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jeudi 4 juin 2020

"L’horrible mort de George Floyd est instrumentalisée ad nauseam par l’extrême gauche," déplore Gilles-William Goldnadel

Les communautés immigrées ont été manipulées pour participer en France à un rassemblement de solidarité avec la gauche politique américaine en campagne présidentielle

L'extrême gauche française surfe sur l'anti-racisme aux Etats-Unis à des fins politiciennes hexagonales
 
Les poings levés sont-ils une indication suffisante de l'orientation politique du rassemblement de Paris le 3 juin 2020 et la pancarte de la sujétion de la gauche française à la gauche américaine ?   


Une semaine après la mort de George Floyd, le temps nécessaire à l'organisation et à la mobilisation des partis et associations, manifestations et émeutes ont enflammé les Etats-Unis. Et les incendiaires sont à l'évidence la gauche en campagne présidentielle derrière Joe Biden, candidat du Parti démocrate. Son camarade Bernie Sanders, plus clairement radical encore, n'est pas loin non plus. Et l'ex-président métis, Barrack Obama, vient de prendre ouvertement parti contre la police de son pays. 

Or, la haine des flics accusés de racisme serait un virus aérien puissant du type coronavirus: les émeutes raciales américaines contaminent la France. La gauche radicale a contaminé quelques grandes villes ouvertes aux influences contestataires, Paris (PS), Toulouse (le maire juppéiste a chassé le PS), Strasbourg (PS), Nantes (PS) ou Montpellier (PS) qui ont en commun d'être imprégnées de cet "humanisme" sectaire dont les intellos-bobos - université et politiques, secondés par les media aux mains des hommes d'affaires multimillionnaires - sont porteurs ostentatoires et "vertueux".
<br>Interrogée par "CNN" au sujet du meurtre de George Floyd, l'actrice Jane Fonda, 82 ans, a souhaité pointer du doigt les privilèges des personnes blanches aux Etats-Unis. Pour la célèbre activiste démocrate d'Hollywoood, pour qui l'engagement politique est un fonds de commerce contribuant amplement au succès de sa carrière cinématographique, le racisme y est systémique et ne pas réélire Donald Trump serait la première étape pour l'éradiquer: l'objectif politique de cette instrumentalisation d'un drame humain ne peut être plus claire.

"Because we're white, we have had privilege. Even the poorest of us have had privilege. We need to recognize that, and we have to understand what it is that keeps racism in place: the policies, redlining, banking policies, mortgage policies." —

C'est CNN qui, sans surprise, a tourné ses micros et caméras vers l'actrice, ce dimanche 1er juin, pour parler racisme systémique aux Etats-Unis. Or, l'octogénaire a parlé d'elle-même (une fille de... Henry Fonda, lui-même acteur célèbre de 'westerns" et exterminateur de "peaux-rouges") et de son privilège de femme blanche face aux personnes racisées. La déclaration de Jane Fonda participe ainsi du "racisme systémique" (dernière formule pour paraître informé) qu'elle dénonce en se caractérisant par sa propre couleur de peau

Ses propos suintent l'anxiété - elle égrène les crises pendantes - et l'esprit de revanche depuis que le Parti démocrate a été chassé du pouvoir: elle est obsédée par la présence de Trump à la Maison Blanche et milite en gros sabots pour la défaite du président en exercice, plutôt qu'elle ne sert la cause pour laquelle CNN la sort de sa retraite dorée

CNN a cru pouvoir miser sur la bonne star, très engagée pour la protection de l'environnement et dans le féminisme, mais le discours maladroit actuel - références datées et connaissances livresques - de Jane Fonda est au niveau de son image liftée: contre-productif.
<br>Le joueur panaméen du PSG, Layvin Kurzawa, a participé au rassemblement internationaliste de Paris: 
 

Que révèlent de notre société ces manifestations importées ? 

L'essayiste néo-conservateur du CNIP, Maître Gilles-William Goldnadel apporte son éclairage au micro de Boulevard Voltaire, site généraliste d'information, lancé le 1er octobre 2012 par Robert Ménard et Dominique Jamet.
Avec son courage, sa lucidité, son langage direct habituels, Gilles-William Goldnadel livre une juste analyse des très graves événements qui se déroulent tous ces jours aux Etats-Unis.

Les sociétés multiraciales et multiculturelles que construisent les apprentis-sorciers, acteurs politiques et les influenceurs, sont naturellement porteuses et génératrices de haine et de violence structurelles, systémiques, inéluctables. Qu'on s’en lamente ou qu'on s'en félicite, le multiculturalisme nous promet des années de larmes, si rien n'est fait pour que les communautés cohabitent. Mieux, pour qu'elles apprennent à se connaître pour ce qu'elles sont plutôt que pour ce qu'elles ont pu être. Or, les penseurs formatés s'égarent et les acteurs sans vision acceptent. Le sens de l'Histoire est bon pour les passifs et les résignés; il est mortel pour les hommes et les femmes de Bonne volonté. 

"Pour ce qui est de la France, nous étions un peuple homogène soustrait au moins à la violence raciale qui est consubstantielle à d’autres nations, par exemple aux Etats-Unis [pour des raisons de persécutions religieuses dans la vieille Europe et de construction d'une nation]. Or, nous sommes en train de créer une société multiraciale et multiculturelle, nous n’éviterons pas, si nous persistons dans cette voie, les violences endémiques qui en découlent. On aura beau nier l’existence des races et exclure le substantif qui s’y rapporte, comme on nie les nations, les cultures, la différenciation sexuelle native, et toute forme d’héritage des siècles, on n’échappera pas aux conséquences. Les Etats-Unis nous en offrent le spectacle. 


Ce qui s’y passe n’est ni la première, ni, assurément, la dernière fois. Sachons au moins en tirer les conséquences pour ce qui est de la France.

mercredi 3 juin 2020

La gauche radicale tente d'importer les émeutes raciales américaines en France

Le préfet de police est à l'origine des affrontements, accuse Assa Traoré 

Assa Traoré a organisé un rassemblement illégal en souvenir de son frère Adama
 
Assa Traoré





Elle rend pourtant le préfet responsable des violents débordements qui ont éclaté lors de la manifestation raciale anti-flics.
Suite aux provocations des manifestants d'extrême gauche et aux heurts avec la police, en marge d’une manifestation non autorisée du souvenir d’Adama Traorémort en 2016 à la suite de son interpellation par la gendarmerie, la sœur du défunt, Assa Traoré, organisatrice officielle, a imputé au préfet de police Didier Lallement et à ses hommes la responsabilité des débordements de la soirée du mardi 2 juin 2020.

Militante antiraciste française et membre du "Comité vérité et justice pour Adama", son frère, membre comme elle d'une fratrie de 17 frères et sœurs, nés en France d'un père malien polygame et de quatre mères, cette trentenaire est en lutte contre l'Etat français.  
Le 'Comité Adama' s'imposa en tête de cortège lors de la manifestation unitaire 'Marée populaire" contre la politique de Macron lancée à l'initiative de la France insoumise le 26 mai 2018, affirmant : 'il est temps d’en finir avec les appels creux à la 'convergence des luttes' ". Nous refusons les injonctions qui sont faites aux mouvements des quartiers populaires de n’aborder que la "question sociale", avec au passage un refus de considérer le racisme qui structure la société comme participant de cette "question sociale". […] Selon ces activistes, "on assiste à une véritable gestion coloniale des quartiers qui font face aux violences policières". 
Dès les premières semaines, le comité Adama apporta son soutien au mouvement des Gilets Jaunes et participa aux manifestations : On s’est reconnus en eux, assurent les partisans de la famille Traoré. Souhaitant une convergence des combats entre ceux menés par le Comité Adama et les Gilets jaunes, plusieurs comités et des figures du mouvement des GJ comme Maxime Nicolle, Priscillia Ludosky et Jérôme Rodrigues participèrent à une manifestation en juillet 2019 à Beaumont-sur-Oise : "On a vraiment réussi à faire quelque chose d’inédit, à faire déplacer tout le monde dans les quartiers populaires, en banlieue," dit la porte-parole du Comité Adama, Assa Traoré.
En juillet 2019, quelques jours avant la marche organisée à l'occasion du troisième anniversaire de la mort de son frère, elle jeta en pâture aux réseaux sociaux un texte qu'elle nomma modestement ' J'accuse !', dans lequel elle publiait - bafouant la loi - les noms des gendarmes mis en cause -présumé innocents -  et les personnes qui, selon elle, chercheraient à entraver l'enquête. Elle fut entendue le 1er octobre 2019, après une plainte des gendarmes pour "diffamation publique". La loi française est-elle la loi qu'elle s'applique ?
Elle est à nouveau convoquée le 19 novembre 2019, notamment pour dégradation de biens publics lors d'une manifestation qu'elle avait organisée le 28 juin 2018.

En 2020, elle apporta — en lançant le hashtag '#MoiAussiJaiPeurDevantLaPolice' — son soutien à Camélia Jordana dont les propos sur les violences policières, tenus lors de l'émission On n'est pas couché du 23 mai, sur France 2, continuent d'indigner.

L'accusatrice est pourtant bien à l’origine de cette manifestation, de surcroît interdite par les autorités.
"Aujourd’hui, le seul responsable c’est M. Lallement, qui a donné cette interdiction de manifester et qui va mettre en face de certaines personnes, des policiers", a fustigé l'agitatrice racialiste, invitée de BFMTV.

Racialisation de l'Europe par ses immigrés

L'activiste noire profite des émeutes raciales aux USA pour relancer la haine anti-flics en France et diviser notre société.
L'accusatrice tente de se dé-responsabiliser, avec le soutien de l'extrême gauche, dont Mélenchon, ci-dessus: l'illégalité de la manifestation ne semblant pas interpeller l'élu de "La France insoumise", ex-candidat à la présidence de le République. 

Ce ne sont pourtant pas les policiers qui ont incendié du mobilier urbain et un tronçon du périphérique parisien ou encore fracassé les vitrines de certains commerces, dont on dit qu'ils ont déjà été terriblement éprouvés par l'épidémie de coronavirus. Les activistes ont-ils par ailleurs respecté les règles de distanciation physique imposées à tous par le décret de "crise sanitaire Covid19" prorogé, singulièrement en 'zone orange' ? 

Le Parquet va-t-il poursuivre ou trembler des genoux ? 

Dans le contexte d'émeutes raciales américaines animées par la gauche radicale revancharde, de Joe Biden à Bernie Sanders,  la préfecture avait interdit ce rassemblement non-déclaré, en vertu de l’état d’urgence sanitaire, qui interdit les rassemblements de plus de dix personnes dans l’espace public. 
En prévision de débordements annoncés, le ministère de l'Intérieur avait déployé des forces de police en nombre pour contenir les activistes violents. 

Sans surprise, le leader de la gauche extrémiste française, Jean-Luc Mélenchon, a lui-aussi pris parti contre les forces de police venues pour assurer l’ordre. Répondant à un tweet de Christophe Castaner qui condamnait les débordements, le patron de LFI a déclaré : "La violence c’est vous et votre préfet qui la provoquez !",  justifiant ainsi la colère des anti-racistes professionnels et encourageant les révolutionnaires de tout poil.

L'extrême gauche a évalué sa puissance de feu
https://img.aws.la-croix.com/2020/06/02/1301097230/Manifestation-initiative-proches-Adama-Traore-devant-tribunal-Paris-2-2020_0_729_486.jpg
Le collectif anti-français peut ainsi compter sur l'après-vente d'un Omar Sy ou d'une Camélia Jordana. Mais aussi de petits Blancs, tels Bruno Solo, Yvan Le Bolloc'h ou Christophe Alévêque. Tout est imité des Etats-Unis et mis sur le même plan. Ainsi l’appel au rassemblement est-il intitulé "je n’arrive plus à respirer", avec en sous-titre "Adama Traoré/juillet 2016 – Georges Floyd/mai 2020"...
Plus de 20.000 militants se sont déplacés à l'appel des organisations de gauche, proches de la gauche du PS et du PCF, ainsi que de toutes les nuances de rouge et noir. Ils se sont massés aux abords du Palais de justice de Paris, au mépris le plus total de la loi et des règles sanitaires. Ils demandaient "justice" pour Adama Traoré, ce jeune Franco-Malien mort après son interpellation par les gendarmes dans le Val d’Oise il y  a quatre ans. Les proches du délinquant accusent les forces de l’ordre de l’avoir tué dans sa résistance à un plaquage ventral, alors que trois expertises médicales distinctes les innocentent.

La récupération politique de l’affaire George Floyd par le collectif 'la vérité pour Adama'

Difficile de nier que ce collectif qui a appelé à un rassemblement à Paris avait une forme de solidarité internationale avec la révolte populaire américaine. Mais la mort de George Floyd est davantage un prétexte idéologique qu'une compassion sincère. Sa manœuvre opportuniste pour profiter de la dynamique médiatique a bien fonctionné en mobilisant plus de 20.000 militants politiques et associatifs à Paris déterminés à braver l’interdiction, dont de nombreux jeunes nés en France et artistes du monde, et cela dans plusieurs autres grandes villes connues pour leur réactivité aux mots d'ordre de la gauche extrême.


Certains participants étaient probablement des idéalistes pleins de  bons sentiments, mais le plus grand nombre, à l'instar du collectif 'la vérité pour Adama', était particulièrement haineux. Sa récupération anti-flics de l’affaire Georges Floyd est d’autant plus odieuse que les deux situations sont dissemblables, hormis la couleur de peau.

Or, les raccourcis et les amalgames binaires fonctionnent à plein régime. La diversité en France croit se grandir et légitimer ses aigreurs en s'appropriant George Floyd pour donner à sa cause une dimension américaine. Malgré une passion du type "je t'aime, moi non plus", c'est un vieux rêve de la jeunesse française de s'américaniser et les derniers rassemblements de masse à l'américaine l'ont impressionnée. A nouveau séduits par le nombre et la forte médiatisation des happenings spectaculaires de foules aux poings levés et genoux à terre, les Français ne se sont pas interrogés sur la réalité politique de ces scènes en plein contexte de crise sanitaire et de campagne présidentielle américaines. La France semble être sortie de l'une et l'autre est encore lointaine, mais les militants répondent aux ordres.
 
Le collectif anti-raciste - et anti-flics, donc anti-républicain -  a  mis à profit la période de déconfinement dans laquelle nous sommes entrés en France et les rassemblements ont été un moment propice aux retrouvailles et à la convivialité militante. Peu importe, au final, que l’affaire Adama Traoré soit déjà vieille de quatre ans et que la justice soit passée. Les républicains admettent l'autorité de la chose jugée. les révolutionnaires la contestent.

Malgré son état de mort cérébrale et son pouvoir de nuisance, le PCF bénéficie toujours d'un haut niveau de tolérance du pouvoir, parce qu'il arrive encore à bouger les foules, au-delà de ses propres lignes, mécontents et révolutionnaires, quels qu'ils soient, jusqu'aux antifas et anarcho-révolutionnaires. Simplement, la lutte des classes étant poussive, usée, vieillie, l'anti-fascisme, l'anti-racisme, l'anti-sionisme, l'anti-flic ou l'homophobie, tout ce qui est "anti" (exception "pro-palestinien") est bon pour un défoulement public retransmis par les chaînes d'information et les réseaux sociaux, où les premiers font sans complexes leur marché.

Le PCF a validé 'la vérité pour Adama' et soutient depuis longtemps ce collectif anti-français haineux, qu’il a même invité à son congrès. A la traîne aussi bien de Mélenchon (LFI) et de l’ultra-gauche et des anars, les communistes ne pouvaient faire moins que leurs rivaux, puisque l'aile gauche du PS ratisse sur ses plates-bandes, en plus de tout ce que la place parisienne "progressiste" et postmoderne compte d'artistes auto-proclamés "humanistes libertaires  éclairant le monde des pauvres gens".

Dans la foule rassemblée mardi 2 juin à Paris, des pancartes affichaient "Black Lives Matter" ("La vie des noirs compte"),"Silence = asphyxie" 
ou encore
"Décolonisons la police".
"Je n’arrive plus à respirer" est la transcription du slogan américain "I can’t breathe", car c’est ce que criait désespérément Georges Floyd alors que le policier le maintenait fermement au sol. "Again!" (de nouveau) établit un parallèle que ne justifient pas les faits.

En tentant un coup politico-médiatique, Assa Traoré espère influencer la Justice de ce pays.
Alors que le dossier classé de son frère a été rouvert et que l'affaire est ré-examinée pour la énième fois, elle cherche à en faire un cas exemplaire qui ferait jurisprudence.  
Mais l'honnêteté intellectuelle voudrait que le comité ne donne pas à croire que  son frère a lui-même dit 'I can't breathe!", le premier,  en 2016 et que les deux affaires seraient identiques ("again"), relevant de la même brutalité raciste. Nul ne peut prouver que les représentants de l'ordre de part et d'autre de l'Atlantique étaient animés par des sentiments racistes. C’est cependant la fiction que la famille tente de développer, car Adama Traoré n’a pas été maintenu au sol pendant 9 minutes sur la place publique pendant une banale intervention: il avait tenté plusieurs fois de fuir un contrôle de gendarmerie, dans lequel il s'était immiscé, pour protéger son frère impliqué dans une affaire particulièrement sordide d’escroquerie sur personne en curatelle, donc particulièrement vulnérable. De plus, Adama n’est pas mort pendant l’interpellation, mais plus tard, à la gendarmerie de Persan, Val d'Oise: l'expertise médicale demandée par la gendarmerie indique des problèmes respiratoires pré-existants qui auraient provoqué un problème cardiaque, à la suite de plusieurs arrestations, corps-à-corps et fuites consécutifs.
Les rapports des "experts" commis par les conseils de la famille (avocats et associatifs) contestent et attribuent la perte de vie à la brutalité de l’interpellation, si difficile qu'elle ait pu être.
"Dans l'affaire Adama Traoré, la justice a peur de la vérité," affirme Assa Traoré, qui remet en doute l'impartialité des expertises conduites par la justice
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Le collectif en tire ensuite la conclusion que tous les policiers de France sont racistes et milite depuis quatre ans sur une base d'anti-racisme.
Le débat n'est donc pas judiciaire mais idéologique et politique où la fiction dépasse la réalité. Hier soir, les propos ouvertement mensongers d’Assa Traoré devant des milliers de sympathisants ignorants des faits pour la plupart, ont pourtant été applaudis, car la banalité du récit parle à chacun:

"Mon frère est mort le jour de son anniversaire. Il a mis son bob, il a mis sa chemise à fleur, il a pris son vélo et il est sorti faire un tour. Mais en France, un noir ne peut pas sortir faire un tour de vélo." Lapidaire, mais efficace !
Sauf que l'oratrice réécrit l'histoire, non seulement parce qu'elle n'a pas vécu las cène (elle se trouvait alors en Croatie), mais encore parce que  nul ne peut prétendre que la France de socialiste de Hollande était un Etat d'apartheid, façon Afrique du Sud ou Alabama: la police n'interpelle pas les cyclistes qui ne font que passer..., au faciès, du seul fait de la  couleur de peau, juste par zèle raciste ! Ces préjugés racistes sont créés par les écoles où, pour se faire comprendre (et apprécier), les professeurs schématisent à outrance et où leur message, certes  partisan, est encore déformé par des esprits peu instruits. Les récits familiaux et les rumeurs de quartier donnent consistance aux transpositions hâtives ou malignes de ce que l'étude du racisme aux Etats-Unis peut susciter de rancoeur et de haine: la colère est un mot récurrent dans le langage des jeunes actuels de tout milieu social.
 
Les élucubrations récentes de la bourgeoise Camilia Jordana viennent illustrer cet état d'esprit sous développé. La chanteuse arrivée 3e dans un concours télévisé de chant se croit sans doute victime de racisme et invente aujourd'hui des "massacres" de travailleurs, le matin en banlieue, du fait de leur couleur de peau. Des génocides ?

Ces gens qui ne font plus recette avec la lutte des classes s'inventent des combats identitaires. 
La diversité s'offre en terrain propice à la propagande et en levier de subversion. En matière de terrorisme islamiste, ceux qui passent à l'acte sont qualifiés de "déséquilibrés": du racisme ? 

mercredi 22 février 2017

Libération héberge le Bondy blog qui abrita un chroniqueur radical, homophobe et antisémite

Le chroniqueur Mehdi Meklat rattrapé par son agit-prop sur Twitter

Publiées par Libération, ses injures proférées sous pseudonyme ont été exhumées

Mehdi Meklat à la Courneuve (Seine-Saint-Denis), en 2015.
Mehdi Meklat à la Courneuve (Seine-Saint-Denis), en 2015BRUNO LEVY / DIVERGENCE POUR ...LE MONDE


Ex-chroniqueur du Bondy Blog, Medhi Meklat, 24 ans, a été rattrapé par son double virtuel, Marcelin Deschamps, qu’il avait pourtant enterré il y a quelques mois. L’affaire du chroniqueur de France Inter et du site communautariste, créé en 2005 lors des émeutes dans les banlieues, alimente maintenant la polémique depuis quatre jours, notamment depuis jeudi dernier avec Nouvel Obs/Rue 89, peu habitué à dénoncer les excès des jeunes des quartiers, et suite au passage d'un tel "écrivain" à l'émission de François Busnel sur France 5 "La grande librairie", pour la promotion de son dernier opus. Prochain Goncourt, puisqu'il n'y a pas de raison que la racaille ne soit pas primée.

Le Bondy Blog avait donné de l'"affaire Théo" une présentation incendiaire
A tel point que Guylain Chevrier, docteur en histoire, enseignant et membre du groupe de réflexion sur la laïcité auprès du Haut conseil à l’intégration, dressa une critique de ses attaques à l'emporte-pièce bafouant le principe de présomption d'innocence dans le but de "pousser à la violence, à l’embrasement des quartiers". "Le Bondy Blog, présenté comme la voix des quartiers sensibles et de la diversité, soutient systématiquement les violences urbaines, désordres, quels que soient leurs causes, contre une police autour de laquelle on cultive la haine et à travers elle, celle de l’État, de la République," souligna-t-il.

Le politologue Laurent Bouvet s'émut quant à lui de "l'impunité dont il a pu bénéficier pendant toutes ces années […] de la part de ses collègues et amis du Bondy Blog." Un récidiviste qui n'avait jamais indigné qui que ce fût à Libération, notamment le donneur de leçons Laurent Mouchard-Joffrin, et son patron, Patrick Drahi.

Avant que n'éclate l'affaire des tweets de Mehdi Meklat, des artistes avaient bille en tête dénoncé les violences policières, faisant même l'amalgame entre les affaires Théo et Adama Traoré.
C'est ...Libération qui orchestrait l'opération avec plusieurs tribunes contre les violences policières à sa Une. Signées par "des dizaines de chanteurs, des acteurs et des militants antiracistes", et d'autres encore, toujours dans Libération, parmi lesquels les chanteurs Zebda, Arthur H ou encore l'acteur Omar Sy, réclamant justice dans l'affaire Adama Traoré, un jeune homme mort au cours de son interpellation par des gendarmes en juillet. Un concert d'indignation et de bons sentiments.

Dans la couverture de l'affaire Adama Traoré, on a pu voir Mouloud Achour, le présentateur du Gros Journal sur Canal Plus, le 5 janvier, afficher son parti pris contre les gendarmes, lorsqu'il donne la parole à Assa et Youssouf Traoré, la soeur et le frère d’Adama ("Tous nos combats sont cristallisés dans cette histoire et dans le combat d’Assa Traoré") et offre en cadeau à la jeune femme : "Je te confie une arme. C’est cette caméra. Je te propose de devenir officiellement reporter au Gros Journal." L'arme est tout aussi percutante que celle offerte par Mediapart quelques jours plus tôt. Le site dirigé par le trotskiste Edwy Plenel a demandé à Assa Traoré de présenter ses "voeux présidentiels" aux internautes du journal en ligne dans une vidéo.
La version véhiculée par les Traoré est relayée par les media. Le site révolutionnaire dirigé par le trotskiste Edwy Plenel a demandé à Assa Traoré de présenter ses "voeux présidentiels" aux internautes du journal en ligne dans une vidéo.
Or,
le discours de la jeune femme n'est pas seulement compassionnel : "Il a rendu l’âme dans les locaux de la gendarmerie de Persan. Ces gendarmes ne l’ont pas aidé à vivre, mais l’ont aidé à mourir", car elle dérive sur les "violences physiques d’État" et cite Sivens ou encore Notre-Dame-des-Landes qui "ont vu couler le sang des manifestants, à coups de Flash-Ball, de grenades [...]."
La jeune femme embraye à chaque fois sur un discours beaucoup plus politique, mis en musique par leur avocat Me Yassine Bouzrou (ci-dessus), que L'Obs portraiture admirativement : "comme les boxeurs, sa main vient du cœur, mais l’uppercut n’est pas loin. Sans pitié."
Des artistes au coeur sur la main et la réflexion dans les chaussettes ont signé en confiance un texte violent rédigé par un ex-adjoint communiste au maire de Brétigny-sur-Orge (Essonne), Steevy Gustave. Ainsi les chanteurs Patrick Bruel, Hugues Auffray, les comédiens Josiane Balasko, Jean Benguigui et Mathilda May, le réalisateur Nils Tavernier, le directeur du festival d'Avignon Olivier Py ou encore l'humoriste Anne Roumanoff, approuvent-ils qu'on qualifie de "brebis galeuses" et d'"agents du désordre" les quatre policiers mis en examen, dont un pour viol présumé, après l'interpellation de Théo, le 2 février à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Ils considèrent que "ces monstres ne peuvent être associés aux forces de l'ordre qui nous protègent et sauvent des vies au péril des leurs".
L'Express n'est pas de reste et publie un article intitulé "Pour des pans de la population, la police n'est pas légitime". Il est signé de Chloé Pilorget-Rezzouk, qui suit la CGT pour Libération, également auteure de "Drancy: un policier aux assises pour viol? Un soulagement pour Alexandre" ou "Dévorée par les punaises de lit, Stains "au bord de la crise de nerfs."

Des manifestants réclament "Justice pour Théo" le 11 février 2017 à Bobigny
Plusieurs pistes pour réduire les violences policières sont évoquées, au risque de fragiliser les fonctionnaires de police, "avant qu'il ne soit trop tard". Les délinquants sont tranquilles: ce sont les policiers qui sont dans le collimateur. Notamment que "le vouvoiement soit systématiquement employé lors des contrôles", que le récépissé donné à la personne contrôlée par les policiers soit instauré "avant la fin du quinquennat" - une promesse non tenue du candidat Hollande après cinq années - ou encore que les caméras-piétons soient utilisées par les policiers - une utilisation systématique promise ces derniers jours par le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux.

"Si on se tait, c'est toute notre société qui se tait," se la racontent les artistes
La deuxième tribune a été lancée par le site QuartiersXXI (site d’information sur les quartiers populaires, fondé et géré par un comité de rédaction vivant ou travaillant dans les quartiers populaires, financé par ...Libération) et reprise dans Libération
Parmi les signataires figurent les acteurs Omar Sy, Eric Cantona, Nicolas Duvauchelle, les chanteurs Vincent Delerm, Grand Corps Malade, Christine'n The Queens, les rappeurs IAM, Nekfeu, ou encore le réalisateur de La Haine, Mathieu Kassovitz. Ils considèrent que la "mort suspecte" d'Adama Traoré, sur laquelle l'enquête se poursuit "n'engage pas seulement ses proches mais l'ensemble de notre pays, de notre société".

"Du côté de l'État, malgré les mensonges avérés, le ministre de l'Intérieur n'a jamais eu un mot, ne serait-ce que de compassion, à l'égard de la famille", accusent ces artistes. "Mépris, esprit de revanche et parti-pris aveugle, c'est donc le message que les pouvoirs publics renvoient depuis six mois à la famille et aux habitants de Beaumont qui ont manifesté massivement leur solidarité.
"Nous refusons qu'une part croissante de la population française soit abandonnée par la République", poursuivent les signataires du texte. Ils réclament "la plus stricte impartialité des pouvoirs publics quand les garants de l'ordre outrepassent les lois". "'C'est une affaire d'Etat', selon Assa Traoré [soeur d'Adama], et nous sommes également convaincus que c'est toute notre société qui se salit, si elle se tait et détourne le regard. Et nous avec, si nous ne réagissons pas", estiment-ils.

Le viol présumé ne suffit pas à l'indignation des artistes dans une posture politique. Ils n'hésitent pas à établir un amalgame entre Bagui Traoré [frère d' Adama], visé par une enquête pour "extorsion de fonds avec violence" et Théo Luhaka, animateur sportif de quartier, qui interféra dans le cours d'une interpellation musclée qui ne le concernait a priori pas, rappelant que, le 2 février dernier à Paris, des rappeurs ont donné un concert de soutien "Justice pour Adama". "Ce même jour, Théo, 22 ans, subissait la barbarie de l'agression policière qui révolte aujourd'hui le pays. C'est pourquoi nous appelons [...] à soutenir l'exigence de vérité et de justice pour Adama, de justice pour Théo, comme pour toutes les victimes des violences des forces de l'ordre", concluent les artistes signataires de la tribune.  

L'hologramme du chroniqueur vedette dans le microcosme parisien le faisait passer pour un mécréant européen fasciste

Durant le week-end, sur Twitter, il avait repris son identité réelle, mais sans effacer les "propos ignobles" de son "personnage de fiction maléfique", "à l’opposé de ce que je suis", prétend-il, dans une tentative pour se faire passer pour perturbé, dans une lettre d’excuses publiée sur Facebook, lundi 20 février.

"Faites entrer Hitler pour tuer les juifs" (24 février 2012) ; "Je crache des glaires sur la sale gueule de Charb et tous ceux de Charlie Hebdo" (30 décembre 2012) ; "Vive les PD Vive le Sida avec Hollande" (3 décembre 2013) a-t-il écrit, histoire de faire croire à des insanités d'extrême droite… Si ça peut marcher dans le monde du spectacle, pourquoi pas dans les quartiers, n'est-ce pas ? 
Sauf si l'intention profonde est de plonger le pays dans le chaos. 

Pendant près de cinq ans, sous son pseudonyme – qu’il avait dévoilé –, Mehdi Meklat a multiplié les messages homophobes, antisémites, misogynes, injurieux à l’égard de certaines personnalités ou faisant l’apologie du terrorisme. 
Sans jamais en répondre sérieusement, jusqu’à son passage dans l’émission La Grande Librairie sur France 5, jeudi 16 février, où il faisait la promotion, avec son compère Badroudine Saïd Abdallah, Comorien d'origine, 24 ans, journaliste (bénéficiaire de l'abattement fiscal de 8760 euros), réalisateur et écrivain français dit Badrou, de leur second livre. Avec le journaliste Mouloud Achour ainsi que son acolyte Mehdi Meklat, il est le cofondateur de la revue annuelle Téléramadan, dont le premier numéro est sorti le 6 juin 2016, et président des Éditions du Grand Remplacement qui éditent la revue. L'échelle sociale fonctionne plutôt bien...

Mehdi et Badrou, devenus des stars médiatiques sur leurs qualités subversives
Surnommés 'les Kids' à la radio, Mehdi et Badrou étaient devenus de véritables stars médiatiques au fil des ans (à l’honneur dans ...Libération -détenu, avec L'Express, par Patrick Drahi, franco-libanais comme Léa Salamé-, Le Monde,  Télérama (groupe Le Monde de Pierre Bergé), Arte…) et culturelles (deux web-séries pour la Fondation Cartier).
Taubira les a-t-elle 'drivés' ?
Le 1er février, le duo posait avec l’ancienne ministre de la justice Christiane Taubira en Une des Inrockuptibles, propriété de Xavier Niel, co-propriétaire du groupe Le Monde, etc) qui le présentait comme le "porte-voix de la jeunesse des quartiers populaires", "à l’avant-garde d’une nouvelle génération venue de banlieue". Mais la surexposition médiatique a ses revers.

@ADPCharb, "Féministe, athée, République laïque sociale, opposée à tous les extrémistes et intégristes (droite, gauche, religieux…) – Gauche républicaine"comme l’indique son compte Twitter, avait déjà tenté d’alerter les media et les internautes sur la double vie de Mehdi Meklat, à cinq reprises depuis début 2016. En vain.

Lorsque cette enseignante de 46 ans, qui souhaite se protéger derrière l’anonymat, le voit apparaître à l’écran, ce soir-là, elle lance, une nouvelle fois, plusieurs torpilles sur le site de microblogging. La troisième, détaillant quelques-uns des tweets nauséabonds de feu Marcelin Deschamps, déclenche l’avalanche.

Dans les heures qui suivent, @TheCaroCaro45 dévoile un éventail plus complet, classé par "cibles" : "les homos", "les juifs", "Charlie", "les transsexuels"," "les Français", "les lesbiennes", "les femmes". L’ensemble est d’une efficacité redoutable en termes de mobilisation des gogos épidermiques et des artistes qui se prennent pour des intellos. "C’était insupportable de voir que ce mec horrible allait encore être invité partout pour la promo de son livre", s'étrangle la jeune militante "féministe, laïque, de gauche et sans appartenance à un quelconque mouvement militant".

Le lendemain matin, samedi 18 février, le dessinateur, romancier et réalisateur Joann Sfar entre dans l’arène : "Je découvre tout ça ce matin. Il semble que c’est authentique. Je trouve ça inexcusable quand on se veut représentant de la jeunesse." Les réseaux sociaux s’emballent. "Dès que Joann Sfar m’a retweetée, ça a pris une autre dimension", raconte @TheCaroCaro45.

Dans la foulée, la chanteuse Keren Ann s’indigne et les représentants du Printemps républicain (collectif citoyen créé en mars 2016 par des personnalités majoritairement de gauche autour de la défense de la laïcité et du pacte républicain) embrayent. La ministre des familles, Laurence Rossignol, finit par bouger.

"L’effet de sidération a été général, commente Gilles Clavreul, délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme (Dilcra), qui a découvert l’étendue des tweets ce week-end. Mehdi Meklat a bénéficié d’une indulgence incompréhensible. Si on laisse faire, alors l’extrême droite pourra tranquillement s’engouffrer dans la brèche."

De la sidération à la réaction morale

Mise hors de cause, la fachosphère est pourtant accusée d'exploitation du filon: il est jugé indécent de twitter tous azimuts contre les islamo-gauchistes, les média bobo complaisants… Un réflexe qui détourne des solutions à apporter au problème de la manipulation et que @TheCaroCaro45 s’est empressée de dénoncer sur son compte Twitter : "Je ne cautionne pas les récupérations de @f_filippot du FN". "Si on peut faire en sorte de ne pas être étranglé entre le Front national et le Bondy Blog, ça me va", déclare-t-elle dans un stupéfiant amalgame.

Au-delà de Mehdi Meklat, c’est le Bondy Blog qui est mis en cause. 
Et ses supporteurs, tous sauf son hébergeur Libération qu'en démocratie bananière on n'ose affronter. Que @ADPCharb décrit ainsi : "Tout ce milieu militant qui gravite autour du "racisme d’Etat" traitant de "fils de pute", de "raciste" et d’"islamophobe", tous ceux qui osent émettre une critique sur l’islam."

"Ils se livrent à de véritables jeux de massacre sur les réseaux sociaux", renchérit Gilles Clavreul. "Tous ces gens derrière Mehdi Meklat donnent des leçons de morale à tout le monde tout en se permettant de dire des choses d’une extrême violence, souligne le politologue Laurent Bouvet, à l’origine du Printemps républicain. Il ne doit pas y avoir d’impunité !"
Entre samedi et dimanche, nuitamment, Mehdi Meklat a bravement supprimé plus de 40.000 tweets...
Le présentateur de La Grande Librairie, François Busnel, a condamné ses propos, faisant savoir qu’il n’aurait jamais invité Mehdi Meklat s’il avait eu connaissance de ces tweets.


Le Bondy Blog s’est désolidarisé et
le directeur de la rédaction des Inrocks s’est fendu d’un édito. Le minimum syndical...


L'ancienne intelligence de la Place Vendôme, Christiane Taubira, a réagi sur Facebook. L'ancienne ministre de la ...Justice a volé lundi au secours de l’hebdomadaire.
"Les Inrocks n'aurait pas pris le risque de se compromettre", considère-t-elle, sûre de son emprise et de l'orientation des InRocks. "C'est un journal qui aime débattre, et même quereller les goûts artistiques, pas se salir, affirme-t-elle. La deuxième, c'est qu'il ne leur serait pas venu à l'idée de me proposer cette rencontre s'ils avaient eu la moindre connaissance même d'un seul de ces tweets, car ils savent que sur ces sujets, il n'y a pas d'espace pour des débats." La ministre essaie de balader les Français alors qu'on parle ici d'agit-prop.   

Et, dans un communiqué publié lundi, la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) a promis de "saisir immédiatement la justice, en transmettant l’ensemble de ces contenus au procureur de la République de Paris". Saisir et puis après, si aucune suite pénale ne s'en suit.

Polémique sur Twitter Mehdi Meklat s’explique dans ...Télérama (groupe Le Monde)
Mehdi Meklat est revenu mardi 21 février sur la polémique entourant ses provocations subversives destinées à égarer l'opinion sur la droite en se faisant passer pour un autre pendant plusieurs années avec des propos tantôt homophobes ou misogynes et tantôt antisémites et fascistes, sous le pseudonyme peu maghrébin de Marcelin Deschamps.

"Marcelin Deschamps, c’était une part d’ombre, un personnage honteux, horrible. En même temps, il était ma part de liberté", raconte aux lecteurs bobos-intellos de Télérama, sur les conseils de son avocat, le protégé de la gauche exemplaire, écrivain et journaliste, insistant sur la dimension fictionnelle de ce double.
"C’était un travail littéraire, artistique, on peut parler de travail sur l’horreur en fait. Plus il allait loin, moins il voulait s’arrêter. Il m’a dépassé."
La rédaction des "Inrockuptibles" est accusée de le défendre à tout prix…
Mehdi Meklat s’est donc fendu d’une nouvelle lettre d’excuses, sur sa page Facebook, et se croit quitte. "Les provocations de Marcelin Deschamps, ce personnage pouilleux, étaient finalement leurs propres limites. Elles sont désormais mortes et n'auraient jamais dû exister." Circulez; y rien à voir, selon le "jeune auteur" [...] "rattrapé par son double homophobe et antisémite" (LCI)... Mehdi Meklat, annonce qu'il retourne au bled : "Je suis la cible de la fachosphère qui menace ma vie"...

Fin de scandale de l'agit-prop communautariste, comme si de rien n'était ?
Dans les media subventionnés et sur les réseaux sociaux, la condamnation est quasi unanime et sans ambiguïté… sinon dans Les Inrockuptibles

Le directeur de la rédaction des Inrocks, Pierre Siankowski, fait écho à Taubira dans un édito publié le même jour : "N'y allons pas par quatre chemins, ne cherchons pas d'excuse : dans leur lecture pure et dure, et qu'ils aient été publiés sous un autre nom que le sien, ces tweets sont abominables, abjects, et certains pris comme tels sont tout simplement antisémites, racistes et homophobes. Rien à dire là-dessus. C'est extrêmement grave et choquant et on ne peut que condamner ces propos." Et après ?

Le problème, c’est que Les Inrocks connaît le "cas Meklat" depuis 2012. "Ca peut aller trop loin, mais la plupart du temps, c’est drôle à mourir", écrivait à l’époque le journaliste Alexandre Comte. 
Surtout, Pierre Siankowski le patron des InRocks (situé dans le XIe arrondissement de Paris) a suivi et échangé avec Marcelin Deschamps de longs mois durant, comme le prouvent une série de tweets postés en 2014, exhumés par les internautes.

Ces dernières années, le quotidien Libération et la revue homosexuelle Yagg ont tour à tour apellé Mehdi Meklat à réagir sur son double nauséabond, à l’époque où le jeune homme tenait la chronique des "Kids" sur France Inter, au côté de ...Pascale Clarke, laquelle s'est vue retirer sa carte de presse, certains media comme Marianne ou BFM allant même jusqu'à s'interroger ensuite sur la pertinence de son statut d'intermittente du spectacle.

C'est cette Pascale Clarke, détestée du milieu pour son arrogance et ses partis-pris, qui avait donné à Meklat une chronique radio sur France Inter, dans son émission Comme on nous parle, en 2010. Alors que la presse révèle les tweets racistes, antisémites, homophobes et misogynes, faisant l'apologie d'Hitler et de Ben Laden, menaçant de mort Marine Le Pen ou les journalistes de Charlie Hebdo, Pascale Clark prend la défense du chroniqueur du Bondy Blog jugeant qu'il ne s'agissait que de "blagues nazes" et que Mehdi Meklat "ne fut que poésie, intelligence et humanité."