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mercredi 3 juin 2020

La gauche radicale tente d'importer les émeutes raciales américaines en France

Le préfet de police est à l'origine des affrontements, accuse Assa Traoré 

Assa Traoré a organisé un rassemblement illégal en souvenir de son frère Adama
 
Assa Traoré





Elle rend pourtant le préfet responsable des violents débordements qui ont éclaté lors de la manifestation raciale anti-flics.
Suite aux provocations des manifestants d'extrême gauche et aux heurts avec la police, en marge d’une manifestation non autorisée du souvenir d’Adama Traorémort en 2016 à la suite de son interpellation par la gendarmerie, la sœur du défunt, Assa Traoré, organisatrice officielle, a imputé au préfet de police Didier Lallement et à ses hommes la responsabilité des débordements de la soirée du mardi 2 juin 2020.

Militante antiraciste française et membre du "Comité vérité et justice pour Adama", son frère, membre comme elle d'une fratrie de 17 frères et sœurs, nés en France d'un père malien polygame et de quatre mères, cette trentenaire est en lutte contre l'Etat français.  
Le 'Comité Adama' s'imposa en tête de cortège lors de la manifestation unitaire 'Marée populaire" contre la politique de Macron lancée à l'initiative de la France insoumise le 26 mai 2018, affirmant : 'il est temps d’en finir avec les appels creux à la 'convergence des luttes' ". Nous refusons les injonctions qui sont faites aux mouvements des quartiers populaires de n’aborder que la "question sociale", avec au passage un refus de considérer le racisme qui structure la société comme participant de cette "question sociale". […] Selon ces activistes, "on assiste à une véritable gestion coloniale des quartiers qui font face aux violences policières". 
Dès les premières semaines, le comité Adama apporta son soutien au mouvement des Gilets Jaunes et participa aux manifestations : On s’est reconnus en eux, assurent les partisans de la famille Traoré. Souhaitant une convergence des combats entre ceux menés par le Comité Adama et les Gilets jaunes, plusieurs comités et des figures du mouvement des GJ comme Maxime Nicolle, Priscillia Ludosky et Jérôme Rodrigues participèrent à une manifestation en juillet 2019 à Beaumont-sur-Oise : "On a vraiment réussi à faire quelque chose d’inédit, à faire déplacer tout le monde dans les quartiers populaires, en banlieue," dit la porte-parole du Comité Adama, Assa Traoré.
En juillet 2019, quelques jours avant la marche organisée à l'occasion du troisième anniversaire de la mort de son frère, elle jeta en pâture aux réseaux sociaux un texte qu'elle nomma modestement ' J'accuse !', dans lequel elle publiait - bafouant la loi - les noms des gendarmes mis en cause -présumé innocents -  et les personnes qui, selon elle, chercheraient à entraver l'enquête. Elle fut entendue le 1er octobre 2019, après une plainte des gendarmes pour "diffamation publique". La loi française est-elle la loi qu'elle s'applique ?
Elle est à nouveau convoquée le 19 novembre 2019, notamment pour dégradation de biens publics lors d'une manifestation qu'elle avait organisée le 28 juin 2018.

En 2020, elle apporta — en lançant le hashtag '#MoiAussiJaiPeurDevantLaPolice' — son soutien à Camélia Jordana dont les propos sur les violences policières, tenus lors de l'émission On n'est pas couché du 23 mai, sur France 2, continuent d'indigner.

L'accusatrice est pourtant bien à l’origine de cette manifestation, de surcroît interdite par les autorités.
"Aujourd’hui, le seul responsable c’est M. Lallement, qui a donné cette interdiction de manifester et qui va mettre en face de certaines personnes, des policiers", a fustigé l'agitatrice racialiste, invitée de BFMTV.

Racialisation de l'Europe par ses immigrés

L'activiste noire profite des émeutes raciales aux USA pour relancer la haine anti-flics en France et diviser notre société.
L'accusatrice tente de se dé-responsabiliser, avec le soutien de l'extrême gauche, dont Mélenchon, ci-dessus: l'illégalité de la manifestation ne semblant pas interpeller l'élu de "La France insoumise", ex-candidat à la présidence de le République. 

Ce ne sont pourtant pas les policiers qui ont incendié du mobilier urbain et un tronçon du périphérique parisien ou encore fracassé les vitrines de certains commerces, dont on dit qu'ils ont déjà été terriblement éprouvés par l'épidémie de coronavirus. Les activistes ont-ils par ailleurs respecté les règles de distanciation physique imposées à tous par le décret de "crise sanitaire Covid19" prorogé, singulièrement en 'zone orange' ? 

Le Parquet va-t-il poursuivre ou trembler des genoux ? 

Dans le contexte d'émeutes raciales américaines animées par la gauche radicale revancharde, de Joe Biden à Bernie Sanders,  la préfecture avait interdit ce rassemblement non-déclaré, en vertu de l’état d’urgence sanitaire, qui interdit les rassemblements de plus de dix personnes dans l’espace public. 
En prévision de débordements annoncés, le ministère de l'Intérieur avait déployé des forces de police en nombre pour contenir les activistes violents. 

Sans surprise, le leader de la gauche extrémiste française, Jean-Luc Mélenchon, a lui-aussi pris parti contre les forces de police venues pour assurer l’ordre. Répondant à un tweet de Christophe Castaner qui condamnait les débordements, le patron de LFI a déclaré : "La violence c’est vous et votre préfet qui la provoquez !",  justifiant ainsi la colère des anti-racistes professionnels et encourageant les révolutionnaires de tout poil.

L'extrême gauche a évalué sa puissance de feu
https://img.aws.la-croix.com/2020/06/02/1301097230/Manifestation-initiative-proches-Adama-Traore-devant-tribunal-Paris-2-2020_0_729_486.jpg
Le collectif anti-français peut ainsi compter sur l'après-vente d'un Omar Sy ou d'une Camélia Jordana. Mais aussi de petits Blancs, tels Bruno Solo, Yvan Le Bolloc'h ou Christophe Alévêque. Tout est imité des Etats-Unis et mis sur le même plan. Ainsi l’appel au rassemblement est-il intitulé "je n’arrive plus à respirer", avec en sous-titre "Adama Traoré/juillet 2016 – Georges Floyd/mai 2020"...
Plus de 20.000 militants se sont déplacés à l'appel des organisations de gauche, proches de la gauche du PS et du PCF, ainsi que de toutes les nuances de rouge et noir. Ils se sont massés aux abords du Palais de justice de Paris, au mépris le plus total de la loi et des règles sanitaires. Ils demandaient "justice" pour Adama Traoré, ce jeune Franco-Malien mort après son interpellation par les gendarmes dans le Val d’Oise il y  a quatre ans. Les proches du délinquant accusent les forces de l’ordre de l’avoir tué dans sa résistance à un plaquage ventral, alors que trois expertises médicales distinctes les innocentent.

La récupération politique de l’affaire George Floyd par le collectif 'la vérité pour Adama'

Difficile de nier que ce collectif qui a appelé à un rassemblement à Paris avait une forme de solidarité internationale avec la révolte populaire américaine. Mais la mort de George Floyd est davantage un prétexte idéologique qu'une compassion sincère. Sa manœuvre opportuniste pour profiter de la dynamique médiatique a bien fonctionné en mobilisant plus de 20.000 militants politiques et associatifs à Paris déterminés à braver l’interdiction, dont de nombreux jeunes nés en France et artistes du monde, et cela dans plusieurs autres grandes villes connues pour leur réactivité aux mots d'ordre de la gauche extrême.


Certains participants étaient probablement des idéalistes pleins de  bons sentiments, mais le plus grand nombre, à l'instar du collectif 'la vérité pour Adama', était particulièrement haineux. Sa récupération anti-flics de l’affaire Georges Floyd est d’autant plus odieuse que les deux situations sont dissemblables, hormis la couleur de peau.

Or, les raccourcis et les amalgames binaires fonctionnent à plein régime. La diversité en France croit se grandir et légitimer ses aigreurs en s'appropriant George Floyd pour donner à sa cause une dimension américaine. Malgré une passion du type "je t'aime, moi non plus", c'est un vieux rêve de la jeunesse française de s'américaniser et les derniers rassemblements de masse à l'américaine l'ont impressionnée. A nouveau séduits par le nombre et la forte médiatisation des happenings spectaculaires de foules aux poings levés et genoux à terre, les Français ne se sont pas interrogés sur la réalité politique de ces scènes en plein contexte de crise sanitaire et de campagne présidentielle américaines. La France semble être sortie de l'une et l'autre est encore lointaine, mais les militants répondent aux ordres.
 
Le collectif anti-raciste - et anti-flics, donc anti-républicain -  a  mis à profit la période de déconfinement dans laquelle nous sommes entrés en France et les rassemblements ont été un moment propice aux retrouvailles et à la convivialité militante. Peu importe, au final, que l’affaire Adama Traoré soit déjà vieille de quatre ans et que la justice soit passée. Les républicains admettent l'autorité de la chose jugée. les révolutionnaires la contestent.

Malgré son état de mort cérébrale et son pouvoir de nuisance, le PCF bénéficie toujours d'un haut niveau de tolérance du pouvoir, parce qu'il arrive encore à bouger les foules, au-delà de ses propres lignes, mécontents et révolutionnaires, quels qu'ils soient, jusqu'aux antifas et anarcho-révolutionnaires. Simplement, la lutte des classes étant poussive, usée, vieillie, l'anti-fascisme, l'anti-racisme, l'anti-sionisme, l'anti-flic ou l'homophobie, tout ce qui est "anti" (exception "pro-palestinien") est bon pour un défoulement public retransmis par les chaînes d'information et les réseaux sociaux, où les premiers font sans complexes leur marché.

Le PCF a validé 'la vérité pour Adama' et soutient depuis longtemps ce collectif anti-français haineux, qu’il a même invité à son congrès. A la traîne aussi bien de Mélenchon (LFI) et de l’ultra-gauche et des anars, les communistes ne pouvaient faire moins que leurs rivaux, puisque l'aile gauche du PS ratisse sur ses plates-bandes, en plus de tout ce que la place parisienne "progressiste" et postmoderne compte d'artistes auto-proclamés "humanistes libertaires  éclairant le monde des pauvres gens".

Dans la foule rassemblée mardi 2 juin à Paris, des pancartes affichaient "Black Lives Matter" ("La vie des noirs compte"),"Silence = asphyxie" 
ou encore
"Décolonisons la police".
"Je n’arrive plus à respirer" est la transcription du slogan américain "I can’t breathe", car c’est ce que criait désespérément Georges Floyd alors que le policier le maintenait fermement au sol. "Again!" (de nouveau) établit un parallèle que ne justifient pas les faits.

En tentant un coup politico-médiatique, Assa Traoré espère influencer la Justice de ce pays.
Alors que le dossier classé de son frère a été rouvert et que l'affaire est ré-examinée pour la énième fois, elle cherche à en faire un cas exemplaire qui ferait jurisprudence.  
Mais l'honnêteté intellectuelle voudrait que le comité ne donne pas à croire que  son frère a lui-même dit 'I can't breathe!", le premier,  en 2016 et que les deux affaires seraient identiques ("again"), relevant de la même brutalité raciste. Nul ne peut prouver que les représentants de l'ordre de part et d'autre de l'Atlantique étaient animés par des sentiments racistes. C’est cependant la fiction que la famille tente de développer, car Adama Traoré n’a pas été maintenu au sol pendant 9 minutes sur la place publique pendant une banale intervention: il avait tenté plusieurs fois de fuir un contrôle de gendarmerie, dans lequel il s'était immiscé, pour protéger son frère impliqué dans une affaire particulièrement sordide d’escroquerie sur personne en curatelle, donc particulièrement vulnérable. De plus, Adama n’est pas mort pendant l’interpellation, mais plus tard, à la gendarmerie de Persan, Val d'Oise: l'expertise médicale demandée par la gendarmerie indique des problèmes respiratoires pré-existants qui auraient provoqué un problème cardiaque, à la suite de plusieurs arrestations, corps-à-corps et fuites consécutifs.
Les rapports des "experts" commis par les conseils de la famille (avocats et associatifs) contestent et attribuent la perte de vie à la brutalité de l’interpellation, si difficile qu'elle ait pu être.
"Dans l'affaire Adama Traoré, la justice a peur de la vérité," affirme Assa Traoré, qui remet en doute l'impartialité des expertises conduites par la justice
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Le collectif en tire ensuite la conclusion que tous les policiers de France sont racistes et milite depuis quatre ans sur une base d'anti-racisme.
Le débat n'est donc pas judiciaire mais idéologique et politique où la fiction dépasse la réalité. Hier soir, les propos ouvertement mensongers d’Assa Traoré devant des milliers de sympathisants ignorants des faits pour la plupart, ont pourtant été applaudis, car la banalité du récit parle à chacun:

"Mon frère est mort le jour de son anniversaire. Il a mis son bob, il a mis sa chemise à fleur, il a pris son vélo et il est sorti faire un tour. Mais en France, un noir ne peut pas sortir faire un tour de vélo." Lapidaire, mais efficace !
Sauf que l'oratrice réécrit l'histoire, non seulement parce qu'elle n'a pas vécu las cène (elle se trouvait alors en Croatie), mais encore parce que  nul ne peut prétendre que la France de socialiste de Hollande était un Etat d'apartheid, façon Afrique du Sud ou Alabama: la police n'interpelle pas les cyclistes qui ne font que passer..., au faciès, du seul fait de la  couleur de peau, juste par zèle raciste ! Ces préjugés racistes sont créés par les écoles où, pour se faire comprendre (et apprécier), les professeurs schématisent à outrance et où leur message, certes  partisan, est encore déformé par des esprits peu instruits. Les récits familiaux et les rumeurs de quartier donnent consistance aux transpositions hâtives ou malignes de ce que l'étude du racisme aux Etats-Unis peut susciter de rancoeur et de haine: la colère est un mot récurrent dans le langage des jeunes actuels de tout milieu social.
 
Les élucubrations récentes de la bourgeoise Camilia Jordana viennent illustrer cet état d'esprit sous développé. La chanteuse arrivée 3e dans un concours télévisé de chant se croit sans doute victime de racisme et invente aujourd'hui des "massacres" de travailleurs, le matin en banlieue, du fait de leur couleur de peau. Des génocides ?

Ces gens qui ne font plus recette avec la lutte des classes s'inventent des combats identitaires. 
La diversité s'offre en terrain propice à la propagande et en levier de subversion. En matière de terrorisme islamiste, ceux qui passent à l'acte sont qualifiés de "déséquilibrés": du racisme ? 

mercredi 4 janvier 2017

Ministère de la Justice humaniste: sursis requis pour avoir aidé des migrants illégaux

L'état d'urgence est-il justifié quand les citoyens bafouent impunément la loi ?

Le contrevenant aurait eu tort de se priver: avis aux amateurs !

Le procureur de la République a requis huit mois de prison avec sursis  mercredi contre un agriculteur du sud-est de la France, au centre d'une filière d'accueil et de transfert de clandestins érythréens reconnu coupable d'avoir aidé quelque 200 migrants en situation irrégulière à franchir la frontière franco-italienne, de les avoir transportés et hébergés.  "Il faut le faire. Des mineurs sont morts en marchant le long des voies de chemin de fer", a milité le rebelle de 37 ans, qui dirige une exploitation produisant des olives et des oeufs dans la vallée de la Roya.
Dix-huit migrants sont en ce moment accueillis chez Cédric Herrou
Face à l'afflux de migrants, la frontière entre la France et l'Italie est en réalité davantage contrôlée depuis l'été 2015. Le jugement sera rendu le 10 février.

Cédric Herrou est devenu l'emblème de l'accueil des réfugiés par des habitants

Herrou et un Tchadien, dans "la vallée désobéissante des Alpes-Maritimes"",
selon Gaële Joly sur France Info (service public militant)
 
"Même si vous me condamnez, on continuera", a lancé mercredi à la barre du tribunal correctionnel de Nice cet "agriculteur" de la vallée de la Roya, une région rurale située sur les hauteurs entre Menton et l'Italie, au-dessus de Sospel.

Devant le tribunal, le trentenaire s'est d'avoir bafoué la loi
Agriculteur militant ,à l'aise avec les media
Il s'est félicité d'avoir mis sa vie de côté pour aider les migrants, dont la majorité venait d'Erythrée.
Il a logé ces migrants dans deux caravanes et cinq tentes, puis les a transportés vers des gares non contrôlées dans un véhicule acheté spécialement par un collectif créé pour répondre à la crise des migrants. 

Il a été interpellé le 8 août, après avoir transporté huit migrants entre l'Italie et la France. Invoquant une "immunité humanitaire", le Parquet des Alpes-Maritimes ne l'avait pas poursuivi.

Il a ensuite été arrêté le 20 octobre pour avoir organisé avec d'autres membres de ce collectif (anonymé !) un centre d'accueil sauvage à Saint-Dalmas-de-Tende, dans des locaux désaffectés de la SNCF, qui offre la jouissance temporaire d'une partie de son imposant patrimoine immobilier pour la création de CAO et l'hébergement temporaire de migrants prioritaires de l'Etat sur les SDF locaux.
Point d'arrêt non géré à entrée libre, la "halte ferroviaire"de Saint-Dalmas-de-Tende est desservie par des trains TER PACA qui effectuent des missions entre les gares de Nice-Ville et celle de Tende. Elle est également desservie par des trains italiens circulant entre Vintimille et Coni.

Dans ce cas d'espèce, la SNCF a porté plainte et le site a été évacué par les forces de l'ordre alors que qu'une soixantaine de clandestins (29 migrants mineurs et 28 majeurs illégaux) s'y dissimulaient.
L'agriculteur a en effet évoqué la décision d'occuper l'ancienne colonie de vacances de la SNCF: "Il y avait 58 personnes chez moi. (...) Avec l'association Roya Citoyenne (le collectif a donc un nom que la presse ignore?) et avec le soutien d'autres associations humanitaires, on a décidé alors d'ouvrir un lieu pour les héberger." Un squat.
Cédric Herrou risque d\'être condamné pour avoir transporté des migrants chez lui
Une campagne politique largement relayée par la presse
Six activistes sont venus lui apporter leur soutien lors du procès

"Moi aussi j'ai pris des gens en galère dans ma voiture; on ne peut pas les laisser au bord de la route, on ne peut pas tourner la tête", a déclaré Michel Masseglia, 64 ans (ci-contre au premier rang, à l'extrême gauche), 5e adjoint au maire, André Ipert (DVG, retraité de lEN) de Breil-sur-Roya (Alpes-Maritimes) et qui participait aux activités poursuivies par la Justice en qualité de membre du collectif.

Ce militant n'est donc pas un être généreux isolé, qui se dévouerait habituellement et anonymement  pour ses concitoyens, mais bien un activiste animé par une volonté politique médiatisée.

Les photos de l'internationaliste ne manquent pas
Le tribunal de Nice rendra vendredi son délibéré dans une affaire similaire, celle de Pierre-Alain Mannoni, un enseignant chercheur arrêté en octobre, également avec des Erythréennes, à bord de son véhicule et contre lequel six mois de prison avec sursis ont pareillement été requis par le ministère public en la personne de Jean-Michel Prêtre, représentant Urvoas et Cazeneuve.
La Justice sous la pression des media partisans et militants

Le magistrat a pourtant dénoncé l'usage de ce procès comme d'une "tribune politique" 
"Nous sommes dans la situation d'un procès qui a été voulu, qui procède d'une stratégie générale de communication, de portage militant d'une cause et qui fait que la justice est saisie aujourd'hui de faits reconnus", a-t-il estimé. "Ce n'est pas à la justice de décider de changer la loi; ce n'est pas à la justice de donner une leçon de diplomatie à tel ou tel pays", a-t-il insisté. Fermeté théâtrale.
VOIR et ENTENDRE l'activiste demander que la loi française soit changée à la convenance des illégaux: 



Au final, il a requis 
huit mois d'emprisonnement avec sursis  à l'encontre de C. Herrou, mise à l'épreuve et la confiscation de son véhicule, ainsi qu'un usage limité de son permis de conduire aux besoins de sa profession. Inhumain !...

jeudi 3 novembre 2016

Paris : un "journaliste" agressé au cours d'une manifestation pro-migrants à Stalingrad

"Reporter de guerre" frappé et détroussé dans l'Est parisien ?

Des centaines de "personnes" -on peut dire activistes- ont participé à une manif de solidarité avec les "réfugiés", en fait, des clandestins



La manifestation de soutien aux migrants se tenait dans le fameux quartier Stalingrad et Jaurès, dans le Nord-Est de Paris, où de nombreux migrants sont arrivés depuis le démantèlement de la Jungle de Calais, marquée par l'agression d'un aspirant "journaliste" sans carte professionnelle.

A la tête des migrants, plusieurs centaines d'activistes ont participé à un rassemblement de soutien aux revendications des illégaux qui squattent cette partie du XIXe arrondissement de Paris où de mini-campements de fortune sont aménagés à même le sol depuis plusieurs mois.

Lors de la dispersion du rassemblement "dans le calme", selon la préfecture de police, le pseudo-journaliste  français Remy Buisine, qui s'était mobilisé avec les militants, a été molesté et s'est fait voler son matériel. Sur son compte Twitter, il a en effet publié un message dans lequel il se dit victime d’une "agression par trois migrants à l'instant [dans la soirée du 2 novembre] à Stalingrad". Celui qui est présenté comme un reporter indépendant ajoute avoir reçu de "nombreux coups sur le visage" et s’être fait voler son téléphone.

Dans le courant de la soirée, Rémy Buisine avait publié plusieurs photos et vidéos de la manifestation.
On y voyait les protestataires, parmi lesquels des migrants eux-mêmes (sic), en appeler à la solidarité, mais aussi réclamer "des papiers" ou encore "une maison", comme leurs agitateurs avaient écrit sur des banderoles.

Certains illégaux avaient préféré ne pas aggraver leur cas et rester à l'écart et observer la manifestation à distance.

L'encadrement politique des migrants ne fait pas de doute.
Voici un document distribué aux participants et qui n'a pas été rédigé sur le trottoir et dans l'urgence:
Le rassemblement était "encadré" par un important dispositif policier.
"Sauvage", donc non autorisée, souligne ce journaliste du Monde où contrevenir à la légalité n'est pas un problème.

La tolérance de la préfecture de police pour les activistes d'extrême gauche est troublante


Les forces de l'ordre ont néanmoins fait barrage, bloquant notamment l'accès à l'avenue de Flandre.


Depuis des mois, des associations ont organisé des campements de clandestins, à proximité des stations de métro Jaurès et Stalingrad, à Paris. 


A plusieurs reprises, ils en ont été chassés lors d'opérations de police, mais nombre d'entre eux sont revenus s'y installer peu de temps après.

La récente évacuation du campement de réfugiés de Calais a encore accentué le problème

Des centaines de personnes en situation irrégulière sont dirigées vers la capitale. Des réseaux ou des individuels les acheminent jusqu'à ce quartier pour y rejoindre les migrants déjà sur place et y aggraver la situation: une volonté politique de déstabilisation.



Après deux évacuations en juillet et septembre, les autorités  se disent déterminées à faire démanteler le campement du Nord-Est de Paris dans les jours à venir.
"Ces personnes vont bénéficier d’une mise à l’abri dans les jours qui viennent, organisée par les services de l'Etat", a indiqué la préfecture d'Ile-de-France le 2 novembre, c'est-à-dire les contribuables français, à la faveur d'arbitrages budgétaires qui leur sont défavorables.
Pour empêcher la reconstitution à répétition des campements, la maire de Paris a décidé d'ouvrir prochainement un "centre d'accueil humanitaire" doté de 400 lits ! Il s'agit de prendre en charge les migrants avant de les répartir dans des Centres d'accueil et d'orientation (CAO), similaires à ceux qui ont accueilli les migrants de Calais.

Qui est ce Rémy Buisine, que les migrants n'apprécient pas au point de le frapper?

Jeune homme de 25 ans, au physique passe-partout, il s'est fait connaître en filmant les "Nuit debout" en direct avec son smartphone: cet "animateur de communauté en ligne" ('community manager') est "périscopeur" et qui dit 'périscopeur' ne dit pas journaliste, même si la presse a de plus en plus recours à leurs services, pour limiter les frais et la casse. Faisant en outre appel aux enregistrements-videos de particuliers, les organes de presse telle BFMTV facturent leurs articles aux lecteurs...
francetv info a voulu en savoir plus sur ce résident du quartier du Bataclan, à moins de dix minutes à pied de la Place de la République. "Je pars toujours avec mon iPhone 6, mon kit oreillettes que je branche et débranche selon les prises de son, et une grosse batterie rechargeable. Filmer consomme beaucoup...", avec l'objectif de raconter le mouvement de "la façon la plus neutre possible", assure-t-il. 

Sur Instagram, il immortalise une "rencontre de Mr PATRICK PELLOUX à République. Ex-chroniqueur à Charlie Hebdo, j'admire cet homme pour son courage et son message de paix" (tournure maladroite en français, mais il est davantage dans l'image), n'hésitant pas à s'afficher avec lui sur un selfie... La gloire ? Jusqu'à ce qu'il prenne des coups et atteigne le martyre.
Autre chose ?

dimanche 5 juin 2016

Hommage à Clément Méric, prétexte à échauffourées entre manifestants et policiers

"Tous les flics sont des bâtards," selon les anarcho-révolutionnaires soutenus par EELV 

Des heurts ont éclaté samedi à Paris lors d’une marche en mémoire de Clément Méric
mort il y a trois ans au cours d'une rixe avec des skinheads, en juin 2013.

Des échauffourées entre manifestants et policiers ont éclaté samedi à Paris lors d’une marche de plusieurs centaines de militants antifascistes, rassemblés en mémoire de Clément Méric.
Des manifestants ont envoyé fumigènes et bouteilles de verre sur les forces de l’ordre, qui ont répliqué en lançant des gaz lacrymogènes et ont chargé sur le quai de Valmy, le long du canal Saint-Martin, dans le nord-est de la capitale, là où une voiture de police a été incendiée le 18 mai dernier au cours d'un rassemblement anarchiste anti-policiers.
Après l'éclatement "des violences et des exactions", le préfet de police avait demandé aux organisateurs "d'appeler à la dispersion du cortège", alors que les interventions de police étaient "délicates du fait de la présence du canal Saint-Martin". La manifestation, initialement prévue entre la place Stalingrad et Ménilmontant, et qui a rassemblé un millier de personnes selon la police, a été interrompue par le préfet lorsque le cortège s'est dirigé vers le quai de Valmy, "où des dégradations significatives et des violences croissantes" ont été déplorées.

Certains manifestants ont jeté des rétroviseurs sur les policiers, d’autres avaient ouvert des parapluies.
Des membres des forces de l’ordre bloquaient une passerelle pour empêcher des activistes de passer sur l’autre quai. Des renforts de CRS sont arrivés peu avant 16 heures. 
La manif des "antifas" dégénère Quai de Valmy,
le 4 juin 2016 : quatre interpellations

Les extrémistes de gauche qui sont partis de la place Stalingrad peu après 14 heures aux cris de "on n’oublie pas, on n’oublie pas", "tous les flics sont des bâtards", "tout le monde déteste la police", "pas de fachos dans le quartier, pas de quartier pour les fachos", comptaient de nombreux jeunes, dont certains encagoulés et lunettes de protection et agitant des drapeaux rouges. Une pancarte proclamait: "Clément, tu chanteras toujours plus fort qu’eux". 

Emoi à la mort d'un jeune activiste, s'il est antifa
 

La mort de Clément Méric, 18 ans, le 5 juin 2013 à Paris, avait causé une vive émotion dans les media. Il s'agissait d'un militant libertaire et d'extrême gauche, membre de la milice Action antifasciste Paris-Banlieue et de Solidaires Étudiant-e-s, à la suite d'une rixe avec un groupe des Jeunesses nationalistes révolutionnaires d'extrême droite. 

A l’issue de l’enquête clôturée le 22 mars, quatre skinheads ont été mis en examen, dont deux pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, des faits passibles de la cour d’Assises, et deux autres pour violences.

Ministre de l’Intérieur à l’époque des faits, Manuel Valls avait évoqué un "assassinat" et le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, avait promis de "tailler en pièces" les groupuscules d’extrême droite. Dans la foulée, le gouvernement avait dissous Troisième Voie, dont étaient issus les skinheads, et son service d’ordre, les Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR), que dirigeait Serge Ayoub, un vétéran de la mouvance.

Des provocations chaque année depuis trois ans

Clément Méric
"Pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartier pour les fachos !"
Les slogans hurlés de haine restent inchangés. "Clément ! Clément ! On n’oublie pas, on pardonne pas !": "Flics assassins, justice complice !"… Slogans antifascistes et anti-policiers s'étaient déjà mêlés, le samedi 6 juin 2015 place de la Bastille à Paris. Tout ce que la capitale compte de militants libertaires et antifascistes, issus des collectifs qui ont appelé à manifester, ont défilé en la mémoire de Clément Méric. Ce jeune militant d’extrême gauche avait été tué deux ans plus tôt, le 5 juin 2013 à Paris, lors d’une des rixes dont sont coutumiers ces jeunes extrémistes de gauche et de droite. 
A 14h, son portrait ornait une bannière noire place de la Bastille, où les militants s’étaient donné rendez-vous. Ils étaient plusieurs milliers. Le pouvoir n'y avait pas pris garde et il a retrouvé ces anti-capitalistes aguerris dans les manifestations contre sa loi travail: on les appelle alors  pudiquement des "casseurs"...



Manif antifasciste en cours à Bastille, 2 ans après la mort de Clément Méric

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PaSiDupes

Les militants du parti kurde HDP participaient à cette manif internationaliste
De nombreux partis, syndicats et associations d’extrême gauche étaient présents : Action antifasciste, Alternative libertaire, Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Parti de gauche (PdG de Mélenchon, associé au PCF), SUD-Etudiants (trotskistes),… Alors que de vieilles barbes distribuaient leurs journaux militants – Révolution, L’Anticapitaliste… – des drapeaux du parti kurde HDP (Parti démocratique des peuples, qualifié de "Syriza turc", 2% aux municipales de 2014: il défend des valeurs de "travail, d'égalité, de liberté, de paix et de justice", dénonçant chez ses adversaires des forces racistes, nationalistes, militaristes, sexistes, conservatrices et mercantiles") ont fleuri en masse à l’arrière du cortège qui s’apprêtait à s’élancer sur le Boulevard Richard-Lenoir. Le HDP râtisse large: "travailleurs, ouvriers, paysans, petits commerçants, retraités, femmes, jeunes, intellectuels, artistes, LGBT, handicapés, opprimés et exploités".
Quelques heures plus tôt, deux explosions d’origine indéterminée avaient fait deux morts et des centaines de blessés lors d’un meeting électoral de ce parti d’opposition pro-kurde, dans le Sud-est de la Turquie, à deux jours des élections législatives. 
Ces militants ont donc grossi les rangs des antifascistes sous le mot d’ordre : "Erdogan assassin, Turquie fasciste !” et “Solution politique pour le Kurdistan !".

Des militants pro-palestiniens étaient également présents. 
Vu à Tourcoing,
lors des funérailles de Pierre-Eliott Zighem
Leur banderole réclamait la libération de Georges Abdallah, militant communiste considéré comme le chef de la Fraction armée révolutionnaire libanaise, et plus vieux prisonnier de France, incarcéré en 1984 et libérable depuis 1999. Les attentats islamistes par des djihadistes, français ou non, et l'"état d'urgence" décrété et prolongé par Hollande ne se prêtent pas à une libération...

Les agresseurs de l'extrémiste révolutionnaire mis en procès
L’essentiel des manifestants, qui ont défilé sur une partie du boulevard Richard-Lenoir, dans le ...11e arrondissement de Paris, réclamaient principalement "la tenue d’un procès pour les agresseurs de Clément [Méric]". En effet l’enquête sur les circonstances de sa mort est toujours en cours : le doute demeure sur le groupe qui a provoqué l’autre en premier, et sur l’utilisation d’un poing américain. Le rapport des experts évoque seulement l' "utilisation d’objets métalliques" Le 26 mai dernier, les protagonistes du drame ont été convoqués pour une reconstitution des faits.

Une banderole faisait également référence à Pierre-Eliott Zighem"jeune homme de 19 ans", selon la presse, mort dans une voiture qui a fini sa course folle dans un arbre, rue du Tilleul près de la gare de Tourcoing, alors qu’il était poursuivi par la police pour avoir refusé de se soumettre à un contrôle routier. Sa mort, alors que deux autres jeunes étaient blessés (dont un grièvement), dans la nuit du 31 mai au 1er juin, avait déclenché quatre nuits de violences.
photo 2 (1)
Le GUD serait dans le coup
En 2013, suite à la mort de Clément Méric, Manuel Valls avait dissout plusieurs groupuscules d’extrême droite dont les agresseurs étaient proches : les Jeunesses nationalistes révolutionnaires, Troisième voie et Oeuvre française. Il reste cependant encore des groupuscules extrémistes de droite pour s'opposer aux antifascistes.
photo 2Sur leur passage, ce 6 juin, les "antifa" auraient découvert des affiches fraîchement collées du GUD (Groupe Union Défense), une organisation étudiante d’extrême droite réputée violente dans les années ...70.  Après les avoir lacérées et barrées en partie, ils ont poursuivi leur chemin aux cris de "Non à la quenelle; oui au poing levé !"

Selon la légende, le GUD aurait trouvé ses premiers financements en assurant des services d'ordre pour la campagne présidentielle de Georges Pompidou en 1969. Il aurait également assuré celui des campagnes présidentielles de Valéry Giscard d'Estaing en 1974 et 1981, ainsi que celui de Raymond Barre en 1988. Parmi les rumeurs de type complotiste, il faut encore citer l'affirmation du journal communiste L'Humanité, selon lequel la Syrie aurait financé des ouvrages et campagnes de communication du GUD.

Les camarades de Méric veulent faire revivre les skinheads des années Mitterrand


Les années 80 correspondent en effet à la grande époque des mouvements skinheads, époque où ils posaient fièrement avec leurs battes de baseball et où extrême gauche et extrême droite se disputaient le pavé, notamment parisien.

Le mouvement skinhead n’est pas forcément synonyme d’extrême droite,
comme tendent à le faire croire les violences fortement médiatisées qui ont conduit au décès du militant d'extrême gauche Clément Méric. Il existe aussi des skinheads antifascistes. Mais d’un côté comme de l’autre, une chose les unit: leur besoin de violence.



A l'extrême droite, la montée du Front national de Jean-Marie Le Pen les aurait fait rentrer dans le rang. Ce dernier était accusé d'en utiliser un certain nombre dans son service d'ordre, pour paradoxalement "se respectabiliser", assurent ses détracteurs, dont Erwann Lecoeur, sociologue altermondialiste et spécialiste de ce mouvement, qui note que, "depuis quelques temps, on sent que quelque chose réapparaît en souterrain." Hollande est arrivé au pouvoir et, avec ses ministres successifs de l'Intérieur, il s'accommode de cet extrémisme-là.

Les skinheads d'extrême gauche sont confortés par l'Etat-PS qui mise sur eux pour combattre le FN. En effet, la montée en puissance de Marine le Pen inquiète et les "skins" reprennent les affrontements, multipliant les provocations et les actions coup de poing contre les militants antifascistes. 

Selon une source policière, les "antifa" (antifascistes) et le "seul groupe skin organisé en France", les Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR, bras armé de mouvement d'extrême droite "Troisième voie"), créé par Serge Ayoub qui a démenti être lié à l'agression, "se cherchent" à nouveau depuis ces dernières années.

La dernière rixe datait du 1er mai 2013 à Paris. Une quarantaine de personnes s’en étaient pris à un groupe de militants d’extrême gauche, venus rendre hommage à Brahim Bouarram, un Marocain tué par des skinheads d'extrême droite, dans l'entre-deux tours de la présidentielle de 1995.


Les "skinheads" d'extrême gauche

Solidaires Étudiant-e-s – Syndicats de Luttes n'est pas à proprement parler une fédération de syndicats étudiants français, mais une association loi de 1901, membre de l'Union syndicale Solidaires s'inscrivant dans le syndicalisme de lutte. L' "antifa" Clément Méric en était militant à l'IEP de Paris.
Née le 27 janvier 2013 de la fusion de la Fédération SUD Étudiant et de la Fédération syndicale étudiante, Solidaires Étudiant-e-s est membre de l'Union syndicale Solidaires (à laquelle appartiennent aussi bien SUD que le Syndicat national des journalistes, SNJ), laquelle s'était engagée en 2006 et 2008 dans les mouvements contre la loi pour l'égalité des chances et contre la loi relative aux libertés et responsabilités des universités.

Le Red and Anarchist Skinheads (ou RASH, ce qui signifie 'skinheads rouges et anarchistes') est un mouvement mondial de skinheads communistes et libertaires qui luttent contre le fascisme, le racisme et le capitalisme.
Créé à New York en 1993, le RASH s'est étendu au Canada, avant d'apparaître en la première fois en France dans la ville du Havre avant de se propager aux villes de Marseille et Bordeaux, puis au reste de la France. Le RASH est issu d'un regroupement assez récent (fin de la décennie 1990) des "redskins" (punk/rock/alternatifs) communistes et de nouveaux skinheads influencés par l'anarchisme. Ce sont des skinheads engagés à l'extrême gauche, voire à l'ultragauche (avec discours révolutionnaire) ou en groupes "autonomes" (c’est-à-dire sans lien avec les grands partis politiques).

Certains affiliés du RASH sont issus de la scène SHARP des années 90, positionné contre le racisme, à la différence des skinheads 'antifa'). Les skinheads RASH sont convaincus d'être le seul mouvement de jeunesse authentiquement prolétaire et international et l'appartenance à la mouvance skinhead devient un complément logique de l'engagement politique ou syndical. 
4 juin 2016, dans Paris

Les skinheads RASH français sont ainsi proches des organisations suivantes : 
- la CNT (Confédération nationale du travail, syndicaliste révolutionnaire), 
- la Fédération anarchiste (FA, pour la construction d' "une société libre sans classes ni états, sans patries ni frontières", membre du réseau Sortir du nucléaire, association agréée par le ministère de l'Écologie, depuis 2005, animée par Stéphane Lhomme, ex-LCR, soutien en 2012 d'une alliance entre le Front de gauche, Europe Écologie Les Verts et le NPA), 
- l'Union des anarchistes (UA, sécessionniste de la précédente jugée molle), 
- l'Organisation Communiste Libertaire (OCL, aux positions anticolonialistes et favorables aux luttes de libération nationale)
- le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA, parti trotskiste), 
- la Section carrément anti Le Pen (SCALP, appelée aussi Réseau No Pasaran).
On peut citer aussi, au niveau international : 
- l'Anarchist black cross (ABC, autonomes révolutionnaires anarchistes de soutiens aux prisonniers qui ont usé de violence) 
- ou Socialisme International (SI, mouvement trotskiste franco-anglais, très proche du NPA d'Olivier Besancenot, qui participa activement à la campagne contre l'interdiction du 'foulard islamique' à l'école -loi de mars 2004- 
à travers notamment le Collectif des féministes pour l'égalité, CFPE - féministes sous l'influence de Tariq Ramadan, dont Christine Delphy, CNRS, participante à la naissance du MLF et du mouvement des Indigènes de la République
Le SI a milité pour José Bové (EELV et Confédération paysanne) à la présidentielle de 2007 (1,32 % des voix).