POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

mardi 17 janvier 2017

Zemmour ne fait pas l'apologie du terrorisme, juge le tribunal

Justice est rendue: les plaintes ne sont pas fondées

Éric Zemmour n'est pas condamnable pour avoir dit "respecter" les djihadistes, malgré la cabale 
auprès du procureur de Paris

Le chroniqueur, journaliste et écrivain Éric Zemmour avait déclaré dans une interview avoir du
Les plaintes contre le chroniqueur, journaliste et écrivain Éric Zemmour s'avèrent malveillantes.
Des poursuites pour apologie du terrorisme ne sont pas justifiées. Le Parquet de Paris a classé sans suite l'enquête visant les propos tenus dans un entretien avec le magazine Causeur, par ce chroniqueur politique diplômé de l'IEP qui avait déclaré "respecter" les djihadistes, ont annoncé mardi ses avocats.  Une source judiciaire a confirmé ce classement sans suite, intervenu début janvier, le Parquet estimant l'infraction "insuffisamment caractérisée" et, par voie de conséuence, les critiques subjectives et la plainte mal-intentionnée. Les avocats d'Éric Zemmour, maîtres Olivier Pardo et Laurence Dauxin, ont fait part dans un communiqué de leur "satisfaction" après le classement de cette procédure qui visait " injustement" leur client, comme l'a décidé le tribunal.
A la suite des déclarations de l'essayiste contestataire de la pensée unique, parues dans le numéro d'octobre du mensuel, le Parquet de Paris avait ouvert une enquête pour apologie du terrorisme.

Une contradiction qui ébouriffe la doxa dominante

"Je ne pense pas que les djihadistes soient des abrutis ou des fous", avait opposé au pouvoir socialiste Éric Zemmour dans le magazine. En effet, au lendemain de l'attaque de Nice, les autorités ont soupçonné une radicalisation rapide de l'auteur de l'attentat. Or, d'autres informations ont révélé qu'il préparait son acte depuis un an. Mais le pouvoir socialiste et sa presse ont constamment présenté les djihadistes opérant sur notre sol comme des "déséquilibrés." "On ne peut pas exclure qu'un individu déséquilibré et très violent, et il semble que sa psychologie témoigne de ces traits de caractère, ait été à un moment, dans une radicalisation rapide, engagé dans ce crime absolument épouvantable," avait estimé Bernard Cazeneuve sur RTL. Alors, aussitôt, le psychiatre Chemceddine Hamouda, révéla que l'auteur du carnage de Nice, Mohamed Lahouiaej Bouhlel, aurait manifesté des troubles psychotiques dès 2004, étayant la thèse officielle et mettant en cause l'état psychologique des terroristes. Zemmour s'était inscrit en faux et avait provoqué la colère du microcosme aliéné au pouvoir.

Zemmour poursuivait : "Et je respecte des gens prêts à mourir pour ce en quoi ils croient – ce dont nous ne sommes plus capables." Au journaliste qui lui demandait s'il respectait "des gens qui roulent en camion sur des enfants", en référence à l'attentat du 14 juillet à Nice responsable de 86 morts, il répondait : "Quand des gens agissent parce qu'ils pensent que leurs morts le leur demandent, il y a quelque chose de respectable. [...] C'est ainsi, les humains sont complexes, donc combattons-les, mais arrêtons de les mépriser !"

L'opinion d'Éric Zemmour, interprétée par plusieurs media bruts de décoffrage, avait suscité des cris d'orfraie de la gauche. La polémique avait détourné l'attention du drame lui-même, comme de la série d'attentats le plus souvent perpétrés depuis janvier 2015 par des djihadistes français qui ont fait 238 morts et des centaines de blessés, mais aussi de la controverse sur les effectifs policiers réellement sur place le jour du massacre de la Fête Nationale du 14 Juillet à Nice
La Société des journalistes (SDJ) de la radio RTL, où Éric Zemmour est chroniqueur depuis six ans, avait condamné ses déclarations, mais la direction lui a gardé sa confiance. Bien dans leur rôle "politiquement correct", une avocate de victimes d'attentats, Samia Maktouf, la Fédération nationale des victimes d'attentats et d'accidents collectifs (Fenvac) et l'association socialiste SOS Racisme avaient dénoncé tour à tour ces propos auprès du procureur de la République de Paris. Ils sont tous, autant qu'ils sont, déjugés.

En février 2016, dans une émission de radio associative marseillaise, mais pour des raisons diamétralement opposées, Jean-Marc Rouillan, militant d'extrême-gauche qui dans les années 1970 et 1980, mena des actions terroristes collectives comme membre d'Action directe avait, lui, déclaré avoir trouvé "très courageux" les djihadistes animés par des convictions. Un hebdomadaire manipulateur avait établi un parallèle audacieux en rappelant que Rouillan a été condamné à huit mois de prison pour apologie du terrorisme en septembre 2016. Evoquant les attentats du 13 novembre 2015 en France, le camarade terroriste avait salué "le courage avec lequel se sont battus les terroristes du 13 novembre, dans les rues de Paris, en sachant qu’il y avait près de 3.000 flics autour d’eux." "On peut dire plein de choses sur eux - qu'on est absolument contre les idées réactionnaires, que c'était idiot de faire ça - , mais pas que ce sont des gamins lâches," insista l'assassin du général René Audran (janvier 1985) et de Georges Besse (novembre 1986), également auteur de deux tentatives d'assassinat.

S'agissant de la condamnation de Rouillan, la LDH a dénoncé une atteinte à la liberté d'opinion. Que pense-t-elle de la décision de justice en faveur de Zemmour ?

Dans son acharnement sur Zemmour, une soi-disant "élite" médiatique -alignée sur l'AFP-  fait l'impasse sur certaines prises de paroles. Et désinforme son lectorat. 
Pour Nicolas Comte, secrétaire général du syndicat général de la police-Force ouvrière : "C'est très clairement de l'apologie des actes terroristes. Il [Rouillan] montre sa sympathie pour une organisation terroriste." 

Samia Maktouf, avocate de plusieurs familles de victimes du 13 novembre, encore elle, partage cette analyse. L’association française des victimes du terrorisme évoque une "bouillie intellectuelle": condamné en septembre 2016 à huit mois de prison pour apologie du terrorisme, Jean-Marc Rouillan "se vautre […] une fois de plus dans la violence." 

Bernard Cazeneuve, alors ministre de l'Intérieur, indique : "Ces propos sont une offense à la mémoire des victimes et une blessure supplémentaire pour des familles qui ont déjà beaucoup enduré". L'amalgame entre Zemmour et Rouillan est également une "offense à la mémoire des victimes."

Aucun commentaire :

Enregistrer un commentaire

Vous pouvez ENTRER un COMMENTAIRE (il sera modéré):