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vendredi 6 janvier 2017

Education nationale: la réforme Belkacem vide les collèges

La ministre socialiste pousse les parents à envoyer leurs enfants dans les écoles privées

La réforme du collège avait suscité les polémiques en son temps 

Sa mise en application à la rentrée des classes 2016 justifie a posteriori les grèves et manifs de manière inattendue. 
En effet, les parents semblent faire de plus en plus le choix du privé, note Thierry Terret, recteur de l'académie de Rennes (depuis mars 2016), dans Ouest France du 5 janvier.
Et, certifie-t-il, "ce n'est pas une spécificité bretonne". La sortie des premiers chiffres prévisionnels pour la rentrée 2017 lui donnent  raison. 

La refonte du système scolaire au niveau du collège était au départ une fausse vraie urgence. En effet le collège n’est pas le maillon faible de l’éducation. Si son fondement doit être renforcé dès l'école élémentaire et le temps du perfectionnement réservé au lycée, au collège, les enfants doivent prendre le temps de vivre la transition scolaire. Mais, mal inspirée par la FSU, proche du PCF et par son entourage de féministes dérangées (voyez Caroline de Haas !), Najat Vallaud-Belkacem a choisi de donner la priorité à l'idéologie et les fantasmes sur la pédagogie. 

Les diverses raisons de cette désaffection

A l'évidence, les manifestations et grèves de l'an passé contre la réforme des collèges ont incité des parents à inscrire leurs enfants dans le privé, insinue Ouest France. "Nous ne sommes pas plus inquiets que cela, tempère Thierry Terret, un historien spécialiste du sport. Il s'agit d'un phénomène conjoncturel, qui n'est pas enraciné historiquement". 
Justement, cet universitaire -nommé dès janvier 2013 à la tête de l'académie de la Réunion- a séduit le pouvoir socialiste en tant que fut l'un des promoteurs de la théorie du genre des USA en France et des concepts de masculinité-féminités dans les sciences sociales et historiques.

La capacité d'adaptation du privé est culturelle
"Peut-être que la réforme est passée plus facilement dans le privé", avoue-t-il tout de même, dans 20 Minutes. Comment cela serait-il possible ? Confronté aux attaques, l'enseignement privé a entretenu une volonté de résistance et de survie dont les assistés de l'Education nationale ignorent tout. 
Aussi le privé garde-t-il une surprenante réactivité aux réformes. Par exemple, les classes européennes et les cours de latin et de grec ont pu être sauvegardées dans certains établissements privés. Il lui a suffi de trouver les failles de la réforme et d'effectuer quelques accommodements dans l'interprétation des nouveaux programmes. 

Cette poussée vers le privé ne semble pas devoir prendre de l'ampleur.

Seules les familles les plus attentives ont pu saisir les opportunités, mais le contrat passé entre l'Etat et l'enseignement privé prévoit que seuls 20 % des établissements français pourront être privés.
 
De plus, même si les parents croient toujours que l'enseignement privé est resté celui de leur enfance, garant de la tradition et préservé des atteintes sociétales, il a en grande partie évolué. Qu'il soit religieux ou non, il a veillé à garder le contact avec le monde tel qu'il est, notamment celui de la diversité, puisqu'il n'est pas rare que des écoles confessionnelles accueillent toutes les religions, modèles de laïcité. 

France Info accueille la pub de ces cours privés
derrière chacun de ses bulletins météo:
au grand dam de Ségolène Royal
qui stigmatisa les profs mal payés par l'EN
qui arrondissent leurs fins de mois
Et enfin, outre que l'école offre un encadrement et un niveau d'enseignement plus satisfaisants, elle répond bien à la crise de la transmission des savoirs et des valeurs. 
En revanche, la réforme du collège telle que l'a voulue la FSU, co-gestionnaire de l'Education nationale et maîtresse de l'institution, a surtout réussi à faire progresser le nombre d'écoles hors contrat.

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