POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Mulliez G. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Mulliez G. Afficher tous les articles

dimanche 16 décembre 2012

Depardieu: le pouvoir socialiste déteste certains Français

Gérard Depardieu a du talent mais, Français, 
riche et blanc, n'a rien pour plaire aux socialos

"Je ne demande pas à être approuvé, je pourrais au moins être respecté !"
Rendons à Deligne (mai 2012)
ce qui n'est pas à Geluck

Sans citer son auteur,
le dessinateur belge Geluck,

a ironisé sur Europe 1, 
estimant qu'
"on ne peut accueillir toute la richesse du monde


Mais, qu'on aime ou non sa personnalité,  l'acteur Gérard Depardieu est justement blessé. "Tous ceux qui ont quitté la France n'ont pas été injuriés comme je le suis", commente l'acteur dans sa lettre publiée par le Journal du dimanche (JDD), sans nommer Mlle Emmanuelle Béart.


Le numéro d’avril 2010 du magazine Capital permet de dresser la liste noire des évadés fiscaux qu'en toute équité, la gauche va devoir pareillement traquer en Suisse :
Exilés_25

S'agissant de la Suisse encore, Mediapart avait avancé qu'en décembre 2011, l'Etat aurait fait effacer les noms de riches fraudeurs de la liste de la banque HSBC: le site trotskiste cherchait à nuire à la majorité d'alors, mais aussi à impliquer des socialistes "vertueux":   

Or, le juge d'instruction parisien René Cros est saisi depuis le mois de janvier d'une information judiciaire visant ces fichiers, pour "faux et usage de faux en écritures publiques" commis par une personne dépositaire de l'autorité publique, et "tentative d'escroquerie au jugement".

Mediapart qui vise des hauts fonctionnaires néglige certains bénéficiaires de ce "blanchiment" de listes: ainsi
Yannick Noah n'aurait jamais fraudé le fisc !
Mais on ne nous dit visiblement pas tout, car Rue 89 titre néanmoins Exil fiscal : Noah, Forget et les bonnes raisons d’être Suisse" 
Un jour peut-être Noah avouera-t-il une petite " optimisation" fiscale !


La liste belge est d'ailleurs longue depuis la libre circulation des personnes et des biens




Selon le cas, l'impôt n'est pas confiscatoire et les exilés fiscaux sont ménagés

"Payer des impôts ce n'est pas être sanctionné. La justice fiscale est difficile à supporter", a lancé le ministre du Travail.


27% de Français rien que dans la commune belge d'Estaimpuis.

Cette commune s'est faite une spécialité de l'accueil de riches personnalités du monde de l'entreprise. Néchin est connue pour abriter plusieurs membres de la famille Mulliez, qui contrôle des entreprises du groupe Auchan (cf. ces libellés de PaSiDupes, ci-dessous) et que la gauche ne songe pas un instant à déchoir de leur nationalité, comme Depardieu, bouc émissaire livré à la populace des twittos, dans le secret espoir de faire oublier les hausses multiples dont ils n'ont pas encore apprécié l'ampleur au quotidien, ou le blocage, ce jour, du SMIC pour janvier.

On y trouve des notables de Lille, métropole socialiste qui se trouve à seulement une vingtaine de minutes, ou de Français "normaux" longtemps attirés par une politique fiscale très favorable aux frontaliers, jusqu'à ce que, au nom de l'équité, les règles fiscales soient modifiées par les deux pays en 2009.

Quelque 300 fonctionnaires de l'hôpital de Roubaix (PS) habitent Estaimpuis, selon le bourgmestre, qui décrit sa commune comme "la plus française des villes belges", avec une population expatriée de 27%. Contrairement au reportage video de BFMTV ci-dessus, les citoyens et le bourgmestre seraient partisans de l'harmonisation fiscale en Europe  : "Ma voisine est française et elle ne paie pas la taxe sur l'auto, par exemple". Ni sur les scooters ?


Le Premier ministre avait jugé "assez minable" le départ de l'artiste  


Ce qualificatif "salirait" quiconque et donc encore plus l'immense acteur. Sa "Lettre ouverte à M. Ayrault Jean-Marc, Premier ministre de M. François Hollande" réplique à l'agression verbale du Premier ministre, qui se croit encore dans l'opposition, et de sa politique fiscale qui s'en prend aussi bien aux classes moyennes.



Premier dans l'escalade parmi les membres du gouvernement, le ministre du Travail 

Michel Sapin a vu dans la décision de l'acteur "une forme de déchéance personnelle", une "attitude pas à la hauteur de l'acteur", lors du Grand rendez-vous Europe 1/iTélé/Le Parisien.

Alain Vidalies instrumentalise les propos de l'acteur  

Parce que l'énorme acteur entre sans doute mieux dans le périmètre de ses attributions que dans celui du sous-ministre aux Affaires européennes, le minuscule Nanard Cazeneuve, le ministre des relations avec le Parlement juge convenable l'insulte d'un concitoyen par le Premier ministre, mais considère "Ce qui est à craindre avec cette déclaration-là, c'est que ce qu'il aimait dans la France, c'était le bouclier fiscal", a-t-il imprudemment polémiqué sur Radio J, sachant que Jérôme Cahuzac, ministre du Budget de Hollande et exilé fiscal présumé, n'a toujours pas mis au clair son transfert d'un compte secret UBS de Suisse à Singapour.

A en croire Mediapart, Cahuzac, le ministre du Budget, serait pourtant l'un de ces "minables", mais présumé, puisqu'il n'avoue rien de son compte secret en Suisse transféré, dit-on, à Singapour.

Lien PaSiDupes : " Mediapart: le gestionnaire de fortune de Cahuzac en sait long "

La ministre de la Culture Aurélie Filippetti a également jeté sa pierre au monument

24 octobre 2012
Elle s'est déclarée "tout à fait scandalisée", encore sur BFM-TV. 
"La citoyenneté française, c'est un honneur; ce sont des droits et des devoirs aussi, parmi lesquels le fait de pouvoir payer l'impôt", a-t-elle insisté.

Sachant qu'un Français -ou résident étranger- sur deux est exempt d'impôt direct, la ministresse veut-elle signifier à ces 50%-là qu'ils n'ont donc pas  les droits et les devoirs liés à la citoyenneté que confère le paiement de l'impôt ?
Et elle est repartie à la charge sur France Info ce matin.

Malgré un titre prometteur, L'Humanité, journal quotidien de l'extrême gauche communiste, n'a réussi à débusquer que la famille Mulliez. Sont-ils complices ?



"Bizarre... Vous avez dit bizarre ?..."


Tout en se disant "triste" de la décision de l'acteur avec qui elle avait travaillé contre l'illétrisme [orthographe AFP], l'ancienne ministre UMP Nadine Morano a surtout estimé qu'il est la victime du "matraquage fiscal" du gouvernement socialiste.

Gérard Depardieu commence ainsi sa lettre
"Minable, vous avez dit 'minable' ? Comme c'est minable !", référence à une réplique culte de Louis Jouvet dans "Drôle de drame".

Rappelant avoir commencé à travailler "à 14 ans comme imprimeur, comme manutentionnaire puis comme artiste dramatique", il affirme avoir "toujours payé (ses) taxes et impôts". Il précise avoir payé "en 2012 85% d'impôts sur (ses) revenus"? Mais Sapin lui rétorque que s'il paie autant, c'est qu'il gagne beaucoup.

"Qui êtes-vous pour me juger ainsi, je vous le demande M. Ayrault, 1er Ministre de M. Hollande, je vous le demande, qui êtes-vous ?", lance G. Depardieu, l'un des acteurs les plus populaires et les mieux payés du cinéma hexagonal, qui a cumulé les récompenses. 

Certains des charognards qui couvrent celles de DSK ou Audrey Pulvar ajoutent qu'il cumule aussi les frasques.
"Je n'ai jamais tué personne, je ne pense pas avoir démérité, j'ai payé 145 millions d'euros d'impôts en 45 ans, je fais travailler 80 personnes (...) Je ne suis ni à plaindre ni à vanter, mais je refuse le mot 'minable'", insiste-t-il.

"Je pars parce que vous considérez que le succès, la création, le talent en fait la différence doit être sanctionnée", poursuit le rebelle qui a acquis une propriété dans le village belge de Néchin, frontalier de la France, comme avant lui d'autres riches Français.
"Des personnages plus illustres que moi ont été expatriés ou ont quitté notre pays. Je n'ai malheureusement plus rien à faire ici, mais je continuerai à aimer les français et ce public avec lequel j'ai partagé tant d'émotions !"

"Je vous rends mon passeport et ma Sécurité sociale dont je ne me suis jamais servi. Nous n'avons plus la même patrie, je suis un vrai européen, un citoyen du monde, comme mon père me l'a toujours inculqué", assène encore Gérard Depardieu. Ce "citoyen du monde" peut attendre longtemps le soutien du PCF...
Le départ annoncé de l'acteur, concomitant avec la confirmation de la mise en vente de son hôtel particulier parisien, avait été dénoncé comme antipatriotique par la gauche, tandis que la droite y voyait le résultat de la politique du gouvernement. Cécile Duflot va pouvoir le réquisitionner.

"Je trouve cela assez minable (...). Tout cela pour ne pas payer d'impôt, pour ne pas en payer assez", avait déclaré mercredi Jean-Marc Ayrault.
Le président François Hollande a prôné une renégociation des conventions fiscales avec la Belgique. 


L'escale belge de Depardieu ne pourra s'éterniser, mais si le Royaume Uni ne lui  déroule pas le tapis rouge, Singapour le fera comme pour Cahuzac, ou la Chine où les exilés du football français ne sont pas traités de minables.


"Minable", ce comportement ?
Est-il question de leur retirer
de leur passeport ?
Sans être plus que ça stigmatisés, Anelka est allé en Chine chercher un salaire à la hauteur de son ego. Avec 11 millions d'euros par an, il devient à 32 ans le joueur français le mieux payé devant Samir Nasri, (10,4 millions d'euros/an à Manchester City), Bilal Yusuf Mohammed Ribéry, (dit Franck, 8 millions d'euros/an au Bayern Munich), qui appelle son fils Seïf el Islam, du nom du fils de Khadafi, et Karim Benzema (6 millions d'euros/an au Real Madrid).
Tout aussi désintéressé, Thierry Henry s'est exilé a
vant eux par sympathie pour les Red Bulls de New-York.  
Le Qatar est en outre la maison de retraite de nos footballeurs Franck Leboeuf, Christophe Dugarry et Marcel Desailly. Tous des "minables" ?


Depardieu faisait le buzz sur les réseaux sociaux, dimanche matin: "Quand rendra-t-il sa Légion d'Honneur", demandait un twitto, tandis qu'un autre suggérait que l'acteur, accusé de conduite en état d'ivresse, "rende plutôt son permis de conduire". Mais la presse partisane n'a trouvé aucun commentaire favorable à citer...


Au même moment, l'écrivain Michel Houellebecq, Goncourt 2010, annonce son retour en France après plusieurs d'années d'exil en Irlande (2000). 
Et il a gardé la sympathie de la gauche: les twittos le trouvent tout à fait fréquentable. 
"Si j'ai choisi la France plutôt qu'un pays francophone (Belgique ou Suisse), c'est pour des raisons personnelles, pas dans une démarche militante", a assuré l'auteur abscons. "Disons que l'argent est important, mais que ce n'est pas ce qu'il y a de plus important", insiste-t-il. "La raison majeure est que j'ai envie de parler, à nouveau, ma langue dans la vie quotidienne. J'ai atteint un niveau d'anglais suffisant, après plusieurs années de séjour en Irlande", se défend-il encore. 
Pour tout dire, les difficultés financières se sont accumulées ces dernières années, au point que le gouvernement de Brian Cowen (centre gauche) s'est résigné, sous la pression des dirigeants européens, à accepter le " plan de sauvetage financier du FMI pilotée par l'Union Européenne, sous la forme d'un emprunt de 85 milliards d'euros au taux de 6,7 %, largement décrié par la population du fait de son coût prohibitif et du plan d'austérité qui y est associé. En mars 2011, il a passé la main à Enda Kenny du centre droit. 
Homophobie larvée,
dans les coins,
mais de bon aloi à gauche
Mais en 2002, toujours bien inspiré, Houellebecq avait déjà fui l'Irlande pour ...l'Espagne. 
Or, le taux de chômage espagnol est désormais le deuxième plus élevé de l'Union européenne et la crise y crée une fracture sociale et suscite de multiples mouvements de contestation, parmi lesquels celui des Indignés. Ainsi l'anti-libéral Michel Houellebecq a-t-il de bonnes raisons de rentrer au bercail. 
Mais ce regain de patriotisme -en désespoir de cause- et ce retour stratégique sont pour les Français un bien mauvais présage.




vendredi 18 février 2011

Emmanuelle Béart, citoyenne solidaire, à l'abri du fisc en Belgique

DAL ne lui a trouvé aucun logement décent en France

Mais qu'est-ce qui les pousse donc à se délocaliser ?

L'amour ?
Emmanuelle Béart a découvert les charmes cachés de la Belgique
Ce ne sont pas ses activités humanitaires qui conduisent régulièrement Emmanuelle Béart en Belgique.
La fille du chanteur Guy Béart, laquelle annonce 45 ans (bien que née le
le 14 août 1963), y rend visite à ...sa grand-mère, selon un journaliste de la Dernière-Heure. L'actrice, ex-femme de Daniel Auteuil, a épousé son compagnon, l'acteur français Michael Cohen, le 13 août à Genappe, dans le Brabant wallon (sud de Bruxelles) en Belgique, lors d'une cérémonie "tout à fait confidentielle", rapporte encore le journal belge.

Une belle conscience citoyenne?
En 2003, Emmanuelle Béart soutient la misère sexuelle masculine et pose nue en couverture du magazine ELLE..

Tous les dix ans, Emmanuelle Béart profite de sa notoriété pour mener des actions humanitaires fortement médiatisées, telle le soutien d'étrangers en situation irrégulière (ci-contre, devant le Ministère de la Crise du logement), comme à l'église Saint-Bernard de la Chapelle à Paris en 1996 ou en 2006, dans l'affaire des « squatters » de Cachan (cf.libellé).

En 2007, elle apporte sa caution citoyenne à Désirdavenir Royal et rejoint son comité de soutien. Elle s'affiche -habillée- au meeting de la candidate socialiste, le 1er mai au stade Charléty.

Solidaire des mal logés, mais trop sensible, le plus clair de son temps, la star s'éclipse dans un paradis

A 1h30 de Paris, la Belgique a tant attraits qu'elle amène la vertueuse ségogole à se désolidariser de ses compagnons français de misère.

En Belgique, elle décompresse et dépose ses valises : c'est en effet un paradis fiscal. Pas d'impôt sur la fortune, ni sur les plus-values boursières . La Belgique a donc les faveurs des nantis, stars et chefs d'entreprise, tous vertueux.
Humanitaire, oui, mais pas 35 heures par ...an !

La Belgique accueille aussi des grands patrons français

La Belgique est un véritable eldorado pour les chefs d'entreprise et les cadres dotés en stock-options qui veulent se retirer.
Paul-Louis Halley (groupe Carrefour), Bernard Darty, plusieurs membres de la famille Mulliez (Auchan, Décathlon, Mondial Moquette, Norauto et Kiabi)
Lotfi Belhassine, ancien président d’Air Liberté, entrepreneur réside en Belgique. Il déclara avoir fui la France car l’ISF représentait 93% de ses revenus.) ont craqué ...

Enfin, autre avantage non négligeable pour les expatriés : ils bénéficient du secret bancaire appliqué par le royaume. Le fisc n'a donc pas accès aux registres des banques. Emmanuelle Béart peut dormir en paix sur son magot.

Résidents célèbres en Belgique
A la différence d'Emmanuelle Béart qui vit en Belgique, Bernard Tapie et Daniel Auteuil ont habité un temps à Bruxelles, mais son rentrés en France.
En novembre 2005, Johnny Hallyday, Français de père belge, a tenté d'obtenir la nationalité belge avant de s'installer en Suisse.
Et aussi : Eric-Emmanuel Schmitt, Henri Leconte et José Garcia.

D'autres Français d'origine refusent de payer leurs impôts en France, et ont demandé la nationalité helvétique, ce qui leur donne le droit – et le devoir – de faire rêver :

- des membres de la famille Baud (dont Jean Baud), (marques Franprix et ...Leader Price, entre 2 à 3 milliards de CHF dans le maxidiscompte), résident en Suisse.

- Robert Louis-Dreyfus (1946-2009), homme d'affaires d'origine française, avait acquis la nationalité suisse et résidait à Zurich. Il est surtout respecté comme patron d'Adidas, pour ses activités dans la téléphonie (LDCom devenu Neuf telecom acquis par SFR) et le football, sport populaire (un des actionnaires du Standard de Liège et actionnaire principal de l'OM, en Suisse).

mercredi 8 juillet 2009

Les nouveaux agitateurs sociaux

France Info assure le marketing du business militant

Ou comment sortir de la précarité

Depuis 4 ans, ils émaillent le mouvement social de leurs clowneries.
"Génération précaire" contre les abus des stages, "Jeudi Noir" contre les logements trop chers, et plus récemment, "Sauvons les Riches" contre les inégalités de revenus, sont des collectifs d'agitateurs familiers des coups médiatiques de potaches...

Tout a commencé à la fin de l’été 2005, sur l'Internet.
Cathy, jeune femme qui enchaîne les stages, lance un appel sur un forum. Elle ne supporte plus sa condition dans les entreprises. Julien Baillou, Manuel Domergue et Lionel Primault (de gauche à droite, ci-dessous, avec Leïla Chaïbi, partiellement dissimulée, en fin d'article) et lui répondent, ils sont dans la même situation. Quelques semaines plus tard, tous manifestent en masque blanc, symbole de leur invisibilité dans le monde du travail. Leur mise en scène est remarquée et la question des stages entre dans le débat public.

Un an plus tard, ils se mobilisent contre ce qu’ils appellent le "bizutage social" des jeunes, ils dénoncent les loyers beaucoup trop chers pour eux. Avec quelques autres, ils fondent alors "Jeudi Noir" : "Jeudi" jour de sortie du PAP (De Particulier à Particulier) qui publie les petites annonces en région parisienne, "Noir" pour la galère que représente la recherche d’un appartement. En 1929 aux USA, le jeudi 24 octobre fut un jeudi noir (ou Black Thursday) mais un DEA n’est pas une garantie de culture chez ces activistes. Et malgré leurs vagues références, ils lancent des visites festives de chambres de bonnes et de studios. Ils débarquent à quelques dizaines avec cotillons, mousseux et en musique. Là encore, micros et caméras sont prévenus.
Avec leur camarade José Bové, les opérations de vandalisation de Mac Do et de destruction de champs de maïs ne sont pas aussi festifs…

Des "coups" médiatiques aux ors des ministères

Les gouvernements de droite dialoguent avec eux.
Ils sont reçus par Gérard Larcher alors au Travail, Jean-Louis Borloo puis Christine Boutin sur le logement, et même Dominique de Villepin à Matignon au moment du CPE. Ils font aussi partie du comité des stages piloté par Valérie Pécresse, et ont tout récemment participé aux commissions Hirsch sur la jeunesse.

Les résultats sont variables
.
Le 1er janvier 2007, le collectif Jeudi Noir s’affichait dans la nébuleuse de l'association Droit au logement. Dans son sillage, Jean-Baptiste Eyraud (DAL) avait aussi l'association MACAQ lorsqu’ils annoncèrent l'occupation d'un immeuble vide situé rue de la Bourse au coeur de Paris pour le mettre à la disposition des mal logés, avec le soutien de la LDH et de Médecins du monde.
Sur les stages, la rémunération est désormais obligatoire au bout du 3ème mois et bientôt du 2ème. Sur le logement, les avancées sont plus maigres. Ils citent l’immeuble de la rue de la Banque à Paris, qu’ils occupaient avec d’autres associations comme le DAL et qui doit être prochainement transformé en logements sociaux.

De jeunes créateurs d’entreprises !

Leur méthode des coups médiatiques ravit l'Internationale socialiste de Radio France qui prétend que leur activisme paierait, quoique seulement « un peu », ce qui, pense-t-elle, va pousser d’autres associations et syndicats à faire appel à eux. C’est du moins la raison de leur propagande sur l’antenne nationale. Selon les journalistes militants, Jeudi Noir recevrait des sollicitations qui donnent à Julien Baillou et Lionel Primault l’idée de fonder leur petite entreprise de type coopérative.

  • Entreprise précaire
    Comme la coopérative n’est pas viable, Radio France se mobilise pour faire sa promo gratuite sur le service public: il faut sauver la boîte de production de l’événementiel anti-libéral. L’air de rien, l’agit-prop marxiste-léniniste ne répugne plus à faire de la pensée unique un produit.

    Depuis, bientôt un an, ils sous-traitent ainsi des actions contre rémunération.
  • C’est en économie fermée que, pour un collectif d’ONG, dont les camarades d’ATTAC et le SNU (Solidaires et SUD), ils installent par exemple un faux paradis fiscal: deux tonnes de sables (peut-être moins d'une tonne au vu de la photo ci-contre !), des palmiers et des transats, place de la Bourse à Paris.
  • Pour leur client de la CGT des Cadres, ils apportent un énorme réveil gonflable devant le siège du MEDEF, à 7h un matin, pour déposer une pétition. Les contrats se multiplient certes, mais pour le moment, leur société n’est pas encore rentable. Il y a belle lurette que travailler en vase clos, entre soi, ça ne paie plus.Par chance, des ONG et des syndicats les financent.

    Ils insistent sur le statut de "coopérative" de l’entreprise, pour marquer leurs distances avec un capitalisme pur et dur.
  • Et bénévolat
    Le business militant les éloigne peu des actions bénévoles et autonomes.

    Animation de centre social

    Le 13 février 2008, pour dénoncer les loyers trop élevés qui poussent certains jeunes à se prostituer en échange d'un logement, le collectif Jeudi Noir défile habillé en prostituées, proxénètes et travestis, devant le Ministère du Logement (cf. ci-dessus).

    Mais animation ciblée

  • En avril dernier, ils lancent le collectif "Sauvons les Riches", contre les inégalités de revenus et pour un salaire maximal. A ce jour, de rares opérations ont retenu l’attention de la presse.
  • Le 22 avril 2009, sur la musique de Dallas, ils débarquent à un déjeuner du Rotary Club et y remettent un diplôme de "fils à papa" à Jean Sarkozy. Ils s’invitent encore au restaurant du Bristol à Paris et y entament un pique-nique baguette-camembert, sous l’œil des caméras.
    Tout cela s’inscrit dans la campagne d’Europe-Ecologie, dont ils sont tellement proches, que l’une des activistes présentes, Karima Delli, n’est autre que la future eurodéputée par défaut (ci-contre à gauche) des Verts de Dany-le-Rouge, suite au désistement pour la benjamine de Suzanne Auger, qui ne voulait pas prendre un râteau ! Du bénévolat en toute autonomie…
  • Des membres du collectif ont fait irruption au conseil municipal de Corbeil-Essonnes (lire PaSiDupes au nom de la ville), dirigé par Serge Dassault, certes quatrième fortune de France, mais surtout pour faire l’amalgame avec l’opération précédente.
    Le collectif pourrait d’ailleurs s’appeler « Sauvons les Sarkozy », comme si Bernard Arnault, Liliane Bettencourt ou François Pinault étaient les pauvres de Sarkozy. Que de mépris pour Gérard Mulliez (Auchan) et la petite Élisabeth Bleustein-Blanchet, épouse Robert Badinter (ancien ministre de F. Mitterrand), actionnaire de référence du groupe Publicis ou Pierre Bergé, le multi-milliardaire de luxe qui arrose Sa Cynique Majesté Royal.

  • Une autre opération cibla cette fois Jacques Séguéla. Elle est malheureuse à plusieurs titres. Le publicitaire travailla en effet à la campagne présidentielle de François Mitterrand et caviarda truffa un clip télévisuel d’images subliminales. Séguéla inspira Jeudi Noir en déclarant que toute personne qui n'a toujours pas de montre Rolex à 50 ans a «raté sa vie». Le collectif lui offrit donc une montre Casio d'une valeur de quelques euros... qui ne fonctionnait pas. Allez savoir pourquoi la collection de montres de luxe appartenant à Julien Dray n’a pas retenu l’attention du collectif. Peut-être parce qu’elles étaient offertes par les camarades des Parrains de SOS Racisme et de la Fidl ? « A l’insu de leur plein gré », bien évidemment !

    La population laborieuse ne retiendra que la fable selon laquelle les riches sont exclusivement à droite mais ne sauront jamais combien de fois le SMIC gagnent Bernard-Henri Levy, à l'instar de son père, est toujours resté actionnaire et administrateur de plusieurs sociétés. André, le père a fondé une société d’importation de bois africains mais la Becob a été rachetée par le groupe Pinault-Printemps-Redoute en 1997, et la grande et belle conscience du philosophe BHL se trouve donc déchargée des accusations de déforestation et de pillage de l’Afrique qui s’abattent sur les exploiteurs de droite. La Société civile immobilière Finatrois (Capital social : 304.898,03 EURO) dont BHL est le gérant est sise 12 Rue Pauline Borghese à 92200 Neuilly-sur-Seine et lui rapporte sans doute à peine de quoi entretenir la blancheur immaculée de ses chemises.
    « La richesse de ce penseur du néant, ne réside pas dans son œuvre, mais plutôt dans sa fortune personnelle évaluée à plus de 120 millions d’euros. BHL qui se prétend écrivain- philosophe est plus en phase avec les chiffres qu’avec les lettres : « Bernard- Henri Lévy est riche, très riche (...) Mais l’essentiel de sa fortune, il en a hérité. Son père, André Lévy, a crée en 1946 au Maroc un groupe de négoce en bois, Becob. (...). Bernard- Henri Lévy dirige plusieurs sociétés financières : parmi elles BPL finances, Finadeux (créée en 1996), Finatrois (créée en 1998), et surtout Finaquatre. » » (lien ) En somme et à quelques millirds près, Jeudi Noir pourrait ce reconnaître en ce « showman de l’engagement »

    Escroquerie intellectuelle

    Comment en février 2009, malgré ses faibles effectifs et ses moyens financiers et logistiques limités, Jeudi Noir réussit-il à publier la carte de près de 50 immeubles vides à Paris, représentant près de 200 000m2 et une valeur de plus d'un milliard d'euros ? Ce travail d’investigation qui dépasse largement ses capacités personnelles d’enquête est en fait le cadeau de Mediapart qui ne se contenta pas de publier, mais crédita le mérite des recherches de ses journalistes militants et solidaires au collectif potache. Ainsi, les comiques de Jeudi Noir réussirent-ils à créer l’illusion de sérieux et à gagner en respectabilité.

    Julien Baillou : Ses camarades le qualifient de "chien-fou" inadapté au monde du travail. La chevelure en bataille, ce bobo vit à fond son militantisme : pendant presque deux ans, il a habité rue de la Banque à Paris, immeuble occupé avec les autres associations du ministère de la Crise du Logement. A 29 ans, issu de la classe moyenne, Julien Baillou est passé par l’Institut d’Etudes Politiques de Strasbourg avant de décrocher un DEA d’économie (ou 'mastère'), comme Karima Delli et tout le monde à gauche, après Julien Dray ou Bruno Julliard…. Il est apprécié des différents collectifs pour sa maîtrise des nouvelles technologies. A en juger au graphisme du T-shirt de Sauvons les Riches (ci-dessus), il n'est pas prêt de sortir de la précarité.

    Lionel Primault : A 34 ans (1ère photo à droite dans le canapé), l’aîné passe pour le sérieux de la bande. Bien que fils d’ouvrier, il a fait des études de droit à Rennes. C’est notamment lui qui potasse les textes législatifs et réglementaires qui touchent aux questions qu’ils abordent, stages ou logement. Comme si les réseaux et collectifs ne disposaient pas d’un fonds garni de juristes militants sur la place de Paris ! Puisqu’il faut bien vivre, avec Julien Baillou, il a fondé l’an dernier une entreprise de communication qui sous-traite des actions coup de poing pour d’autres ONG et syndicats.

    Diplômé du Centre de Formation des Journalistes et de Sciences-Po Paris, Manuel Domergue, 27 ans (en tenue de travail ci-contre), est le communiquant tout désigné. Il trouve les slogans qui feront mouche et gratifie se confrères de formules choc. Il écrit en ce moment un livre sur l’indépendance du Cameroun. Lui aussi militant Verts depuis 2004, il a été assistant parlementaire d’un sénateur du même parti.

    Leïla Chaibi : Le trio a longtemps été un quatuor. Leïla Chaibi, 26 ans (photo ci-dessous), passée par l’Institut d’Etudes Politiques de Toulouse était de l’aventure "Génération Précaire". Elle fait toujours partie de "Jeudi Noir", mais elle n’a pas suivi les autres dans "Sauvons les Riches", lié à Europe-Ecologie. Elle a lancé de son côté "l’Appel et la pioche" au sein du NPA d’Olivier Besancenot. Contre la baisse du pouvoir d’achat, elle organise des pique-niques en supermarché en se servant dans les rayons.

    -> Selon le journal Le Monde, à la suite du premier conseil politique national (CPN) du NPA, des membres du Collectif L'Appel et la pioche (Leïla Chaibi) protestent contre des têtes de listes désignées majoritairement par l'ancienne direction de la …LCR, sans appel à candidatures. Ce qui ne manque pas de sel, puisque le Che-Besancenot attribue les gamelles successives du NPA aux élections à la jeunesse du NPA, bien que les traces d’ADN laissées par la LCR soient révélatrices… Leila Chaibi, animatrice de L'Appel et la pioche estima rétrospectivement (et librement) que ce genre de pratique démocratique est « entièrement normal » dans un parti en construction et que l'absence de débat serait au contraire une marque de « stalinisme ». Une marque du trotskisme, en tout état de cause.