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mardi 21 février 2012

Les journalistes militants de LCP sont visiblement passés à l'Est du paysage politique

Arnaud Ardouin a dû être dégradé de son "triple A" à la naissance ?

LE (?) débat d’actualité interactif

A.Ardouin est un odieux journaliste, non seulement parce que cetanimateur est imbu de sa personne, intrusif de surcroît, mais parce qu'il est un candidat manqué. Que Double A fasse donc plutôt campagne sous les préaux, en face à face réel et non plus en harangueur de la foire cathodique, et le Montebourg des petits plateaux recevra une juste évaluation de sa vraie valeur. Car, il ne leur suffit plus d'être impertinents voire insolents. Il faudrait encore que leurs invités assistent [assistâssent!] au petit lever du roi de la propagande politique, façon Serge Moatti, gestuelle comprise.

LCP présente comme suit l'émission
" La classe politique est maintenant entièrement mobilisée pour entrer de plein pied ["de plain-pied", en français, pour les non-journalistes...] dans la campagne présidentielle. Entre Nicolas Sarkozy et François Hollande, le duel a véritablement commencé la semaine passée, avec la déclaration officielle de candidature du chef de l’État, et des attaques frontales [mais à distance, elle seule respectable] des deux prétendants à l’Élysée par médias et meetings interposés. Après un déplacement et un premier meeting à Annecy jeudi dernier, Nicolas Sarkozy est à Marseille dimanche 19 janvier pour le premier événement de grande ampleur de sa campagne. Sept mille personnes pourraient être présentes au Parc Chanot et Jean-François Copé a envoyé un courrier à l’ensemble des cadres de l’UMP pour leur demander de « mobiliser » leurs troupes « afin de faire de cet événement une grande réussite ».[La presse savait la veille qu'ils seraient plus de 10.000, mais les media autrement respectables pour leur objectivité feindront d'ignorer les ...4.000 sympathisants venus témoigner par leur présence à l'extérieur, soit au moins 11.000 Français]

Ce meeting sera-t-il l’évènement fondateur de la campagne de Nicolas Sarkozy ? Peut-il reproduire la dynamique de la Porte de Versailles en janvier 2007, et dépasser Le Bourget de François Hollande ? Peut-il rattraper son retard sur le candidat socialiste à coups de communication ? Autour d’Arnaud Ardoin, les invités du débat de Ca vous regarde en parlent ce soir.

Invités :
+ Franck Riester, député UMP de Seine-et-Marne.
+ Bernard Cazeneuve, député PS de la Manche, porte-parole de François Hollande.
+ Judith Waintraub, journaliste au Figaro.
+ Jacques Séguéla, vice-Président & Chief Creative Officer de Havas.

Malgré la présence de députés, d’experts, de personnalités mais aussi de citoyens, Arnaud Ardoin impose sa façon dirigiste et partisane de présenter, d’aborder l’actualité et, "grâce à l’interactivité", de distribuerla parole au faciès (politique), sachant que, sur la chaîne parlementaire, les journalistes carriéristes sont du côté des sondages: c'est aussi, selon elle, l'"information en miroir", par le biais des questionnements épisodiques des "sentinelles citoyennes", instruments de la démagogie populiste livrée au mains des associations.

Nous vous présentons cet "épisode" de la série 'starring' l'adjudant Ardouin car elle est chargée de tout ce qui est condamnable au nom de l'équité, en matière de déontologie professionnelle, mais a cours sur le service public.
VOIR et ENTENDRE le débat du 20/02/2012 intitulé "Nicolas Sarkozy, à la recherche du second souffle ?"




On a pu admirer au passage l'onctuosité aigre-douce du pontifiant vicaire-général Bernard Cazeneuve, dont la suffisance frise le grotesque.

Double A, quant à lui, par petits coups d'oeil appuyés, cherchait constamment l'approbation du prélat socialiste.
Impayable !


vendredi 31 décembre 2010

Le PS, jusqu'au cou en Côte d'Ivoire

Laurent Gbagbo reste lié aux socialistes français

Les liens historiques du PS avec le président sortant.

Laurent Gbagbo a reçu Roland Dumas, ancien président démissionnaire du Conseil constitutionnel et ancien ministre des Affaires Etrangères du président socialiste François Mitterrand, jeudi 30 décembre, à Abidjan. Celui-ci était arrivé le jour même de Paris en compagnie d’un autre avocat octogénaire français, Jacques Vergès.

Depuis l’élection présidentielle du 28 novembre, perdue par le président sortant ivoirien, des juristes africains et français se succèdent au palais et sur la chaîne de télévision publique, pour tenter de convaincre que Laurent Gbagbo a gagné. Abandonné par les états démocratiques, le président sortant dénonce régulièrement un « complot » dont il serait victime de la part de la France et des Etats-Unis du démocrate métis Obama, encourageant les manifestations et déclarations anti-françaises, malgré l'intérêt que lui portent encore ses conseillers blancs, outre Roland Dumas (PS), Jean-François Probst (majorité) ou Marcel Ceccaldi, l'avocat de Jean-Marie Le Pen.

Roland Dumas insinue
Il instillait le doute jeudi. « J'ai quelques indications que tout le monde n’est pas d’accord dans la communauté internationale. Elle se résume à quelques personnalités qui se mêlent de tout et dont on va examiner le cas. »

L’ancien chef de la diplomatie française des années Mitterrand n’est pas le premier socialiste à faire le voyage d’Abidjan. Juste avant les élections, le député socialiste Jack Lang s’y était rendu lui aussi. Un reportage télévisé sur sa tournée des boîtes de nuit en compagnie de Laurent, son « ami président » en 2008 est un succès sur Internet.
Mais, jeudi, l’ancien ministre de la culture a exhorté Laurent Gbagbo à « partir » et à « sortir par le haut », vantant ses « grandes qualités de cœur, d’engagement social, d’attachement à son pays ». (cf. PaSiDupes) Il n'a pas hésité d'ailleurs à pousser le bouchon un peu loin. « Il a été quand même l’homme qui a restauré la paix en Côte d’Ivoire et construit avec les autres leaders la démocratie », a-t-il prétendu.

Mardi, le député socialiste Pierre Moscovici avait regretté que Roland Dumas « prête son talent à ça ». « Je le regrette profondément, comme je regrette qu’il se soit trouvé encore il y a peu de temps des socialistes pour soutenir Laurent Gbagbo », a-t-il dit, se référant notamment au député Henri Emmanuelli.

Les intérêts croisés Laurent Gbagbo-France

Après dix années à se maintenir au pouvoir sur la base d'une seule élection présidentielle (2000), après le scrutin présidentiel tant attendu du 28 novembre 2010, le battu dénonça, « une campagne de suspicion et de dénigrement à sens unique dirigée contre les autorités ivoiriennes, menée par la majorité des media français. Ils sont les champions des donneurs de leçons ». Il est vraiment des nôtres, reconnaissaient les socialistes hexagonaux !

Le communiqué, signé également par le député François Loncle, avait été lu au journal de 20 heures de la télévision ivoirienne, alors que les frontières ivoiriennes étaient fermées, les media étrangers coupés et que certains journalistes français faisaient l’objet de menaces précises.

Opposant au président Houphouët-Boigny, il reçut de Mitterrand le statut de réfugié politique en France en 1982. Il crée, dans la clandestinité, le Front populaire ivoirien (FPI), membre de l’Internationale socialiste. De cette époque naît son amitié avec Guy Labertit, ancien 'Mr Afrique' du PS, présent à « l’investiture » de Laurent Gbagbo début décembre.

Le PS assure ne pas être le seul soutien à Gbagbo

Les soutiens français de Laurent Gbagbo ne viennent pas exclusivement de la gauche. Ces derniers jours, l’avocat Marcel Ceccaldi, ancien conseil de Jean-Marie Le Pen, expliquait à la télévision ivoirienne comment, juridiquement, Laurent Gbagbo était bien le gagnant.

Le député UMP Didier Julia, ancien soutien de Saddam Hussein, estime : « Ce n’est pas gaulliste pour la France de s’identifier à la position américaine – qui est anti Gbagbo – parce qu’ils n’ont jamais pu conquérir les marchés de Côte d’Ivoire. »

Un militant ivoirien anonyme d'Abidjan -ou de nulle part- témoigne de l'heure de gloire française sous Gbagbo : « Orange, Bouygues, Bolloré et récemment Total ont remporté des contrats fructueux sous sa présidence. Ces sociétés auraient, sans doute, étaient trés contentes de la victoire de Laurent Gbagbo. Mais, cela n’a pas été le cas. »

Gbagbo a choisi l’agence de communication Euro RSCG
Cette filiale du groupe Bolloré a assuré sa campagne présidentielle. Interrogé sur les raisons de ce soutien, l’un des fondateurs de l’agence, Jacques Séguéla a expliqué : « ¨Parce que Vincent Bolloré a des intérêts en Afrique et que de longue date, il a toujours conseillé Gbagbo. »

Laurent Bagbo a nécessairement validé l'affiche de l'agence, siglée « pour la paix, je choisis Gbagbo », où l’on pouvait voir, dans les rues d’Abidjan, « une victime de guerre » avec un moignon de bras gauche dans un bandage qui témoignait : « entre sauver mon bébé ou mon bras, j’ai choisi mon bébé ».

Mais Euro RSCG est mal apprécié aujourd'hui. Jacques Séguéla précise que « dès que les premiers incidents avaient commencé, tout le monde s’était retiré. Toute collaboration s’est instantanément stoppée. »

mercredi 8 juillet 2009

Les nouveaux agitateurs sociaux

France Info assure le marketing du business militant

Ou comment sortir de la précarité

Depuis 4 ans, ils émaillent le mouvement social de leurs clowneries.
"Génération précaire" contre les abus des stages, "Jeudi Noir" contre les logements trop chers, et plus récemment, "Sauvons les Riches" contre les inégalités de revenus, sont des collectifs d'agitateurs familiers des coups médiatiques de potaches...

Tout a commencé à la fin de l’été 2005, sur l'Internet.
Cathy, jeune femme qui enchaîne les stages, lance un appel sur un forum. Elle ne supporte plus sa condition dans les entreprises. Julien Baillou, Manuel Domergue et Lionel Primault (de gauche à droite, ci-dessous, avec Leïla Chaïbi, partiellement dissimulée, en fin d'article) et lui répondent, ils sont dans la même situation. Quelques semaines plus tard, tous manifestent en masque blanc, symbole de leur invisibilité dans le monde du travail. Leur mise en scène est remarquée et la question des stages entre dans le débat public.

Un an plus tard, ils se mobilisent contre ce qu’ils appellent le "bizutage social" des jeunes, ils dénoncent les loyers beaucoup trop chers pour eux. Avec quelques autres, ils fondent alors "Jeudi Noir" : "Jeudi" jour de sortie du PAP (De Particulier à Particulier) qui publie les petites annonces en région parisienne, "Noir" pour la galère que représente la recherche d’un appartement. En 1929 aux USA, le jeudi 24 octobre fut un jeudi noir (ou Black Thursday) mais un DEA n’est pas une garantie de culture chez ces activistes. Et malgré leurs vagues références, ils lancent des visites festives de chambres de bonnes et de studios. Ils débarquent à quelques dizaines avec cotillons, mousseux et en musique. Là encore, micros et caméras sont prévenus.
Avec leur camarade José Bové, les opérations de vandalisation de Mac Do et de destruction de champs de maïs ne sont pas aussi festifs…

Des "coups" médiatiques aux ors des ministères

Les gouvernements de droite dialoguent avec eux.
Ils sont reçus par Gérard Larcher alors au Travail, Jean-Louis Borloo puis Christine Boutin sur le logement, et même Dominique de Villepin à Matignon au moment du CPE. Ils font aussi partie du comité des stages piloté par Valérie Pécresse, et ont tout récemment participé aux commissions Hirsch sur la jeunesse.

Les résultats sont variables
.
Le 1er janvier 2007, le collectif Jeudi Noir s’affichait dans la nébuleuse de l'association Droit au logement. Dans son sillage, Jean-Baptiste Eyraud (DAL) avait aussi l'association MACAQ lorsqu’ils annoncèrent l'occupation d'un immeuble vide situé rue de la Bourse au coeur de Paris pour le mettre à la disposition des mal logés, avec le soutien de la LDH et de Médecins du monde.
Sur les stages, la rémunération est désormais obligatoire au bout du 3ème mois et bientôt du 2ème. Sur le logement, les avancées sont plus maigres. Ils citent l’immeuble de la rue de la Banque à Paris, qu’ils occupaient avec d’autres associations comme le DAL et qui doit être prochainement transformé en logements sociaux.

De jeunes créateurs d’entreprises !

Leur méthode des coups médiatiques ravit l'Internationale socialiste de Radio France qui prétend que leur activisme paierait, quoique seulement « un peu », ce qui, pense-t-elle, va pousser d’autres associations et syndicats à faire appel à eux. C’est du moins la raison de leur propagande sur l’antenne nationale. Selon les journalistes militants, Jeudi Noir recevrait des sollicitations qui donnent à Julien Baillou et Lionel Primault l’idée de fonder leur petite entreprise de type coopérative.

  • Entreprise précaire
    Comme la coopérative n’est pas viable, Radio France se mobilise pour faire sa promo gratuite sur le service public: il faut sauver la boîte de production de l’événementiel anti-libéral. L’air de rien, l’agit-prop marxiste-léniniste ne répugne plus à faire de la pensée unique un produit.

    Depuis, bientôt un an, ils sous-traitent ainsi des actions contre rémunération.
  • C’est en économie fermée que, pour un collectif d’ONG, dont les camarades d’ATTAC et le SNU (Solidaires et SUD), ils installent par exemple un faux paradis fiscal: deux tonnes de sables (peut-être moins d'une tonne au vu de la photo ci-contre !), des palmiers et des transats, place de la Bourse à Paris.
  • Pour leur client de la CGT des Cadres, ils apportent un énorme réveil gonflable devant le siège du MEDEF, à 7h un matin, pour déposer une pétition. Les contrats se multiplient certes, mais pour le moment, leur société n’est pas encore rentable. Il y a belle lurette que travailler en vase clos, entre soi, ça ne paie plus.Par chance, des ONG et des syndicats les financent.

    Ils insistent sur le statut de "coopérative" de l’entreprise, pour marquer leurs distances avec un capitalisme pur et dur.
  • Et bénévolat
    Le business militant les éloigne peu des actions bénévoles et autonomes.

    Animation de centre social

    Le 13 février 2008, pour dénoncer les loyers trop élevés qui poussent certains jeunes à se prostituer en échange d'un logement, le collectif Jeudi Noir défile habillé en prostituées, proxénètes et travestis, devant le Ministère du Logement (cf. ci-dessus).

    Mais animation ciblée

  • En avril dernier, ils lancent le collectif "Sauvons les Riches", contre les inégalités de revenus et pour un salaire maximal. A ce jour, de rares opérations ont retenu l’attention de la presse.
  • Le 22 avril 2009, sur la musique de Dallas, ils débarquent à un déjeuner du Rotary Club et y remettent un diplôme de "fils à papa" à Jean Sarkozy. Ils s’invitent encore au restaurant du Bristol à Paris et y entament un pique-nique baguette-camembert, sous l’œil des caméras.
    Tout cela s’inscrit dans la campagne d’Europe-Ecologie, dont ils sont tellement proches, que l’une des activistes présentes, Karima Delli, n’est autre que la future eurodéputée par défaut (ci-contre à gauche) des Verts de Dany-le-Rouge, suite au désistement pour la benjamine de Suzanne Auger, qui ne voulait pas prendre un râteau ! Du bénévolat en toute autonomie…
  • Des membres du collectif ont fait irruption au conseil municipal de Corbeil-Essonnes (lire PaSiDupes au nom de la ville), dirigé par Serge Dassault, certes quatrième fortune de France, mais surtout pour faire l’amalgame avec l’opération précédente.
    Le collectif pourrait d’ailleurs s’appeler « Sauvons les Sarkozy », comme si Bernard Arnault, Liliane Bettencourt ou François Pinault étaient les pauvres de Sarkozy. Que de mépris pour Gérard Mulliez (Auchan) et la petite Élisabeth Bleustein-Blanchet, épouse Robert Badinter (ancien ministre de F. Mitterrand), actionnaire de référence du groupe Publicis ou Pierre Bergé, le multi-milliardaire de luxe qui arrose Sa Cynique Majesté Royal.

  • Une autre opération cibla cette fois Jacques Séguéla. Elle est malheureuse à plusieurs titres. Le publicitaire travailla en effet à la campagne présidentielle de François Mitterrand et caviarda truffa un clip télévisuel d’images subliminales. Séguéla inspira Jeudi Noir en déclarant que toute personne qui n'a toujours pas de montre Rolex à 50 ans a «raté sa vie». Le collectif lui offrit donc une montre Casio d'une valeur de quelques euros... qui ne fonctionnait pas. Allez savoir pourquoi la collection de montres de luxe appartenant à Julien Dray n’a pas retenu l’attention du collectif. Peut-être parce qu’elles étaient offertes par les camarades des Parrains de SOS Racisme et de la Fidl ? « A l’insu de leur plein gré », bien évidemment !

    La population laborieuse ne retiendra que la fable selon laquelle les riches sont exclusivement à droite mais ne sauront jamais combien de fois le SMIC gagnent Bernard-Henri Levy, à l'instar de son père, est toujours resté actionnaire et administrateur de plusieurs sociétés. André, le père a fondé une société d’importation de bois africains mais la Becob a été rachetée par le groupe Pinault-Printemps-Redoute en 1997, et la grande et belle conscience du philosophe BHL se trouve donc déchargée des accusations de déforestation et de pillage de l’Afrique qui s’abattent sur les exploiteurs de droite. La Société civile immobilière Finatrois (Capital social : 304.898,03 EURO) dont BHL est le gérant est sise 12 Rue Pauline Borghese à 92200 Neuilly-sur-Seine et lui rapporte sans doute à peine de quoi entretenir la blancheur immaculée de ses chemises.
    « La richesse de ce penseur du néant, ne réside pas dans son œuvre, mais plutôt dans sa fortune personnelle évaluée à plus de 120 millions d’euros. BHL qui se prétend écrivain- philosophe est plus en phase avec les chiffres qu’avec les lettres : « Bernard- Henri Lévy est riche, très riche (...) Mais l’essentiel de sa fortune, il en a hérité. Son père, André Lévy, a crée en 1946 au Maroc un groupe de négoce en bois, Becob. (...). Bernard- Henri Lévy dirige plusieurs sociétés financières : parmi elles BPL finances, Finadeux (créée en 1996), Finatrois (créée en 1998), et surtout Finaquatre. » » (lien ) En somme et à quelques millirds près, Jeudi Noir pourrait ce reconnaître en ce « showman de l’engagement »

    Escroquerie intellectuelle

    Comment en février 2009, malgré ses faibles effectifs et ses moyens financiers et logistiques limités, Jeudi Noir réussit-il à publier la carte de près de 50 immeubles vides à Paris, représentant près de 200 000m2 et une valeur de plus d'un milliard d'euros ? Ce travail d’investigation qui dépasse largement ses capacités personnelles d’enquête est en fait le cadeau de Mediapart qui ne se contenta pas de publier, mais crédita le mérite des recherches de ses journalistes militants et solidaires au collectif potache. Ainsi, les comiques de Jeudi Noir réussirent-ils à créer l’illusion de sérieux et à gagner en respectabilité.

    Julien Baillou : Ses camarades le qualifient de "chien-fou" inadapté au monde du travail. La chevelure en bataille, ce bobo vit à fond son militantisme : pendant presque deux ans, il a habité rue de la Banque à Paris, immeuble occupé avec les autres associations du ministère de la Crise du Logement. A 29 ans, issu de la classe moyenne, Julien Baillou est passé par l’Institut d’Etudes Politiques de Strasbourg avant de décrocher un DEA d’économie (ou 'mastère'), comme Karima Delli et tout le monde à gauche, après Julien Dray ou Bruno Julliard…. Il est apprécié des différents collectifs pour sa maîtrise des nouvelles technologies. A en juger au graphisme du T-shirt de Sauvons les Riches (ci-dessus), il n'est pas prêt de sortir de la précarité.

    Lionel Primault : A 34 ans (1ère photo à droite dans le canapé), l’aîné passe pour le sérieux de la bande. Bien que fils d’ouvrier, il a fait des études de droit à Rennes. C’est notamment lui qui potasse les textes législatifs et réglementaires qui touchent aux questions qu’ils abordent, stages ou logement. Comme si les réseaux et collectifs ne disposaient pas d’un fonds garni de juristes militants sur la place de Paris ! Puisqu’il faut bien vivre, avec Julien Baillou, il a fondé l’an dernier une entreprise de communication qui sous-traite des actions coup de poing pour d’autres ONG et syndicats.

    Diplômé du Centre de Formation des Journalistes et de Sciences-Po Paris, Manuel Domergue, 27 ans (en tenue de travail ci-contre), est le communiquant tout désigné. Il trouve les slogans qui feront mouche et gratifie se confrères de formules choc. Il écrit en ce moment un livre sur l’indépendance du Cameroun. Lui aussi militant Verts depuis 2004, il a été assistant parlementaire d’un sénateur du même parti.

    Leïla Chaibi : Le trio a longtemps été un quatuor. Leïla Chaibi, 26 ans (photo ci-dessous), passée par l’Institut d’Etudes Politiques de Toulouse était de l’aventure "Génération Précaire". Elle fait toujours partie de "Jeudi Noir", mais elle n’a pas suivi les autres dans "Sauvons les Riches", lié à Europe-Ecologie. Elle a lancé de son côté "l’Appel et la pioche" au sein du NPA d’Olivier Besancenot. Contre la baisse du pouvoir d’achat, elle organise des pique-niques en supermarché en se servant dans les rayons.

    -> Selon le journal Le Monde, à la suite du premier conseil politique national (CPN) du NPA, des membres du Collectif L'Appel et la pioche (Leïla Chaibi) protestent contre des têtes de listes désignées majoritairement par l'ancienne direction de la …LCR, sans appel à candidatures. Ce qui ne manque pas de sel, puisque le Che-Besancenot attribue les gamelles successives du NPA aux élections à la jeunesse du NPA, bien que les traces d’ADN laissées par la LCR soient révélatrices… Leila Chaibi, animatrice de L'Appel et la pioche estima rétrospectivement (et librement) que ce genre de pratique démocratique est « entièrement normal » dans un parti en construction et que l'absence de débat serait au contraire une marque de « stalinisme ». Une marque du trotskisme, en tout état de cause.