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lundi 20 mai 2019

Arrêt en cours des soins à Vincent Lambert

Vincent Lambert n'est pas malade; il n'est pas un cas de 3fin de vie3

Sa mort programmée par un collectif de médecins déchire sa famille et la France depuis six ans  

Les idéologues de tout poil ont fait de cet accidenté de la route un sujet, malgré lui, du débat sur la "fin de vie". 
S'agit-il pourtant d'aider ce jeune quadragénaire  - à un an près, il a l'âge du président Macron - à mourir dans la dignité ? Le destin ne lui a pas retiré sa dignité d'être humain, pas plus que le pilote Michael Schumacher ou un Alzheimer.  
Paradoxe de la médecine et des idolâtres de la science, ses congénères ont décidé de lui retirer les moyens de son maintien en vie, sur la base de sa perte de conscience, mais en lui administrant d'une main des opiacés pour lui éviter toute souffrance, alors que son cerveau - centre de la conscience et de douleur - est déclaré mort, quand de l'autre main ils lui retirent l'alimentation et l'hydratation qui lui évitent le dessèchement, alors que bat naturellement le coeur. 
Les médecins n'administrent pas des traitements, mais des soins qui maintiennent la vie.
Les hommes ont décidé l'arrêt des soins apportés à Vincent Lambert,  tétraplégique en état végétatif depuis plus de 10 ans, à compter de ce lundi matin au CHU de Reims, a-t-on appris de l’avocat des parents du condamné, lesquels, opposés à cette décision, ont saisi dans l'urgence la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) et le Conseil d’Etat.

"C’est une honte, un scandale absolu; ils n’ont même pas pu embrasser leur fils", a réagi Me Jean Paillot, avocat des parents, farouchement opposés à l’interruption des traitements, qui a commencé à l’hôpital Sébastopol sur
décision du médecin Vincent Sanchez, retranché derrière une équipe de collègues. Comme un jury d'Assises, ils bénéficient du doute entourant l'identité des jurés ayant voté la mort.

Les père et mère ont saisi la CEDH, selon une procédure d’urgence pour demander le maintien des soins prodigués à leur fils, a annoncé la Cour, le Conseil d’Etat annonçant également avoir été saisi.

Une sédation "profonde et continue", jusqu'à ce que mort s'ensuive.

Les parents et deux autres membres de sa famille s’appuient sur la demande du Comité des droits des personnes handicapées de l’ONU qui a souhaité que la France suspende toute décision en attendant son examen sur le fond, a précisé la CEDH. Validée par le Conseil d'Etat fin avril, l’interruption des soins prévoit, selon une source médicale, l’arrêt des machines à hydrater et alimenter, ainsi qu’une sédation "contrôlée, profonde et continue", par prise d’analgésiques "par précaution", ce qui révèle les incertitudes des scientifiques sur les conséquences de leur geste et le risque de maltraitance, voire de crime.

Tragédie intime à l’origine, ce drame familial a été instrumentalisé par les athées sans repères, les agnostiques éclairés et les libres-penseurs libérés, défenseurs vertueux, disent-ils, du droit à la dignité de la fin de vie. 
Il déchire en revanche sa famille depuis six ans : d’un côté, son épouse Rachel, son neveu François et cinq frères et sœurs du patient veulent mettent fin à cet "acharnement thérapeutique"; de l’autre, les parents, fervents catholiques, ainsi qu'un frère et une sœur, qui s’opposent ensemble à l’arrêt des soins.

mercredi 11 avril 2018

François Hollande exécute Emmanuel Macron dans un livre

Enquête sur une affaire de parricide politique

Histoire d'un 'tueur du père' qui se fait assassiner

François Hollande refuse de rendre son dernier soupir politique sans un râle rageur. 
Il publie donc mercredi un bouquin intitulé "Les leçons du pouvoir" où, sur plus de 400 pages, il exécute son successeur, serpent qu'il a réchauffé dans son sein.
L'ancien chef de l'Etat y parle beaucoup de lui-même, mais le long bilan qu'il dresse de son quinquennat est l'occasion de planter un bon nombre de banderilles dans le président en exercice et de prendre position sur plusieurs sujets d'actualité, quand tant d'autres préfèrent se faire oublier dans une ONG. Duflot est allée squatter Oxfam et Ségolène Royal tente de fonder sa propre organisation non gouvernementale, tandis que Sapin rôde aux confins du monde politique et que Cazeneuve s'est fondu dans la nature et l'oubli.

Hollande porte la parole partout où Macron n'est pas.
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L'opération marketing mise sur pieds pour cette sortie a prévu un plan media lourd : entretien avec l'hebdomadaire L'Obs, propriété du Groupe Le Monde (Xavier Niel et Matthieu Pigasse) et du Groupe Perdriel, les sanisettes), et la réquisition du service public que Macron néglige au profit de TF1 et du groupe BFM. Il ira sur les chaînes boudées par son successeur, le JT de 20h sur France 2, la matinale de France Inter et France 5 (C à Vous)... Pour les Français, un rude moment à passer, puisqu'il ne sauront plus vers qu'elle chaîne se tourner pour oublier leurs tracas.

Hollande accuse notamment les réformes de Macron de "creuser les inégalités".
Hollande dénonce la politique fiscale de son ancien ministre de l'Economie, dans son livre, cette fois. 
"Mes gouvernements réduisaient les inégalités. Celui-là les creuse", attaque l'ancien président, après avoir déjà critiqué, à Angoulême au mois d'août, les "sacrifices inutiles" demandés aux Français et, à Séoul en octobre, la réforme de l'impôt sur la fortune.

A son ancien conseiller à l'Elysée, Hollande reproche aussi, pêle-mêle, 
le recours aux ordonnances, qui "traduisent l'abandon par le Parlement de ses prérogatives"; 
la mise à l'écart des syndicats dans les TPE, "laissant les salariés seuls face à leurs employeurs"
la suppression du secrétariat d'Etat aux victimes; 
la définition d'un statut pour la première dame (non élue).

Hollande désapprouve l'introduction d'un peu de proportionnelle 
Dans son interview à L'Obs comme auprès de France 2, Hollande a enfoncé le clou. "Mon expérience m'a prouvé que chaque fois que j'ai pu engager une concertation et négocier, j'ai réussi à réformer. Chaque fois que j'ai voulu aller trop vite ou trop brutalement, je n'ai pas été compris. La négociation prend plus de temps, mais elle produit des résultats plus solides", a-t-il taclé, sans considération du moment choisi pour faire entendre sa voix, alors que Macron affronte une conjonction de mouvements sociaux.
Sur la réforme institutionnelle envisagée par Macron, son ex-mentor estime qu'un peu de proportionnelle "priverait le chef de l'État d'un appui solide pour mener ses réformes".
Quant à la diminution du nombre de parlementaires, elle aurait "comme conséquence d'éloigner le député de ses électeurs," souligne Hollande.

Hollande, donneur de leçons

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Invité à réagir d'abord à l'actualité, mardi soir - justement sur France 2 - et donc à l'attaque chimique imputée au régime de Bachar al-Assad, Hollande estime que "la seule réaction possible (est) une frappe" aérienne, car il a la conviction qu'il y a "eu une nouvelle utilisation des armes chimiques".

Hollande met aussi en garde son ancien protégé contre un excès d'assurance, en particulier à l'international. "Pour lui, une volonté clairement affirmée et beaucoup de séduction pourvoient à tout. C'est sa méthode".
"Si on veut supprimer le statut des cheminots, on ne le fera pas sans la négociation et sans une convention collective pour tous les salariés du secteur ferroviaire qui soit au même niveau que leur statut actuel", a-t-il conseillé sur France 2.

L'ancien président de la République prend position sur d'autres réformes en cours ou à venir.
Il se dit favorable à l'euthanasie et à l'extension de la procréation médicale assistée (PMA) pour les couples de femmes. "La réforme de la PMA se fera", prédit-il.

De manière plus générale, Hollande prend ses distances avec l'effacement du clivage droite/gauche théorisé par Macron. Certains pensent que la gauche "professe une idéologie dépassée, que d'autres clivages dominent, que tout se réduit finalement à une lutte entre les tenants de l'ouverture et les partisans du repli. C'est une caricature", assène-t-il.

Hollande se dit vaincu par traîtrise

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A mots couverts, il accuse Macron de l'avoir trahi dans l'ombre. "J'ai toujours admis la compétition politique. Mais je pense qu'elle doit se livrer au grand jour et s'assumer franchement. Convenons que ce ne fut pas le cas".

En quelques formules bien senties, l'ancien chef de l'Etat règle aussi ses comptes avec d'anciens ténors du PS.
Martine Aubry, qui l'aurait assuré de son "soutien" en juin 2016, mais est restée muette, 
Arnaud Montebourg et Benoît Hamon qui, en poursuivant la "chimère" d'une réécriture des traités européens, "ont fait sombrer leur famille politique", et "ouvert à Jean-Luc Mélenchon un espace dans lequel il a constitué une force qui, si elle devenait dominante à gauche, interdirait le retour de la social-démocratie aux responsabilités".

mardi 23 janvier 2018

Des antifa et des Femen viennent perturber la "Marche pour la vie"

Des révolutionnaires et des féministes s'en prennent à la "Marche pour la vie" à Rennes et à Paris

Des contre-manifestants d'extrême-gauche agressent des manifestants pacifiques
DR
"Car pris en embuscade", rapporte Le Télégramme de Brest
Ainsi, le dimanche 21 janvier, il est 7h45 lorsqu’un bus se rendant à Paris pour la Marche pour la vie s’arrêta à l’école de Chimie, à Beaulieu (Rennes) à deux pas du centre ville, mais fut empêché de poursuivre sa route. A l’intérieur, se trouvaient des familles, des personnes âgées, mais aussi des plus jeunes , en provenance de Vannes.
Le Télégramme écrit :
"Un car affrété par l’association familiale catholique a été
bloqué pendant trois heures à Rennes par une cinquantaine de manifestants. Il acheminait vers Paris des Vannetais qui devaient participer à la 'Marche pour la vie'. Deux personnes ont eu leurs vêtements brûlés.
Le car était parti de Vannes à 6 h du matin et avait fait une première halte à Ploërmel pour embarquer d’autres personnes. Tout se passait bien jusqu’à la halte à Rennes, vers 7 h 45 près de l’école de Chimie à Beaulieu, où le car devait embarquer les derniers passagers, ceux de l’AFC de Rennes.
"On attendait le car, témoigne un passager rennais. Quand il est arrivé, on est monté à bord et le car a été encerclé par une cinquantaine de manifestants. Visiblement, ils savaient qu’on allait embarquer à cet endroit".

Un fumigène jeté à l’intérieur du car
Les manifestants, pour la plupart encagoulés ou portant un foulard, posent immédiatement des barrières à l’avant et à l’arrière du car pour le bloquer. L’un d’eux jette un fumigène à l’intérieur du car. La fusée incandescente rebondit sur une vitre et atterrit sur un siège occupé par un homme. Celui-ci parvient à se dégager, mais son manteau est brûlé. Le pull-over d’une jeune femme est également brûlé tout comme le siège, très endommagé.
Les passagers parviennent heureusement à rejeter le fumigène à l’extérieur au bout d’une quinzaine de secondes ! Une personne fait alors un malaise et est contrainte de sortir pour respirer un peu d’air frais avant de reprendre sa place à bord.
Trois heures d’angoisse
Pour les passagers, âgés de 15 à 75 ans, l’attente est longue et angoissante. "Au début, il faisait nuit. Ils jouaient du tam-tam, lançaient des cris de haine, dansaient autour du car et nous prenaient en photo. Ils ont même réussi à prendre une des feuilles de présence, raconte un responsable de l’AFC. Des passagers sont descendus pour parlementer avec eux. En vain".
La police, appelée à la rescousse, arrive environ 30 minutes après l’épisode du fumigène. La patrouille tente de raisonner les opposants, sans grand succès. Finalement, les opposants acceptent de laisser partir le car vers 10 h 30. Une annonce qui ne sera pas suivie d’effets.
Les renforts arrivent, la barrières sont enlevées.
Ce n’est que lorsque les renforts de police sont arrivés que les barrières ont pu être enlevées. Les manifestants ont alors laissé partir le car. Il était environ 11 h. Le véhicule a été escorté sur quelques centaines de mètres par la police et a pu prendre l’autoroute. Ils sont arrivés à Paris vers 16 h 15, soit une heure et demie après le début de la Marche pour la vie.

Les preneurs d'otages sont des antifa,
des anarcho-révolutionnaires, partisans violents du terrorisme intellectuel développant l'amalgame "anticommunisme = fascisme". 
"Pendant toutes les années du mitterrandisme, nous n'avons jamais été face à une menace fasciste, donc, tout antifascisme n'était que du théâtre, nous avons été face à un parti – le Front national – qui était un parti d'extrême droite, un parti populiste aussi, à sa façon, mais nous n'avons jamais été dans une situation de menace fasciste et même pas face à un parti fasciste", déclara Lionel Jospin en 2007.
A Rennes, le mode opératoire rappelle l'embuscade antifa, lors du meeting de la candidate Marine Le Pen à Nantes, en marge duquel un bus avait été arrêté sur la quatre voies par des Zadistes. C’est donc une récidive, avec attaque de bus et fumigène jeté à l'intérieur, brûlant déjà des occupants.
La non-intervention des forces de l’ordre provoque la colère et alimente la volonté d'auto-défense de certains. "30 minutes à Rennes, c’est une honte. Cela en dit long sur l’état de déliquescence de notre pays," dénonce un participant, qui affirme : "La prochaine fois, je viendrai équipé. On est beaucoup trop gentil. Faut arrêter de tendre la joue, les Catholiques ne sont pas des victimes : on ne devrait plus hésiter à répondre, puisque nous ne sommes plus protégés par ceux dont c’est la mission."

Les Jeunes communistes d’Ille et Vilaine (35) ont revendiqué leur participation au commando :
A Rennes, PS, il faut 30 minutes à la Police nationale pour réagir à l'attaque d’un bus par des antifas et des féministes locaux, le dimanche 21 janvier.


Les militants d’extrême gauche évoquent d’ailleurs cette inertie de la policepar communiqué : "Les Marcheurs pour la Vie ont appelé la police. Une voiture est arrivée, puis un flic est venu nous parler afin de nous dire que nous avions bien joué notre coup. En effet, puisque nous ne gênions pas la circulation, nous pouvions rester. Il a ensuite rassuré les marcheurs immobilisés en leur disant que nous n’étions pas un black block ! Après nous avoir demandé à quelle heure nous comptions partir, il a conclu, sarcastique : "ah, ça va, vers 10h30 ils vont rater la messe".
A Paris, ils étaient néanmoins quelque 12.000 manifestants à défiler dans l'après midiréaffirmant leur opposition à la PMA et à toute forme d’euthanasie et appelant aussi à une débanalisation de l’avortement.

Des féministes radicalisées viennent perturber le cours de la manifestation

Résultat de recherche d'images pour "Femen Marche pour la vie"
Brandissant des seaux à traire visant à récolter des dons de sperme, 
des activistes Femen sont venues perturber la "Marche pour la vie" organisée par des associations anti-avortement, ce dimanche 21 janvier.

Elles pensaient défendre ainsi "la PMA pour toutes". Les histrions hystériques  réclamaient la "charité chrétienne pour les lesbiennes" à plus d'un millier de participants à la marche.

Les contre-manifestantes aux seins nus, dont le corps était recouvert de peintures primitives, ont été rapidement écartées du cortège par le service d'ordre avec le soutien réprobateur des participants aux "sexactivistes" qui vivent de l'aumône de la mairie socialiste de Paris et de dons de millionnaires internationalistes. 
Une déséquilibrée, membre des Femen, a fait irruption dans la crèche géante du Vatican place Saint-Pierre, lundi 25 décembre 2017, jour de Noël, seins nus. L'activiste a subitement jeté son sac à terre et a enlevé son manteau, dévoilant sa poitrine, avant d’escalader la barrière protégeant la crèche et de se précipiter sur la statue de Jésus. Toujours selon la police, ljeune hystérique âgée de 25 ans s’est emparée de la statue de l’Enfant Jésus en criant en anglais "Dieu est femme !", a rapporté la police. D'origine ukrainienne et probablement irradiée par Tchernobyl, elle a eu le temps d'exposer sur sa poitrine le hashtag #Metoo suivi de l’inscription "Assaulted by Church" (agressée par l’Eglise !). 
Alors que s'ouvrent les Etats généraux dans le cadre de la révision de la loi de bioéthique de 2011, les participants à la Marche ont réaffirmé leur opposition à la PMA et à toute forme d'euthanasie.

dimanche 25 octobre 2015

Fin de vie provoquée: le Dr Bonnemaison condamné à deux ans... avec sursis

Mobilisés, les partisans du bon docteur ont fait pression sur la justice

Les paris du Dr Bonnemaison n'interpellent pas les jurés: sous sédation ?

Tout juste un peu mis en difficulté par un pari, le docteur Bonnemaison obtient le sursis. 
Une révélation aurait pu entacher la proclamation de sincérité du bienfaiteur des malades en fin de vie. Il est en effet avéré que l'ex-urgentiste de Bayonne a fait un pari avec les aides-soignants sur le décès d'au moins deux de ses patients. Un témoignage qui aurait pu désarmer la défense, mais son réseau d'amis a fait le forcing.

La légèreté d
u docteur Bonnemaison a sauté à la conscience des plus naïfs
quand des aides-soignants qui ont travaillé avec l'ex-urgentiste ont parlé lundi 19 octobre. Jugé en appel devant la cour d'Assises du Maine-et-Loire pour l'empoisonnement de sept personnes, malades et incurables, en fin de vie, il prenait des paris : en jeu, un gâteau au chocolat...
"Je te parie un gâteau au chocolat que, demain, elles ne sont plus là", a déclaré Nicolas Bonnemaison à la veille du décès de deux patientes. "Des propos odieux", a reconnu le médecin, mais qui servaient, mieux qu'un jogging, selon lui, à "évacuer la tension",  et n'ayant pas "vocation à être racontés". 
"On pense ce qu'on veut des plaisanteries de salle de garde, il n'empêche que les patientes sont bien décédées quelques heures après", a fait mine d'opposer la présidente, selon France Info.

"Cela n'a jamais été mon intention de faire mourir les patients, se défend le joyeux drille
Acquitté par les jurés lors d'un premier procès à Pau en 2014, une nouvelle fois, le médecin a reconnu avoir procédé à des injections pour, selon lui, mettre fin à des souffrances : de l'hypnovel, un puissant sédatif pour la première, et de l'hypnovel puis du norcuron, un médicament à base de curare, pour la seconde. "Cela n'a jamais été mon intention de faire mourir les patients", "même si je sais que ça peut accélérer la mort," a louvoyé l'urgentiste. Le procès devait s'achever le 24 octobre et n'a pas pris de retard. Nicolas Bonnemaison risquait la réclusion criminelle à perpétuité.

Lundi
en deuxième semaine, le procès a abordé les cas de deux patientes,
 celui de Françoise Iramuno, menée à la mort à 86 ans - d'un arrêt cardiaque - deux jours après son admission en avril 2011 dans le service des urgences de l'hôpital de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) où exerçait le praticien, et celui de Marguerite Buille, décédée un mois plus tard, à 72 ans, trois jours après son arrivée. 

Samedi 24 octobre, l'ex-urgentiste Bonnemaison a été condamné à deux ans de prison avec sursis pour sept "empoisonnements" de patients, en appel à Angers,  par la Cour d'assises du Maine-et-Loire.
Nicolas Bonnemaison a été reconnu coupable d'avoir délibérément donné la mort à une patiente, Françoise Iramuno, avec la circonstance aggravante de connaître sa particulière vulnérabilité. Mais, outre ce sursis, il a été acquitté pour les six autres patients pour lesquels il était jugé. L'avocat général Olivier Tcherkessoff avait requis vendredi cinq ans de prison avec sursis contre l'ex-urgentiste, tout en reconnaissant qu'il n'est "pas un assassin, pas un empoisonneur au sens commun de ces termes".
Pourtant, cet avocat général avait décrit un médecin de droit divin :
"Ses patients répondaient-ils aux conditions de mise sous sédation ? Oui. A t-il agi conformément aux bonnes pratiques de sédation ? Non.
Il ne note rien dans ses dossiers. Il n'indique ni les prescriptions, ni les dosages. Il utilise un médicament – le Norcuron, un curare – qu'il n'a pas le droit d'utiliser. Il ne parle pas toujours avec les familles pour leur expliquer ce qu'il fait. Il ignore les équipes soignantes. Nicolas Bonnemaison n'est pas dans le 'colloque singulier' entre un médecin et son patient. Il franchit la ligne rouge en toute connaissance de cause." Suggérait-il la préméditation ?
Ce jugement donne le sentiment d'une mascarade jouée par des acteurs extérieurs au procès.
L'accusé est resté tête baissée, impassible (soulagé), à discuter avec ses avocats, à l'énoncé du verdict, au terme de six heures de délibération des jurés. Il a ensuité calmement embrassé ses proches les uns après les autres, tandis que des larmes coulaient sur les joues de Julie, son épouse. "Je m'y attendais, pour sauver certaines institutions", a-t-elle déclaré.

La présidente lui a rappelé qu'il pouvait former un pourvoi en cassation dans un délai de cinq jours. Ses avocats, Me Benoît Ducos-Ader et Arnaud Dupin, ont indiqué qu'ils se donnent "le temps de la réflexion".

"On est acquitté sur 6 cas sur 7, on va dire qu'on a gagné aux points"

Ce sont les termes d'un autre joueur, Me Ducos-Ader, qui a surtout décrit un Dr Bonnemaison  "soulagé, parce que, pour lui, c'est la fin de ce calvaire judiciaire". Un calvaire qui ne conduit pas à la fin d'une vie.

Les pro-euthanasie ont mené le combat


Cabine à suicide 
(série TV Futurama)
Dans ce "dossier" (sic) devenu depuis 2011 emblématique de l'euthanasie et de l'extrême fin de vieNicolas Bonnemaison était porteur des espoirs des réseaux de l’euthanasie, des frères partisans de la "Bonne Mort" par euthanasie.

Un accident vasculaire cérébral hémorragique avait eu raison de Françoise Iramuno, après l'avoir plongée dans le coma. Décrivant le "tableau catastrophique" d'une "patiente en fin d'agonie," Nicolas Bonnemaison lui avait injecté un puissant sédatif sans en informer la famille.

Le fils de l'octogénaire a estimé au procès qu'on lui a "volé les derniers moments" avec sa mère. La famille Iramuno était l'une des deux à s'être constituée partie civile, pour "obtenir des réponses". Aucune famille n'avait porté plainte.

La compagnie de cabines à suicide 
la plus utilisée par les Terriens 
depuis 2008, selon le manga Gunnm, 
semble être la compagnie Vitamor. 
Pour 25 cents, elle offre la liberté de se donner 
la mort que l'on souhaite : "rapide et indolore" 
ou "lente et effroyable".
"On est satisfaits de la décision, on n'a pas fait deux assises pour rien, nos clients sont soulagés", a déclaré Me Valérie Garmendia, avocate des époux Iramuno. Pour elle, c'est "la rapidité du déroulement des faits" qui a démontré l'intention de donner la mort à Mme Iramuno.Tout au long d'un procès dont l'issue était connue d'avance, l'ancien urgentiste a martelé avoir cherché à "soulager, pas tuer", face à des patients en agonie, en souffrance de toute fin de vie, même s'il a reconnu des "torts". 

Nicolas Bonnemaison avait été radié par le conseil de l'Ordre peu après son acquittement de 2014. Pas plus à Pau qu'à Angers, l'accusation n'avait requis contre lui l'interdiction d'exercer la médecine.
 "La médecine, c'est ma vie; les patients sont ma vie et ils me manquent".

VOIR et ENTENDRE
 la conférence donnée par le président de l'association catholique traditionaliste Civitas, Alain Escada,  pour France Action Jeunesse le jeudi 26 février à Conflans-Sainte-Honorine. Il y analyse les motivations et les réseaux des "frères", partisans de la "Bonne Mort" par euthanasie, qui sont près de réussir encore une fois leur tâche:

 

La défense  est allée chercher des témoins en Belgique

La presse a veillé à ne pas donner à l'appel à Angers le fort retentissement médiatique du procès de Pau.
 
Le Parquet général de Pau avait donné le ton, indiquant dans un communiqué laconique destiné à dédramatiser le problème : "prenant en compte l'ensemble des éléments de cette affaire, la procureure générale près la cour d'Appel a estimé nécessaire de relever appel de la décision" du 25 juin. L'institution a ensuite été avisée de la localisation du procès en appel, par un arrêt du 6 août pris - au plus fort des vacances estivales - par la chambre criminelle de la Cour de cassation.

La solidarité du corps médical n'est pas faite pour faciliter les délibérations des jurés en leur âme et conscience
La comédie judiciaire s'est jouée en dehors de la justice. Le procès en appel qui pendant deux semaines a vu défiler professeurs, médecins, anciens ministres - dont le père de la loi sur la fin de vie Jean Leonetti - a été aussi technique et dense qu'en première instance, mais peut-être plus apaisé qu'à Pau. Il a aussi été par moments difficilement soutenable, avec des descriptions détaillées d'agonies.

le Dr Bernard Kouchner est venu témoigner en faveur de son confrère. En politicien, l'ancien ministre  a  d'abord dénoncé le "conservatisme médical" qu'il a accusé d'opposer son inertie aux évolutions législatives sur la fin de vie, parlant d'une "sorte d'obscurantisme voulu". 

La pression était forte sur les jurés. La loi Léonetti de 2005, la récente proposition de loi Claeys-Léonetti, qui instaurerait un droit à "une sédation profonde et continue jusqu'au décès", vont selon lui dans le bon sens: "Combattre la souffrance". Plus tard, à une question de l'avocat général Benjamin Alla, il ne cache pas sa propre opinion: "Mon regret est qu'on n'ait pas avancé sur la mort choisie".
Et le Dr Chaussoy participe au débat. 
Le Dr Chaussoy: "Moi aussi j'aurais pu me retrouver sur ce banc...»

Médecin anesthésiste-réanimateur, Frédéric Chaussoy, 62 ans, était l'autre témoin phare de la journée. Lui aussi cité par la défense, et lui aussi présent au procès de Pau (Pyrénées-Atlantiques) en juin 2014, il salue l'accusé, son ami, son «confrère», en ces termes: «J'aurais envie de m'asseoir à côté du Docteur Bonnemaison. Moi aussi j'aurais pu me retrouver sur ce banc...»

Frédéric Chaussoy est le médecin de l'affaire Vincent Humbert, ce jeune qui, malgré sa tétraplégie, avait écrit au président Chirac pour demander «le droit de mourir» et qu'il avait aidé à «rejoindre son paradis blanc» en 2003. Mis en examen pour «empoisonnement avec préméditation», le praticien avait finalement bénéficié d'un non-lieu.

Il raconte cette singulière histoire, décrit les circonstances qui l'ont conduit au choix d'injecter du chlorure de potassium à ce garçon à l'agonie. Puis il souligne: "Comme Nicolas Bonnemaison, j'ai voulu accompagner jusqu'au bout du bout mon patient. Pourquoi l'un s'est retrouvé avec un non lieu, l'autre en cour d'assises ?» Et d'insister: «Nous sommes des médecins de la vie, pas de la mort. Moi aussi, j'ai franchi la ligne jaune. Si je l'ai fait, ce n'était pas pour tuer, mais pour soulager. Comme moi, le Docteur Bonnemaison n'est pas un assassin, pas un empoisonneur.»
Emu, Frédéric Chaussoy s'est alors tourné vers lui: «Nicolas, non seulement tu es un bon médecin, mais un homme bon. Toi qui a voulu rendre à tes patients leur dignité, j'espère que la cour d'assises, au nom du peuple français, saura te rendre la tienne.
Des militants ont  également été appelés de Belgique pour témoigner de ce qui se fait ailleurs en matière de fin de vie. Un aspect inattendu de la mondialisation...

dimanche 4 janvier 2015

Belgique : la justice refuse la peine de mort à un violeur récidiviste, mais lui accorde l'euthanasie...

Le violeur Frank Van Den Bleeken sera euthanasié le 11 janvier

Les médecins travaillent le dimanche, pas les juges

Le violeur en série et meurtrier condamné, qui ne cessait de demander à être autorisé à mourir pour des motifs psychologiques, sera euthanasié à la prison à Bruges, annonce "De Morgen". "L'euthanasie sera en effet appliquée", a révélé l'une des porte-parole du ministère de la Justice au journal flamand.

"Maintenant, le moment est venu"
Après de multiples condamnations pour viol et un assassinat et trente années en prison, commente le ministère belge, qui a fixé la date au 11 janvier. L'État estime que le condamné Frank Van Den Bleeken a suffisamment enduré de souffrances psychologiques. Son son avocat, Jos Vander Velpen, les juge "insupportables". Sa demande  d'euthanasie a été acceptée en septembre dernier.

L'euthanasie, solution de rechange à la peine de mort

L'euthanasie qui a été légalisée en Belgique dès 2002, sous condition de capacité de discernement, tombe à pic, puisque la peine de mort a été supprimée par la loi du 10 juillet 1996.

L'euthanasie a 
enregistré un record de 1.807 cas en 2013 et s'est banalisée au point que le violeur récidiviste a pu opter pour ce biais, puisqu'il est malade mais conscient et a formulé la demande réglementaire  "de façon volontaire, réfléchie et répétée".

Frank Van Den Bleeken, 52 ans, qui se considère lui-même comme une menace pour la société, a refusé sa libération anticipée, mais estimait ses conditions de détention inhumaines, selon un entretien accordé à un media belge.

Son avocat et la porte-parole du ministère de la Justice refusent de  communiquer sur l'article du journal De Morgen  et sur le détournement de la loi sur l'euthanasie pour des raisons psychologiques. 
Cette affaire fait suite, en octobre dernier, à l'euthanasie controversée d'un transsexuel dépressif... et jette un peu plus le trouble sur un projet de loi qui fait débat en France. On ne peut en effet s'interdire d'entrevoir la possibilité de dérives. "C'est la preuve même que ces lois sont dangereuses. L'Etat n'est pas là pour vous dire : Vous voulez mourir ? On va vous arranger ça", fulmine  Bernard Debrédéputé UMP et professeur en médecine.
 
Les réseaux sociaux expriment le bon sens populaire contre les abolitionnistes qui avaient milité sur le caractère inhumain  de la  peine de mort, y compris pour des violeurs et des tortionnaires. Les humanistes distingués se trouvent aujourd'hui confrontés au système D des criminels qui ont trouvé dans l'euthanasie la parade à la vertu de leurs bourreaux exemplaires.