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dimanche 25 octobre 2015

Fin de vie provoquée: le Dr Bonnemaison condamné à deux ans... avec sursis

Mobilisés, les partisans du bon docteur ont fait pression sur la justice

Les paris du Dr Bonnemaison n'interpellent pas les jurés: sous sédation ?

Tout juste un peu mis en difficulté par un pari, le docteur Bonnemaison obtient le sursis. 
Une révélation aurait pu entacher la proclamation de sincérité du bienfaiteur des malades en fin de vie. Il est en effet avéré que l'ex-urgentiste de Bayonne a fait un pari avec les aides-soignants sur le décès d'au moins deux de ses patients. Un témoignage qui aurait pu désarmer la défense, mais son réseau d'amis a fait le forcing.

La légèreté d
u docteur Bonnemaison a sauté à la conscience des plus naïfs
quand des aides-soignants qui ont travaillé avec l'ex-urgentiste ont parlé lundi 19 octobre. Jugé en appel devant la cour d'Assises du Maine-et-Loire pour l'empoisonnement de sept personnes, malades et incurables, en fin de vie, il prenait des paris : en jeu, un gâteau au chocolat...
"Je te parie un gâteau au chocolat que, demain, elles ne sont plus là", a déclaré Nicolas Bonnemaison à la veille du décès de deux patientes. "Des propos odieux", a reconnu le médecin, mais qui servaient, mieux qu'un jogging, selon lui, à "évacuer la tension",  et n'ayant pas "vocation à être racontés". 
"On pense ce qu'on veut des plaisanteries de salle de garde, il n'empêche que les patientes sont bien décédées quelques heures après", a fait mine d'opposer la présidente, selon France Info.

"Cela n'a jamais été mon intention de faire mourir les patients, se défend le joyeux drille
Acquitté par les jurés lors d'un premier procès à Pau en 2014, une nouvelle fois, le médecin a reconnu avoir procédé à des injections pour, selon lui, mettre fin à des souffrances : de l'hypnovel, un puissant sédatif pour la première, et de l'hypnovel puis du norcuron, un médicament à base de curare, pour la seconde. "Cela n'a jamais été mon intention de faire mourir les patients", "même si je sais que ça peut accélérer la mort," a louvoyé l'urgentiste. Le procès devait s'achever le 24 octobre et n'a pas pris de retard. Nicolas Bonnemaison risquait la réclusion criminelle à perpétuité.

Lundi
en deuxième semaine, le procès a abordé les cas de deux patientes,
 celui de Françoise Iramuno, menée à la mort à 86 ans - d'un arrêt cardiaque - deux jours après son admission en avril 2011 dans le service des urgences de l'hôpital de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) où exerçait le praticien, et celui de Marguerite Buille, décédée un mois plus tard, à 72 ans, trois jours après son arrivée. 

Samedi 24 octobre, l'ex-urgentiste Bonnemaison a été condamné à deux ans de prison avec sursis pour sept "empoisonnements" de patients, en appel à Angers,  par la Cour d'assises du Maine-et-Loire.
Nicolas Bonnemaison a été reconnu coupable d'avoir délibérément donné la mort à une patiente, Françoise Iramuno, avec la circonstance aggravante de connaître sa particulière vulnérabilité. Mais, outre ce sursis, il a été acquitté pour les six autres patients pour lesquels il était jugé. L'avocat général Olivier Tcherkessoff avait requis vendredi cinq ans de prison avec sursis contre l'ex-urgentiste, tout en reconnaissant qu'il n'est "pas un assassin, pas un empoisonneur au sens commun de ces termes".
Pourtant, cet avocat général avait décrit un médecin de droit divin :
"Ses patients répondaient-ils aux conditions de mise sous sédation ? Oui. A t-il agi conformément aux bonnes pratiques de sédation ? Non.
Il ne note rien dans ses dossiers. Il n'indique ni les prescriptions, ni les dosages. Il utilise un médicament – le Norcuron, un curare – qu'il n'a pas le droit d'utiliser. Il ne parle pas toujours avec les familles pour leur expliquer ce qu'il fait. Il ignore les équipes soignantes. Nicolas Bonnemaison n'est pas dans le 'colloque singulier' entre un médecin et son patient. Il franchit la ligne rouge en toute connaissance de cause." Suggérait-il la préméditation ?
Ce jugement donne le sentiment d'une mascarade jouée par des acteurs extérieurs au procès.
L'accusé est resté tête baissée, impassible (soulagé), à discuter avec ses avocats, à l'énoncé du verdict, au terme de six heures de délibération des jurés. Il a ensuité calmement embrassé ses proches les uns après les autres, tandis que des larmes coulaient sur les joues de Julie, son épouse. "Je m'y attendais, pour sauver certaines institutions", a-t-elle déclaré.

La présidente lui a rappelé qu'il pouvait former un pourvoi en cassation dans un délai de cinq jours. Ses avocats, Me Benoît Ducos-Ader et Arnaud Dupin, ont indiqué qu'ils se donnent "le temps de la réflexion".

"On est acquitté sur 6 cas sur 7, on va dire qu'on a gagné aux points"

Ce sont les termes d'un autre joueur, Me Ducos-Ader, qui a surtout décrit un Dr Bonnemaison  "soulagé, parce que, pour lui, c'est la fin de ce calvaire judiciaire". Un calvaire qui ne conduit pas à la fin d'une vie.

Les pro-euthanasie ont mené le combat


Cabine à suicide 
(série TV Futurama)
Dans ce "dossier" (sic) devenu depuis 2011 emblématique de l'euthanasie et de l'extrême fin de vieNicolas Bonnemaison était porteur des espoirs des réseaux de l’euthanasie, des frères partisans de la "Bonne Mort" par euthanasie.

Un accident vasculaire cérébral hémorragique avait eu raison de Françoise Iramuno, après l'avoir plongée dans le coma. Décrivant le "tableau catastrophique" d'une "patiente en fin d'agonie," Nicolas Bonnemaison lui avait injecté un puissant sédatif sans en informer la famille.

Le fils de l'octogénaire a estimé au procès qu'on lui a "volé les derniers moments" avec sa mère. La famille Iramuno était l'une des deux à s'être constituée partie civile, pour "obtenir des réponses". Aucune famille n'avait porté plainte.

La compagnie de cabines à suicide 
la plus utilisée par les Terriens 
depuis 2008, selon le manga Gunnm, 
semble être la compagnie Vitamor. 
Pour 25 cents, elle offre la liberté de se donner 
la mort que l'on souhaite : "rapide et indolore" 
ou "lente et effroyable".
"On est satisfaits de la décision, on n'a pas fait deux assises pour rien, nos clients sont soulagés", a déclaré Me Valérie Garmendia, avocate des époux Iramuno. Pour elle, c'est "la rapidité du déroulement des faits" qui a démontré l'intention de donner la mort à Mme Iramuno.Tout au long d'un procès dont l'issue était connue d'avance, l'ancien urgentiste a martelé avoir cherché à "soulager, pas tuer", face à des patients en agonie, en souffrance de toute fin de vie, même s'il a reconnu des "torts". 

Nicolas Bonnemaison avait été radié par le conseil de l'Ordre peu après son acquittement de 2014. Pas plus à Pau qu'à Angers, l'accusation n'avait requis contre lui l'interdiction d'exercer la médecine.
 "La médecine, c'est ma vie; les patients sont ma vie et ils me manquent".

VOIR et ENTENDRE
 la conférence donnée par le président de l'association catholique traditionaliste Civitas, Alain Escada,  pour France Action Jeunesse le jeudi 26 février à Conflans-Sainte-Honorine. Il y analyse les motivations et les réseaux des "frères", partisans de la "Bonne Mort" par euthanasie, qui sont près de réussir encore une fois leur tâche:

 

La défense  est allée chercher des témoins en Belgique

La presse a veillé à ne pas donner à l'appel à Angers le fort retentissement médiatique du procès de Pau.
 
Le Parquet général de Pau avait donné le ton, indiquant dans un communiqué laconique destiné à dédramatiser le problème : "prenant en compte l'ensemble des éléments de cette affaire, la procureure générale près la cour d'Appel a estimé nécessaire de relever appel de la décision" du 25 juin. L'institution a ensuite été avisée de la localisation du procès en appel, par un arrêt du 6 août pris - au plus fort des vacances estivales - par la chambre criminelle de la Cour de cassation.

La solidarité du corps médical n'est pas faite pour faciliter les délibérations des jurés en leur âme et conscience
La comédie judiciaire s'est jouée en dehors de la justice. Le procès en appel qui pendant deux semaines a vu défiler professeurs, médecins, anciens ministres - dont le père de la loi sur la fin de vie Jean Leonetti - a été aussi technique et dense qu'en première instance, mais peut-être plus apaisé qu'à Pau. Il a aussi été par moments difficilement soutenable, avec des descriptions détaillées d'agonies.

le Dr Bernard Kouchner est venu témoigner en faveur de son confrère. En politicien, l'ancien ministre  a  d'abord dénoncé le "conservatisme médical" qu'il a accusé d'opposer son inertie aux évolutions législatives sur la fin de vie, parlant d'une "sorte d'obscurantisme voulu". 

La pression était forte sur les jurés. La loi Léonetti de 2005, la récente proposition de loi Claeys-Léonetti, qui instaurerait un droit à "une sédation profonde et continue jusqu'au décès", vont selon lui dans le bon sens: "Combattre la souffrance". Plus tard, à une question de l'avocat général Benjamin Alla, il ne cache pas sa propre opinion: "Mon regret est qu'on n'ait pas avancé sur la mort choisie".
Et le Dr Chaussoy participe au débat. 
Le Dr Chaussoy: "Moi aussi j'aurais pu me retrouver sur ce banc...»

Médecin anesthésiste-réanimateur, Frédéric Chaussoy, 62 ans, était l'autre témoin phare de la journée. Lui aussi cité par la défense, et lui aussi présent au procès de Pau (Pyrénées-Atlantiques) en juin 2014, il salue l'accusé, son ami, son «confrère», en ces termes: «J'aurais envie de m'asseoir à côté du Docteur Bonnemaison. Moi aussi j'aurais pu me retrouver sur ce banc...»

Frédéric Chaussoy est le médecin de l'affaire Vincent Humbert, ce jeune qui, malgré sa tétraplégie, avait écrit au président Chirac pour demander «le droit de mourir» et qu'il avait aidé à «rejoindre son paradis blanc» en 2003. Mis en examen pour «empoisonnement avec préméditation», le praticien avait finalement bénéficié d'un non-lieu.

Il raconte cette singulière histoire, décrit les circonstances qui l'ont conduit au choix d'injecter du chlorure de potassium à ce garçon à l'agonie. Puis il souligne: "Comme Nicolas Bonnemaison, j'ai voulu accompagner jusqu'au bout du bout mon patient. Pourquoi l'un s'est retrouvé avec un non lieu, l'autre en cour d'assises ?» Et d'insister: «Nous sommes des médecins de la vie, pas de la mort. Moi aussi, j'ai franchi la ligne jaune. Si je l'ai fait, ce n'était pas pour tuer, mais pour soulager. Comme moi, le Docteur Bonnemaison n'est pas un assassin, pas un empoisonneur.»
Emu, Frédéric Chaussoy s'est alors tourné vers lui: «Nicolas, non seulement tu es un bon médecin, mais un homme bon. Toi qui a voulu rendre à tes patients leur dignité, j'espère que la cour d'assises, au nom du peuple français, saura te rendre la tienne.
Des militants ont  également été appelés de Belgique pour témoigner de ce qui se fait ailleurs en matière de fin de vie. Un aspect inattendu de la mondialisation...

dimanche 26 janvier 2014

Hollande a fédéré 160.000 opposants en colère, dimanche à Paris

"Jour de colère" contre les impôts, le chômage et les atteintes à la famille

"Quelques milliers" de personnes 
(120.000 à 160.000) ont crié leur révolte ce dimanche
après-midi à Paris, aux cris de "Hollande démission", à l'appel du collectif informel "Jour de colère". 

Ce collectif indépendant des partis et des syndicats dérange les militants encartés et ne convient notamment pas à la presse subventionnée et partisane. Bien qu'elle serve de relais aux syndicats, collectifs et réseaux estampillés à gauche, cette presse-là stigmatise ce groupement d'une cinquantaine d'associations qu'il est facile de qualifier d' "hétéroclite", puisqu'à la différence des autres, il n'est pas soumis au "centralisme démocratique".


Le collectif se voit accusé en outre de menaces au président, si incompétent et imprévisible qu'il soit. Les media font d'ailleurs preuve d'une inconcevable indulgence lorsque Mélenchon traite les entrepreneurs de "salopards" et réclame à Bordeaux "qu'ils dégagent tous !", mais se choquent d'entendre l'intention des autonomes du jour de "le poursuivre dans la rue, avant de le chasser dans les urnes".


Le parcours a été imposé par la préfecture cette semaine,
 ce que dénonce le collectif sur son site
Plus de 26.000 personnes avaient annoncé leur participation sur Facebook. Les manifestants sont partis de la place de la Bastille. Le cortège a dû passer par Port-Royal, direction Montparnasse, avant de rejoindre les Invalides. Ils ont défilé derrière une banderole proclamant "Français en colère, Hollande dégage". 

Slogans anti-mariage homosexuel et anti-européen 

"Non au mariage homo", "Europe sécession, la France est une Nation", criaient les manifestants, tandis que du défilé festif fusaient des fumigènes et des pétards. 
Des journalistes colporteurs d'éléments de langage et décrypteurs à la solde du pouvoir ont été accusés d'être des "collabos", s'est étonnée l'...AFP ! 

Des bérets rouges ou roses, des drapeaux tricolores, et quelques drapeaux bretons, avec la fleur de lys, symbole monarchiste, ont émaillé la manifestation. 

Les extrémismes ne se valent-ils pas ?

En marge du cortège des révoltés de la politique de Hollande et des siens, et faute de nervis, se sont agglutinés des contre-manifestants déterminés à perturber une journée qui a essentiellement réuni des familles.


Quelques centaines de sympathisants de Dieudonné ont fait des "quenelles" criant "liberté d'expression", en allusion à l'interdiction faite à l'humoriste controversé de jouer son spectacle 'Le Mur'.


Des militantes anarcho-révolutionnaires du groupe Femen ont fait de la provocation, scandant "allez brouter ailleurs", avant d'être arrêtées par les forces de l'ordre, alors que Nicolas Bedos répa.

Cohabitaient aussi dans le cortège  des partisans de l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo. 

Neuf personnes, dont seuls les prénoms sont communiqués, ont porté le mouvement,  selon le site Internet de "Jour de colère". Si celui de Frédéric Pichon, avocat de plusieurs militants du Printemps Français, n'apparaît pas clairement, il a été régulièrement cité et jamais démenti. 
De crainte du harcèlement des organisateurs, le site internet a été enregistré au Panama. Encore une leçon retenue de la Manif pour tous : le numéro de téléphone portable de Frigide Barjot, massivement communiqué à l'époque, avait rapidement été saturé de messages de donneurs de leçons de tolérance et souvent peu urbains.

Pas de représentants des partis politiques
La manifestation a tellement mobilisé d'opposants au gouvernement que l'absence de certains sympathisants n'a pas porté préjudice. 
Interrogé sur Radio J sur cette initiative du collectifs, Luc Chatel, vice-président de l'UMP et ancien ministre, a déclaré : "Je ne la soutiens pas mais je la comprends." Il estime en effet que "le président de la République élu ne cesse de fracturer la société française, d'opposer les Français les uns aux autres".

Modèle de "factieux" !
Cataloguée "très conservatrice" par le ("très socialisant") Parisien comme ne le serait pas un communiste, Christine Boutin, présidente d'honneur du Parti chrétien démocrate, a expliqué sur Canal+ ne pas vouloir "participer à une manifestation qui peut dégénérer" même si elle se reconnaît dans "cette agrégation de gens en colère".

Le collectif breton à l'origine du mouvement des Bonnets rouges avait aussi annoncé ces derniers jours qu'ils ne participeraient pas à la manifestation.

Ludovine de la Rochère, présidente de la Manif pour tous, ne compte pas non plus s'associer au collectif. L'Avenir pour tous, la nouvelle organisation de Frigide Barjot, s'était distinguée d'une action qui, selon elle, se plaçait sur "le terrain de l'opposition politique" et avait appelé à "ne pas manifester leur colère ce dimanche".




mardi 28 mai 2013

Désir, un mono-maniaque haineux à la tête du PS

Tout ramène Désir à Copé

Radicalisation du PS contre l'opposition incarnée par Copé


Désir en Lénine !
Invité de Raphaëlle Duchemin sur la radio publique France Info ce mardi, Harlem Désir était appelé à commenter les mauvais résultats du PS aux élections législatives partielles en cours. Mais quelle que soit la question, il s'en est pris avec mépris à des groupuscules et avec violence à des extrémistes, par conséquent marginaux, tout cela pour condamner l'UMP dans un nouvel amalgame dont il a fait une obsession. Mépris de l'opposition, haine de certains français et malhonnêteté intellectuelle, est-ce l'image que le PS veut donner au travers de son premier secrétaire ?
Lien PaSiDupes - " Manif pour tous : l’Europe s’inquiète de la radicalisation du pouvoir socialiste en France " : La répression socialiste interpelle les démocrates européens
VOIR et ENTENDRE en quels termes il fait l'amalgame entre la marge, radicale, comme Valls et lui, et la majorité tranquille des opposants  à la filiation homosexuelle : 
Non élu, mais coopté par l'Elysée, confirmé ensuite par les godillots de la base, mais contesté par nombre de parlementaires, Jean-Philippe Désir, dit Harlem, n'est pas légitime.
La capacité de nuire de "fake" Désir semble à ses yeux le justifier dans ses fonctions, mais l'agression verbale chronique pose le problème de la radicalisation du PS. Son obsession de l'UMP (et de son président) au profit du FN (et de Marine Le Pen) fait craindre chez lui une perte de contrôle de ses facultés de raisonnement, voire, plus globalement, mentales.
VOIR et ENTENDRE "fake" Désir mener campagne sur le service public et se laisser aller à ses déviances obsessionnelles compulsives. 
L'entretien intitulé "le PS veut 'se battre' pour conserver sa majorité absolue" est en réalité presqu'exclusivement consacré à la campagne anti-UMP du PS:

Tout sourire, la journaliste relance le premier secrétaire sur le Mariage homosexuel (dont la gauche tente d'imposer à la droite de ne plus parler) et lui tend la perche ferrée du premier mariage gay en mairie socialiste de Montpellier, demain mercredi. Désir se lâche alors en termes aussi virulents qu'incohérents puisqu'après avoir ouvert les hostilités sur un sujet sensible plutôt que de combattre la dette et le chômage, Hollande a créé une fracture entre les Français. Désir appelle maintenant à l'apaisement : un vainqueur à la Pyrrhus très peu serein !  Partisan du "baiser de la mort" de la société homosexualisée, il se déchaîne contre une supposée "volonté de récupération" et de "tension" de Jean-François Copé qu'il se permet de ne pas juger responsable alors que la  mobilisation massive du 26 mai (1.000.000 de participants) n'a connu de débordements qu'après dispersion de la manifestation officielle. Désir finit par reculer en jurant qu'il refuse toute "assimilation" de la droite républicaine avec la droite radicale! Près de la moitié du temps consacré à Copé !

Intrusion des radicaux de Greenpeace 
à l'Assemblée en décembre 2009 

Mais il récidive pourtant sur le sujet suivant: la pose d'une banderole d'opposants au siège du PS, rue de Solférino (lien PaSiDupes) ! Il réclame alors "un cordon sanitaire" ! Le PS a-t-il condamné Greenpeace qui a fait une intrusion dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale en séance ? Bien au contraire, Hollande a nommé des Verts au gouvernement Ayrault !  Interrogé sur l'arrivée programmée d'un projet de loi sur la PMA (et peut-être même la GPA) à l'automne, il botte en touche, assurant qu' ..."il ne faut pas tout mélanger" ! 

Sur la politique socialiste de la famille, Désir prétend que la majorité va préserver l'universalité mais annonce aussitôt que la République ne traitera pas tous ses enfants également: les enfants de familles aisées ne seront pas traités à égalité avec les familles nombreuses de Français nés à l'étranger...  Sur 8'07" de temps d'antenne, Désir aura consacré 8mn au "mariage pour tous", pour appeler tout à coup à tourner la page et évoquer les échecs du PS aux partielles en 7 secondes. 

Après un an de pouvoir, largement dédié au 
"trop long" débat sociétal,  le PS redécouvre la priorité de la lutte contre le chômage et pour les chômeurs (homo ou non ?) Et  "Fake" Désir revient toujours à Copé pour juger que l'UMP "est totalement à côté des préoccupations des Français." 
Ce que les partielles ne démontrent pas.

Il n'est d'ailleurs question des partielles qu'en fin d'entretien en deux phrases courtes.

Les législatives partielles sont une menace pour la majorité présidentielle



La stigmatisation de l'extrémisme de droite - réactivé par la politique de Hollande-  ne constitue qu'un léger voile de fumée sur la perte de confiance jusque dans l'électorat socialiste et les partielles font donc courrir au PS un risque  réél. Après avoir pris l'excuse grossière du taux d'abstention applicable à tous les candidats, Désir a assuré que le Parti socialiste va se battre "pour conserver (ses sièges) et la majorité absolue à l'Assemblée nationaleD'une législative partielle à l'autre, le PS additionne les défaites. Dernier exemple, ce week-end avec les deux scrutins pour les Français de l'étranger. La candidate socialiste s'est faite éliminée dès le premier tour dans la 8e circonscription qui concerne les Français de Chypre, de Grèce, d'Italie, d'Israël et de Turquie. En juin 2012, la socialiste Daphna Poznanski-Benhamou - dont l'élection a été annulée - avait été élue avec 7.584 voix. Marie-Rose Koro n'en a obtenu que 1.659 ce week-end.Dans l'autre scrutin sur la zone Canada et aux Etats-Unis, le candidat PS est arrivé second derrière l'UMP.

Harlem Désir a regretté une participation très faible,
sans admettre un défaut de mobilisation du PS dont il a la charge, "un taux d'abstention de 89%". Mais il s'est dit déterminé, désormais : "Nous allons nous battre dans chacune de ces circonscriptions jusqu'au second tour pour conserver nos sièges et conserver notre majorité absolue à l'Assemblée".
Outre sa légitimité, sa compétence est mise en doute

En cas de double défaite, le PS à l'Assemblée nationale ne disposerait plus que de 292 sièges, soit à peine trois de plus que la majorité absolue.
L'avenir de la majorité présidentielle n'est pas rose

Au moins une législative partielle s'annonce difficile encore, dans le Lot-et-Garonne pour élire un successeur au fraudeur fiscal avéré, l'ex-ministre du Budget de Hollande. Ca fait peut-être désordre, même parmi les vertueux du Lot-et-Garonne...

samedi 19 janvier 2013

Civitas annonce une prière de rue, le 29 janvier

Une prière de rue devant l'Assemblée pour la préservation du Code civil
Une veillée de prières devant l'Assemblée nationale dans la soirée du 29 janvier
L'Institut Civitas a appelé vendredi 18 janvier à des prières publiques, au moment où s'ouvrira le débat sur le projet de loi ouvrant le "mariage" de personnes du même sexe.
Dans un communiqué de son président Alain Escada, l'association qui se définit elle-même comme un " lobby catholique traditionaliste ",  estime que "la prière est l'arme la plus puissante contre les forces du mal" et contre ce projet de loi "contre-nature". "Implorons Dieu de nous préserver de cette loi inique", poursuit le communiqué, selon lequel "le 29 janvier, devant l'Assemblée nationale, nous supporterons le froid comme une pénitence".


civitas assemblée
Civitas a revendiqué la présence de 50.000 personnes lors de sa manifestation du 13 janvier 2013, distincte de celle du collectif "La manif pour tous" qui a estimé le nombre de ses manifestants à au moins 800.000, voire 1.000.000. La préfecture de police s'est donnée le ridicule de déclarer 340.000 personnes. Le 18 novembre dernier, une manifestation contre le mariage homosexuel avait été organisée à Paris à l'appel de Civitas.


Civitas propose-là sa version de "la prière de rue"

Alors que l'Institut des cultures d'islam (ICI), dont la première tranche doit être livrée en janvier 2013, les fidèles musulmans du 18e arrondissement de Paris continuent de prier dans la rue. La mosquée de la rue Myrha, qui attire surtout des fidèles d'origine maghrébine, et celle de la rue Polonceau, fréquentée par des musulmans d'Afrique subsaharienne, notamment maliens, disent manquer de place pour accueillir l'ensemble des pratiquants, dont il faut dire que bon nombre sont des intégristes, viennent d'ailleurs dans Paris, pour amplifier la réalité du besoin.

Une certaine presse de gauche trouve d'ores et déjà à y redire

Or, des précédents existent qui avaient été occultés


Les Nantais catholiques, protestants et orthodoxes ont prié ensemble le jour de Pâques 2011, en pleine rue, sur la place centrale de la ville. 

Une célébration oecuménique était également organisée sur la Place Royale, au coeur de la ville, le dimanche de Pâques.


Les communautés juives et musulmanes avaient alors exprimé leur bienveillance à l'égard de cette initiative. "Cette année, la date de Pâques est commune pour nos trois églises chrétiennes. Elles ont souhaité saisir l'occasion pour organiser un événement marquant, visible et festif au cœur du département à Nantes", est-il expliqué.


Provocatrices habillées en nonnes
En novembre 2012, accom-pagnées de la féministe Caroline Fourest, militante comme elles du  " Mariage pour tous" avait utilisé la rue à des manifestations autrement plus répréhensibles avec la manifestation de militantes internationales aux seins nus de Femen


un mouvement d'origine ukrainienne qui, depuis son " centre d'entraînement " parisien, organisent des manifestations théatralisées,

allant jusqu'à se faire "agresser" par des complices sous l'oeil des caméras solidaires de la manipulation de l'opinion.

En octobre 2011, Femen apporta son soutien au mouvement ...Occupy Wall Street : féminisme ou activisme anti-libéral ?



lundi 19 novembre 2012

Le féminisme nouveau est arrivé: révolutionnaire et souriant

Travestissement médiatique de la vérité sur le féminisme
"Frappées puis embarquées" ? 
Telle est la présentation partisane des contre-manifestants -les Femen et autres militants du mariage entre personnes du même sexe-  ont menée dimanche pour discréditer l'action autorisée des anti- "mariage pour tous " de l'institut Civitas. 


Spectacle de rue de Femen


Les féministes ukrainiennes aux seins nus, soutenues par la journaliste Caroline Fourest en reportage pour le service public (France 2), disent avoir été prises à partie par des manifestants parisiens. " Ils étaient 20 ou 25, a raconté la représentante des Femen en France  Inna Shevchenko. Ils m'ont jetée par terre et m'ont sauté dessus. Ils m'ont cassé des dents, et d'autres filles avaient la bouche ou le visage en sang. " 



Happening "artistique" de Femen,
pris pour argent comptant
par la presse à sensation

Leurs pseudo  "agresseurs" ?
" Le service d'ordre des nationalistes ", accuse-t-elle. " Ils s'en sont aussi pris aux journalistes, comme moi, parce que je filmais ", a assuré Caroline Fourest sur BFMTV. 
VOIR et ENTENDRE la version sonore de la partisane Caroline Fourest (France 2) en total décalage avec les photos de la vidéo montrant des manifestantes agressives aux seins nus:
Les Femen ont voulu manifester contre l'organisation catholique Civitas, " pacifiquement comme d'habitude ", prétend Inna Shevchenko. " Je vais aller faire constater mes blessures par un médecin, et porter plainte ", assure cette professionnelle de l'agitation.

Un détail ou deux manquent à l'histoire

Des 
extrémistes féministes ukrainiennes
Les militantes de Femen appartiennent à un groupe de protestation ukrainien, fondé à Kiev en 2008 et dirigé par Anna Hutsol, alternativement présentée comme sociologue, économiste ou théâtreuse qui organise des "happenings" artistiques qui provoquent la violence pour alerter la société et les autorités.


Activistes féministes Femen manifestant
contre l'intégrisme islamique,
le 31 mars 2012 à Pari
s


Leur champ d'action est extrêmement vaste: la démocratie, la liberté de la presse, les droits des femmes, a protection de l'environnement, la corruption, la prostitution, le tourisme sexuel, les agences matrimoniales internationales, le sexisme, la pornographie, la violence conjugale, le racisme et la pauvreté. Un vaste programme que Stéphane Hessel, vigilant nonagénaire branlant, ne renierait pas et qui ne fait pas peur à ces Walkyries de l'agit-prop.

Kiev est devenu la capitale de l'Ukraine indépendante en 2004 et le centre d'une vaste campagne de protestation pacifique (Révolution orange) des choix démocratiques de la société ukrainienne et de l'appui médiatique, politique et logistique de Vladimir Poutine.Conjointement, Pussy Riot ("émeute des chattes"), groupe de punk-rock féministe russe, formé en 2011, est pareillement un collectif qui organise à Moscou des actions "artistiques" non autorisées pour promouvoir les droits des femmes en Russie et, en 2012, pour s’opposer à la campagne du Premier ministre Vladimir Poutine en vue de l’élection présidentielle.

Les "Femen" sont des extrémistes de gauche


Ces agitatrices n'en sont pas à leur coup d'essai.
Les "sextrémistes" ont mené une action au ministère de la Justice, sous les fenêtre de Christiane Taubira, place Vendôme, le lundi 15 octobre dernier à l'heure du laitier..."La justice nous viole !" Les "sextrémistes" aux seins nus de Femen, comme ces soi-disant pacifistes se surnomment, ont lancé deux charges contre le ministère de la Justice pour protester contre le verdict du procès des viols collectifs de Fontenay-sous-Bois.>> Les Femen investissent Paris. Voir le reportage vidéo de 20 Minutes,  ici.
Vers 10h30, sept membres du collectif avaient surgi de nulle part au pas de charge. Sous le regard interloqué de plusieurs passants, les faibles femmes de Femen ont alors escaladé les fenêtres du ministère de la Justice, avant d'y brandir banderoles et pancartes, sur lesquelles on pouvait lire les slogans provocateurs "Rape me justice" ou "Justice fucks us" (en français : "la justice me viole" ou "la justice nous baise").
"20 Minutes a rencontré Marie-Ange (sic), observatrice "admirative"


"Je ne pourrais pas faire une chose pareille. J'admire leur courage." Un peu plus loin et alors que les Femen continuent de hurler leurs slogans, Mathilde reconnaît qu'il s'agit d' "un bon coup marketing, mais que leur combat est honorable". Elle dit d’ailleurs "soutenir positivement le mouvement", rapporte le quotidien qui ne voit que du positif.

A peine descendues de leurs perchoirs, cesspécialistes de l'agit-prop livrent leur propagande, alors que lLes pancartes et banderoles, elles, ont déjà disparu. "On veut montrer que la justice dysfonctionne", explique Eloïse, qui a rejoint le mouvement pendant les Jeux olympiques de Londres. Couronne de fleurs sur la tête et poitrine dénudée, elle explique qu'elles "s'attendaient à se faire embarquer", mais nie que se faire embarquer aurait couronné leur action, tandis que Caroline Fourest s'en serait plainte ! Mais Julia, qui revient sur leurs revendications et notamment leur demande "symbolique" de castration des violeurs, prévient qu' "il y avait un plan B de prévu".

Pendant qu’elles répondent volontiers aux journalistes, les portes du ministère se sont rouvertes. Et la présence policière s'est renforcée. Les activistes décident alors de tenter un nouvel assaut. Mais la nouvelle cavalcade ne permet pas aux jeunes femmes de forcer l'entrée du ministère. Il ne s'agissait en fait que de relancer un face-à-face avec les forces de l'ordre, sous l'oeil des caméras qui auraient pu montrer comment la police de Valls maltraite les femmes.

"On n’a pas d’arme à part nos seins"

Encerclées par les policiers, équipés de boucliers pour ne pas avoir de contact direct, les négociations s'engagent avec les fonctionnaires. "Au lieu de nous arrêter, arrêtez ceux qui nous agressent", crie l’une de ces paranoïaques. "On n'a pas d'arme à part nos seins", lâche une autre féministe professionnelle.

Déplacées sur le côté du ministère, elles seront ensuite raccompagnées par les forces de l'ordre vers la station de métro la plus proche, après qu'on leur a demandé de se rhabiller.


Mais, avant de disparaître dans la bouche de métro, les activistes promettent de nouvelles actions à venir. A l'initiative du collectif Féministes en mouvements, toutes les organisations défendant les droits des femmes devaient également resurgir au côté de Femen le même jour à 18h30 place Vendôme, pour demander une réponse politique après le verdict de Créteil.

Le 7 mars 2012, Mélenchon, Joly, Hollande photo ci-dessus) et Poutou (NPA) avaient répondu à l'invitation des "féministes en mouvements", lors d'une soirée d'interpellation.

Les activistes de Femen possèdent un "centre d'entraînement" à Paris



Sans tomber sous le coup
de la loi sur l'exhibitionnisme,

les extrémistes féministes ont célébré
seins nus, dans la rue,
  le 18 septembre 2012
 l'ouverture de leur centre d'entraînement


Les militantes ukrainiennes de Femen ont obtenu l'autorisation d'ouvrir un " centre d’entraînement internationaldans le quartier de la Goutte d'Or dans le 18e arrondissement de Paris consacré au " nouveau féminisme".


"Vas-y, déshabille toi et gagne ! "

C’est le slogan qu'ont scandé les activistes ukrainiennes et françaises de Femen, mardi 18 septembre, en plein cœur de la Goutte-d’or à Paris, sous l’œil égrillard des riverains. Cette vingtaine de féministes recrutaient pour " partir en guerre contre le patriarcat et la dictature ".

En revanche, les "victimes" de   Femen bravaient l'interdiction de leur manif par  la Préfecture.