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mardi 12 avril 2016

Valls met en garde contre le poids idéologique des salafistes

Manuel Valls a mis en garde contre l'influence idéologique et culturel des salafistes en France

Le Premier ministre a pointé cette branche intégriste de l'islam.

Invité à s'exprimer lundi lors d'une table ronde sur l'islamisme organisée par le forum ("démocratique", mais citoyen, aussi bien !) "Le Sursaut" au théâtre Dejazet à Paris, Valls a défié les salafistes.
"L'objectif est de créer une plateforme de réflexion et d’engagement pour redonner corps à nos valeurs démocratiques face à la menace islamiste et à la récupération populiste" expliquent les organisateurs (ci-dessous).

Même si les salafistes pourraient "représenter 1% des musulmans" en France, selon le Premier ministre,
"leurs messages sur les réseaux sociaux sont les seuls qu'on entend".
"Il y a une forme de minorité agissante, des groupes (salafistes) qui sont en train de gagner la bataille idéologique et culturelle ", a-t-il lancé. "Les salafistes doivent représenter 1% aujourd’hui des musulmans dans notre pays, mais leur message, leurs messages sur les réseaux sociaux, il n’y a qu’eux finalement qu’on entend".


En France, la minorité salafiste est en train de "gagner la bataille idéologique et culturelle," selon Valls.
Et cette bataille "idéologique" est "essentielle" aux yeux du Premier ministre, qui avait suscité une polémique en parlant d’un "apartheid territorial, social, ethnique" après les attentats de Paris en janvier 2015. "Si nous ne gagnons pas cette bataille, on oublie tout", a-t-il insisté. "L’essentiel, c’est comment on reconstruit la République, pas simplement dans les quartiers mais dans tout le pays ".

Le voile, "plus qu'un signe religieux,  un message idéologique"

Pour Manuel Valls, "ce que représente le voile pour les femmes, non ce n’est pas un phénomène de mode, non, ce n’est pas une couleur qu’on porte, non : c’est un asservissement de la femme," affirme Manuel Valls. Le Premier ministre a mis en garde "contre le message idéologique qui peut se dissimuler derrière le signe religieux". Noter que, dans la nébuleuse socialiste, des bobos, supportent la mode islamique, comme ici Line Renaud, ci-contre, au Sidaction 2016
Il a par ailleurs salué l’entretien " lumineux" samedi de la philosophe féministe Elisabeth Badinter, qui a appelé au boycottage des marques vendant des tenues islamiques et dénoncé la minorité "influente" des "islamo-gauchistes".

Sans se prononcer sur l’interdiction du port du voile à l’université, il s’est dit "inquiet sur ce qui se passe" dans certains établissements universitaires. "Ne nous voilons pas la face c’est le cas de le dire dans tous les domaines ", a-t-il ajouté.

"Augmenter massivement les budgets de sécurité et de justice"

Que faire face à la menace d’attentats djihadistes ? "Augmenter massivement les budgets de sécurité et de justice, pendant sans doute des années", a déclaré le Premier ministre.
Pour mémoire,  le 4 avril dans un entretien au JDD, le ministre de la Justice
Jean-Jacques Urvoas avait dressé un bilan sans concessions du passage au ministère de la Justice de la calamiteuse Christiane Taubira. Ce proche de Valls a  dénoncé une justice "sinistrée" et "en état d’urgence absolue " ajoutant que son ministère "n’a plus les moyens de payer ses factures".

dimanche 3 avril 2016

Le régime islamique iranien pose problème aux hôtesses d'Air France

Les hôtesses Air France refusent de passer le voile à l'atterrissage à Téhéran

Les hôtesses de l'air ne souhaitent pas porter le voile lors des escales sur la future ligne Paris-Téhéran.

La compagnie aérienne française baissera-t-elle le pantalon, 
Les Françaises ne veulent pas ressembler à ça
face aux exigences iraniennes, à compter du 17 avril prochain ? A cette date, Air France proposera trois vols par semaine entre Paris-Charles-de-Gaulle et l’aéroport de Téhéran-Imam Khomeiny. Cette liaison devait être le symbole de l'apaisement des relations franco-iraniennes après la signature de l'accord sur le nucléaire en juillet dernier. Mais si la réouverture de cette ligne est importante du point de vue commercial, le personnel navigant, particulièrement les hôtesses de l'air, se voient imposer des contraintes d'un autre âge, comme l'a révélé France TV Info, ce vendredi
De nombreuses salariées d'Air France se sont insurgées contre l'obligation aux personnels féminins de porter un voile dès la sortie de la cabine. 

Dans le cadre de leur dotation vestimentaire, les hôtesses de l'air peuvent d'ordinaire choisir entre un uniforme avec une jupe et un autre avec un pantalon. Dans le cas particulier du vol Paris-Téhéran, la compagnie aérienne a envoyé  aux personnels de bord un mémento précisant que les femmes seront obligées de porter un pantalon, une veste longue et de se voiler les cheveux dès la sortie de l'avion.

Respect des cultures, mais à sens unique...


Depuis plusieurs mois, les syndicats attirent l'attention d'Air France sur le malaise créé par cette injonction iranienne transmise par
 la direction, sans sourciller. "Le personnel féminin ne souhaite pas se voir imposer de contraintes vestimentaires notamment l'obligation - dès la sortie de l'avion - du port du foulard Air France recouvrant intégralement les cheveux", a averti Christophe Pillet, secrétaire général adjoint du SNPNC (Syndicat National du Personnel Navigant Commercial) qui souhaiterait "établir la possibilité d'un principe de volontariat au nom du respect des libertés individuelles", au risque de désigner les hôtesses récalcitrantes aux autorités islamiques et de les exposer à des représailles ciblées. 

Le SNPNC accepte le volontariat discrimine les hôtesses et satisfasse les exigences iraniennes. "Il ne s'agit en aucun cas de remettre en cause la loi ou les coutumes en Iran. Ce volontariat éviterait le refus de mission et toutes les conséquences que cela peut avoir pour les personnels", souligne le syndicaliste. "Il n'y a pas de débat sur le fait que les personnels féminins doivent porter un voile dans la rue à titre privé. C'est uniquement dans le cadre du port de leur uniforme de travail", argumente-t-il encore. En entrant dans le jeu iranien, les hôtesses volontaires contribueraient à l'extension de cette soumission de la femme iranienne aux personnels étrangers et laïcs.    

Depuis 1979 et la révolution islamique des ayatollahs, le port du voile est obligatoire pour toutes les femmes en Iran au risque de fortes amendes. "Le climat et le contexte international n'est pas étranger non plus à la défiance vis-à-vis de ces consignes, mais on ne fait pas d'amalgame, et les syndicats l'ont rappelé, l'aéroport de Téhéran ne représente pas de problème majeur en terme de sécurité", soutient Christophe Pillet, syndicaliste détournant l'attention de l'impact de la théocratie chiite sur les libertés.

Tolérance et respect des cultures réciproques ?


Alors que le voile islamique est autorisé partout en France dans les lieux publics et les universités, les hôtesses de l'air de notre compagnie nationales devraient-elles porter le foulard ? Ce signe - aussi bien politique (une femme a par exemple été contrôlée à 33 reprises) que religieux - d’appartenance à un islam radical discrimine la femme. Il est passible depuis plus de cinq ans d’une contravention de 150 euros. Pourtant, le texte promulgué par Nicolas Sarkozy est constamment bafoué. En juin 2015, sur France Inter, Henri Guaino déplora que la loi n’est "pas appliquée". Le 1er octobre, encore sur France Inter, Valérie Pécresse, future présidente Les Républicains de la région Ile-de-France, s'indignait : "Est-ce que vous tolérez que, sur le sol français, la loi française qui interdit le voile intégral ne soit pas appliquée ?"
Les associations citoyennes et féministes, relais de la loi, l'ont mise en veilleuse. Le site gouvernemental dédié, www.visage-decouvert.gouv.fr, a disparu.
L
’association Ni putes ni soumises, dont les "ambassadrices de la laïcité" qui devaient se montrer vigilantes et faire bon usage d'une convention annuelle de 80.000 euros passée avec l’Etat, et "sillonner la France pour
faire de la pédagogie sur la question du voile intégral", ne communique plus sur le sujet. Le Centre national d’information sur les droits des femmes et des familles (CNIDFF, fédération française d'associations qui, sous l'égide du ministère du Travail, a  la tutelle des Droits des Femmes) et ses 114 structures territoriales ont également été sollicités par l’Etat pour participer au travail d’"information des personnes " concernées. Résultat : "Nous avons échangé avec moins de dix femmes, relève la directrice générale, Annie Guilberteau. Nous sommes en contact avec pléthore d’associations de quartier et le sujet ne nous est pas remonté de façon flagrante."
La politique a renoncé à sa culture, au profit d'intérêts économiques


Air France ne comprend pas cette soudaine crispation sur un symbole culturel.
"La tolérance et le respect des cultures et des coutumes des pays dans lesquels elle est présente font partie des valeurs fondamentales d'Air France et de ses employés, énonce la direction. Comme tous les visiteurs étrangers, nos équipages sont tenus de respecter les lois des pays dans lesquels ils se rendent, souligne-t-elle, jusqu'ici sans rapport avec le sujet. La loi iranienne impose le port d'un voile couvrant les cheveux, dans les lieux publics, à toutes les femmes présentes sur son territoire. Cette obligation, qui ne s'applique donc pas durant le vol, est respectée par toutes les compagnies aériennes internationales desservant la République [islamique] d'Iran", a déclaré Air France. 


"Cette obligation de port d'un foulard dans certaines escales n'est pas nouvelle, insiste Air France, comme si une faiblesse passée des convictions justifiait qu'elle perdurât et s'étendît. "Elle existe depuis de nombreuses années dans d'autre pays desservis par Air France (ex : Arabie Saoudite). Elle s'applique aux hôtesses mais aussi aux autres catégories de personnel féminin (pilotes et personnel au sol). L'obligation de port de l'uniforme par les employés d'Air France est conforme aux règles en vigueur dans l'entreprise et au code du travail." Sauf que l'uniforme d'Air France n'est pas en cause, à moins, comme le halal est servi aux non-musulmans pour simplifier les services de cantines et pour enrichir les filières musulmanes qui financent les mosquées, qu'on rende le port du voile obligatoire sur le territoire français... "Celui-ci [le code du Travail] prévoit en effet (article L. 1121-1) la possibilité d'apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles ou collectives des salariés des restrictions, dès lors que celles-ci sont justifiées par la nature de la tâche à accomplir et proportionnées au but recherché," précise le communiqué de la compagnie aérienne. Ainsi la direction d'Air France entend-elle appliquer une législation étrangère à ses salariés. 


Le problème du voile n'existe pas sur d'autres vols, actuellement. 
Le chambellan de l'Elysée et le roi du Maroc:
aucun ne porte une tenue traditionnelle...
En Arabie saoudite, il n'existe pas d'obligation sunnite aux invitées étrangères de se voiler le visage, contrairement aux femmes saoudiennes. L'argumentaire rencontre des trous d'air, car il n'est, en l'occurrence, nullement question d'une résistance à l'obligation de voiler les visages, mais de recouvrir les cheveux.

Lorsqu'Air France dessert Ryad, les hôtesses doivent mettre un foulard si elles souhaitent sortir de l'hôtel et circuler dans la capitale du royaume d’Arabie saoudite. A noter toutefois que le Qatari Nasser Al-Khelaïfi, propriétaire du PSG, ne porte la dishdash, ou gandourah, et le keffieh qu'en pays musulman, et un costume européen sur le sol français, respectant quant à lui le principe de laïcité de la république française.
Il y a huit ans quand Air France desservait Téhéran, cette obligation de port du foulard existait déjà, fait savoir la compagnie, prête à rendre les armes.


La ministre des droits des 'Femmes" tarde à prendre position en faveur des femmes

L'Union des navigants de l'aviation civile (UNAC) a porté le débat au niveau gouvernemental en envoyant un courrier à Laurence Rossignol, afin qu'elle n'ignore pas le problème plus longtemps. La ministre des Droits des Femmes n'a pourtant pas su faire mieux que de prendre parti contre une mode spécifiquement islamique en France, jugeant la proposition de commerçants étrangers (l'entreprise italienne de luxe Dolce & Gabbanale Japonais Uniqlo ou le Britannique Marks & Spencer) "irresponsable"

Abdallah Zekri, président de l'Observatoire contre l'islamophobie et secrétaire général du Conseil français du culte musulman (CFCM) s'est irrité contre la ministre Rossignol.
"Est-ce qu'un ministre a le droit de s'ingérer dans la manière dont une femme souhaite s'habiller, dans la mesure où elle respecte les lois de la République et qu'elle ne cache pas son visage ?"


Alors que le socialiste Pierre Bergé (Yves-Saint-Laurent) conjurait mercredi les créateurs de "ne pas enfermer les femmes dans des voiles, comme des prisons", Orange et l'AFP réussissaient le tour de force de mentionner l'appel d'Elisabeth Badinter (PS) au boycottage de ces marques, mais sans les nommer... Ce sont aussi  Mango (espagnole), DKNY (américaine) ou Tommy Hilfiger (américaine). Quant à la chaîne suédoise de prêt-à-porter H&M, elle a introduit récemment un mannequin voilé dans sa campagne de publicité internationale.

La direction de la compagnie aérienne apportera une réponse aux salariés au début de la semaine prochaine. 
Et la ministre, quand Pierre Bergé appelle à ne pas être "complice de cette dictature" ? A la différence, jusqu'ici, de la féministe Rossignol, pour Bergé, "ces créateurs qui participent à l'asservissement de la femme, devraient se poser des questions". "D'une certaine manière, ils sont complices, tout cela pour faire du fric. Les convictions doivent passer avant l'argent", a-t-il ajouté.

samedi 23 janvier 2016

Féminisme, posture politique, au mépris des femmes ?

Après Cologne, des féministes "dans le déni", explique Elisabeth Badinter

Les agressions de Cologne sont bouleversantes, estime 
Elisabeth Badinter.
Vols, violences et agressions sexuelles commises à Cologne (Allemagne), dans la nuit du réveillon du Nouvel An 2015-2016
Ecoeurée par les injonctions au silence de certain(e)s, qui sont
dans le déni de la réalité par peur des instrumentalisations racistes, elle nous appelle, dans le numéro de "Marianne" de cette semaine, à ne pas laisser tomber les femmes, comme dans les extraits qui suivent.

Elisabeth Badinter ne peut que déplorer la réaction des têtes d'affiches du féminisme en France après les agressions de Cologne. Des centaines de femmes agressées durant la nuit de la Saint-Sylvestre par des hommes étrangers, et un réflexe de la part de ces féministes comme Caroline de Haas [collaboratrice de Benoît Hamon (ancien ministre de l'Education !), porte-parole du PS, puis, membre du cabinet de Najat Vallaud-Belkacem, alors ministre des Droits des femmes en 2012], elle est nommée au sein ] ou Clémentine Autain (PCF et qui assure avoir été violée à l'âge de 23 ans sous la menace d'une arme blanche): craindre en premier lieu les "instrumentalisations racistes". Dans un long entretien à paraître dans Marianne, la philosophe revient sur ce féminisme qui en oublierait la défense de la femme.

"Toutes celles qui ont mis la priorité sur la dénonciation du racisme avant la protection des femmes ont fait exactement la même erreur que la maire de Cologne [Henriette Reker a tout d'abord mis en garde contre les amalgames, avant de conseiller aux femmes de... s'éloigner des hommes]. Et j'en suis d'autant plus surprise que le féminisme, depuis une dizaine d'années, a pour principal objet, pour leitmotiv même, la lutte contre les violences faites aux femmes, ici, en France. Ce que cette affaire de Cologne a démontré, c'est que quand ce sont des étrangers qui sont en cause, alors les priorités changent. Franchement, quand on prétend diriger un mouvement féministe, ou incarner le nouveau féminisme, être à ce point silencieux, comme première réaction, sur les violences dont ont été victimes ces femmes... c'est stupéfiant !"

"S'il faut bien sûr se garder des amalgames, il ne faut surtout pas, pour autant, tomber dans le déni," souligne Elisabeth Badinter. 

Ce que les néo-féministes font, à ses yeux : "Elles sont dans l'injonction de faire silence, sous peine, disent-elles, d'alimenter le racisme."
Alors que certaines associations de banlieue reprochent à ces féministes de les avoir laisser tomber dans leur combat, la philosophe répond :
"Effectivement, le féminisme qui se reconnaît dans l'extrême gauche a adopté les priorités de l'extrême gauche. C'est à peu près ce qui se passait il y a 40 ans, du temps des staliniens. "Ne dites pas ceci ou cela, car vous feriez le jeu du fascisme", nous répétait-on à l'envi. 

Aujourd'hui ça n'a pas changé: ces femmes sont d'abord politiques, avant d'être féministes. Et à chaque fois, elles vous renvoient à la figure que, si les jeunes portent le niqab, c'est parce qu'elles le veulent bien. Et que, si vous prétendez critiquer ceci, c'est une attaque de leur pratique religieuse... Donc c'est fini, on n'en parle plus. C'est devenu un sujet tabou."
Pour mémoire et pour couper court aux agressions verbales et sur les réseaux, Elisabeth Badinter est certes une femme d'affaires, mais socialiste (autre tabou, à gauche) et philosophe, féministe. Elle est fille du publicitaire Marcel Bleustein-Blanchet (fondateur de Publicis) et de Sophie Vaillant, elle-même petite-fille d'Édouard Vaillant, député socialiste et communard et l'épouse de Robert Badinter, garde des Sceaux (1981-1986) du président Mitterrand, président du Conseil constitutionnel (1986-1995) et partisan de l'abolition de la peine de mort. Il a défendu le projet de loi adopté par l'Assemblée nationale en septembre 1981 par la majorité de gauche, mais aussi une partie de la droite, notamment Jacques Chirac et Philippe Séguin).

mardi 27 août 2013

Une charte de la laïcité dans les écoles: pourquoi pas !

Un cautère sur une jambe de bois ?

Accueillie avec scepticisme, à peine affichée dans les établissements
                                                   
L'intention correspond à un besoin
En attendant "les cours de morale laïque" prévus pour la rentrée 2015, cette charte de la laïcité  fera son entrée dans les écoles dès septembre 2013, a annoncé lundi le ministre de l'Éducation nationale, Vincent Peillon.
Sur le principe, personne ne semble y trouver à redire, ce qui n'est pas le cas de ses conditions d'application.

Rappeler "les principes" de la laïcité...
Le texte de la charte ne sera probablement pas connu avant la mi-septembre. Mais, dans un entretien accordé aux Dernières Nouvelles d'Alsace lundi, Vincent Peillon a levé un coin du voile. "Chacun est libre de ses opinions, mais pas de contester un enseignement ou de manquer un cours. La charte rappellera ces principes", a expliqué le ministre.
La France compte plus de 55.000 établissements publics où sont scolarisés quelque 10 millions d'élèves.
… sans faire de fixation sur l'islam.
Le ministre a mis en garde : la question de la laïcité "ne doit pas tourner à l'obsession de l'islam". Et Vincent Peillon d'ajouter : "la très grande majorité de nos compatriotes musulmans est convaincue des bienfaits de la laïcité."
 
VOIR et ENTENDRE la philosophe socialiste Elisabeth Badinter poser le problème des signes religieux ostentatoires:

Affichée d'ici à "la fin septembre"
La charte sera affichée "dans tous les établissements" scolaires publics d'ici "fin septembre", a expliqué le ministre qui avait annoncée cette charte fin 2012. En avril dernier, Vincent Peillon avait déjà instauré, à compter de 2015, l'enseignement d'une heure de "morale laïque" pour les écoliers et collégiens.
 
Un accueil mitigé

En première ligne, les proviseurs exposés sont sceptiques.
Joint par Europe1, le secrétaire général du syndicat des proviseurs, Philippe Tournier, n'a pas fait mystère de ses réserves : "c'est un programme d'intentions tout à fait positives. Il reste, en revanche, l'essentiel : mettre en vigueur ce qu'on affirme", a-t-il réagi. "Rien ne serait pire", selon lui, "que d'afficher une charte de la laïcité et que les élèves voient autour d'eux que ce qui fonctionne dans la vie scolaire est le contraire exact de ce qu'on leur raconte".

"Que cela ne se limite pas à de l'affichage"
La charte ? Yvon, professeur dans un collège aux Mureaux (Yvelines) estime que cela ne sert pas à grand-chose "si c'est une charte affichée au mur et qui n'est pas travaillée avec les enseignants et les élèves". Pour lui, "les enseignants doivent se l'approprier pour la faire vivre au quotidien dans leurs cours".

Luc Chatel salue l'initiative
Côté politique, l'ancien ministre UMP de l'Education, Luc Chatel, s'est, lui, félicité de l'initiative de son successeur. "Je pense que c'est une bonne idée", a-t-il dit sur France Info. "À chaque fois qu'on peut donner aux enfants des repères sur ce que sont nos valeurs, sur ce qu'est la République, c'est une bonne chose."
L'UMP n'est pas dans l'opposition systématique: elle n'est donc pas rancunière...

A noter qu'une charte de la laïcité est en vigueur dans les services publics, depuis 2009.
 
Rédigée à la demande du premier Ministre sur la base d’un texte proposé par le haut conseil à l’intégration, elle rappelle le cadre tracé par notre droit pour assurer le respect, dans les services publics, du principe de laïcité qui est un principe fondamental reconnu par les lois de la République.

Elle expose les garanties qu’il assure et les obligations qu’il implique notamment :
  • Les usagers des services publics ne peuvent récuser un agent public, ni exiger une adaptation du fonctionnement du service public. Cependant, le service s’efforce de prendre en considération les convictions de ses usagers dans le respect des règles auquel il est soumis et de son bon fonctionnement.
  • Les usagers accueillis à temps complet dans un service public, notamment au sein d’établissements médico-sociaux ou hospitaliers ont droit au respect de leurs croyances et de participer à l’exercice de leur culte, sous réserve des contraintes découlant des nécessités du bon fonctionnement du service.



samedi 26 janvier 2013

Maurice Lévy: souvent patron milliardaire de Publicis varie...

Maurice Lévy s'adapte au moment politique

Aujourd'hui, homme de convictions à 55 %

Le patron du groupe de communication Publicis, 71 ans, fut l'invité de France Info au Forum économique mondial de Davos en Suisse, dont il est un des membres directeurs. A cette occasion, Maurice Lévy livra son analyse sur la politique économique de la France et en particulier sur le projet de taxation à 75 % des plus riches.

Ce modeste patron progressiste dispose d'une fortune estimée en 2009 à 108 M€ (231e en France) et a perçu 3,6 millions € en 2008, en 2009 et en 2010 (5e patron le mieux payé de France en 2010).


"Ceux qui sont les mieux lotis doivent contribuer plus, dit-il, mais 75 % c'est excessif, l' excès de taxation pénalise l'effort et le succès."

Publicis Group, c'est la célèbre agence de publicité des Champs- Elysées, et c'est surtout le troisième groupe mondial de communication avec 60.000 collaborateurs et un chiffre d'affaires de près de six milliards en 2011.

VOIR et ENTENDRE ce modèle de socialisme sincère: 

Maurice Lévy est le président du Directoire du groupe, propriété de la famille  Marcel Bleustein-Blanchet, donc de sa fille Elisabeth Badinter, principale actionnaire et épouse de Me Robert Badinter, ancien ministre socialiste et 5e président du Conseil constitutionnel français.

Lévy est aussi membre de la Direction du Forum économique mondial de Davos. 
Et d'après lui, Davos, ce n'est pas qu'un lieu où les grands patrons font des affaires, "c'est avant tout un lieu de débats, c'est même le principe de Davos, c'est un lieu de confrontation d'idées, entre des gens d'univers différents : les entreprises, les politiques, les organisations non gouvernementales et les universitaires".


Les grands patrons participant à ce forum suivent de très près les réformes économiques engagées par la France, "l'accord sur le marché du travail, ainsi que le pacte de compétitivité sont bien notés par les chefs d'entreprise" assure ce "Napoléon de la publicité".


Hier, homme solidaire à 75% 

Or, le mercredi 28 mars 2011 au micro d'Europe 1, François Hollande avait promis "un effort de justice fiscale". Le candidat socialiste à la présidentielle jugeait "pas acceptable" la rémunération de 16 millions d'euros que s'apprêtait à toucher le patron de Publicis, Maurice Lévy
Le candidat du PS souhaitait favoriser la "redistribution", "au moment où chacun doit faire des efforts". Les associations devaient être les premières bénéficiaires en qualité qu'interlocutrices privilégiées du débat gouvernemental, au détriment des citoyens lambdas, voire même des parlementaires rétifs, comme au Sénat.

VOIR et ENTENDRE


Et Lévy battit des mains jusqu'à ce que le magazine économique La Tribune dévoilât en mars 2012 que notre Momo Lévy allait recevoir un bonus de 16 millions d'euros de la part de Publicis. A "l'insu du plein gré" de la camarade actionnaire principale, la socialiste Badinter ?
Dans le Nouvel Observateur, ils s'insurgent contre les 13 millions de Ghosn (patron de Renault, dont l'Etat est l'actionnaire principal !)...
La politique fiscale du gouvernement français suscita dès lors beaucoup plus de doutes en lui

En août 2011
,
Maurice Lévy avait pourtant signé une tribune dans la presse réclamant une contribution exceptionnelle des plus fortunés, " je ne change pas d'avis, j' écrirais le même article aujourd'hui" ...

À la tête de la puissante Association française des entreprises privées, outre qu'il préconisait en passant de "raboter ou supprimer des niches fiscales", dans une tribune au journal ... Le Monde, Maurice Lévy se disait favorable à une taxation exceptionnelle, afin de réduire le déficit budgétaire de la France. Le vertueux socialiste jugeait "indispensable que l'effort de solidarité passe d'abord par ceux que le sort a préservés".

Mais, depuis, évoquant une possible taxe à 75 %, il considère désormais, rappelons-le, qu' "il faut être modéré, l'excès de taxation nuit, ça produit une très mauvaise image et ça pénalise l'effort et le succès".

Le temps où Maurice Lévy adhérait aux propos de Hollande est révolu: la solidarité sociale, ça lui a passé !

lundi 20 août 2012

Pleurs de Libération sur les dégâts collatéraux de la déchéance de ...DSK

"DSK ou l’exception sexuelle française"(!)



De l'amour courtois
au plan c*l


Nos chers disparus (9/10). Inventaire à la Prévert
Le triple A français, France­ Soir, le Minitel, le centre... Ils nous ont quittés cette année. Tout comme MegaUpload, qui a quitté nos écrans, ou le care politique du "bien-être de Tartie Aubry), disparu du débat politique au lendemain de la primaire socialiste. Objets ou idées, retour estival sur ces trépassés. In Memoriam.

Par Luc Le Vaillant - un journaliste à Libération qui refuse un journalisme 
de "fond de culotte", "inquisiteur" de la vie privée des puissants.


Il était un pays au jabot gonflé d’une fierté née au XVIIIe siècle, un pays qui se croyait encore athée en matière de sexe et éclairé sur les affaires de mœurs. Un pays qui se pavanait, tout emplumé de son brio dans l’art de plaire qui est aussi celui de déplaire aux culs bénis [la pensée unique...]. Il était un pays qui regardait avec commisération la contractualisation américaine des relations amoureuses, ces papiers timbrés échangés par les tourtereaux pour s’autoriser au bécotage ou ces professeurs d’universités qui préféraient laisser ouverte la porte de leur bureau quand ils recevaient des étudiantes.




Le Verrou
par Jean-Honoré Fragonard
(1732 -1806)


Ce pays où avait prospéré Meetic [Et L'Amour est dans le pré, sur M6] pensait qu’il gardait de l’avance dans les rapports hommes-femmes, en tout cas une singularité enviée, et qu’il permettait aux uns et aux autres de vivre leurs désirs avec intelligence, gourmandise et tolérance. D’ailleurs, les femmes de ce pays pas spécialement en avance côté parité, n’étaient pas les dernières à vanter l’agrément d’une galanterie partagée. Ce pays, c’était la France. Mais ce complexe de supériorité n’est plus depuis que DSK a chu… On se gardera bien de revenir sur les faits mille fois scrutés à la loupe de la complaisance judiciaire et de l’hystérie médiatique. On remisera au fond de la boîte à ouvrages le canevas psychologique où chacun a brodé au point de croix ses névroses et ses angoisses. On rappellera juste qu’aux Etats-Unis [encore?] le doute a profité à l’accusé et on parie que les accusations lilloises finiront en eau de boudin  [Libération a les moyens de f*utre de l'argent en l'air!] quand la nation indignée estimera avoir assez cloué au pilori son vil suborneur. On préférerait étudier comment la glissade d’un DSK revendiqué libertin [Le libertinage s'exerce entre personnes adultes consentantes: est-ce le cas ?] risque d’entraîner le pays de Marivaux, qui est aussi celui de Sade, dans une régression conservatrice. [Raisonnement ultra-conservateur]


La honte française. [C'est bon, de se faire passer par les verges!] 
La logique monarchique [allons bon!] et machiste de la Ve République [Et la IVe, alors, et pourquoi pas la IIIe, bien davantage encore] fait que Marianne joue souvent les petites choses [les Petit Chose, pour ne pas citer Alphonse Daudet, sans doute?] espérant que la tourneboule un bel hidalgo au verbe haut [On reconnaîtrait Montebourg]. La République a toujours aimé que ses prétendants fassent honneur à leur réputation de séducteurs. [A la vérité, n'en déplaise  à Libération, le pouvoir attire le sexe "faible": nulle besoin donc d'être surpuissant au lit - LOL] La nation [oh, l'obscénité du mot sous la plume de Libé] était flattée que ses assaillants soient bons coucheurs. [La DSK s’inscrivait dans ce donjuanisme présidentiel, souvent doublé d’une compulsion de womanizer [coureur de jupons, en bon français de chez nous, c'est-à-dire harceleur, selon les féministes, ou même obsédé sexuel]. Giscard, Mitterrand et Chirac ne nous démentiront pas.  Et même ce bon monsieur Hollande, d’aspect si plan-plan, si arrangeant, si camomille, doit bien avoir quelques talents cachés pour avoir attiré sur lui l’attention du régalant duo Royal-Trierweiler. [Quitte-t-on quelqu'un de si "régalant" ? Ou pour un adhésif ?] Mais revenons à feu DSK.

Nafissatou, passe encore ! 
[Voilà une Noire immigrée et défavorisée qui compte pour du beurre à Libération nostalgique du Dernier Tango à Paris !] 
C’était l’Amérique, qui nous enviait notre héros monétaire et qui voulait voir notre socialisateur des pertes par terre tomber. L’antiaméricanisme latent d’un allié ronchon, adhérent tardif à l’OTAN reprit du poil de la bête. Et puis, comment imaginer que le dragueur impénitent aux bonnes fortunes avérées [à défaut d'être partagées], le mari d’Anne Sinclair [un qualificatif qui, à lui seul, met tout le 'raisonnement' à terre], puisse se faire violeur quand le pays entierse serait bien pendu à son cou [les socialistes, assurément, plutôt qu'aux poignées de la "gauche molle" ventripotente], sondages faisant foi. C’est quand entrèrent en scène Dodo la Saumure et sa compagnie de gentils ahuris ch’tis [Aubry reçoit son petit paquet au passage], humanité assez branquignolle qui aurait pourtant dû faire remonter le coefficient de sympathie popu de DSK [mais qui se ressemble s'assemble, non?], que Marianne mortifiée tira l’échelle. Honteuse d’avoir pu en pincer pour un prince de l’intelligence dégradé en viandard obsessionnel [sauf le respect de Libération dû aux femmes] quand il ferait beau voir qu’on ne puisse pas être les deux, elle décida de se venger et de faire payer jusqu’au dernier denier le coupable de mauvaises mœurs. ['Elle', est-ce le magazine ou l'emblème désincarné, symbole assez mal venu en l'espèce ?...]

La fin des vieux mâles dominants. 
[Le portraitiste de Libération, qui à 53 ans jette ses derniers feux, poursuit son oeuvre de thanatopracteur zélé] 
Cette vindicte nationale, où le voyeurisme se double de ressassement et où la fascination [?] se mêle à l’écœurement, a provoqué diverses accélérations de l’histoire, néfastes régressions comme progrès nécessaires. Les sexagénaires blancs hétérosexuels [une obsessionchez les quinqua inquiets de Libération qui dominaient l’hexagone vacillent sur leur piédestal [Le caricaturiste gribouille au jugé]Parité gouvernementale, non-cumul des mandats, le vautrage de DSK a plus que sa part dans l’accélération de la mutation d’un PS repentant [à vrai dire accablé d'avoir à se rabattre sur un fade succédané] qui s’est mis en quatre pour faire oublier que le queutard céleste [les victimes ont-elles jamais été transportées au  7e ciel?] fut son chéri [son 'préféré' suffira, par ignorance de son dédoublement de la personnalité].


Le début de la guerre des sexes. La France était un doux pays où le masculin et le féminin se souriaient [Le Vaillant vit sur une autre planète], se comptaient fleurette et s’effeuillaient la marguerite [Et à un autre siècle] sans que les conflits ne s’enveniment [Le monde des Bisounours lui appartient]. Les Chiennes de garde étaient moquées [mais relayées par la presse progressiste mais machiste qui, Libération en fait la révélation, ne les prend pas au sérieux] pour leur agressivité rogue et les débats intellectuels de bonne tenue voyaient s’affronter les tenantes du différentialisme (Sylviane Agacinski [épouse Jospin]) et celles de l’universalisme (Elisabeth Badinter (pour qui l'instinct maternel est foutaise]), pugilat tout juste troublé par les remontées de masculinisme d’Eric Zemmour [contrepartie masculine du féminisme: une parité interdite à Libération], sur le dos duquel tout le monde se réconciliait [dans le microcosme parisien et non pas dans la France profonde et vraie: on dirait "normale", aujourd'hui]. Depuis DSK, le féminisme puritain [sans contradiction aucune?] triomphe et noyaute les avancées législatives [ce qui embrouille les faiseurs d'opinion]. Il est probable que sans les affaires des Sofitel, le nécessaire toilettage de la notion de harcèlement sexuel n’aurait pas été troussé dans l’urgence au risque d’une difficile qualification des faits [Libération feint-il de s'offusquer que les poursuites n'aboutiront donc pas?]  Et il est a à peu près certain que l’hypocrite pénalisation des clients des prostituées serait resté une absurdité scandinave.[Un pavé dans la fenêtre de la ministre binationale, Najat Vallaud-Belkacem, qui veut abolir la prostitution, en France comme au Maroc.]


La fin de la séparation privé-public. Ah ! Quel régal que ce braqué de projecteurs sur l’intimité des puissants ! [Dans le procès d'Outreau, les projecteurs étaient pareillement braqués, mais était-ce sur des puissant ? Les bobos de Libé s'indignent que les puissants ne jouissent pas du traitement de faveur auquel l'argent leur donne droit!] Réseaux sociaux aidants, les Narcisse numériques doublés de Tartuffe épieurs que nous sommes devenus se repaissent des fredaines de ceux qui croient encore nous diriger [Les démocrates de Libération acceptent mal d'être mis en compétiton avec le pouvoir politique issu des urnes.] Il faut dire que le Barbe bleue de Sarcelles a fait le métier au-delà du possible [Le possible étant la discrétion, l'hypocrisie  et l'impunité]. Conséquences : les Torquemadas de presse et les Big Brother en hermine s’accouplent pour exiger l’exemplarité sexuelle des puissants, sommés de faire dans l’édifiant.
[La morale L'éthique et la déontologie professionnelle n'ont pas de prise sur les journalistes de Libération]

La fin de la tolérance sexuelle 

Le respect de la femme et l'égalité des sexes, vus par Libération, émancipateur de la femme




Les bons apôtres jurent la main sur le cœur qu’entre adultes consentants, tout est permis. Ne les croyez pas une seconde ! Ils aiguisent déjà leurs mises à l’index. 
[Attention ! Le [coeur] Vaillant du libertinage se lâche:
Il lance sa complainte] Depuis DSK, mieux vaut être serial divorcé zélote de la religion de l’amour qu’athée du sentiment et pilier des Chandelles, plutôt homo aspirant au mariage et à l’adoption que folle célibataire adepte des back rooms, et bien évidemment plutôt victime désespérée par ces prédateurs maléfiques que sont génétiquement tous les mâles que travailleuse du sexe contractant légalement avec le client. [Il ne s'agit plus de DSK] Voilà où en est rendu ce vieux pays qui expie son exception sexuelle et bat sa coulpe sur la poitrine de la libido clivée de DSK.

[Libération loue le viol, préconise la violence et promeut le libertinage, une activité qui pour les gens 'normaux' signifie dépravation.] 
Ne leur parlez pas d'amour courtois !

dimanche 13 novembre 2011

Anne Sinclair aurait-elle déjà viré son soudard de DSK ?

Son rêve d'Elysée brisé, Anne Sinclair aurait d'autres vues d'avenir



DSK se dissimule derrière sa barbe




Mme Dominique Strauss-Kahn serait-elle déjà partie ?


Sa dernière sortie publique au côté de DSK remonte au 8 octobre pour la fête de Yom Kippour. Mais où est donc passée Anne Sinclair, s'interroge atlantico.fr ?


" Elle n’était pas là lors de la confrontation de DSK avec Tristane Banon il y a un mois. Elle n’est pas non plus apparue aux côtés de son mari depuis qu’a éclaté, il y a trois semaines, la bath de bath affaire Carlton. Où est passée Anne Sinclair ? Interrogés dans “ Elle ”, les auteurs d’ “ Anne Sinclair, femme de tête, dame de cœur ” (Calmann-Lévy) laissent entendre que la journaliste aurait pris la poudre d’escampette : “ Je pars à Marrakech ”, nous a-t-elle confié le 19 octobre dernier, racontent Alain Hertoghe (et Marc Tronchot). Ces derniers mois, elle avait toujours utilisé le “ nous ” pour parler de ses déplacements ” ”.


Tristane Banon s’attaque à la journaliste

On l’écrivait il y a trois semaines : pour Anne Sinclair, l’affaire Carlton est l’affaire de trop. Outre les révélations glauquissimes qui, chaque jour ou presque, l’accablent un peu plus (hier, les notes de frais, aujourd’hui, les textos…), l’épouse-forteresse doit désormais faire face aux accusations de Tristane Banon. “ Coriace, la petite !', s’exclame “ Voici ”.
Après avoir réglé son compte à DSK, c’est à la journaliste que la romancière l'écrivaine s’attaque. (…) Invitée d’ “ Une semaine en enfer ”, sur France 4, Tristane Banon a laissé entendre que l’entourage de DSK, qui l’avait toujours laissé agir, était également criminel. A commencer par Anne. Il faut qu’elle accepte sa part de responsabilité. Qu’elle se dise que Nafissatou Diallo, c’est aussi un peu elle ”. Très remontée, poursuit le people, elle a reproché à Anne Sinclair de protéger à tout prix son homme, n’offrant que mépris à ses victimes. “ Il faut s’endormir avec ça. A sa place, j’aurais du mal ”, a conclu Tristane ”… visiblement pas encore tout à fait apaisée.


Anne écoute Elisabeth Badinter

Le message aurait-il porté ? Une chose est sûre : un temps fâchée avec Elisabeth Badinter, qui s’était publiquement émue de ne plus reconnaître son amie tant elle paraissait “ soumise ”, Anne Sinclair suit désormais ses conseils. Les deux femmes, explique [le magazine] Elle , ont déjeuné ensemble “ il y a quelques semaines de cela. On dit qu’autrefois, lorsque la célèbre féministe évoquait le comportement sulfureux de Dominique Strauss-Kahn, Anne Sinclair ne voulait rien entendre. Cette fois-ci, elle aurait écouté ”. Pas trop tôt, si on peut se permettre…


Anne Sinclair déchirée

Comment comprendre que la journaliste, qu’on considérait il y a six mois à peine comme une femme affranchie, n’ait pas craqué plus tôt ?
D’après son biographe Alain Hertoghe, toujours interviewé dans Elle, “ Le clan que Dominique Strauss-Kahn lui a offert, à elle la fille unique, est l’une des choses les plus importantes pour elle. Elle ne renoncera pas à tout cela facilement ”. [Avec plusieurs enfants d'Ivan Levaï, attend-elle après cette cellule DSK ?] 'Elle a souvent dit sa fierté d’avoir réussi une belle famille recomposée, six enfants à eux deux, elle faisant le lien", poursuit le magazine. La femme amoureuse est depuis longtemps devenue aussi “ mamita ”, le pivot de la famille. Anne serait-elle prise dans un conflit cornélien ? Rester la “ mamita ” qui protège son clan ou reprendre sa liberté de femme ? Sous le ciel lourd de Marrakech, en ces heures douloureuses et cruciales, conclut l’hebdo, ces questions doivent la hanter sans relâche ”.

Sinclair n'est pas Corneille

Au mieux du Racine ?
Les héros de Corneille avaient des drames de conscience plus reluisants...

Au pire, Sinclair visionne en fait les programmes nocturnes de Canal+

samedi 12 novembre 2011

Ambitieuse et richissime, Anne Sinclair aurait-elle misé sur l'avenir de DSK

Anne Sinclair aurait enfin expulsé DSK de sa niche conjugale



L'influence ou le pouvoir de l'argent:
pauvre petite fille riche



En mai 2011, l' "Affaire DSK :
Anne Sinclair, combative et effondrée", titrait Le Monde.

Le journal socialiste partage les certitudes de l'ambitieuse: " l'épouse du directeur général du FMI a toujours affiché son absolu scepticisme sur l'accusation qui frappe aujourd'hui DSK.
Dimanche, quelques heures après la déflagration, l'ancienne journaliste a publié un communiqué affirmant qu'elle ne croyait "pas une seule seconde aux accusations qui sont portées contre [son mari]" et affirmant: "je ne doute pas que son innocence soit établie".
" Leurs témoins de mariage respectifs sont à l'image des deux cercles qu'ils unissent à travers eux. DSK a choisi son père, Gilbert, et son ami Lionel Jospin. Elle est assistée de la philosophe Elisabeth Badinter et de la productrice Rachel Kahn, épouse du journaliste Jean-François Kahn."
Elizabeth Badinter refusera d'avaler les couleuvres, à la différence du co-fondateur de Marianne et de l'ex-époux, le journaliste Ivan Levaï, pathétiques.

VOIR et ENTENDRE le pitoyable Ivan Levaï divaguer face à la compagne du socialiste Montebourg:
On aura noté l'indécence des tutoiements et les prénoms prononcés en guise d'excuses.

"En 1999, lorsqu'il doit faire face au scandale de la MNEF et démissionner du gouvernement Jospin, dont il était pourtant, au ministère de l'économie, la figure la plus en vue, elle le défend pied à pied" , s'extasie le vertueux journal Le Monde.

Une banquière qui fait l'admiration du Monde
Et l'homme entretenu n'est pas moins honorable.
" C'est Anne Sinclair qui lui en offrira les moyens. Elle paye le loyer d'un grand appartement, rue Laplanche, à deux pas de l'hôtel Lutetia, au cœur de Paris. Elle dote la machine des outils nécessaires : secrétariat, sites internet et budget important consacré aux enquêtes d'opinion. Elle offre aussi au couple une certaine vie luxueuse, entre Paris et un très beau riad à Marrakech.
Pierre Moscovici, bras droit de Hollande, celui qui "n'aime pas les riches", témoignait: “DSK, ce serait plutôt la gauche-couscous” Lien PaSiDupes ].

Lorsqu'il est nommé à la tête du FMI, en 2007, c'est encore elle qui achète, pour 4 millions de dollars (2,9 millions d'euros), la belle maison de briques occupée par le couple, dans le quartier de Georgetown, au cœur de Washington. Mais la France lui manque. On lui prête d'avoir, plus encore que son mari, des ambitions présidentielles. "Elle a toujours voulu prouver que, soixante-quinze ans après Léon Blum, les Français étaient capables d'élire un juif, assure l'un de ses amis. A ses yeux, cela aurait été une formidable revanche sur l'Histoire".
Lien PaSiDupes relatif à l'héritière Bleustein-Blanchet: "En attendant BHL ou Anne Sinclair, les riches veulent payer plus d'impôt"

Sinclair assume l'odeur de soufre
L'article du Monde poursuit sans sourciller dans le genre hagiographique: " Anne Sinclair, à qui le magazine demande dans la foulée "souffrez-vous de la réputation de séducteur de votre mari ?", rétorque: "Non, j'en suis plutôt fière ! C'est important de séduire, pour un homme politique. Tant que je le séduis et qu'il me séduit, cela me suffit. Je sais bien que, dans une campagne, les attaques ne se situent pas toutes à des niveaux stratosphériques, mais je suis un peu blindée sur le pouvoir de la rumeur."

Epouse aveugle, tant que l'Elysée se profile encore à l'horizon
" Lorsqu'en pleine crise financière, à l'automne 2008, Dominique Strauss-Kahn est soupçonné d'abus de pouvoir après avoir eu, au sein du FMI, une liaison avec une économiste du Fonds, Piroska Nagy, son épouse surmonte l'humiliation et monte au créneau, comme Hillary Clinton l'avait fait pour son mari. Anne Sinclair affirme sur son blog: "Chacun sait que ces choses peuvent arriver dans la vie de tous les couples (…). Pour ma part, cette aventure d'un soir est déjà derrière nous ; nous avons tourné la page; nous nous aimons comme au premier jour."