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vendredi 10 août 2018

Le Parlement européen souhaite supprimer le changement d'heure

Un sondage consulte les Européens : ouvert jusqu'au 16 août

Va-t-on vers un retour avant 1976 ? 

Près de 510 millions d’Européens, parmi lesquels 67 millions de Français, seraient alors concernés…
Par 384 voix pour (153 voix contre), après avoir longuement débattu de l’intérêt ou non de maintenir ces modifications horaires semestrielles, les députés européens, réunis en session plénière à Strasbourg, ont réclamé une "évaluation complète " et détaillée du système de changement d’heure et, si nécessaire, de "présenter une proposition pour la réviser".

Le changement d’heure a été mis en place en France, en 1976, au début du quinquennat de Valéry Giscard-d’Estaing. Il était destiné à réaliser des économies d’énergie en passant à l’horaire d’été au début du printemps, avant de basculer en horaire d’hiver le dernier dimanche d’octobre.

"La directive actuelle, entrée en vigueur en 2001, fixe pour l’ensemble de l’UE une date et une heure harmonisées pour le début et la fin de la période de l’heure d’été, l’objectif étant d’aider le marché intérieur à fonctionner de façon efficace", rappellent-ils dans un communiqué.

Les députés européens ont voté, en février dernier, une résolution en faveur de l'abandon de l'alternance. Il appartient toutefois à chaque pays de décider s'il applique ou non ce changement.

A l'origine de la résolution, la députée européenne écologiste Karima Delli a fait valoir que "les députés répondent au souhait de nombreux citoyens mobilisés contre un système devenu obsolète".
"Les études démontrant un accroissement des accidents de la route ou des troubles du sommeil lors du changement d'heure, doivent être prises au sérieux", a plaidé l'élue française des Verts, estimant que les économies d'énergie, but initial des changements d'heure saisonniers, "ne sont pas probantes".

"Des effets négatifs sur la santé des êtres humains"

"De nombreuses études, si elles n’aboutissent pas à des conclusions définitives, ont indiqué l’existence d’effets négatifs sur la santé des êtres humains" de ces décalages d’une heure intervenant les derniers week-ends de mars et d’octobre, soulignent les eurodéputés.

Retrouver un rythme plus régulier.
Si le passage à l’heure d'hiver est plus facile à gérer sur le plan du rythme biologique que celui du mois de mars, il peut être un prétexte pour recharger ses batteries en fin de week-end et, peut-être, mettre fin au fameux "blues du dimanche soir", questionne Patrick Lesage, sophrologue intervenant en entreprise sur les troubles du sommeil et de la vigilance.
La question de l'incidence des pubs interminables et répétées n'est pas mise en cause: sujet tabou dans la presse mercantile et tributaire des  annonceurs. Reste qu'après un week-end chargé où il n’est pas interdit de veiller pour profiter des soirées, apparaît parfois une légère déprime à l’idée de travailler le lundi. L’appel du lit est ressenti comme une punition, puisqu’il sera suivi d’une matinée fracassée par la sonnerie du réveil. "Ce petit blues est aussi lié aux décalages qu’on s’impose chaque semaine en se couchant plus tard. Du coup, on a déjà décalé l’horloge biologique", poursuit le spécialiste. La réduction du temps consacré aux pubs, réclames et autres écrans publicitaires ne participerait-il pas d'une prévention des troubles du sommeil.

Notre horloge biologique sacrifiée, dans l'indifférence générale, à la pub
Retrouver l'envie d’aller se coucher serait donc l'objectif principal de ressentir la "pression" du sommeil. Avec ce changement d’heure, les personnes en "retard de phases (de sommeil)", qui n’aiment pas se coucher tôt, ont une occasion de retrouver un rythme de vie plus régulier, de soigner leur "écologie du sommeil". En se couchant légèrement plus tôt, les réveils seront moins douloureux. La mélatonine (hormone du sommeil) sécrétée durant la nuit sera aussi plus présente dans l’organisme.

Par ailleurs, quand la nuit tombe à 17h30, l’idéal est de s’exposer à la lumière matinale pour que l’organisme sécrète plus de sérotonine (hormone du bonheur). Un manque de sérotonine peut parfois être associé à une mauvaise humeur, des sautes de concentration, voire une perte d’appétit. Le top de l’optimisation étant de profiter de cette heure supplémentaire le matin pour soigner son petit-déjeuner, un moment clé de la journée souvent bâclé.
Le prochain changement d’heure aura lieu dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 mars.

Le sondage ci-dessous est propre à PaSiDupes
(il restera en ligne, colonne de droite, jusqu'à la date de prise d'effet de la décision finale):



mardi 22 novembre 2011

L'entourage de François Hollande est "archaïque", observe Eva Joly

Et que dire de ceux qui négocient avec eux ?



Rencontre Hollande-Norvège
au concert SOS Racisme
du 14 juillet 2011




Depuis la fin des négociations entre le PS et son parti altermondialiste, Europe Ecologie-Les Verts, Eva Joly était restée silencieuse, alimentant les spéculations sur son "trouble" concernant l'accord signé dans son dos entre les deux formations.
Lien PaSiDupes: "Montebourg suggère à Hollande de "rendre inutile" la candidature de Chevènement"
Madame 3% a livré ses aigreurs et interrogations dans un entretien au journal Le Monde daté 23 novembre.
Lien PaSiDupes : "Eva Joly a lancé un ultimatum aux socialistes "

Eva Joly, on vous dit "troublée", pas loin finalement de jeter l'éponge. Quel est votre état d'esprit, là, maintenant ?

Plus décidée que jamais à porter le mandat que j'ai reçu lors des primaires de mon parti. Je veux réussir le rendez-vous entre la France et l'écologie.

Noël Mamère, votre porte-parole, a dit qu'il fallait vous "protéger des discussions". Etes-vous une candidate fragile ?

Je ne me vois pas ainsi. La violence, les accusations, les pressions, je connais, et je vis avec. Noël Mamère a voulu dire qu'une candidate à la présidentielle ne doit pas mettre les mains dans le cambouis des appareils et doit garder de la hauteur.

François Hollande est lui aussi candidat, et il est intervenu dans la négociation de cet accord…

Libre à lui. Je n'ai pas de conseil à lui donner, mais je ne suis pas sûre qu'il ait gagné à se mêler de tambouille politicienne…

On dit que vous posez beaucoup de questions. Quelles sont-elles ?

Elles se résument à une seule : comment restaurer la politique. Je ne suis pas rentrée en politique pour accepter les mœurs de ce petit monde, mais pour les changer. J'ai été outrée, scandalisée, de l'intervention d'Areva dans les discussions avec le PS. Ainsi, donc, une entreprise puissante obtenait en l'espace de quelques heures ce qu'elle voulait, c'est-à-dire le retrait, dans un texte politique, d'une disposition qui la gênait ? Toute ma vie a été construite contre ça, j'ai passé ma vie à lutter contre l'influence des lobbies, quels qu'ils soient.

N'est-il pas normal, dans une démocratie qui fonctionne, qu'Areva fasse connaître son point de vue, et ce publiquement ?

Faire connaître un point de vue est une chose. S'immiscer dans la vie démocratique pour réécrire un paragraphe d'un accord entre partis en est une autre. Au moins, agissent-ils désormais à visage découvert. Pour moi, il y a là une arrogance qui témoigne d'un certain sentiment d'impunité. Que les commentateurs n'aient pas davantage été choqués en dit long sur l'accoutumance à ces mœurs délétères. Mesurons la gravité de ce qui s'est passé. Il pèse désormais sur les socialistes le soupçon d'être du bois dont on fait les marionnettes, et on ne me fera pas croire que c'est bon pour la politique.

Vous n'avez pas été présente dans les négociations entre socialistes et écologistes, et vous n'avez pas été représentée non plus. Le regrettez-vous ?

J'ai pesé à ma manière, j'ai défendu en haussant le ton la sortie du nucléaire, l'arrêt de Flamanville, l'abandon de Notre-Dame-des-Landes. Et j'étais légitime pour le faire, non?

N'êtes-vous pas allée trop loin dans vos interventions en déclarant : " Ce n'est pas le spécialiste de la Corrèze qui va nous dicter notre politique énergétique " ?

Cette phrase doit être remise dans son contexte. Je revenais de Fukushima, et j'ai voulu dire qu'il fallait sortir de France, aller sur place, faire ce déplacement, pour comprendre que la sortie du nucléaire avait non seulement un sens, mais s'imposait à nous. Pour moi, c'est un impératif moral, pas une question technique ou politicienne.

L'accord signé entre votre formation et le PS vous a-t-il déçue aussi dans son contenu ?

Cet accord ne me fait pas rêver. On a listé nos désaccords, sur l'EPR, la sortie du nucléaire, Notre-Dame-des-Landes, la réduction des déficits. Les négociateurs écologistes ont fait de leur mieux. Mais la vérité, c'est que les amis de François Hollande se sont révélés archaïques face à la modernité de notre projet. Face à ces blocages, mon travail plus que jamais sera de convaincre les Français.

Vous expliquez que vous portez le projet écologiste, tandis que Cécile Duflot a fait la "tambouille politicienne", selon votre expression. Ne s'agit-il pas là d'un habile partage des rôles, qui vous permet de récupérer les voix de tous ceux qui ne sont pas enthousiasmés par cet accord ?

Ce n'est pas une mise en scène, Cécile est une négociatrice aguerrie qui sait gérer ce genre de rapport de force. Moi je défends une politique de civilisation. Je vais parler de sortie du nucléaire, bien sûr, et je crois que nous gagnerons cette bataille dans les urnes. Je vais aussi parler des valeurs, du rétablissement dans notre pays d'une "République exemplaire", car la France est abîmée sur ce plan. Je parlerai aussi de la question sociale et de la crise : l'austérité n'est pas une fatalité. Et ce n'est pas aux pauvres de la payer. C'est une question de responsabilité politique : sans justice sociale, la violence gagnera ce pays.

Les écologistes ont de sérieuses difficultés financières. Aurez-vous l'argent nécessaire à une campagne ?

Ce qui m'étonnera toujours, c'est le poids que peut avoir l'argent dans la vie politique. Les écologistes sont depuis toujours une force indépendante et qui dispose de faibles moyens. Nous parviendrons néanmoins à disposer de 2 millions d'euros. C'est peu, mais avec l'énergie militante, les dons de milliers de personnes, nous pouvons mener une campagne citoyenne, sobre et inventive, dont on se souviendra.

Vous revendiquez votre liberté, celle de défendre une certaine éthique. Mais aurez-vous celle d'attaquer votre partenaire socialiste sur ces questions, quand bien des dirigeants de votre parti rêvent désormais d'être ministre ?

L'exigence éthique ne distingue pas entre la droite et la gauche : elle s'impose à tous. Je ferai donc en sorte que ce soit… équilibré ! Par exemple, ce n'est pas parce qu'il est de gauche que je ménagerai le système mis en place par Guérini à Marseille. Mais je sais où sont mes adversaires. Ne craignez rien, je ne risque pas d'oublier Nicolas Sarkossi Sarkozy, j'aurai sur lui et son clan bien des choses à dire durant toute la campagne. Je ne me tairai pas, car je ne suis pas une femme sous influence.

En attendant, Cécile Duflot et Danièle Cohn-Bendit ont bel et bien roulé la sexagénaire binationale dans la farine bio...

jeudi 21 avril 2011

Greenpeace contre le nucléaire, pour la lampe à huile

La supra-nationale préconise-t-elle le retour à la bougie ?




Utopie écolo,
mais l'éco-tartuffe Duflot produit du CO2
pour aller en vacances
...aux Maldives
(lien PaSiDupes)



Pour exister, des militants de Greenpeace ont escaladé jeudi 21 avril à la mi-journée l'immeuble du siège d'EDF à Paris
pour y accrocher une banderole marquée du slogan "Le nucléaire sûr n'existe pas".

Le commando antinucléaire a mobilisé 6 (4+2) sur le bâtiment,et 18 individus, en rang face à la police, bloquant le passage aux résidents des immeubles voisins qui ne peuvent accéder à leur domicile !


VOIR et ENTENDRE

L'opération spectaculaire de cette ONG écologiste - internationale et illégitime - visait à réclamer une nouvelle fois la sortie du nucléaire, mais récupérait en fait l'initiative du PDG d'EDF, Henri Proglio, qui avait invité les journalistes une conférence de presse au siège de son entreprise pour parler des «enseignements post-Fukushima» et annoncer des mesures consécutives à l'accident de Fukushima.

Electricité de France (EDF), premier exploitant de centrales nucléaires au monde, veut mettre en place une force d'intervention rapide
capable de remédier en 24 à 48 heures à un accident du type de celui intervenu à Fukushima au Japon, a annoncé le groupe jeudi.

"Nous voulons renforcer notre organisation de crise à la lumière de ce qui vient de se passer à Fukushima", a expliqué Dominique Minière, directeur de la production nucléaire en France chez EDF.
Il s'agit pour le groupe public d'électricité de se doter de moyens susceptibles de faire face à la perte d'alimentation électrique et des systèmes de refroidissement en eau sur l'ensemble d'une centrale nucléaire comptant 6 réacteurs, comme celle de Gravelines dans le Nord.

Or, actuellement, EDF n'est en mesure de répondre rapidement à un accident de ce type que s'il survient sur un seul réacteur. Le vendredi 11 mars 2011 à Fukushima (
lien France Soir sur le séisme de séisme de 8,9 de magnitude), situé sur la côte à la différence de Gravelines (à 4 kms), plusieurs réacteurs ont perdu simultanément toute alimentation en électricité, mais c'est un tremblement de terre, suivi d'un tsunami, qui ont frappé les côtes japonaises, un cas extrême instrumentalisé par les militants supra-nationaux en France, où les risques sont sans aucune mesure.
Sur le nucléaire, les Verts et le PS s'affrontent.
Lien PaSiDupes


Les ONG du Grenelle veulent un débat « franc et un peu chaud »

C’est ainsi que le directeur général du WWF France et porte-parole de l' Alliance pour la planète, collectif d'une trentaines d'associations, a décrit la rencontre entre les ONG du Grenelle de l’environnement et Nicolas Sarkozy, le lundi 11 avril 2011. Or,
ni FNH (parti en 2007) ni Greenpeace (parti fin 2010) n'en font partie et les interlocuteurs sont donc aussi divisés qu'insaisissables.

Elles lui ont pourtant demandé
une réflexion sur la sortie du nucléaire, les énergies fossiles, et renouvelables. En effet, les propositions utopiques des écologistes ne parviennent pas à convaincre le gouvernement (les éoliennes dont la production ne peut être ni stockée, ni transportée, sont soutenues par Greenpeace, WWF, Fondation Nicolas Hulot, France Nature Environnement, Planète éolienne , Fédération des énergies du vent, Réseau Action Climat, et ...Réseau Sortir du nucléaire ! ) et les énergies non conventionnelles font également débat: Greenpeace réclame un moratoire sur l’exploration et l’exploitation de l'huile et le gaz de schiste, alors qu'un pré-rapport d'experts y est favorable: lien France Info.
Lien PaSiDupes
Proposition de loi Richard Mallié

Pour la Fondation Hulot,
la seule issue possible est de limiter nos consommations d'énergie et d'engager sur le long terme le développement des énergies renouvelables»

VOIR et ENTENDRE (lien Sophie Divry -bien que lyonnaise-, La Décroissance) un reportage signé du "Pacte contre Hulot" consacré aux "éco-tartuffes":

Les éco-Tartuffe - Nicolas HULOT par mattlouf


jeudi 14 avril 2011

Gaz de schiste: proposition de loi de R. Mallié pour interdire l'exploration et l'exploitation

Débat environnemental à l'UMP

Des permis de prospection ont été accordés en France mais les forages pourraient avoir des conséquences environnementales désastreuses…

Il s'agit du méthane piégé intimement dans la roche sédimentaire, généralement au-dessous de 2 000 mètres de profondeur. Il y a deux ans seulement, l'Amérique avait cru trouver avec cette énergie nationale la panacée contre le pétrole cher et la dépendance étrangère. Depuis lors, des milliers de puits ont été forés à la va-vite, comme au temps de la ruée vers l'or, sans grandes précautions écologiques.

En mars 2010, à son tour, le ministère de l’Environnement accordait trois nouveaux permis d’exploration à trois entreprises, dont Total: à Montélimar, Nant (dans l’Aveyron) et Villeneuve-de-Berg (dans l’Ardèche). Les entreprises ont carte blanche pour prospecter sur un terrain de plus de 9.600 km2 (l’équivalent de la superficie du département des Landes). Des prospections sont actuellement en cours en Seine-et-Marne, sur une surface de 420.000 hectares. Révélées il y a quelques mois, les autorisations accordées à plusieurs entreprises par l’ex-ministre de l’Environnement, Jean-Louis Borloo, pour rechercher les gaz «non conventionnels» dans le sous-sol français font craindre le pire pour l’environnement.

Ces gaz, plus connus sous le nom de « gaz de schiste », représentent une manne d’énergie importante, mais leur exploitation nécessite énormément d’eau et l’injection de produits chimiques nocifs dans les sols.
Les gaz de schiste sont difficiles à extraire et le procédé mis au point par la société américaine Halliburton, la fracturation hydraulique, a déjà fait des dégâts aux Etats-Unis. L’eau du robinet des habitants de Fort Worth, au Texas, serait contaminée par les gaz selon des études menées par Josh Fox, réalisateur du documentaire Gasland, et des concentrations suspectes de benzène cancérigène et de divers composés neurotoxiques ont été relevées dans les villes de forages.

Les gaz de schiste ne sont en effet pas présents en poches dans les roches, mais répartis dans le sous-sol. Pour pouvoir les extraire, la fracturation hydraulique consiste à injecter de grandes quantités d’eau à très forte pression, auxquelles sont ajoutées des produits chimiques qui peuvent infiltrer les nappes phréatiques. Chaque fracturation nécessite de 7 à 15.000 m3 d’eau, et jusqu'à 50% de cette eau peut ne pas être récupérée. L'eau injectée contient de nombreux additifs pour maintenir l'ouverture des failles (sable très fin), tuer les bactéries se nourrissant de gaz, réduire les frictions, gélifier l'eau, inhiber la corrosion... Selon le Centre Tyndall (université de Manchester), certains de ces additifs seraient toxiques et cancérogènes.

Le gaz de schiste n'est d'ailleurs pas le seul à être dans le collimateur des Français. Il y a aussi l'huile de schiste. On découvre, aujourd'hui, qu'une grande partie du pays est prospectée par les chasseurs d'or noir, qu'il soit liquide ou gazeux. Au 1er janvier 2011, toutes énergies fossiles confondues, l'État français a délivré 62 permis d'exploration (62 942 km2) et instruit 83 demandes de permis (121 134 km2). Un tiers du territoire français au total !

En novembre 2010, l’eurodéputée Corinne Lepage a demandé un moratoire et un débat public sur ces futures exploitations, tandis que José Bové, qui commençait peut-être à s'embourgeoiser au Parlement de Strasbourg, lançait une pétition, signée en janvier 2011 par près de 500 personnes, demandant également le gel des explorations en France.
La fronde a pris comme un feu de prairie dans tout le pays. Déjà, des dizaines de manifestations ont réuni des dizaines de milliers de personnes. En Provence, dans les Cévennes, dans le Quercy, dans le Jura, c'est partout la même jacquerie. Les partis politiques ont réagi comme un seul homme, depuis les Verts, naturellement, jusqu'au PS, au Front de gauche, au PC, et même le Front national, en passant par l'UMP.
Les ministres de l'Écologie et de l'Industrie ont vite reçu le message et ont donc gelé les délivrances de permis d'exploration en attendant la remise d'un rapport réclamé dans l'urgence.

Depuis, regrets de Borloo et proposition de loi du député Mallié

La proposition de loi n°3301 vise à abroger les permis exclusifs de recherches d’hydrocarbures non conventionnels
(gaz de schiste, gaz de houille, huile de schiste etc…) et à interdire leur exploration et leur exploitation sur le territoire national.
Cliquez ICI vers le texte en PDF de la proposition du député UMP

Concrètement, cette proposition de loi prévoit que :

- Les forages verticaux comme par des forages horizontaux suivis de fracturation hydraulique de la roche, sont interdits sur le territoire national

- Les permis exclusifs de recherches de mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux non conventionnels (gaz de schiste, gaz de houille, huile de de schiste etc…) sont abrogés

Cette proposition de loi a été co-rédigée par les députés Christian Jacob, Michel Havard, Pierre MorelL-à-L’Huissier, Richard Mallié, Franck Riester, Isabelle Vasseur, Robert Lecou, Josette Pons.

Elle est inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale le 10 mai 2011.

=> Pour aller plus loin :

>
Gaz de houille à Gardanne : Richard Mallié demande la suspension du permis d’exploration

> Gaz de schiste - Gaz de houille : intervention de Richard Mallié à la tribune de l'Assemblée

Le 5 avril 2011, Jean-Louis Borloo, l'ex-ministre de l'Ecologie, a annoncé avoir déposé une proposition de loi à l'Assemblée nationale pour «donner à l'Etat les moyens d'interdire la recherche et l'exploitation immédiates» des gaz et huiles de schiste.
Il emboîtait ainsi le pas au PS et au président des députés UMP, Christian Jacob. « Pour le passé, la proposition de loi prévoit l'abrogation de tous les permis exclusifs de recherche d'hydrocarbures non conventionnels délivrés. Pour l'avenir, elle impose la composition d'une étude d'impact et la tenue d'une enquête publique, dans les conditions prévues par le code de l'environnement », précise Borloo.

vendredi 4 juillet 2008

Un Vert propose de supprimer la cravate à l'Assemblée pour moins climatiser

Contribution de nature à sauver la planète
Le député Verts de Nantes,François Goullet de Rugy (1973), a demandé de revenir sur l'obligation de porter une cravate dans l'hémicycle de l'Assemblée Nationale pendant l'été, pour "réduire la facture de climatisation" du Palais-Bourbon et lutter contre l'effet de serre.
Cruellement atteint à 35 ans par le syndrome de la canicule sur les seniors, François et Goullet et de Rugy s’est ému: "Il me paraîtrait symboliquement intéressant que les dispositions de notre règlement qui imposent à tous les députés hommes de porter un costume et une cravate pour participer aux séances dans l'hémicycle soit suspendues ou modifiées pendant la période estivale", indique François de Rugy dans une lettre envoyée mardi au président de l'Assemblée Nationale, Bernard Accoyer (UMP).
Cette victime du trou vertigineux dans la couche d’ozone considère que cette "mesure simple" permettrait "sans doute de réduire la facture de climatisation de l'Assemblée Nationale et de montrer ainsi l'exemple par rapport à d'autres entreprises ou administrations", ajoute-t-il, tranquille.

Attention, F. de Rugy, l’amère Royal veille: elle est farouchement opposée au string dans l’hémicycle.

Selon le vertigineux de Rugy, le Conseil Général du Pas-de-Calais, ou le Japon, ont déjà décidé "d'inciter leurs responsables politiques à ne plus porter de cravate de façon à réduire la climatisation pendant les périodes de forte chaleur". Et la canicule dans le Pas-de-Calais est un risque majeur bien connu…

L'élu Verts rappelle qu'il y a quelques mois, le président de l'Assemblée Nationale avait déjà suggéré aux députés de prendre "les escaliers plutôt que les ascenseurs" pour lutter contre l'effet de serre, une initiative "modeste mais symboliquement intéressante".

Cette lumineuse suggestion des deux compères vise-t-elle l’ascenseur social ?