à la main et que Lionel Jospin a souhaité intégrer dans les fiches de paie des collaborateurs de ministres en 2001. Ces bonus sont accordés en principe pour compenser les servitudes de la fonction. Avec 42.000 euros de complément de revenu annuel par personne, c'est donc à la Décentralisation, chez Anne-Marie ­Escoffier, pourtant simple ministre déléguée de 72 ans, que les membres de cabinet étaient les mieux lotis en 2013. Cette landaise, sénatrice PRG de l'Aveyron, avait été préfète de l'...Aveyron ! Sans diplôme universitaire, après plusieurs années à l'université de Lyon. En février 2013, elle parlait d'or à La Dépêche: "Au fond, je ne pense pas être une femme politique. Je crois en revanche que je donne priorité partout à l'humain. Pour moi, donner un sens à sa vie, c'est la donner pour l'autre. Se sentir responsable et redevable envers son pays."

La bande à Filippetti arrive en deuxième position, à équivalence de primes.  Un "fromage", la Culture, quand le cinéma, dit-on, se meurt, que les artistes manquent de subventions et que les intermittents crient famine? Comme les autres, les intermittents du spectacle gagneraient à ce que la ministre maîtrise mieux ses dossiers et soit davantage présente, mais elle ne s'est pas oubliée pour autant. 
Où puise-t-elle les moyens de cette générosité, puisque le budget de son ministère pour 2013 était en baisse de 2 % par rapport à celui de 2012?
Indépendamment de sa prodigalité, elle a suscité une fronde anti-Filippetti... Après Frédéric ­Mit­terrand qui, dans les colonnes du ­Figaro, dénonçait le 1er juillet, une "politique dogmatique" Rue de Valois, Philippe Caubère s'est libéré dans une tribune assassine parue dans Libération du lundi 15 juillet 2013. Le comédien y dénonçait un manque de courage de la ministre de la Culture. Pis, il prêtait à l'ancienne députée de Moselle des "arguments démagogiques, creux", ainsi qu'un comportement "dictatorial, partial et immoral". Mais elle a été reconduite par Valls, celui qui entend et comprend !
Fille d'un ancien mineur de fond immigré d'Italie et maire communiste, cette socialiste s'est intégrée au-delà de toute espérance, a fait l'ENS et a enseigné à Versailles et Neuilly-sur-Seine. Elle dit cependant avoir pris des coups de son précédent compagnon l'économiste Thomas Piketty (cf. libellé), mais vit actuellement avec Frédéric de Saint-Sernin, ancien secrétaire d’État (UMP) et actuel président du Stade rennais football club. Elle s'est distinguée à maintes reprises pour des frictions avec Jéôme Cahuzac ou des voyages éclairs mais lointains, dont celui à l'Ile Maurice pour la Noël 2012 (lien PaSiDupes - Bling-bling: Moscovici, Fabius et Filippetti transgressent les consignes de l'Elysée, à l'instar de Cécile Duflot aux Maldives avec débauche de production de CO2.  
Le budget de la culture est annoncé en baisse de 2,8 % en 2014... Survivront-ils, ses collaborateurs et elle ?

La médaille de bronze échoit au cabinet de la discrète Sylvia Pinel, qui bricolait au ministère de l'Artisanat, du Commerce et du Tourisme, versant 40.000 euros de primes annuelles en moyenne à huit des treize collaborateurs déclarés dans les documents budgétaires.

Jusqu'à l'équipe de Nicole Bricq, ­cette ministre du Commerce qui fit polémique en dénigrant la cuisine gastronomique de l'Élysée lors de la récente visite du président chinois à Paris, entre dans le "top 10" des ministères où l'on était mieux traité qu'à Matignon. Sa garde rapprochée a perçu en 2013 plus de 34.000 euros brut de prime par personne. "Pas si 'dégueulasse' que ça la cuisine ministé­rielle", ironise un préfet qui a bien connu cette limogée du nouveau gouvernement.

Christiane Taubira, Laurent Fabius, Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, Marisol Touraine, Jean-Yves Le Drian, Najat Vallaud-Belkacem ou Stéphane Le Foll ont, pour leur part, été moins visibles et plus habiles, selon un haut fonctionnaire de Bercy, restant " dans les clous" en surfacce, ne lâchant guère plus de 2.200 euros de primes par mois  en moyenne à leurs troupes pléthoriques.

Parce que les moins bien dotés, les ministres les moins généreux étaient aux Anciens combattants ou aux Personnes handicapées, avec 1000 euros mensuels par collaborateur.
Et chez Michel Sapin, par chance, point d'obligation de résultats  
Ses collaborateurs s'estiment heureux de ne pas être primés en rapport de leur compétence. ­Ils ont tout de même eu droit à une rallonge de 670 euros brut mensuels, quand le ministre parlait beaucoup au ministère du Travail, sans parvenir à infléchir la courbe du chômage. À croire que sa propension à tenir serrés les cordons de la bourse le ­pré­disposait à occuper sous Valls les ­Fi­nan­ces et les Comptes publics.


jeudi 21 juin 2012

Et quatre ministres de plus au gouvernement Ayrault 2

Le remaniement du gouvernement 

Après un léger remaniement opéré jeudi 21 au soir, le nouveau gouvernement compte désormais 38 ministres, soit quatre de plus que le premier qui a suivi l'élection de François Hollande.
Quatre nouveaux ministres dans le gouvernement Ayrault (en haut de gauche à droite) : Guillaume Garot (Agroalimentaire), Anne-Marie Escoffier (Décentralisation), Thierry Repentin (Formation professionnelle), et Hélène Conway (Français de l’étranger). 

Un record du nombre des ministres ? 
Les socialistes en campagne avaient promis une quinzaine de ministères, mais, malgré la dette publique,  ils approchent la quarantaine:  un nombre élevé même s'il n'atteint pas les sommets des années 1990 (49 ministres pour Michel Rocard).
Il faut d'ailleurs prendre en compte que le gouvernement Ayrault II ne comprend que des ministres (ou ministres-délégués) au détriment des secrétaires d'Etat qui étoffaient jusque là les précédents exécutifs successifs et avaient un coût moindre.


L'insupportable Taubira crée la zizanie
Ayrault II est marqué par la promotion de la petite Batho Delphine (1973), une spécialiste proclamée de la sécurité mais qui passe du ministère de la Justice où elle était sous la houlette de Christiane Taubira à l’Ecologie, à  un ministère de " pleine autorité ", au détriment de Nicole Bricq qui est évincée tout en héritant d’un ministère de plein exercice, le Commerce extérieur: spécialiste des questions d'économie, elle retrouve un domaine qu'elle connaît mieux.
L'ex-députée des Deux-Sèvres qui servait jusqu'ici à tenir au chaud  le siège de Sa Cynique Majesté Royal s'accommodait très mal de la tutelle de la Garde des Sceaux, Christiane Taubira, venue de Guyane où elle s'était dispensée de campagne des législatives en ne briguant plus le renouvellement de son siège.

Ancienne présidente de la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (la FIDL, qui se défend pourtant d'être subordonnée au PS), la petite Batho devint d'abord vice-présidente de SOS Racisme de 1992 à 1998 et secrétaire nationale chargée des questions de sécurité au PS de 2003 à 2008.

Agé de 49 ans, Thierry Repentin, sénateur de Savoie est un spécialiste reconnu de la question du logement et préside le mouvement HLM depuis décembre 2008. Il est nommé ministre délégué à la Formation professionnelle et l’Apprentissage.
Il est spécialiste des questions de logement. Il a travaillé avec l'ancien secrétaire d'Etat au Logement sous Jospin, avant de devenir président du mouvement HLM fin 2008. Durant la campagne présidentielle de François Hollande, il était responsable du pôle thématique "Habitat, politique de la ville". Il hérite d'un poste qui n'existait pas dans le premier gouvernement Ayrault, malgré une importance certaine dans la lutte contre le chômage.

Anne-Marie Escoffier, 69 ans, , haut fonctionnaire de l’Administration et ancienne préfète, cette sénatrice de l’Aveyron, apparentée Parti radical de gauche, est nommée ministre déléguée chargée de la décentralisation.
Elle est membre du Parti radical de gauche, allié au PS et ancienne préfète. Au Sénat, elle était vice-présidente de la délégation sénatoriale aux collectivités territoriales et à la décentralisation. Elle était entrée en 1989 au ministère de l'Intérieur et de la décentralisation comme administrateur civil, et avait intégré, trois ans plus tard, le corps de l'inspection générale de l'administration en qualité d'inspecteur.

Guillaume Garot
est nommé ministre délégué à l’Agroalimentaire, auprès du ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll, est âgé de 46 ans.
A 46 ans, ce proche collaborateur de la présidente de Poitou-Charentes - devenu l'un de ses porte-parole en 2009 - est la "surprise" de ce remaniement. Il s'est imposé en 2007 dans le fief de l'ex-ministre UMP François d'Aubert, devenant ainsi le premier député de gauche élu en Mayenne dans un scrutin majoritaire. Ce Breton de plus au gouvernement de l'ex-sénateur-maire de Nantes - le 6e ! - a ensuite ravi à la droite, un an plus tard, la mairie de Laval, avant de rejoindre, carriériste, l'équipe de Bertrand Delanoë à la mairie de Paris.

Hélène Conway est une enseignante, membre du Parti socialiste, élue sénatrice des Français de l’étranger le 25 septembre 2011. A 51 ans, elle est nommée ministre déléguée chargée des Français de l’étranger et avait été élue sénatrice des Français de l’étranger le 25 septembre dernier. Elle est diplômée de l'Institut des hautes études de défense nationale, et membre du conseil d'administration de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger. Née en Algérie, elle a vécu vingt-cinq ans à l'étranger, notamment en Irlande et au Royaume-Uni, où elle était professeur d'université. Elle a créé, en 1997, une section du Parti socialiste à Dublin. Au Sénat, elle avait notamment été désignée secrétaire de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, ainsi que présidente du groupe d'amitié France-Canada.

Quatre ministres amovibles: Delphine Batho, Marie-Arlette Carlotti, Nicole Bricq et Yamina Benguigui.


Gouvernement Ayrault 2

M. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères

M. Vincent Peillon, ministre de l’Education nationale

Mme Christiane Taubira, Garde des Sceaux, ministre de la Justice

M. Pierre Moscovici, ministre de l’Economie et des finances

Mme Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé

Mme Cécile Duflot, ministre de l’Egalité des territoires et du Logement

M. Manuel Valls, ministre de l’Intérieur

Mme Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur

M. Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif

Mme Delphine Batho, ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie

M. Michel Sapin, ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social

M. Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense

Mme Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la communication

Mme Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

Mme Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, porte-parole du Gouvernement

M. Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt

Mme Marylise Lebranchu, ministre de la Réforme de l’Etat, de la Décentralisation et de la Fonction publique

M. Victorin Lurel, ministre des Outre-mer

Mme Sylvia Pinel, ministre de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme

Mme Valérie Fourneyron, ministre des Sports, de la Jeunesse, de l’Education populaire et de la Vie associative

M. Jérôme Cahuzac, ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des Finances, chargé du Budget

Mme George Pau-Langevin, ministre déléguée auprès du ministre de l’Education nationale, chargée de la Réussite éducative

M. Alain Vidalies, ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Relations avec le Parlement

M. François Lamy, ministre délégué auprès de la ministre de l’Egalité des territoires et du logement, chargé de la Ville

M. Bernard Cazeneuve, ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé des Affaires européennes

Mme Michèle Delaunay, ministre déléguée auprès de la ministre des Affaires sociales et de la Santé, chargée des Personnes âgées et de l’Autonomie

M. Benoît Hamon, ministre délégué auprès du ministre de l’économie et des finances, chargé de l’Economie sociale et solidaire et - un additif - de la Consommation.

Mme Dominique Bertinotti, ministre déléguée auprès de la ministre des Affaires sociales et de la Santé, chargée de la Famille.

Mme Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée auprès de la ministre des Affaires sociales et de la santé, chargée des Personnes handicapées, mais aussi de la lutte contre l’exclusion, désormais, bien qu'elle soit extrêmement partisane, voire sectaire, de l'avis de nombreux Marseillais.

M. Pascal Canfin, ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé du Développement

M. Thierry Repentin, ministre délégué auprès du ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social, chargé de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage

Mme Yamina Benguigui, ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères, chargée de la Francophonie.
Critiquée par nombre de ses collègues au gouvernement, Yamina Benguigui était l'une des surprises du gouvernement et perd la charge des Français de l'étranger pour ne conserver que la Francophonie. La réalisatrice, née en France de parents algériens, âgée de 55 ans, et élue de Paris, est connue pour son opulente chevelure noire et ses formes généreuses, mais aussi pour s'être attachée à dépeindre subjectivement l'immigration maghrébine en France et à restituer son histoire par le petit bout de sa lorgnette.

M. Frédéric Cuvillier, ministre délégué auprès de la ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, chargé des Transports, charge encore la mûle en acceptant la Mer et la Pêche.

Mme Fleur Pellerin, ministre déléguée auprès du ministre du Redressement productif, chargée des Petites et Moyennes entreprises, de l’Innovation et de l’Economie numérique

M. Kader Arif, ministre délégué auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens combattants

Mme Anne-Marie Escoffier, ministre déléguée auprès de la ministre de la réforme de l’Etat, de la décentralisation et de la Fonction publique, chargée de la décentralisation

M. Guillaume Garot, ministre délégué auprès du ministre de l’Agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, chargé de l’agroalimentaire.

Mme Hélène Conway (51 ans), ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères, chargée des Français de l’étranger.

L'équipe Ayrault compte désormais 20 ministres et 18 ministres délégués, contre respectivement 18 et 16, le 16 mai dernier, au lendemain de la prise de fonctions de François Hollande à l'Elysée.


Si la parité est préservée,
la diversité, en revanche, est toujours autant laissée pour compte, malgré quatre nouveaux arrivants...


Bien qu'il prône encore la croissance "urbi et orbi", Ayrault, surnommé "La Voix de son Maître", n'a réussi à séduire aucun communiste, pas même Robert Hue: ils n'acceptent pas de participer à ce gouvernement d'austérité.