Le chroniqueur Mehdi Meklat rattrapé par son agit-prop sur Twitter
Publiées par Libération, ses injures proférées sous pseudonyme ont été exhumées
Mehdi Meklat à la Courneuve (Seine-Saint-Denis), en 2015. BRUNO LEVY / DIVERGENCE POUR ...LE MONDE
Ex-chroniqueur du Bondy Blog, Medhi Meklat, 24 ans, a été rattrapé par son double virtuel, Marcelin Deschamps, qu’il avait pourtant enterré il y a quelques mois. L’affaire du chroniqueur de France Inter et du site communautariste, créé en 2005 lors des émeutes dans les banlieues, alimente maintenant la polémique depuis quatre jours, notamment depuis jeudi dernier avec Nouvel Obs/Rue 89, peu habitué à dénoncer les excès des jeunes des quartiers, et suite au passage d'un tel "écrivain" à l'émission de François Busnel sur France 5 "La grande librairie", pour la promotion de son dernier opus. Prochain Goncourt, puisqu'il n'y a pas de raison que la racaille ne soit pas primée.
Le Bondy Blog avait donné de l'"affaire Théo" une présentation incendiaire
A tel point que Guylain Chevrier, docteur en histoire, enseignant et membre du groupe de réflexion sur la laïcité auprès du Haut conseil à l’intégration, dressa une critique de ses attaques à l'emporte-pièce bafouant le principe de présomption d'innocence dans le but de "pousser à la violence, à l’embrasement des quartiers". "Le Bondy Blog, présenté comme la voix des quartiers sensibles et de la diversité, soutient systématiquement les violences urbaines, désordres, quels que soient leurs causes, contre une police autour de laquelle on cultive la haine et à travers elle, celle de l’État, de la République," souligna-t-il.
Le politologue Laurent Bouvet s'émut quant à lui de "l'impunité dont il a pu bénéficier pendant toutes ces années […] de la part de ses collègues et amis du Bondy Blog." Un récidiviste qui n'avait jamais indigné qui que ce fût à Libération, notamment le donneur de leçons Laurent Mouchard-Joffrin, et son patron, Patrick Drahi.
Avant que n'éclate l'affaire des tweets de Mehdi Meklat, des artistes avaient bille en tête dénoncé les violences policières, faisant même l'amalgame entre les affaires Théo et Adama Traoré.
C'est ...Libération qui orchestrait l'opération avec plusieurs tribunes contre les violences policières à sa Une. Signées par "des dizaines de chanteurs, des acteurs et des militants antiracistes", et d'autres encore, toujours dans Libération, parmi lesquels les chanteurs Zebda, Arthur H ou encore l'acteur Omar Sy, réclamant justice dans l'affaire Adama Traoré, un jeune homme mort au cours de son interpellation par des gendarmes en juillet. Un concert d'indignation et de bons sentiments.
Dans la couverture de l'affaire Adama Traoré, on a pu voir Mouloud Achour, le présentateur du Gros Journal sur Canal Plus, le 5 janvier, afficher son parti pris contre les gendarmes, lorsqu'il donne la parole à Assa et Youssouf Traoré, la soeur et le frère d’Adama ("Tous nos combats sont cristallisés dans cette histoire et dans le combat d’Assa Traoré") et offre en cadeau à la jeune femme : "Je te confie une arme. C’est cette caméra. Je te propose de devenir officiellement reporter au Gros Journal." L'arme est tout aussi percutante que celle offerte par Mediapart quelques jours plus tôt. Le site dirigé par le trotskiste Edwy Plenel a demandé à Assa Traoré de présenter ses "voeux présidentiels" aux internautes du journal en ligne dans une vidéo.
La version véhiculée par les Traoré est relayée par les media. Le site révolutionnaire dirigé par le trotskiste Edwy Plenel a demandé à Assa Traoré de présenter ses "voeux présidentiels" aux internautes du journal en ligne dans une vidéo.
Or, le discours de la jeune femme n'est pas seulement compassionnel : "Il a rendu l’âme dans les locaux de la gendarmerie de Persan. Ces gendarmes ne l’ont pas aidé à vivre, mais l’ont aidé à mourir", car elle dérive sur les "violences physiques d’État" et cite Sivens ou encore Notre-Dame-des-Landes qui "ont vu couler le sang des manifestants, à coups de Flash-Ball, de grenades [...]." La jeune femme embraye à chaque fois sur un discours beaucoup plus politique, mis en musique par leur avocat Me Yassine Bouzrou (ci-dessus), que L'Obs portraiture admirativement : "comme les boxeurs, sa main vient du cœur, mais l’uppercut n’est pas loin. Sans pitié."
Des artistes au coeur sur la main et la réflexion dans les chaussettes ont signé en confianceun texte violent rédigé par un ex-adjoint communiste au maire de Brétigny-sur-Orge (Essonne), Steevy Gustave. Ainsi les chanteurs Patrick Bruel, Hugues Auffray, les comédiens Josiane Balasko, Jean Benguigui et Mathilda May, le réalisateur Nils Tavernier, le directeur du festival d'Avignon Olivier Py ou encore l'humoriste Anne Roumanoff, approuvent-ils qu'on qualifie de "brebis galeuses" et d'"agents du désordre" les quatre policiers mis en examen, dont un pour viol présumé, après l'interpellation de Théo, le 2 février à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Ils considèrent que "ces monstres ne peuvent être associés aux forces de l'ordre qui nous protègent et sauvent des vies au péril des leurs".
L'Express n'est pas de reste et publie un article intitulé "Pour des pans de la population, la police n'est pas légitime". Il est signé de Chloé Pilorget-Rezzouk, qui suit la CGT pour Libération, également auteure de "Drancy: un policier aux assises pour viol? Un soulagement pour Alexandre" ou "Dévorée par les punaises de lit, Stains "au bord de la crise de nerfs."
Plusieurs pistes pour réduire les violences policières sont évoquées, au risque de fragiliser les fonctionnaires de police, "avant qu'il ne soit trop tard". Les délinquants sont tranquilles: ce sont les policiers qui sont dans le collimateur. Notamment que "le vouvoiement soit systématiquement employé lors des contrôles", que le récépissé donné à la personne contrôlée par les policiers soit instauré "avant la fin du quinquennat" - une promesse non tenue du candidat Hollande après cinq années - ou encore que les caméras-piétons soient utilisées par les policiers - une utilisation systématique promise ces derniers jours par le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux.
"Si on se tait, c'est toute notre société qui se tait," se la racontent les artistes
La deuxième tribune a été lancée par le site QuartiersXXI (site d’information sur les quartiers populaires, fondé et géré par un comité de rédaction vivant ou travaillant dans les quartiers populaires, financé par ...Libération) et reprise dans Libération. Parmi les signataires figurent les acteurs Omar Sy, Eric Cantona, Nicolas Duvauchelle, les chanteurs Vincent Delerm, Grand Corps Malade, Christine'n The Queens, les rappeurs IAM, Nekfeu, ou encore le réalisateur de La Haine, Mathieu Kassovitz. Ils considèrent que la "mort suspecte" d'Adama Traoré, sur laquelle l'enquête se poursuit "n'engage pas seulement ses proches mais l'ensemble de notre pays, de notre société".
"Du côté de l'État, malgré les mensonges avérés, le ministre de l'Intérieur n'a jamais eu un mot, ne serait-ce que de compassion, à l'égard de la famille", accusent ces artistes. "Mépris, esprit de revanche et parti-pris aveugle, c'est donc le message que les pouvoirs publics renvoient depuis six mois à la famille et aux habitants de Beaumont qui ont manifesté massivement leur solidarité."
"Nous refusons qu'une part croissante de la population française soit abandonnée par la République", poursuivent les signataires du texte. Ils réclament "la plus stricte impartialité des pouvoirs publics quand les garants de l'ordre outrepassent les lois". "'C'est une affaire d'Etat', selon Assa Traoré [soeur d'Adama], et nous sommes également convaincus que c'est toute notre société qui se salit, si elle se tait et détourne le regard. Et nous avec, si nous ne réagissons pas", estiment-ils.
Le viol présumé ne suffit pas à l'indignation des artistes dans une posture politique. Ils n'hésitent pas à établir un amalgame entre Bagui Traoré [frère d' Adama], visé par une enquête pour "extorsion de fonds avec violence" et Théo Luhaka, animateur sportif de quartier, qui interféra dans le cours d'une interpellation musclée qui ne le concernait a priori pas, rappelant que, le 2 février dernier à Paris, des rappeurs ont donné un concert de soutien "Justice pour Adama". "Ce même jour, Théo, 22 ans, subissait la barbarie de l'agression policière qui révolte aujourd'hui le pays. C'est pourquoi nous appelons [...] à soutenir l'exigence de vérité et de justice pour Adama, de justice pour Théo, commepour toutes les victimes des violences des forces de l'ordre", concluent les artistes signataires de la tribune.
L'hologramme du chroniqueur vedette dans le microcosme parisien le faisait passer pour un mécréant européen fasciste
Durant le week-end, sur Twitter, il avait repris son identité réelle, mais sans effacer les "propos ignobles" de son "personnage de fiction maléfique", "à l’opposé de ce que je suis", prétend-il, dans une tentative pour se faire passer pour perturbé, dans une lettre d’excuses publiée sur Facebook, lundi 20 février.
"Faites entrer Hitler pour tuer les juifs" (24 février 2012) ; "Je crache des glaires sur la sale gueule de Charb et tous ceux de Charlie Hebdo" (30 décembre 2012) ; "Vive les PD Vive le Sida avec Hollande" (3 décembre 2013) a-t-il écrit, histoire de faire croire à des insanités d'extrême droite… Si ça peut marcher dans le monde du spectacle, pourquoi pas dans les quartiers, n'est-ce pas ? Sauf si l'intention profonde est de plonger le pays dans le chaos.
Pendant près de cinq ans, sous son pseudonyme – qu’il avait dévoilé –, Mehdi Meklat a multiplié les messages homophobes, antisémites, misogynes, injurieux à l’égard de certaines personnalités ou faisant l’apologie du terrorisme. Sans jamais en répondre sérieusement, jusqu’à son passage dans l’émission La Grande Librairie sur France 5, jeudi 16 février, où il faisait la promotion, avec son compère Badroudine Saïd Abdallah, Comorien d'origine, 24 ans, journaliste (bénéficiaire de l'abattement fiscal de 8760 euros), réalisateur et écrivain français dit Badrou, de leur second livre.Avec le journaliste Mouloud Achour ainsi que son acolyte Mehdi Meklat, il est le cofondateur de la revue annuelle Téléramadan, dont le premier numéro est sorti le 6 juin 2016, et président des Éditions du Grand Remplacement qui éditent la revue. L'échelle sociale fonctionne plutôt bien...
Mehdi et Badrou, devenus des stars médiatiques sur leurs qualités subversives
Surnommés 'les Kids' à la radio, Mehdi et Badrou étaient devenus de véritables stars médiatiquesau fil des ans (à l’honneur dans ...Libération -détenu, avec L'Express, par Patrick Drahi, franco-libanais comme Léa Salamé-, Le Monde, Télérama (groupe Le Monde de Pierre Bergé), Arte…) et culturelles (deux web-séries pour la Fondation Cartier).
Taubira les a-t-elle 'drivés' ?
Le 1er février, le duo posait avec l’ancienne ministre de la justice Christiane Taubiraen Une des Inrockuptibles, propriété de Xavier Niel, co-propriétaire du groupe Le Monde, etc) qui le présentait comme le "porte-voix de la jeunesse des quartiers populaires", "à l’avant-garde d’une nouvelle génération venue de banlieue". Mais la surexposition médiatique a ses revers.
@ADPCharb, "Féministe, athée, République laïque sociale, opposée à tous les extrémistes et intégristes (droite, gauche, religieux…) – Gauche républicaine"comme l’indique son compte Twitter, avait déjà tenté d’alerter les media et les internautes sur la double vie de Mehdi Meklat, à cinq reprises depuis début 2016. En vain.
Lorsque cette enseignante de 46 ans, qui souhaite se protéger derrière l’anonymat, le voit apparaître à l’écran, ce soir-là, elle lance, une nouvelle fois, plusieurs torpilles sur le site de microblogging. La troisième, détaillant quelques-uns des tweets nauséabonds de feu Marcelin Deschamps, déclenche l’avalanche.
Dans les heures qui suivent, @TheCaroCaro45 dévoile un éventail plus complet, classé par "cibles" : "les homos", "les juifs", "Charlie", "les transsexuels"," "les Français", "les lesbiennes", "les femmes". L’ensemble est d’une efficacité redoutable en termes de mobilisation des gogos épidermiques et des artistes qui se prennent pour des intellos. "C’était insupportable de voir que ce mec horrible allait encore être invité partout pour la promo de son livre", s'étrangle la jeune militante "féministe, laïque, de gauche et sans appartenance à un quelconque mouvement militant".
Le lendemain matin, samedi 18 février, le dessinateur, romancier et réalisateur Joann Sfar entre dans l’arène : "Je découvre tout ça ce matin. Il semble que c’est authentique. Je trouve ça inexcusable quand on se veut représentant de la jeunesse." Les réseaux sociaux s’emballent. "Dès que Joann Sfar m’a retweetée, ça a pris une autre dimension", raconte @TheCaroCaro45.
Dans la foulée, la chanteuse Keren Ann s’indigne et les représentants du Printemps républicain (collectif citoyen créé en mars 2016 par des personnalités majoritairement de gauche autour de la défense de la laïcité et du pacte républicain) embrayent. La ministre des familles, Laurence Rossignol, finit par bouger.
"L’effet de sidération a été général, commente Gilles Clavreul, délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme (Dilcra), qui a découvert l’étendue des tweets ce week-end. Mehdi Meklat a bénéficié d’une indulgence incompréhensible.Si on laisse faire, alors l’extrême droite pourra tranquillement s’engouffrer dans la brèche."
De la sidération à la réaction morale
Mise hors de cause, la fachosphèreest pourtant accusée d'exploitation du filon: il est jugé indécent de twitter tous azimuts contre les islamo-gauchistes, les média bobo complaisants… Un réflexe qui détourne des solutions à apporter au problème de la manipulation et que @TheCaroCaro45 s’est empressée de dénoncer sur son compte Twitter : "Je ne cautionne pas les récupérations de @f_filippot du FN". "Si on peut faire en sorte de ne pas être étranglé entre le Front national et le Bondy Blog, ça me va", déclare-t-elle dans un stupéfiant amalgame.
Au-delà de Mehdi Meklat, c’est le Bondy Blog qui est mis en cause. Et ses supporteurs, tous sauf son hébergeur Libération qu'en démocratie bananière on n'ose affronter.Que @ADPCharb décrit ainsi : "Tout ce milieu militant qui gravite autour du "racisme d’Etat"traitant de "fils de pute", de "raciste" et d’"islamophobe", tous ceux qui osent émettre une critique sur l’islam."
"Ils se livrent à de véritables jeux de massacre sur les réseaux sociaux", renchérit Gilles Clavreul. "Tous ces gens derrière Mehdi Meklat donnent des leçons de morale à tout le monde tout en se permettant de dire des choses d’une extrême violence, souligne le politologue Laurent Bouvet, à l’origine du Printemps républicain. Il ne doit pas y avoir d’impunité !"
Entre samedi et dimanche, nuitamment, Mehdi Meklat a bravement supprimé plus de 40.000 tweets...
Le présentateur de La Grande Librairie, François Busnel, a condamné ses propos, faisant savoir qu’il n’aurait jamais invité Mehdi Meklat s’il avait eu connaissance de ces tweets.
4. Je m'excuse si ces tweets ont pu choquer certains d'entre vous : ils sont obsolètes.
Le Bondy Blog s’est désolidarisé et le directeur de la rédaction des Inrocks s’est fendu d’un édito. Le minimum syndical... L'ancienne intelligence de la Place Vendôme, Christiane Taubira, a réagi sur Facebook. L'ancienne ministre de la ...Justice a volé lundi au secours de l’hebdomadaire. "Les Inrocks n'aurait pas pris le risque de se compromettre", considère-t-elle, sûre de son emprise et de l'orientation des InRocks. "C'est un journal qui aime débattre, et même quereller les goûts artistiques, pas se salir, affirme-t-elle. La deuxième, c'est qu'il ne leur serait pas venu à l'idée de me proposer cette rencontre s'ils avaient eu la moindre connaissance même d'un seul de ces tweets, car ils savent que sur ces sujets, il n'y a pas d'espace pour des débats." La ministre essaie de balader les Français alors qu'on parle ici d'agit-prop. Et, dans un communiqué publié lundi, la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) a promis de "saisir immédiatement la justice, en transmettant l’ensemble de ces contenus au procureur de la République de Paris". Saisir et puis après, si aucune suite pénale ne s'en suit.
Polémique sur Twitter Mehdi Meklat s’explique dans ...Télérama (groupe Le Monde)
Mehdi Meklat est revenu mardi 21 février sur la polémique entourant ses provocations subversives destinées à égarer l'opinion sur la droite en se faisant passer pour un autre pendant plusieurs années avec des propos tantôt homophobes ou misogynes et tantôt antisémites et fascistes, sous le pseudonyme peu maghrébin de Marcelin Deschamps.
"Marcelin Deschamps, c’était une part d’ombre, un personnage honteux, horrible. En même temps, il était ma part de liberté", raconte aux lecteurs bobos-intellos de Télérama, sur les conseils de son avocat, le protégé de la gauche exemplaire, écrivain et journaliste, insistant sur la dimension fictionnelle de ce double.
"C’était un travail littéraire, artistique, on peut parler de travail sur l’horreur en fait. Plus il allait loin, moins il voulait s’arrêter. Il m’a dépassé."
La rédaction des "Inrockuptibles" est accusée de le défendre à tout prix…
Mehdi Meklat s’est donc fendu d’une nouvelle lettre d’excuses, sur sa page Facebook, et se croit quitte. "Les provocations de Marcelin Deschamps, ce personnage pouilleux, étaient finalement leurs propres limites. Elles sont désormais mortes et n'auraient jamais dû exister." Circulez; y rien à voir, selon le "jeune auteur" [...] "rattrapé par son double homophobe et antisémite" (LCI)... Mehdi Meklat, annonce qu'il retourne au bled : "Je suis la cible de la fachosphère qui menace ma vie"...
Fin de scandale de l'agit-prop communautariste, comme si de rien n'était ?
Dans les media subventionnés et sur les réseaux sociaux, la condamnation est quasi unanime et sans ambiguïté… sinon dans Les Inrockuptibles
Le directeur de la rédaction des Inrocks, Pierre Siankowski, fait écho à Taubira dans un édito publié le même jour : "N'y allons pas par quatre chemins, ne cherchons pas d'excuse : dans leur lecture pure et dure, et qu'ils aient été publiés sous un autre nom que le sien, ces tweets sont abominables, abjects, et certains pris comme tels sont tout simplement antisémites, racistes et homophobes. Rien à dire là-dessus. C'est extrêmement grave et choquant et on ne peut que condamner ces propos." Et après ?
Le problème, c’est que Les Inrocks connaît le "cas Meklat" depuis 2012. "Ca peut aller trop loin, mais la plupart du temps, c’est drôle à mourir", écrivait à l’époque le journaliste Alexandre Comte.
Surtout, Pierre Siankowski le patron des InRocks (situé dans le XIe arrondissement de Paris) a suivi et échangé avec Marcelin Deschamps de longs mois durant, comme le prouvent une série de tweets postés en 2014, exhumés par les internautes.
Ces dernières années, le quotidien Libération et la revue homosexuelle Yagg ont tour à tour apellé Mehdi Meklat à réagir sur son double nauséabond, à l’époque où le jeune homme tenait la chronique des "Kids" sur France Inter, au côté de ...Pascale Clarke, laquelle s'est vue retirer sa carte de presse, certains media comme Marianne ou BFM allant même jusqu'à s'interroger ensuite sur la pertinence de son statut d'intermittente du spectacle.
C'est cette Pascale Clarke, détestée du milieu pour son arrogance et ses partis-pris, qui avait donné à Meklat une chronique radio sur France Inter, dans son émission Comme on nous parle, en 2010. Alors que la presse révèle les tweets racistes, antisémites, homophobes et misogynes, faisant l'apologie d'Hitler et de Ben Laden, menaçant de mort Marine Le Pen ou les journalistes de Charlie Hebdo, Pascale Clark prend la défense du chroniqueur du Bondy Blog jugeant qu'il ne s'agissait que de "blagues nazes" et que Mehdi Meklat "ne fut que poésie, intelligence et humanité."
La population immigrée, éternelle insatisfaite 9% des citoyens français seraient d'origine immigrée
Combien de Français seraient-ils d'origine noire ou magrébine ? Le quota de personnes de couleur est-il respecté -ou dépassé- dans les émissions ou journaux télévisés ? Il est bien légitime que la population française d'origine étrangère souhaite être traitée à égalité avec les autres concitoyens, mais est-il en revanche convenable qu'ils réclament des places au nom de leur différence et en proportion supérieure de leur nombre réel dans l'hexagone ? Or, des élus UMP cherchent à profiter du progrès des mentalités à leur endroit pour affirmer leurs ambitions et occuper un plus grand nombre de places sur les listes en vue des régionales. Le 27/11/2009, l'un d'eux, Kamel Hamza, conseiller muncipal de La Courneuve, répondait à lexpress.fr.
Êtes-vous satisfait de la diversité des candidats au sein des listes de la majorité pour les régionales? Pour l'instant non. Mais on va voir comment cela va se passer samedi 28 novembre au Conseil national l'UMP. En Île-de-France, les têtes de listes départementales ne reflètent pas la diversité de la région. Valérie Pécresse [chef de file régionale, ndlr] disait qu'elle voulait mettre des Rama, des Rachida en tête de liste, mais on voit des maires, des députés qu'on connaît déjà. Il n'y a pas de renouvellement.
L'UMP est en retard sur le sujet? J'ai le sentiment que mon parti ne pose pas encore la question de la diversité. Le PS et le MoDem s'y intéressent, ils ont choisi des têtes de liste de toutes origines en Île-de-France. Il y a une révolution des mentalités à faire, et cela doit passer par la politique.
Nicolas Sarkozy doit taper du poing sur la table? L'UMP avait pris de l'avance grâce à Nicolas Sarkozy qui a nommé des ministres comme Rachida Dati ou Rama Yade. Mais quand le Président fait quelque chose, le parti ne suit pas, il est pourtant le seul à pouvoir changer les choses.
Mettre plus de candidats issus de la diversité sur les listes, c'est une manière de répondre au débat sur l'identité nationale? Le débat sur l'identité nationale, ça ne peut pas être que des discussions sur le drapeau et l'hymne national. Les Français croient en des valeurs républicaines: l'égalité, la fraternité. L'identité nationale, c'est aussi ça. Si on ne parle que du drapeau et d'hymne national, on se plante.
Culpabiliser l'UMP, mais aussi bien la population d'accueil dans son ensemble à travers lui , est quelque peu excessif
Considérant la demande et un souci de parité, il devient nécessaire de recenser les différentes origines de Français de manière à posseder les éléments d'appréciation de la justesse de ces revendications.
Des têtes de liste de toutes origines au PS et au MoDem ?
Au Modem, ils enregistrent en manque cruel de volontaires et les candidats au casse-pipe ne se pressent pas.
Au PS, la vérité est différente. Mais le conseiller muncipal de La Courneuve peut toujours aller voir si l'herbe est plus verte dans le pré d'en face. Les autres n'ont pas oublié les reproches adressés lors des dernières législatives par les candidats socialistes sacrifiés dans des circonscriptions imprenables. LIRE PaSiDupes : Le PS sacrifie un beur de plus (Samir Mihi)
Des «insoumis de la diversité » ? Les exemples sont légion.
« Les insoumis de la diversité claquent la porte du PS » titre le Bondy blog
Djamel Yalaoui s'était présenté sur Trappes (Yvelines) contre Safia Otokoré, candidate d’origine somalienne officiellement investie par le PS. Djamel Yalaoui participait à la nouvelle fronde d’une dizaine de candidats démissionnaires du parti qui, sous la houlette de Chafia Mentalechta (Puy-de-Dôme), dénoncent le “hold-up sur les voix des quartiers populaires à la présidentielle” (Diversité : le clash des sacrifiés, Le Parisien, 13 mai 2007 ).
Ces rivalités dégénérèrent parfois en règlements de compte. Le Bondy Blog -choyé par Yahoo! Actualités-, qui s’était rendu à Marseille pour suivre la campagne électorale dans les Quartiers Nord, raconta ainsi les mésaventures de Karim Zéribi, candidat “Nouvelle gauche” agressé physiquement dans la nuit du 7 au 8 mai. A la mi-février déjà, deux personnes l’avait apostrophé, menaçants : “Toi, tu ne te présentes pas aux élections”. Qui sont les agresseurs ? Mystère. Mais la candidature de Karim Zéribi gêne certains, surtout à gauche, et le Bondy Blog ne se priva pas de le souligner. Qu'est devenu le Bondy blog ?
Que faut-il faire si, selon Fadila Mehal, née en Algérie, présidente fondatrice des Marianne de la diversité et candidate du MoDem aux municipales 2008 dans le IVe arrondissement de Paris (lien), a trouvé sur son passage la maire socialiste sortanteDominique Bertinotti qui lui a opposé une vive opposition. On peut affirmer que la France enregistre une grave pénurie de représentation politique, mais le face à face électoral est démocratique.
Il ne faut pas non plus ignorer que Rachida Dati a été Garde des Sceaux au ministère emblématique de la Justice, que Rama Yade a été secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères et aux Droits de l’homme, un autre ministère prestigieux, et que Fadela Amara est secrétaire d’Etat à la politique de la ville. Trois personnalités politiques « venues d’ailleurs » et femmes de surcroît, appelées à de hautes responsabilités. Ces heureuses élues sont des « symboles vivants de la diversité », reconnaît Fadila Mehal. Mais y aura-t-il assez de postes « symboliques » ou non pour toutes les Marianne de la diversité et autres «insoumis de la diversité » ? De plus, quels sont les droits des 90% qui n'en font pas partie ?
Un premier secrétaire doit être plus délicat sur ses "fréquentations moins honorables"
A la suite de PaSiDupes, Bertrand Delanoë pointe les amitiés scandaleuses de la donneuse de leçons à la terre entière.Sur le sujet de l’honneur, Sa Cynique Majesté Royal est pourtant fort mal placée, comme le rappelle justement le maire de Paris.
Delanoë a évoqué "certaines fréquentations qui (lui) paraissent moins honorables" , à propos de Georges Frêche, exclu du PS, mais soutien de Sa Cynique Majesté Royal et défendu par Désirdavenir Royal. Mardi soir M. Delanoë était interrogé, avant une réunion de militants de la fédération PS de Paris à la Mutualité, sur une déclaration de Désirdavenir Royal assurant que le PS "a perdu le sens du code de l'honneur". L'ex-candidate à la présidentielle critiquait ainsi le soutien apporté par Bertrand Delanoëà la maire de Lille. Rappelons que Hollande, l’ex-concubin Royal, est l’un des contributeurs de la motion Delanoë !… "Je ne prends pas les choses sur un ton agressif", a commenté Delanoë. Pezrdrait-elle ses nerfs ?
"Pour ce qui concerne le sens de l'honneur, je pense que j'ai prouvé que défendre ses convictions sincèrement, sans tenir compte de son intérêt personnel (...), c'est le sens de l'honneur. Je préfère la manière dont je porte ce sens de l'honneur que certaines fréquentations qui me paraissent moins honorables comme celles de Georges Frêche". Sa Cynique Majesté Royal, une consoeur de ces magistrates qui font actuellement la pluie et le mauvais temps dans les tribunaux,avait jugé dans la journée qu'il y avait eu "beaucoup d'injustice" contre Georges Frêche, exclu du PS, mais toujours très influent dans la fédération de l'Hérault qui a voté massivement pour sa motion. L’influence de l’odieux personnage sur les militants importe donc plus que la morale et l’honneur pour Sa Cynique Majesté Royal, puisque la candidate au poste de premier secrétaire en appelle à leur soutien !
Pour éclairer le vote des militants, durant ses presque trente ans de gestion du PS de l'Hérault, selon ses détracteurs- y compris au PS-, Georges Frêche s'est appliqué à éliminer tous ceux qui pouvaient lui faire de l'ombre et à ne garder que ceux qui lui restent soumis. Ce comportement pour le moins hégémonique inspire fortement les méthodes dominatrices de la candidate Royal.
Dans les quartiers des banlieues parisiennes comme du Sud-Ouest, l’affreux Jojo Frêche n’est pas le mieux placé pour lui rallier les suffrages des beurs et blacks éclairés.
Ce grand potentat ‘démocrate’ fut suspendupour deux années du PS pour avoir qualifié des harkis de « sous-hommes ». Le 27 janvier 2007, la commission nationale des conflits du Parti socialiste annonça l'exclusion du président socialiste de la région Languedoc-Roussillon pour ses propos jugés « non compatibles avec les valeurs d'égalité et de respect des droits humains ».
Aucune poursuite n'a été engagée pour l'affaire des "blacks de l'équipe de France" qui avaient indigné les médias nationaux, les Français de couleur ou non. Il les avait jugés trop nombreux pour représenter la France.
Si maintenant les militants ne savent pas ce que signifie la mauvaise foi de Royal , voici un témoignage intéressant dû au Bondy Blog: « Vous êtes entourée de Georges Frèche qui a dit qu’il y avait trop de noirs dans l’équipe de France de football… ». Un des garçons chargés de la sécurité réagit à notre question: « Ah oui ! Posez-là cette question… allez y posez-là… Restez, elle va passer par ici ! ». Nous poursuivons quelques minutes plus tard : « Comptez-vous le garder dans votre parti ? - "Je ne commente pas ce genre de déclaration, je l’ai déjà fait, ne mélangeons pas tout ", réplique la candidate socialiste.[…] BB : Quels conseillers avez-vous en vue pour apporter des solutions en banlieue ? S.R. : Vous le saurez le moment venu. Je vous parle de la France, de la République, du bon fonctionnement de l’Etat, des projets qui sont mis actuellement en place. Et nous allons continuer à en parler et y travailler. Le parlement des banlieues est un partenaire à part entière de cette démarche."
Frêche n’est pas hostile aux seuls harkis En mars 1973, Georges Frêche est candidat (PS) pour la première fois aux élections législatives à Montpellier (Hérault). Il tente à cette époque de se rapprocher des milieux de l'ancienne Algérie française. Ainsi, il réclame que le candidat du tout jeune Front National, André Toise, ancien officier de l’OAS, appelle à voter pour lui par anti-gaullisme en 1973, et ouvre sa liste pour les municipales de 1977 à un ancien officier de la Légion étrangère, condamné pour appartenance à l'OAS. Il est vainqueur de ces deux élections. En 1982, il met en berne tous les drapeaux de la ville de Montpellier, quand Claude Cheysson, ministre des Relations extérieures (affaires étrangères) de François Mitterrand, vient s'incliner à Alger devant la tombe des « combattants du FLN ».
Le vote des militants socialiste jeudi soir sera "un choix identitaire". "Ce n'est pas une question d'arithmétique, c'est une question de réflexion politique", a aussi souligné le chef de file de la motion Delanoë. "La gravité de la situation doit nous amener à faire le choix de ce parti ancré à gauche, avec des alliances à gauche", a fait valoir le maire de Paris. La motion Delanoë, c’est théoriquement plus de 25% des militants, ajoutés aux quelque 25% de Martine Aubry.