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mercredi 4 janvier 2017

Ministère de la Justice humaniste: sursis requis pour avoir aidé des migrants illégaux

L'état d'urgence est-il justifié quand les citoyens bafouent impunément la loi ?

Le contrevenant aurait eu tort de se priver: avis aux amateurs !

Le procureur de la République a requis huit mois de prison avec sursis  mercredi contre un agriculteur du sud-est de la France, au centre d'une filière d'accueil et de transfert de clandestins érythréens reconnu coupable d'avoir aidé quelque 200 migrants en situation irrégulière à franchir la frontière franco-italienne, de les avoir transportés et hébergés.  "Il faut le faire. Des mineurs sont morts en marchant le long des voies de chemin de fer", a milité le rebelle de 37 ans, qui dirige une exploitation produisant des olives et des oeufs dans la vallée de la Roya.
Dix-huit migrants sont en ce moment accueillis chez Cédric Herrou
Face à l'afflux de migrants, la frontière entre la France et l'Italie est en réalité davantage contrôlée depuis l'été 2015. Le jugement sera rendu le 10 février.

Cédric Herrou est devenu l'emblème de l'accueil des réfugiés par des habitants

Herrou et un Tchadien, dans "la vallée désobéissante des Alpes-Maritimes"",
selon Gaële Joly sur France Info (service public militant)
 
"Même si vous me condamnez, on continuera", a lancé mercredi à la barre du tribunal correctionnel de Nice cet "agriculteur" de la vallée de la Roya, une région rurale située sur les hauteurs entre Menton et l'Italie, au-dessus de Sospel.

Devant le tribunal, le trentenaire s'est d'avoir bafoué la loi
Agriculteur militant ,à l'aise avec les media
Il s'est félicité d'avoir mis sa vie de côté pour aider les migrants, dont la majorité venait d'Erythrée.
Il a logé ces migrants dans deux caravanes et cinq tentes, puis les a transportés vers des gares non contrôlées dans un véhicule acheté spécialement par un collectif créé pour répondre à la crise des migrants. 

Il a été interpellé le 8 août, après avoir transporté huit migrants entre l'Italie et la France. Invoquant une "immunité humanitaire", le Parquet des Alpes-Maritimes ne l'avait pas poursuivi.

Il a ensuite été arrêté le 20 octobre pour avoir organisé avec d'autres membres de ce collectif (anonymé !) un centre d'accueil sauvage à Saint-Dalmas-de-Tende, dans des locaux désaffectés de la SNCF, qui offre la jouissance temporaire d'une partie de son imposant patrimoine immobilier pour la création de CAO et l'hébergement temporaire de migrants prioritaires de l'Etat sur les SDF locaux.
Point d'arrêt non géré à entrée libre, la "halte ferroviaire"de Saint-Dalmas-de-Tende est desservie par des trains TER PACA qui effectuent des missions entre les gares de Nice-Ville et celle de Tende. Elle est également desservie par des trains italiens circulant entre Vintimille et Coni.

Dans ce cas d'espèce, la SNCF a porté plainte et le site a été évacué par les forces de l'ordre alors que qu'une soixantaine de clandestins (29 migrants mineurs et 28 majeurs illégaux) s'y dissimulaient.
L'agriculteur a en effet évoqué la décision d'occuper l'ancienne colonie de vacances de la SNCF: "Il y avait 58 personnes chez moi. (...) Avec l'association Roya Citoyenne (le collectif a donc un nom que la presse ignore?) et avec le soutien d'autres associations humanitaires, on a décidé alors d'ouvrir un lieu pour les héberger." Un squat.
Cédric Herrou risque d\'être condamné pour avoir transporté des migrants chez lui
Une campagne politique largement relayée par la presse
Six activistes sont venus lui apporter leur soutien lors du procès

"Moi aussi j'ai pris des gens en galère dans ma voiture; on ne peut pas les laisser au bord de la route, on ne peut pas tourner la tête", a déclaré Michel Masseglia, 64 ans (ci-contre au premier rang, à l'extrême gauche), 5e adjoint au maire, André Ipert (DVG, retraité de lEN) de Breil-sur-Roya (Alpes-Maritimes) et qui participait aux activités poursuivies par la Justice en qualité de membre du collectif.

Ce militant n'est donc pas un être généreux isolé, qui se dévouerait habituellement et anonymement  pour ses concitoyens, mais bien un activiste animé par une volonté politique médiatisée.

Les photos de l'internationaliste ne manquent pas
Le tribunal de Nice rendra vendredi son délibéré dans une affaire similaire, celle de Pierre-Alain Mannoni, un enseignant chercheur arrêté en octobre, également avec des Erythréennes, à bord de son véhicule et contre lequel six mois de prison avec sursis ont pareillement été requis par le ministère public en la personne de Jean-Michel Prêtre, représentant Urvoas et Cazeneuve.
La Justice sous la pression des media partisans et militants

Le magistrat a pourtant dénoncé l'usage de ce procès comme d'une "tribune politique" 
"Nous sommes dans la situation d'un procès qui a été voulu, qui procède d'une stratégie générale de communication, de portage militant d'une cause et qui fait que la justice est saisie aujourd'hui de faits reconnus", a-t-il estimé. "Ce n'est pas à la justice de décider de changer la loi; ce n'est pas à la justice de donner une leçon de diplomatie à tel ou tel pays", a-t-il insisté. Fermeté théâtrale.
VOIR et ENTENDRE l'activiste demander que la loi française soit changée à la convenance des illégaux: 



Au final, il a requis 
huit mois d'emprisonnement avec sursis  à l'encontre de C. Herrou, mise à l'épreuve et la confiscation de son véhicule, ainsi qu'un usage limité de son permis de conduire aux besoins de sa profession. Inhumain !...

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