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samedi 18 août 2018

Européennes : Jadot (EELV) exclut une liste commune avec Hamon

Les écologistes radicaux tenteront de renforcer leur base ébranlée

Jadot se voit tête de liste EELV et vise 15% des suffrages

Désigné mi-juillet tête de liste EELV pour les européennes de 2019, Yannick Jadot, 51 ans, fera cavalier seul. Il a confirmé dimanche qu'il exclut la possibilité d'une liste commune avec le mouvement Génération.s de Benoît Hamon".
"L'élection européenne est le seul scrutin où les électeurs votent par conviction. C'est un vote de clarté. Notre priorité est de rassembler les écologistes autour d'une ligne claire, pas de faire de la vieille politique avec ses accords d'appareils et ses confusions", estime Y. Jadot dans le Journal du Dimanche, interrogé sur la possibilité d'une union des dernières forces de l'un et de l'autre.
Le frère de Jadot, Thierry, dirige la filiale française de Dentsu Aegis Network, un groupe britannique de publicité et d'études de marché, elle-même filiale de Dentsu, la première agence de publicité japonaise. 
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Soutien de Joly Eva, Yannick Jadot ne s'est pas toujours
prétendu proche de la droite du PS  
Il avait finalement soutenu Benoît Hamon lors de la présidentielle, avec alors l'illusion d'"une possibilité de faire gagner (les) idées" écologistesMais "l'échec a été assez retentissant. Il n'est pas interdit d'apprendre de ses erreurs", argumente-t-il.
Yannick Jadot s'était allié avec Benoît Hamon après de longs débats lors de la dernière présidentielle, qui avait vu le vainqueur des primaires organisées par le Parti socialiste éliminé au premier tour. Yannick Jadot avait prévenu depuis qu'il avait tiré les leçons de cet "échec" et qu'il ne comptait plus s'allier au leader du mouvement de la gauche du PS.

Isolé et fantomatique, il plaidait pour une liste commune. Mais, candidat officiel du Parti socialiste arrivé 5e au premier tour de la présidentielle 2017, Hamon avait réalisé le pire score de l'histoire du PS, avec 6,35% des voix. Pour EELV, Hamon n'est pas une référence.

Mais Jadot n'est pas non plus un parangon de vertu.
 
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Des activistes anti-républicains de Greenpeace interrompant
 les travaux de l'Assemblée en décembre 2009
Comme directeur des campagnes de Greenpeace France, ONG internationale illégitime ( 2002-2008), il fut notamment condamné pour atteinte aux intérêts supérieurs de la Nation pour avoir pénétré dans la base opérationnelle de l'Ile longue (rade de Brest), port des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins de la Marine nationale, dans le cadre de l'opération Plutonium, menée par l'ONG.
Quelques jours avant la désignation mi-juillet de Yannick Jadot pour conduire la liste EELV aux européennes, Benoît Hamon assurait néanmoins encore que "le fil n'(était) pas coupé". 

Yannick Jadot et Benoît Hamon, le 26 février 2017.

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Europe Ecologie-les Verts continue de miser sur l'accueil des migrants.
Image associée
Le camp de migrants de Grande-Synthe réduit en cendres
par un incendie criminel, le 11 avril 2017

Sur la liste EELV, le maire de Grande-Synthe, Damien Carême, qui "a parfaitement géré le dossier des réfugiés", doit être "aux avant-postes", indique Jadot dans le JDD, en précisant que les noms seront dévoilés "d'ici à l'automne".
Eric Piolle, le maire EELV de Grenoble, qui a ouvert la ville à la drogue et à l'insécurité, devrait être écarté. En 2017, il avait appelé à voter Mélenchon en dépit du ralliement d'EELV à la candidature de Benoît Hamon,

Karima Delli eurodéputée EELV sortante, ci-contre, a bien mérité sa place, en revanche !

Jadot confirme son objectif d'obtenir 15% des voix lors du scrutin européen. "Jamais l'écologie n'aura autant irrigué la société, les entreprises, les initiatives citoyennes," raconte-t-il, inconscient du rejet de masse de l'écologie punitive.

Dévastation de Strasbourg par des "Black blocs'
anarchistes, antilibéraux et altermondialistes 
Les ​écologistes se compteront de leurs Journées d'été européennes du 23 au 25 août, 
à Strasbourg, haut lieu de l'anti-capitalisme primaire, depuis les journées de violences urbaines perpétréesà la faveur de la crise économique mondiale, lors du sommet de l'OTAN Strasbourg-Kehl de 2009, par l'ultra-gauche "pacifiste", anarchiste et altermondialiste.



Tête de liste d'Europe Ecologie en 2009 dans la circonscription Ouest (Bretagne, Poitou-Charentes et Pays-de-la-Loire), Jadot fut élu député européen avec 16 % des voix.

vendredi 10 août 2018

Le Parlement européen souhaite supprimer le changement d'heure

Un sondage consulte les Européens : ouvert jusqu'au 16 août

Va-t-on vers un retour avant 1976 ? 

Près de 510 millions d’Européens, parmi lesquels 67 millions de Français, seraient alors concernés…
Par 384 voix pour (153 voix contre), après avoir longuement débattu de l’intérêt ou non de maintenir ces modifications horaires semestrielles, les députés européens, réunis en session plénière à Strasbourg, ont réclamé une "évaluation complète " et détaillée du système de changement d’heure et, si nécessaire, de "présenter une proposition pour la réviser".

Le changement d’heure a été mis en place en France, en 1976, au début du quinquennat de Valéry Giscard-d’Estaing. Il était destiné à réaliser des économies d’énergie en passant à l’horaire d’été au début du printemps, avant de basculer en horaire d’hiver le dernier dimanche d’octobre.

"La directive actuelle, entrée en vigueur en 2001, fixe pour l’ensemble de l’UE une date et une heure harmonisées pour le début et la fin de la période de l’heure d’été, l’objectif étant d’aider le marché intérieur à fonctionner de façon efficace", rappellent-ils dans un communiqué.

Les députés européens ont voté, en février dernier, une résolution en faveur de l'abandon de l'alternance. Il appartient toutefois à chaque pays de décider s'il applique ou non ce changement.

A l'origine de la résolution, la députée européenne écologiste Karima Delli a fait valoir que "les députés répondent au souhait de nombreux citoyens mobilisés contre un système devenu obsolète".
"Les études démontrant un accroissement des accidents de la route ou des troubles du sommeil lors du changement d'heure, doivent être prises au sérieux", a plaidé l'élue française des Verts, estimant que les économies d'énergie, but initial des changements d'heure saisonniers, "ne sont pas probantes".

"Des effets négatifs sur la santé des êtres humains"

"De nombreuses études, si elles n’aboutissent pas à des conclusions définitives, ont indiqué l’existence d’effets négatifs sur la santé des êtres humains" de ces décalages d’une heure intervenant les derniers week-ends de mars et d’octobre, soulignent les eurodéputés.

Retrouver un rythme plus régulier.
Si le passage à l’heure d'hiver est plus facile à gérer sur le plan du rythme biologique que celui du mois de mars, il peut être un prétexte pour recharger ses batteries en fin de week-end et, peut-être, mettre fin au fameux "blues du dimanche soir", questionne Patrick Lesage, sophrologue intervenant en entreprise sur les troubles du sommeil et de la vigilance.
La question de l'incidence des pubs interminables et répétées n'est pas mise en cause: sujet tabou dans la presse mercantile et tributaire des  annonceurs. Reste qu'après un week-end chargé où il n’est pas interdit de veiller pour profiter des soirées, apparaît parfois une légère déprime à l’idée de travailler le lundi. L’appel du lit est ressenti comme une punition, puisqu’il sera suivi d’une matinée fracassée par la sonnerie du réveil. "Ce petit blues est aussi lié aux décalages qu’on s’impose chaque semaine en se couchant plus tard. Du coup, on a déjà décalé l’horloge biologique", poursuit le spécialiste. La réduction du temps consacré aux pubs, réclames et autres écrans publicitaires ne participerait-il pas d'une prévention des troubles du sommeil.

Notre horloge biologique sacrifiée, dans l'indifférence générale, à la pub
Retrouver l'envie d’aller se coucher serait donc l'objectif principal de ressentir la "pression" du sommeil. Avec ce changement d’heure, les personnes en "retard de phases (de sommeil)", qui n’aiment pas se coucher tôt, ont une occasion de retrouver un rythme de vie plus régulier, de soigner leur "écologie du sommeil". En se couchant légèrement plus tôt, les réveils seront moins douloureux. La mélatonine (hormone du sommeil) sécrétée durant la nuit sera aussi plus présente dans l’organisme.

Par ailleurs, quand la nuit tombe à 17h30, l’idéal est de s’exposer à la lumière matinale pour que l’organisme sécrète plus de sérotonine (hormone du bonheur). Un manque de sérotonine peut parfois être associé à une mauvaise humeur, des sautes de concentration, voire une perte d’appétit. Le top de l’optimisation étant de profiter de cette heure supplémentaire le matin pour soigner son petit-déjeuner, un moment clé de la journée souvent bâclé.
Le prochain changement d’heure aura lieu dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 mars.

Le sondage ci-dessous est propre à PaSiDupes
(il restera en ligne, colonne de droite, jusqu'à la date de prise d'effet de la décision finale):



jeudi 22 mai 2014

En chantant l'hymne européen en ...allemand, EELV donne-t-elle envie d'Europe ?

A Lille, Duflot et Cohn-Bendit font chanter l'Ode à la joie ...en allemand !

Il sentait le reniement, le meeting d’Europe-Écologie, 
le 16 mai au Grand Palais de Lille. Le PS est bien mal récompensé d'avoir passé un accord secret entre l'amère de Lille et la pastèque Cécile Duflot, qui a permis à EELV de s'emparer de sièges socialistes. C'est maintenant chacun pour sa pomme bio...

Pour la circonstance du 25 mai, d’Eva Joly à José Bové en passant par Daniel Cohn-Bendit et Cécile Duflot,
les totalitaires de l'écologie étaient venus soutenir la liste qu’emmène Karima Delli. Une famille recomposée pour la photo de campagne  des Européennes.

Le coeur n'y était pas à la parade. 
"Ce ne sont pas les sondages mais les citoyens qui font l’élection", prévient la tête de liste. "Nous croyons à la bonne surprise comme en 2009. L’échelon européen est celui de la sortie de crise", assure Karima Delli, qui espère faire aussi bien qu’Hélène Flautre il y a cinq ans (12,1 %).  Delli n'est pourtant pas tant connue pour son activité à Bruxelles que pour son activisme, d'abord au Collectif Jeudi Noir, auquel elle appartient toujours, et ses avatars, La France qui se lève tôt ou Sauvons les riches, subitement mis en veilleuse en mai 2012 et l'accession de trois hommes d'affaires socialistes à la tête de la presse présidentielle, Le Monde et Le Nouvel Observateur.

Un optimiste forcé
 
Eurodéputée ou agitatrice ?
"Nous sommes là pour donner envie d’Europe, pas pour écouter les sirènes eurosceptiques. Les fonds européens ont financé 7000 projets dans la région et qui le sait ?", s’étonne la chef de file écologiste, avec Alexandre Jurado et Anny Poursinoff, mais en rivalité avec la tendance incarnée par Pascal Durand (IdeF), Yannick Jadot (Ouest), Sandrine Bélier (Est) ou Michèle Rivasi (Sud Est).

Quoi de mieux, pour donner envie, que d chanter ensemble en allemand...
VOIR et ENTENDRE Cécile Duflot émouvoir Daniel Cohn-Bendit en poussant la salle à entonner l'Ode à la joie en ...allemand:
Dans le même temps, Christiane Taubira, la garde des Sceaux guyanaise de Manolo Valls et camarade d'Eva Joly, candidate marginale de la présidentielle 2012, répugne à entonner la Marseillaise le jour de la commémoration de l'abolition de l'esclavage... 

Une tête de liste peu convaincante

Ses coéquipiers gagnent-ils à être connus? François Veillerette (ex-militant de l'ONG supranationale Greenpeace et déjà vice-président de la région Picardie), Majdouline Sbaï (déjà vice-présidente du conseil régional Nord-Pas de Calais), Michel Kfoury (leader de la Confédération paysanne dans l'affaire de la ferme des Mille vaches) ou Véronique Moinet.

Au passage, elle tacle les autres partis. 
K. Delli porte chapeau et moustache 
dans l'hémicycle de Strasbourg 
pour la journée de la femme 2011.
"Le Parlement européen n’est pas un lot de consolation ni une salle d’attente pour préparer les prochaines élections nationales, lance Karima Delli connue pour ses happenings, mais dont la légitimité reste pourtant à démontrer. Ses diplômes délivrés par l'Université de Lille ont récompensé le militantisme plus que le savoir et celle qui n'était que 4e en 2009, après Daniel Cohn-Bendit, l'ancienne juge Eva Joly, et Pascal Canfin, se trouve aujourd'hui propulsée en tête par l'abandon de anciens. Son credo laïc: "davantage d’Europe, un véritable saut fédéral, avec davantage d’écologie et de social".

José Bové abonde: "On construit notre campagne sur les solutions. En démontrant que sur le financement de la transition énergétique les réponses sont européennes, on croit au rêve européen, c’est le seul processus démocratique en construction dans l’Histoire."

En se désolidarisant de l'Etat PS, les Verts seront-ils exemptés de malus dans les urnes ?
Bravement, les Verts sont sortis du gouvernement pour ne pas endosser le bilan Hollande à la veille des Municipales et des Européennes.

Ni malus, ni bonus, pronostique Daniel Cohn-Bendit. "Il y avait de bonnes comme de mauvaises raisons de rester ou de quitter le gouvernement, mais ce n’est pas le problème" estime-t-il. "Nous faisons le choix de ne pas instrumentaliser la politique nationale," se défend Dany-le-rouge. 



jeudi 22 mars 2012

D. Batho (PS) refuse de céder son logement social parisien à une famille défavorisée

Delphine Batho (PS) s'incruste dans son logement du parc social parisien

La protégée de l'amère Royal, squatteuse nécessiteuse !

Bertrand Delanoë s'en défend : avec lui, pas de "copinage" entre socialistes
"Depuis l'arrivée aux affaires de l'actuelle majorité municipale, aucun logement n'a été attribué à un élu", affirme-t-on dans l'entourage du maire. Reste que plusieurs personnalités politiques occupent, depuis de nombreuses années, des logements du parc immobilier de la ville de Paris, parmi lesquelles Delphine Batho, députée socialiste des Deux-Sèvres et porte-parole de François Hollande.

En novembre 2011, c'était le socialiste Jean-Pierre Chevènement , sénateur du Territoire de Belfort et président du MRC, qui se faisait épingler par la mairie de Paris. En effet, l'ancien ministre occupe, depuis 1983, un appartement dans le 5e arrondissement de Paris pour un loyer très éloigné des prix que les Parisiens sont obligés de payer sur le marché privé : 1 519 euros pour un logement de 120 m².

Une situation critiquée par Bertrand Delanoë qui laisse courrir.
"J'ai besoin de logements pour les Parisiens dont les revenus justifient qu'ils y aient accès. Dès lors que M. Chevènement rendra son logement du parc social de la ville de Paris, il pourra être attribué à une famille réellement éligible", assurait au Monde le maire de Paris à l'automne 2011, sans rire.


La mairie parle d'or mais brasse de l'air


Avec la complicité de Droit au Logement(DAL),
ainsi que de Jean Rochefort, Emmanuel Béart, Josiane Balasko ou Guy Bedos

Dans les colonnes du Nouvel Observateur du 1er décembre, Jean-Yves Mano, adjoint au maire de Paris chargé du logement, enfonçait le clou : "Au nom du principe républicain d'égalité, [M. Chevènement] devrait comprendre que son appartement pourrait être loué à une famille qui en a besoin."
L'ancien ministre socialiste occupe toujours les lieux
Alors candidat à l'élection présidentielle, il a fait la sourde oreille à la requête et même porté plainte contre la ville de Paris . Il n'est pas le seul à profiter des faibles loyers de la Régie immobilière de la ville de Paris (RIVP).

Pourtant l'attribution de logements dépendant de la ville de Paris à des privilégiés fait gronder le peuple.
108 m2 pour 1 524 euros par mois.
Sans indigner que que ce soit au PS, ni Hollande, ni Brochen-Aubry qui ne sont jamais au courant de rien, comme ils ne savaient rien des magouilles de Guérini, Navaro ou Kucheida...


Pour Delphine Batho, députée PS agressive depuis 2007, pas moins de 108 m2 pour 1 524 euros/mois

Interrogée sur l'occupation d'un appartement de la ville par la porte-parole du candidat socialiste, le maire de Paris a affirmé, lundi 19 mars, en marge du conseil de Paris, que ses déclarations à charge contre l'ancien ministre "étaient également valables" pour la jeune parlementaire.

Mme Batho, dont le mandatlui assure une indemnité de député de ...7 100 euros brut mensuels, auxquels s'ajoutent ...6 412 euros brut de frais de représentation et 9 138 euros pour la rémunération de ses collaborateurs, justifie son occupation d'un logement de la RIVP: l'indécente socialiste argue du fait que "des locataires avec des revenus nettement supérieurs ne paient pas de surloyer pour le même type de logement".

La donzelle a de la morale: c'est une socialiste !

Surloyer dont elle s'acquitte, après en avoir fait la demande à son bailleur, mais qui laisse son loyer loin de ce que doivent payer les locataires du secteur privé (plus de 37 % d'écart, selon la Chambre régionale des comptes).

Quant au conventionnement de l'appartement qu'elle occupe et qui, selon la RIVP, pourrait bénéficier à une famille plus modeste, l'arrogante socialiste rétorque qu'elle n'a "pas entendu que le bailleur souhaitait transformer les 6 000 logements intermédiaires liés à la mixité sociale de son parc de logements".
Pourtant, depuis 2008, "toutes les attributions de logements se font sous la condition de ressource PLS (prêt locatif social)" rappelle-t-on à la RIVP socialiste.


La socialiste a-t-elle le soutien de "Sauvons les riches"

" Sauvons les riches " est un collectif créé dans le cadre d'Europe Écologie.
Il fut créé par des militants associatifs altermondialistes, dont Julien Bayou et Karima Delli, qui font tous les deux partie de l'équipe de la "vieille éthique", la magistrate que l'on dit implacable et se présente à l'élection présidentielle: que du beau monde !

La députée PS se pose en victime
Elle estime que c'est sa "personnalité et non sa situation locative qui serait visée par des amalgames injustifiés".
Dans un rapport publié en juin 2011, la Chambre régionale des Comptes explique l'acharnement de quelques élus à se maintenir dans les appartements sociaux de la RIVP : "La comparaison avec le secteur privé est sans équivoque, les loyers des logements, même avec surloyers, restant nettement inférieurs à ceux du marché à Paris. Par conséquent, très peu de locataires assujettis quittent leur logement", est-il constaté.

La RIVP a invité les politiques à "résilier leur bail pour des motifs déontologiques.
Cette action n'a suscité aucune réponse positive", rapportent les magistrats.


Delphine Batho a commencé à naviguer en eaux troubles à la FIDL, puis a fait la traversée de SOS Racisme, dont elle fut vice-présidente, avant de partir en croisière avec Sa Cynique Majesté Royal, comme suppléante de la députée des Deux Sèvres pour occuper finalement le poste de pilotage comme députée. Une belle trajectoire sans nuages.
Ni victimes ? Sauf à Paris, en tous cas...

jeudi 26 mai 2011

Quand DSK s'offusquait de l'appartement de la famille d'Hervé Gaymard


L'odieux socialiste français dans toute son impertinence



Chez DSK:

à l'Elysée,
il se serait senti
à l'étroit


Dominique Strauss-Kahn faisait en 2005 un show édifiant Sur France 2

Sur le plateau de « 100 minutes pour convaincre », Monsieur Anne Sinclair accablait alors Hervé Gaymard et remportait facilement l'adhésion des Français de base. L'individu s'interrogeait, avec dans la voix les accents de l'indignation sincère: «Comment se fait-il que vous ne vous soyez pas rendu compte que le fait de louer un appartement qui valait dix fois le SMIC par mois était quelque chose qui était inacceptable ? », tonnait Strauss-Kahn.

Hervé Gaymard devait rendre des comptes sur son duplex de fonction de 600 m² qui défrayait alors la chronique. Le ministre de l'Économie du gouvernement Raffarin expliqua alors qu'il ne s'attachait pas aux contingences matérielles: « Dès que j'ai su le prix de cet appartement, je me suis dit que je n'allais pas y rester.» Gaymard avait un genou à terre, quand, le
regard froid et le sourcil froncé, Strauss-Kahn lui envoya l'estocade. « Je ne comprends pas que vous ne vous soyez pas aperçu que payer un loyer de 14.000 euros par mois, pour un logement de fonction, ne vous ait pas choqué du tout. Il y a un problème d'éthique personnelle.»

Victoire à la Pyrrhus

La roue tourne et DSK est au pilori
Jeudi,étaient diffusées en ­boucle les images de l'appartement de 600 m ² loué à New York, pour 35.000 euros (50.000 dollars) de loyer mensuel, par l'ancien directeur général du FMI. Certes, reprochait-on à Hervé Gaymard le loyer d'un appartement financé sur fonds publics pour sa famille nombreuse, mais que les DSK-Sinclair s'offrent la même surface - inutile - pour deux, ne peut susciter l'approbation des petites gens. Il échappe en outre à l'entendement de l'homme de la rue qu'Anne Sinclair bafouée récompense le comportement dissolu de son mari en mettant son immense fortune à sa disposition.

On n'atteint même des sommets dans l'éthique socialiste quand on songe que ce cas pathologique était connu de tous au PS, que la gauche l'envisageait parfaitement bien comme candidat unique pour prendre la République à la hussarde comme une femme de chambre: il n'y aurait "pas eu mort d'homme" !

VOIR et ENTENDRE l'odieux personnage dans son numéro télévisuel d'éthique socialiste:

Devoir de mémoire
35.000 euros par mois font toujours rêver les Sicards...mais les mots peuvent revenir comme des boomerangs.

François Hollande n'a-t-il pas exploité le filon DSK à sa suite?
Lien PaSiDupes:"Je n'aime pas les riches, j'en conviens ! ."
Et pourtant: lien PaSiDupes
Quel sera le prochain boomerang de François Hollande ?





Big Brother / Obama épie DSK




Proposition
Faut-il construire des prisons sur le modèle de la résidence surveillée du présidentiable socialiste ?
Lien vers la visite de la cellule dorée de DSK: en 3D...
VOIR et ENTENDRE la prison dorée en video

Une video à l'attention de " Sauvons les riches"

et de Jeudi noir: lien PaSiDupes


ou de DAL qui pourrait squatter les lieux pour les sympathisants de la gauche démagogue défavorisée... Lien PaSiDupes
Mais n'oublions pas qu'en revanche le frère de Jean-Noël Guérini, président PS du CG 13, Alexandre Guérini, homme d'affaires des poubelles des Bouches-du-Rhône et du Var n'utilise pas son appartement HLM, puisqu'il est en prison...
Lien PaSiDupes




jeudi 3 mars 2011

Jeudi Noir, démasqué par les étudiants du MET

Les militants de Jeudi Noir ou Génération précaire nous bernent

Le site d'info atlantico.fr (lien) confirme aujourd’hui que les mal-logés du « collectif des galériens du logement » sont bien des manipulateurs.

Evacués par la police le 21 février d’un immeuble appartenant à l’Etat Gabonais, les squatteurs se sont avérés être pour la plupart des « fonctionnaires territoriaux, assistants parlementaires, directeurs de cabinets, chargés de mission ou encore… journalistes ».

Jeudi Noir = Sauvons les riches = Génération Précaire ?

A noter que certains de ces militants qui s'amusent à jouer les mal-logés sont membres de partis politiques de gauche, tels Europe-Ecologie ou le Front de Gauche.
PaSiDupes avait déjà souligné que deux des piliers de cette organisation groupusculaire sont en effet Karima Delli, aujourd’hui député européen Europe-Ecologie, et Julien Bayou, conseiller régional d’Ile-de-France PS-Europe Ecologie.
Lien PaSiDupes: Karima Delli, euro-députée au double visage
Julien Bayou, étudiants de gauche poussant à la grève avec les profs de la FSU: lien PaSiDupes

Un emploi à temps plein subventionné.
De Julien Bayou, une publication dresse ce portrait révélateur: "
De l'exploitation des stagiaires à la crise du logement, ce jeune militant est sur tous les fronts pour bousculer le monde politique. Avec lui, la contestation prend des airs de fête, et le rire devient une arme redoutable.
Les apparences sont parfois trompeuses,
admettent ses employeurs altermondialistes. Difficile de croire que ce jeune homme poli et réservé est bien l'un des agitateurs publics les plus remarqués de ces dernières années. La grève des stagiaires masqués fin 2005 ? C'était lui, avec quelques camarades militants. Les fêtes « éclair » dans les appartements à louer ? Lui aussi. L'occupation d'un immeuble vacant pour y installer le « Ministère de la Crise du Logement » ? Lui encore "

Le mouvement des étudiants (MET) demande aux responsables du collectif Jeudi Noir de s’expliquer

Ce collectif est en effet aussi trouble que noir.
Accoutumés des actions ludiques fortement médiatisées, ses membres militent souvent dans plusieurs collectifs à la fois, tels « Sauvons les riches » ou « Génération précaire ».
Outre qu'ils sont logés, ils cumulent les subventions.

Les militants de Génération Précaire sont-ils réellement des stagiaires ?

Alors même que « Génération Précaire » n’est en rien une organisation représentative, puisqu'elle n'a aucun représentant élu dans aucune instance officielle, ce groupuscule est pourtant membre depuis plusieurs années du comité STAPRO (stages et de la professionnalisation des cursus universitaires).

Mieux, ce sont leurs arguments, sur les « dérives de l’utilisation de stagiaires par les entreprises », qui ont été repris pour interdire l’année dernière les stages hors cursus. La conséquence immédiate : des milliers d’étudiants se sont vus refuser des stages cet été et à la rentrée, alors même qu’ils souhaitaient apporter un complément utile à leur diplôme. Le rôle des associations est-il de rendre la vie des étudiants plus difficile ?… Tout en leur laissant croire que la faute incombe à d'autres ?

Mais si les mal logés de Jeudi Noir sont en réalité des journalistes et des attachés parlementaires, qu’en est-il des stagiaires précaires de « Génération Précaire », qui font croire qu’ils accumulent les stages après leur cursus, jusqu’à en faire 5 ou 6, sans que personne ne vérifie leurs affirmations ?

Persona non grata aux discussions officielles

Le MET demande aux différents ministres amenés à agir sur les terrains indûment occupés par des militants de Jeudi Noir ou autres collectifs illégitimes de reconsidérer leur position sur ces groupuscules, et de ne plus les ré-inviter à quelque table ou discussion officielle que ce soit.

L'invite s'adresse -sans illusion- aux journalistes, si militants soient-ils, si la déontologie a véritablement un sens pour eux.

jeudi 24 février 2011

Intox du collectif Jeudi Noir: l'évacuation de l'immeuble AXA

Une technique bien rodée rappelant celle de la CGT

Libération, journal 'objectif' d'opposition, prend 'honnêtement' parti.

Depuis le 27 décembre 2010, le collectif Jeudi Noir occupait illégalement un immeuble appartenant au groupe Axa, situé 22, avenue Matignon, c'est-à-dire donnant sur le palais de l'Élysée. Condamnés à l'expulsion le 15 février, les forces de l'ordre ont exécuté l'ordre du tribunal d'évacuation des lieux, le 18 février.

Militant pour le PS, le journal Libération diffuse une video prise depuis l'intérieur de l'immeuble squatté, côté collectif Jeudi Noir
(2006) dont la 'raison sociale' est la dénonciation de la flambée des prix des loyers et l'explosion de la bulle immobilière.

Cette action est soutenue par le PS et Europe Ecologie-les Verts
(Jack Lang(PS), Bertrand Delanoë (PS), Anne Hidalgo (PS), Cécile Duflot(les Verts),entre autres). Karima Delli, eurodéputée Europe Ecologie, s'est faite connaître pour son engagement altermondialiste à Jeudi Noir. Contre son employeur, la CGT Axa a apporté son soutien à l’occupation du 22 avenue Matignon.

Commentaire du journal d'opinion: « Porte défoncée, cris, policiers casqués et musique en fond sonore. Vendredi 18 février [2011] au petit matin, jeudi Noir a été expulsé de l'immeuble du 22 avenue Matignon squatté depuis fin décembre [2010]. Un militant a filmé et a transmis à LibéLabo ses images. »

VOIR et ENTENDRE les pseudos étudiants dans leur numéro (du Cours Florent ?) présentant la grande scène d'une oeuvre classique du répertoire.
Dans le rôle principal, la braillarde en souffrance, une martyre de la cause. Quelques voix mâles -en retrait, selon les recommandations du metteur en scènes- poussant des cris de porcs qu'on égorge, tiennent les rôles d'appoint, ponctuant par intermittence les cris d'orfraie de la faible femme violentée poussée, sur le devant de la scène. Il ne manque que les témoignages des voisines horrifiées, les pleurs d'enfants traumatisés et la cellule de soutien psychologique. On notera la pauvreté du texte - récité, avec conviction, mais récité- qui se limite à quelques répliques surjouées. Plus c'est gros, meilleur c'est ?


VOIR et ENTENDRE la version longue qui souligne l'aspect artificiel de l'interprétation des acteurs perruqués de Jeudi Noir



EXPULSION EN DIRECT DE JEUDI NOIR DES LOCAUX D'AXA envoyé par latelelibre.

On a aimé la théatralité des bras en l'air d'un manifestant...


Libération et Jeudi Noir nous prennent-ils pour des billes ?

Mise en parallèle avec la suivante, cette scène grotesque de l'agression policière d'étudiants défavorisés interpelle pour la méthode de manipulation qui se répète.

La scène est filmée par un professionnel: le point de vue partial met en scène les pseudo-victimes et le visage des acteurs n'apparaît pas. Les militants nous sont vendus pour des étudiants bien sous tous rapports, que les parents ne peuvent financer et dont les bourses ne suffisent pas à couvrir les modestes besoins. Alors, (forcément) ils luttent pour l'amélioration de leurs conditions de vie et (probablement) pour l'obtention d'un diplôme. Or, en fait la plupart de ces jeunes méritants sont des étudiants fantômes inconnus des facs de la région, des vétérans des oeuvres universitaires, arrivés en fin de CDD d'occupation des universités, réduits au chômage par l'UNEF et recyclés en bénévoles de Jeudi Noir, un collectif .

Assistons ensemble à l'intox de l'opinion par leurs aînés
, un must du Cours Florent et des centres de formation CGT:

On ne s'en lasse pas !

dimanche 29 novembre 2009

UMP: des élus de la diversité en rapport de leur représentativité ?

La population immigrée, éternelle insatisfaite

9% des citoyens français seraient d'origine immigrée

Combien de Français seraient-ils d'origine noire ou magrébine ? Le quota de personnes de couleur est-il respecté -ou dépassé- dans les émissions ou journaux télévisés ?
Il est bien légitime que la population française d'origine étrangère souhaite être traitée à égalité avec les autres concitoyens, mais est-il en revanche convenable qu'ils réclament des places au nom de leur différence et en proportion supérieure de leur nombre réel dans l'hexagone ?
Or, des élus UMP cherchent à profiter du progrès des mentalités à leur endroit pour affirmer leurs ambitions et occuper un plus grand nombre de places sur les listes en vue des régionales.
Le 27/11/2009, l'un d'eux, Kamel Hamza, conseiller muncipal de La Courneuve, répondait à lexpress.fr.

Êtes-vous satisfait de la diversité des candidats au sein des listes de la majorité pour les régionales?
Pour l'instant non. Mais on va voir comment cela va se passer samedi 28 novembre au Conseil national l'UMP. En Île-de-France, les têtes de listes départementales ne reflètent pas la diversité de la région. Valérie Pécresse [chef de file régionale, ndlr] disait qu'elle voulait mettre des Rama, des Rachida en tête de liste, mais on voit des maires, des députés qu'on connaît déjà. Il n'y a pas de renouvellement.

L'UMP est en retard sur le sujet?
J'ai le sentiment que mon parti ne pose pas encore la question de la diversité. Le PS et le MoDem s'y intéressent, ils ont choisi des têtes de liste de toutes origines en Île-de-France. Il y a une révolution des mentalités à faire, et cela doit passer par la politique.

Nicolas Sarkozy doit taper du poing sur la table?
L'UMP avait pris de l'avance grâce à Nicolas Sarkozy qui a nommé des ministres comme Rachida Dati ou Rama Yade. Mais quand le Président fait quelque chose, le parti ne suit pas, il est pourtant le seul à pouvoir changer les choses.

Mettre plus de candidats issus de la diversité sur les listes, c'est une manière de répondre au débat sur l'identité nationale?
Le débat sur l'identité nationale, ça ne peut pas être que des discussions sur le drapeau et l'hymne national. Les Français croient en des valeurs républicaines: l'égalité, la fraternité. L'identité nationale, c'est aussi ça. Si on ne parle que du drapeau et d'hymne national, on se plante.

Culpabiliser l'UMP, mais aussi bien la population d'accueil dans son ensemble à travers lui , est quelque peu excessif

Considérant la demande et un souci de parité, il devient nécessaire de recenser les différentes origines de Français de manière à posseder les éléments d'appréciation de la justesse de ces revendications.

Des têtes de liste de toutes origines au PS et au MoDem ?


  • Au Modem, ils enregistrent en manque cruel de volontaires et les candidats au casse-pipe ne se pressent pas.

  • Au PS, la vérité est différente.
    Mais le conseiller muncipal de La Courneuve peut toujours aller voir si l'herbe est plus verte dans le pré d'en face. Les autres n'ont pas oublié les reproches adressés lors des dernières législatives par les candidats socialistes sacrifiés dans des circonscriptions imprenables.
    LIRE PaSiDupes : Le PS sacrifie un beur de plus (Samir Mihi)

    Des «insoumis de la diversité » ?
    Les exemples sont légion.


  • « Les insoumis de la diversité claquent la porte du PS » titre le Bondy blog

    Djamel Yalaoui s'était présenté sur Trappes (Yvelines) contre Safia Otokoré, candidate d’origine somalienne officiellement investie par le PS. Djamel Yalaoui participait à la nouvelle fronde d’une dizaine de candidats démissionnaires du parti qui, sous la houlette de Chafia Mentalechta (Puy-de-Dôme), dénoncent le “hold-up sur les voix des quartiers populaires à la présidentielle” (Diversité : le clash des sacrifiés, Le Parisien, 13 mai 2007 ).


  • Ces rivalités dégénérèrent parfois en règlements de compte. Le Bondy Blog -choyé par Yahoo! Actualités-, qui s’était rendu à Marseille pour suivre la campagne électorale dans les Quartiers Nord, raconta ainsi les mésaventures de Karim Zéribi, candidat “Nouvelle gauche” agressé physiquement dans la nuit du 7 au 8 mai. A la mi-février déjà, deux personnes l’avait apostrophé, menaçants : “Toi, tu ne te présentes pas aux élections”. Qui sont les agresseurs ? Mystère. Mais la candidature de Karim Zéribi gêne certains, surtout à gauche, et le Bondy Blog ne se priva pas de le souligner. Qu'est devenu le Bondy blog ?

    Que faut-il faire si, selon Fadila Mehal, née en Algérie, présidente fondatrice des Marianne de la diversité et candidate du MoDem aux municipales 2008 dans le IVe arrondissement de Paris (lien), a trouvé sur son passage la maire socialiste sortante Dominique Bertinotti qui lui a opposé une vive opposition. On peut affirmer que la France enregistre une grave pénurie de représentation politique, mais le face à face électoral est démocratique.

    Il ne faut pas non plus ignorer que Rachida Dati a été Garde des Sceaux au ministère emblématique de la Justice, que Rama Yade a été secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères et aux Droits de l’homme, un autre ministère prestigieux, et que Fadela Amara est secrétaire d’Etat à la politique de la ville. Trois personnalités politiques « venues d’ailleurs » et femmes de surcroît, appelées à de hautes responsabilités. Ces heureuses élues sont des « symboles vivants de la diversité », reconnaît Fadila Mehal. Mais y aura-t-il assez de postes « symboliques » ou non pour toutes les Marianne de la diversité et autres «insoumis de la diversité » ?
    De plus, quels sont les droits des 90% qui n'en font pas partie ?
  • mercredi 8 juillet 2009

    Les nouveaux agitateurs sociaux

    France Info assure le marketing du business militant

    Ou comment sortir de la précarité

    Depuis 4 ans, ils émaillent le mouvement social de leurs clowneries.
    "Génération précaire" contre les abus des stages, "Jeudi Noir" contre les logements trop chers, et plus récemment, "Sauvons les Riches" contre les inégalités de revenus, sont des collectifs d'agitateurs familiers des coups médiatiques de potaches...

    Tout a commencé à la fin de l’été 2005, sur l'Internet.
    Cathy, jeune femme qui enchaîne les stages, lance un appel sur un forum. Elle ne supporte plus sa condition dans les entreprises. Julien Baillou, Manuel Domergue et Lionel Primault (de gauche à droite, ci-dessous, avec Leïla Chaïbi, partiellement dissimulée, en fin d'article) et lui répondent, ils sont dans la même situation. Quelques semaines plus tard, tous manifestent en masque blanc, symbole de leur invisibilité dans le monde du travail. Leur mise en scène est remarquée et la question des stages entre dans le débat public.

    Un an plus tard, ils se mobilisent contre ce qu’ils appellent le "bizutage social" des jeunes, ils dénoncent les loyers beaucoup trop chers pour eux. Avec quelques autres, ils fondent alors "Jeudi Noir" : "Jeudi" jour de sortie du PAP (De Particulier à Particulier) qui publie les petites annonces en région parisienne, "Noir" pour la galère que représente la recherche d’un appartement. En 1929 aux USA, le jeudi 24 octobre fut un jeudi noir (ou Black Thursday) mais un DEA n’est pas une garantie de culture chez ces activistes. Et malgré leurs vagues références, ils lancent des visites festives de chambres de bonnes et de studios. Ils débarquent à quelques dizaines avec cotillons, mousseux et en musique. Là encore, micros et caméras sont prévenus.
    Avec leur camarade José Bové, les opérations de vandalisation de Mac Do et de destruction de champs de maïs ne sont pas aussi festifs…

    Des "coups" médiatiques aux ors des ministères

    Les gouvernements de droite dialoguent avec eux.
    Ils sont reçus par Gérard Larcher alors au Travail, Jean-Louis Borloo puis Christine Boutin sur le logement, et même Dominique de Villepin à Matignon au moment du CPE. Ils font aussi partie du comité des stages piloté par Valérie Pécresse, et ont tout récemment participé aux commissions Hirsch sur la jeunesse.

    Les résultats sont variables
    .
    Le 1er janvier 2007, le collectif Jeudi Noir s’affichait dans la nébuleuse de l'association Droit au logement. Dans son sillage, Jean-Baptiste Eyraud (DAL) avait aussi l'association MACAQ lorsqu’ils annoncèrent l'occupation d'un immeuble vide situé rue de la Bourse au coeur de Paris pour le mettre à la disposition des mal logés, avec le soutien de la LDH et de Médecins du monde.
    Sur les stages, la rémunération est désormais obligatoire au bout du 3ème mois et bientôt du 2ème. Sur le logement, les avancées sont plus maigres. Ils citent l’immeuble de la rue de la Banque à Paris, qu’ils occupaient avec d’autres associations comme le DAL et qui doit être prochainement transformé en logements sociaux.

    De jeunes créateurs d’entreprises !

    Leur méthode des coups médiatiques ravit l'Internationale socialiste de Radio France qui prétend que leur activisme paierait, quoique seulement « un peu », ce qui, pense-t-elle, va pousser d’autres associations et syndicats à faire appel à eux. C’est du moins la raison de leur propagande sur l’antenne nationale. Selon les journalistes militants, Jeudi Noir recevrait des sollicitations qui donnent à Julien Baillou et Lionel Primault l’idée de fonder leur petite entreprise de type coopérative.

  • Entreprise précaire
    Comme la coopérative n’est pas viable, Radio France se mobilise pour faire sa promo gratuite sur le service public: il faut sauver la boîte de production de l’événementiel anti-libéral. L’air de rien, l’agit-prop marxiste-léniniste ne répugne plus à faire de la pensée unique un produit.

    Depuis, bientôt un an, ils sous-traitent ainsi des actions contre rémunération.
  • C’est en économie fermée que, pour un collectif d’ONG, dont les camarades d’ATTAC et le SNU (Solidaires et SUD), ils installent par exemple un faux paradis fiscal: deux tonnes de sables (peut-être moins d'une tonne au vu de la photo ci-contre !), des palmiers et des transats, place de la Bourse à Paris.
  • Pour leur client de la CGT des Cadres, ils apportent un énorme réveil gonflable devant le siège du MEDEF, à 7h un matin, pour déposer une pétition. Les contrats se multiplient certes, mais pour le moment, leur société n’est pas encore rentable. Il y a belle lurette que travailler en vase clos, entre soi, ça ne paie plus.Par chance, des ONG et des syndicats les financent.

    Ils insistent sur le statut de "coopérative" de l’entreprise, pour marquer leurs distances avec un capitalisme pur et dur.
  • Et bénévolat
    Le business militant les éloigne peu des actions bénévoles et autonomes.

    Animation de centre social

    Le 13 février 2008, pour dénoncer les loyers trop élevés qui poussent certains jeunes à se prostituer en échange d'un logement, le collectif Jeudi Noir défile habillé en prostituées, proxénètes et travestis, devant le Ministère du Logement (cf. ci-dessus).

    Mais animation ciblée

  • En avril dernier, ils lancent le collectif "Sauvons les Riches", contre les inégalités de revenus et pour un salaire maximal. A ce jour, de rares opérations ont retenu l’attention de la presse.
  • Le 22 avril 2009, sur la musique de Dallas, ils débarquent à un déjeuner du Rotary Club et y remettent un diplôme de "fils à papa" à Jean Sarkozy. Ils s’invitent encore au restaurant du Bristol à Paris et y entament un pique-nique baguette-camembert, sous l’œil des caméras.
    Tout cela s’inscrit dans la campagne d’Europe-Ecologie, dont ils sont tellement proches, que l’une des activistes présentes, Karima Delli, n’est autre que la future eurodéputée par défaut (ci-contre à gauche) des Verts de Dany-le-Rouge, suite au désistement pour la benjamine de Suzanne Auger, qui ne voulait pas prendre un râteau ! Du bénévolat en toute autonomie…
  • Des membres du collectif ont fait irruption au conseil municipal de Corbeil-Essonnes (lire PaSiDupes au nom de la ville), dirigé par Serge Dassault, certes quatrième fortune de France, mais surtout pour faire l’amalgame avec l’opération précédente.
    Le collectif pourrait d’ailleurs s’appeler « Sauvons les Sarkozy », comme si Bernard Arnault, Liliane Bettencourt ou François Pinault étaient les pauvres de Sarkozy. Que de mépris pour Gérard Mulliez (Auchan) et la petite Élisabeth Bleustein-Blanchet, épouse Robert Badinter (ancien ministre de F. Mitterrand), actionnaire de référence du groupe Publicis ou Pierre Bergé, le multi-milliardaire de luxe qui arrose Sa Cynique Majesté Royal.

  • Une autre opération cibla cette fois Jacques Séguéla. Elle est malheureuse à plusieurs titres. Le publicitaire travailla en effet à la campagne présidentielle de François Mitterrand et caviarda truffa un clip télévisuel d’images subliminales. Séguéla inspira Jeudi Noir en déclarant que toute personne qui n'a toujours pas de montre Rolex à 50 ans a «raté sa vie». Le collectif lui offrit donc une montre Casio d'une valeur de quelques euros... qui ne fonctionnait pas. Allez savoir pourquoi la collection de montres de luxe appartenant à Julien Dray n’a pas retenu l’attention du collectif. Peut-être parce qu’elles étaient offertes par les camarades des Parrains de SOS Racisme et de la Fidl ? « A l’insu de leur plein gré », bien évidemment !

    La population laborieuse ne retiendra que la fable selon laquelle les riches sont exclusivement à droite mais ne sauront jamais combien de fois le SMIC gagnent Bernard-Henri Levy, à l'instar de son père, est toujours resté actionnaire et administrateur de plusieurs sociétés. André, le père a fondé une société d’importation de bois africains mais la Becob a été rachetée par le groupe Pinault-Printemps-Redoute en 1997, et la grande et belle conscience du philosophe BHL se trouve donc déchargée des accusations de déforestation et de pillage de l’Afrique qui s’abattent sur les exploiteurs de droite. La Société civile immobilière Finatrois (Capital social : 304.898,03 EURO) dont BHL est le gérant est sise 12 Rue Pauline Borghese à 92200 Neuilly-sur-Seine et lui rapporte sans doute à peine de quoi entretenir la blancheur immaculée de ses chemises.
    « La richesse de ce penseur du néant, ne réside pas dans son œuvre, mais plutôt dans sa fortune personnelle évaluée à plus de 120 millions d’euros. BHL qui se prétend écrivain- philosophe est plus en phase avec les chiffres qu’avec les lettres : « Bernard- Henri Lévy est riche, très riche (...) Mais l’essentiel de sa fortune, il en a hérité. Son père, André Lévy, a crée en 1946 au Maroc un groupe de négoce en bois, Becob. (...). Bernard- Henri Lévy dirige plusieurs sociétés financières : parmi elles BPL finances, Finadeux (créée en 1996), Finatrois (créée en 1998), et surtout Finaquatre. » » (lien ) En somme et à quelques millirds près, Jeudi Noir pourrait ce reconnaître en ce « showman de l’engagement »

    Escroquerie intellectuelle

    Comment en février 2009, malgré ses faibles effectifs et ses moyens financiers et logistiques limités, Jeudi Noir réussit-il à publier la carte de près de 50 immeubles vides à Paris, représentant près de 200 000m2 et une valeur de plus d'un milliard d'euros ? Ce travail d’investigation qui dépasse largement ses capacités personnelles d’enquête est en fait le cadeau de Mediapart qui ne se contenta pas de publier, mais crédita le mérite des recherches de ses journalistes militants et solidaires au collectif potache. Ainsi, les comiques de Jeudi Noir réussirent-ils à créer l’illusion de sérieux et à gagner en respectabilité.

    Julien Baillou : Ses camarades le qualifient de "chien-fou" inadapté au monde du travail. La chevelure en bataille, ce bobo vit à fond son militantisme : pendant presque deux ans, il a habité rue de la Banque à Paris, immeuble occupé avec les autres associations du ministère de la Crise du Logement. A 29 ans, issu de la classe moyenne, Julien Baillou est passé par l’Institut d’Etudes Politiques de Strasbourg avant de décrocher un DEA d’économie (ou 'mastère'), comme Karima Delli et tout le monde à gauche, après Julien Dray ou Bruno Julliard…. Il est apprécié des différents collectifs pour sa maîtrise des nouvelles technologies. A en juger au graphisme du T-shirt de Sauvons les Riches (ci-dessus), il n'est pas prêt de sortir de la précarité.

    Lionel Primault : A 34 ans (1ère photo à droite dans le canapé), l’aîné passe pour le sérieux de la bande. Bien que fils d’ouvrier, il a fait des études de droit à Rennes. C’est notamment lui qui potasse les textes législatifs et réglementaires qui touchent aux questions qu’ils abordent, stages ou logement. Comme si les réseaux et collectifs ne disposaient pas d’un fonds garni de juristes militants sur la place de Paris ! Puisqu’il faut bien vivre, avec Julien Baillou, il a fondé l’an dernier une entreprise de communication qui sous-traite des actions coup de poing pour d’autres ONG et syndicats.

    Diplômé du Centre de Formation des Journalistes et de Sciences-Po Paris, Manuel Domergue, 27 ans (en tenue de travail ci-contre), est le communiquant tout désigné. Il trouve les slogans qui feront mouche et gratifie se confrères de formules choc. Il écrit en ce moment un livre sur l’indépendance du Cameroun. Lui aussi militant Verts depuis 2004, il a été assistant parlementaire d’un sénateur du même parti.

    Leïla Chaibi : Le trio a longtemps été un quatuor. Leïla Chaibi, 26 ans (photo ci-dessous), passée par l’Institut d’Etudes Politiques de Toulouse était de l’aventure "Génération Précaire". Elle fait toujours partie de "Jeudi Noir", mais elle n’a pas suivi les autres dans "Sauvons les Riches", lié à Europe-Ecologie. Elle a lancé de son côté "l’Appel et la pioche" au sein du NPA d’Olivier Besancenot. Contre la baisse du pouvoir d’achat, elle organise des pique-niques en supermarché en se servant dans les rayons.

    -> Selon le journal Le Monde, à la suite du premier conseil politique national (CPN) du NPA, des membres du Collectif L'Appel et la pioche (Leïla Chaibi) protestent contre des têtes de listes désignées majoritairement par l'ancienne direction de la …LCR, sans appel à candidatures. Ce qui ne manque pas de sel, puisque le Che-Besancenot attribue les gamelles successives du NPA aux élections à la jeunesse du NPA, bien que les traces d’ADN laissées par la LCR soient révélatrices… Leila Chaibi, animatrice de L'Appel et la pioche estima rétrospectivement (et librement) que ce genre de pratique démocratique est « entièrement normal » dans un parti en construction et que l'absence de débat serait au contraire une marque de « stalinisme ». Une marque du trotskisme, en tout état de cause.