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mercredi 13 février 2019

Alain Juppé, ex-LR, proposé pour le Conseil constitutionnel par Ferrand, ex-PS

Le maire de Bordeaux va-t-il accepter la proposition du président de l'Assemblée ?

Ce choix politique partisan  est une provocation ciblant l'opposition de droite

Résultat de recherche d'images pour "Juppé Macron"

Le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, a proposé l'accession de l'ancien premier ministre au Conseil constitutionnel. Selon Sud-Ouest, il communiquera sa décision et annoncera son abandon de la mairie de Bordeaux jeudi. 
Actuel président de l'Assemblée nationale, l'ancien président du groupe des députés La République en marche (LREM), Richard Ferrand,  a proposé mercredi 13 février le maire de Bordeaux Alain Juppé (ex-Les Républicains) pour siéger au Conseil constitutionnel, a-t-il annoncé dans un communiqué. 

Alain Juppé devrait ainsi succéder au socialiste Lionel Jospin, 82 ans.
Ce choix est celui d'un déserteur du Parti socialiste, après 37 ans de militantisme (1980-2017)

L'élu de ce socialiste rallié à Macron est un ancien président de l'UMP (LR).
Ce septuagénaire aura 83 ans à la fin de ses fonctions parmi les "Sages". Le "nouveau monde" de Macron prend ainsi un sacré coup de vieux.
C'est "un homme d'Etat, fort d'une expérience de la décision publique, qui saura avec une véritable exigence républicaine garantir le respect des principes et des règles fondamentales de la Constitution de la République", s'est justifié R. Ferrand.

Selon Sud-Ouest, l'ancien premier ministre annoncera sa démission de la mairie de Bordeaux, dont il était à la tête depuis 2006, lors d'une conférence de presse jeudi à 11h.

Le choix discutable d'un "loser"

Résultat de recherche d'images pour "Juppé Macron"Longtemps donné favori de la droite à l'élection présidentielle de 2017, il en a été éliminé par les siens lors de la primaire présidentielle de la droite et du centre de 2016. Par la suite, aigri et vindicatif, il s'est rapproché d'Emmanuel Macron et a quitté son parti Les Républicains.
Avec 28,6% des voix, contre les 44,1 % de François Fillon, il est éliminé, et les sondages qui le donnaient gagnant sont désormais entachés pour longtemps de suspicion.

En novembre 2017, alors que Laurent Wauquiez est favori pour prendre la tête du parti Les Républicains, ex-UMP, Alain Juppé évoque la possibilité de constituer un "mouvement central avec Emmanuel Macron en vue des Européennes de 2019". Le 5 décembre, quelques jours avant le congrès des Républicains, il indique qu'il votera pour Maël de Calan, un de ses porte-paroles de campagne lors de sa glorieuse primaire et un parfait inconnu qui sera laminé par Laurent Wauquiez lors du congrès.

Au plan des idées, Juppé part en vrille.
En 2011, il se dit favorable "à quelque chose qu'on pourrait appeler un mariage homosexuel, mais avec un nom différent", puis déclare en 2014 qu'il ne souhaite pas revenir sur la loi autorisant le mariage entre personnes de même sexe votée en 2013.
Au lendemain du référendum grec de 2015 faisant suite à l'échec des négociations de la Grèce avec la troïka sur le sujet de la crise de sa dette publique, Juppé prône d'abord la sortie de la Grèce de la zone euro (Grexit), se démarque  de son parti politique, mais revient ensuite sur sa position.
En 2016, il se déclare opposé à l'interdiction du voile à l'université et du burkini sur les plages. 

Un condamné en justice qui pourrait entrer au Conseil constitutionnel.
En 1999, Alain Juppé est mis en examen pour "abus de confiance, recel d'abus de biens sociaux, et prise illégale d'intérêt" pour des faits commis en tant que secrétaire général du Rassemblement pour la République (RPR) et maire adjoint de Paris aux finances, de 1983 à 1995. Il sera condamné par le tribunal correctionnel de Nanterre à 18 mois de prison avec sursis et à une peine de dix ans d'inéligibilité.
Ses démêlés judiciaires le conduisent à démissionner de ses fonctions parlementaires, municipales et dans son parti : il quitte la présidence de l'UMP le 16 juillet 2004 et son siège de député le 23 septembre suivant.

Il pourrait côtoyer Mézard au Conseil constitutionnel.
Jacques Mézard était membre du Parti radical de gauche (PRG), devenu le Mouvement radical, social et libéral (MRSL). En 2017, il rejoint le premier gouvernement Edouard Philippe en tant que ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation. Un mois plus tard, il devient ministre de la Cohésion des territoires. Il quitte le gouvernement l’année suivante et se voit nommé membre du Conseil constitutionnel par Emmanuel Macron en 2019.

Il ne manquerait plus que Gérard Larcher propose François Bayrou...

jeudi 21 avril 2016

Des étudiants de Sciences Po Paris organisent un "Hijab Day"


Une réplique à l'interdiction du voile à l'université

L'initiative française est un alignement


La première journée mondiale du hijab date du 1er février 2013. Nos étudiantes parisiennes ne sont donc pas le petit groupe de pionnières qu'elles prétendent être, mais des suiveuses. L'organisation étudiante qui organisait, ce mercredi, un "Hijab Day", autrement dit "une journée de sensibilisation sur la question du foulard en France," se défend de faire du prosélytisme, mais la présentation qu'elle donne de son action est aussi hypocrite que microcosmique. Il s'agit en fait d'une démarche internationale de "recognition of millions of Muslim women who choose to wear the hijab and live a life of modesty", autrement dit de "reconnaissance de millions de femmes musulmanes (la majuscule est-elle justifiée ?) qui choisissent de porter le voile islamique et de vivre une vie de pudeur. Sous notre latitude, cet état est celui de femmes qui se reconnaissent appelées à consacrer leur vie à Dieu et se distingue donc de l'état laïc.

L'initiative hexagonale est prise par des étudiantes de Sciences Po Paris, tardivement (et à contretemps?), alors que le débat sur le port du voile continue en France et que le gouvernement décide de prolonger l'état d'urgence contre le terrorisme. Amalgame honteux hurlent déjà les supporters candides de la liberté des femmes à se discriminer en public, tandis que les plus inégalitaires revendiquent la soumission de la femme à un état d'infantilisation et de faiblesse face à l'homme souverain, mais lubrique.
Cette réactivité des Françaises, en décalage de trois ans, prêterait à rire s'agissant d'une grande école, si elle n'était la manifestation d'un suivisme révélateur d'un état d'esprit grégaire en inadéquation avec leur ambition d'une formation personnelle à la réflexion par soi-même qu'elles sont supposées développer dans cette grande école.

Leur incitation à "se couvrir les cheveux d’un voile le temps d’une journée" est une mascarade.

Le timing du "hijab day", un 1er février, avec le carnaval de Mardi Gras 2016, fixé au 9 février, est en soi révélateur.
Cette action dure le temps d'une journée, mais le symbolique est d'autant plus fort qu'il est ponctuel et médiatisé, bien que sa sottise puisse s'apparenter à la journée sans pantalon (ci-dessus).

A plus d'un titre,
 cette mascarade épiphénoménale du 20 avril est avant tout une provocation.
Le fait de la proposer à tous les étudiants, hommes et femmes, souligne le caractère prosélyte de l'action. Et que cette proposition vise indifféremment les musulmans et les non musulmans  contredit l'intention d'une simple sensibilisation des femmes.
Cette initiative, tardive et prosélyte, est une riposte manifestement politique au gouvernement qui prolonge une seconde fois l'état d'urgence en croyant trouver ainsi les moyens de lutter contre toute radicalité et tout communautarisme pouvant encourager aux particularismes et au djihadisme.

VOIR et ENTENDRE un reportage contradictoire du quotidien Le Parisien dans ce lieu cosmopolite:

On notera que le vice-président de l'UNEF est favorable à cette opération. Ce syndicat étudiant fortement marqué à gauche est actuellement en lutte contre la réforme du droit du travail.

Les faux semblants 

Sur la page Facebook de l'événement, relayé par l'association étudiante de réflexion sur l'islam Salaam Sciences Po, les organisateurs expliquent ainsi leur démarche biaisée:
"Nous pensons que se couvrir les cheveux d’un foulard, même une petite journée, en cours, dans la rue, permet de prendre conscience du regard de l’autre, de ses propres appréhensions, et mieux comprendre - dans une moindre mesure, bien sûr - l’expérience de la stigmatisation vécue par de nombreuses femmes voilées en France."

En régime démocratique tel que le conçoivent ces étudiants en science politique, ce serait  à la majorité de prendre conscience des difficultés -librement choisies- d'intégration non assumées par une minorité exogène.  

Les initiateurs entendent ainsi "démystifier le tissu" (et le vider de toute charge religieuse), à l'heure où la proposition de Manuel Valls d'interdire le port du voile à l'université - rapidement écartée par le chef de l'Etat - a relancé le débat rapidement clos par un chef de l'Etat pusillanime et sans convictions qui ne pense qu'à sa réélection. "C’est la personne qui le porte qui donne une signification à son vêtement, et elle est la seule légitime à le faire", peut-on encore lire sur la page de l'événement. Les non musulmans n'ont pas voix au chapitre... L'association dénie aux laïcs le droit de porter un jugement et leur impose cette cohabitation non désirée. Celui qui voit le voile  donne inévitablement une signification islamique à ce "tissu". C'est sa liberté de penser.

Implication de l'association féministe Politiqu'elles

L'initiative pro-hijab a reçu le soutien de l'association féministe de Sciences Po Politiqu'elles.
"Le 'Hijab Day' vise à donner la parole à celles dont on parle tout le temps et qui ne sont jamais écoutées", assure, catégorique, l'organisation, qui appelle à un "débat serein". La pression est en fait mise sur les  non musulman(e)s qui sont incitées à la solidarité religieuse contre les valeurs républicaines de laïcité.
On n'envie d'ailleurs pas le sort des petites bourgeoises parisiennes qui revendiquent le droit de la femme à "disposer librement de son corps" à Science po si elles s'avisaient de porter un short court au Moyen Orient. Que les inconscientes -telle Lydia- essaient en Seine-Saint-Denis, pour commencer...

Une contre-initiative a été organisée "le Bikini/jupe/robe/whatever day à Sciences-po". "Nous proposons une journée pour s'habiller comme on veut : du 'crop top' à la jupe longue, tout est permis ! (...) celles qui souhaitent venir en hijab sont également les bienvenues mais contrairement à d'autres, nous ne souhaitons pas faire de prosélytisme et inciter qui que ce soit à porter telle ou telle tenue, qui plus est religieuse", explique l'événement Facebook.

Quand l'engagement des modernistes est ringard et incohérent

livierC33/status/722785770331877376">20 avril 2016

Les perturbations recherchées n'ont d'ailleurs pas manqué d'avoir  lieu.
Le premier événement créé sur le réseau social Facebook a été supprimé et le second fermé aux publications. Un chouïa méprisants, les organisateurs expliquent vouloir "ne pas perdre [leur] temps à signaler les nombreux messages islamophobes, haineux et racistes qu'[ils ont] reçus" et provoqués par leur initiative. Si le réflexe n'est pas à l'accusation de fascisme n'a pas encore opéré, il ne saurait tarder...L'UNI, association de droite universitaire, dénonce une volonté de "promotion du voile islamique. Le président de l'association Les Républicains a confié au Figaro ne pas être "défavorable au voile à l’université", mais il ne le "tolère que comme un choix vestimentaire et intime", et non pas comme une "expérience culturelle à partager".
L'antenne du Front national de l'IEP parle   d'une "initiative particulièrement écoeurante"", considérant ainsi que "voilées, les femmes ne sont plus des citoyennes, mais les membres d'un groupe religieux revendicatif".

Polémique autour de la mode islamique

Ce "Hijad Day" intervient quelques jours après la polémique provoquée par Laurence Rossignol qui avait fustigé les marques vendant des vêtements islamiques en France, estimant qu'elles étaient "irresponsables" et faisaient "d'un certain point de vue la promotion de l'enfermement du corps des femmes".


Sur les réseaux sociaux, les femmes voilées s'étaient alors mobilisées, lui opposant  que ce n'est pas à à la ministre du Droit des femmes de Hollande  - ni à la loi de la République- de décider si oui ou non, elles portent le voile en toute liberté.


Pourquoi le voile islamique est-il insupportable à la romancière iranienne Chahdortt Djavann.
Cette femme a été emprisonnée 13 ans en Iran pour avoir refusé de porter le voile.

"Lorsqu’on voile une gamine, on lui inculque d’emblée que si une parcelle de sa peau et de ses cheveux dépassent de ce tissu, toute tentative de viol relève de sa responsabilité. Et nous savons que cela se passe dans certains pays", a rappelé Chahdortt Djavann. "Dire, le voile est mon choix ne dit pas ce qu'EST le voile. Les islamistes ont piégé tout le monde. Tout le monde relaie le discours des islamistes", y compris au pays des libertés et parmi les intellos immatures, a souligné l'Iranienne qui se dit profondément choquée que des marques de mode comme Marks et Spencer proposent des maillots de bain intégraux qui cachent tout le corps.

Et si nos parisiennes comprenaient la réalité de la vie des musulmanes
"Le système islamique contrôle tout, même la vie intime et sexuelle" !

Avis aux étudiantes solidaires...

Dans son livre, Chahdortt Djavann dénonce également l'obligation de porter le voile en Arabie Saoudite et en Iran. Une situation qui la met en rage. "En Arabie Saoudite et en Iran, ils voilent toutes les femmes mais putain, les femmes sont la moitié de la population ! En voilant la moitié de la population, ils transforment les femmes en objet tabou et en objet interdit. Et en faisant cela, ils contrôlent la libido de tous les hommes. Ainsi le système islamique contrôle tout, même les vies intimes et la vie sexuelle", s'est-elle indignée.
Son nouvel essai politique et érotique - "Les putes voilées n'iront jamais au paradis", une fiction qui parle du désir des femmes - sera publié chez Grasset. 


Chahdortt Djavann estime que la récente ouverture de l'Iran sur l'Occident n'est vraiment pas une bonne nouvelle. "Ouvrez les yeux ! Daesh a servi à qui ? A l’Iran ! En 2004 déjà je l’écrivais, si l’Iran revient sur la scène internationale, dans dix ans, l’Europe sera islamisée !", a-t-elle mis en garde.

mardi 12 avril 2016

Valls met en garde contre le poids idéologique des salafistes

Manuel Valls a mis en garde contre l'influence idéologique et culturel des salafistes en France

Le Premier ministre a pointé cette branche intégriste de l'islam.

Invité à s'exprimer lundi lors d'une table ronde sur l'islamisme organisée par le forum ("démocratique", mais citoyen, aussi bien !) "Le Sursaut" au théâtre Dejazet à Paris, Valls a défié les salafistes.
"L'objectif est de créer une plateforme de réflexion et d’engagement pour redonner corps à nos valeurs démocratiques face à la menace islamiste et à la récupération populiste" expliquent les organisateurs (ci-dessous).

Même si les salafistes pourraient "représenter 1% des musulmans" en France, selon le Premier ministre,
"leurs messages sur les réseaux sociaux sont les seuls qu'on entend".
"Il y a une forme de minorité agissante, des groupes (salafistes) qui sont en train de gagner la bataille idéologique et culturelle ", a-t-il lancé. "Les salafistes doivent représenter 1% aujourd’hui des musulmans dans notre pays, mais leur message, leurs messages sur les réseaux sociaux, il n’y a qu’eux finalement qu’on entend".


En France, la minorité salafiste est en train de "gagner la bataille idéologique et culturelle," selon Valls.
Et cette bataille "idéologique" est "essentielle" aux yeux du Premier ministre, qui avait suscité une polémique en parlant d’un "apartheid territorial, social, ethnique" après les attentats de Paris en janvier 2015. "Si nous ne gagnons pas cette bataille, on oublie tout", a-t-il insisté. "L’essentiel, c’est comment on reconstruit la République, pas simplement dans les quartiers mais dans tout le pays ".

Le voile, "plus qu'un signe religieux,  un message idéologique"

Pour Manuel Valls, "ce que représente le voile pour les femmes, non ce n’est pas un phénomène de mode, non, ce n’est pas une couleur qu’on porte, non : c’est un asservissement de la femme," affirme Manuel Valls. Le Premier ministre a mis en garde "contre le message idéologique qui peut se dissimuler derrière le signe religieux". Noter que, dans la nébuleuse socialiste, des bobos, supportent la mode islamique, comme ici Line Renaud, ci-contre, au Sidaction 2016
Il a par ailleurs salué l’entretien " lumineux" samedi de la philosophe féministe Elisabeth Badinter, qui a appelé au boycottage des marques vendant des tenues islamiques et dénoncé la minorité "influente" des "islamo-gauchistes".

Sans se prononcer sur l’interdiction du port du voile à l’université, il s’est dit "inquiet sur ce qui se passe" dans certains établissements universitaires. "Ne nous voilons pas la face c’est le cas de le dire dans tous les domaines ", a-t-il ajouté.

"Augmenter massivement les budgets de sécurité et de justice"

Que faire face à la menace d’attentats djihadistes ? "Augmenter massivement les budgets de sécurité et de justice, pendant sans doute des années", a déclaré le Premier ministre.
Pour mémoire,  le 4 avril dans un entretien au JDD, le ministre de la Justice
Jean-Jacques Urvoas avait dressé un bilan sans concessions du passage au ministère de la Justice de la calamiteuse Christiane Taubira. Ce proche de Valls a  dénoncé une justice "sinistrée" et "en état d’urgence absolue " ajoutant que son ministère "n’a plus les moyens de payer ses factures".

mardi 20 août 2013

Rapprochement familial: "Manuel Valls ne rend pas service à la gauche", selon Razzye Hammadi

Razzye Hammadi défend l'immigration incontrôlée contre Valls

Le nouveau député PS s'en est pris à Valls, escorte silencieuse de Ayrault à Marseille mardi 
lors de l'offensive médiatique du gouvernement dans la cité phocéenne.

Razzye, très critique, 
ne constate encore pas le changement
sur lequel il s'est fait élire

Le député PS de Montreuil (Seine-Saint-Denis) lui fait la leçon, l'invitant à "aborder les sujets avec méthode et sérieux" et "pas seulement en fonction de la traduction qu'ils auront sur la manchette des journaux".

Né en France d'un père algérien et d'une mère tunisienne, Hammadi préside le groupe d'amitié France-Mali de l'Assemblée nationales. 
Après avoir été nommé secrétaire national du PS "à la riposte" par François Hollande au congrès de Bordeaux en novembre 2007, son parachutage sur Orly par le même Hollande s'est terminé par un crash au sol. 

Lors du congrès de Reims du PS, Hammadi s'est alors rangé au côté de Benoît Hamon, bras droit du sulfureux Henri Emmanuelli, franc-maçon, ancien salarié de la banque Rothschild, ancien secrétaire d'État chargé des ...DOM TOM des gouvernements de Pierre Mauroy et de Laurent Fabius et mis en examen en 1992 pour complicité de trafic d'influences dans l'affaire Urba en tant que trésorier du parti il est condamné à dix-huit mois de prison -avec sursis- et à deux ans de privation de ses droits civiques, puis relaxé en 1998, dans l'affaire Destrade de financement illégal du Parti socialiste: il n'est pas inutile d'avoir des antécédents de président socialiste de l'Assemblée nationale en 1992-1993... 
Hammadi s'est enfin fait poser sur les terres de  Dominique Voynet, la maire (EELV) de Montreuil, qui ne compte pas moins de 11 lieux de cultes musulman, mosquée et salles de prière. 



LE FIGARO - Fallait-il organiser un séminaire sur la France de 2025 ?

Razzye Hammadi - Oui. Mais ce qui me désespère, c'est la médiocrité intellectuelle avec laquelle ont été abordées les questions de l'immigration, de l'Afrique et de l'islam au cours de ce séminaire.

Manuel Valls estime que la démographie de l'Afrique dans dix ans nécessitera une réflexion sur l'immigration et le regroupement familial. Qu'en pensez-vous?
Aucun sujet n'est tabou. Mais je suis triste de constater qu'une fois de plus, face à des questions civilisationnelles comme celle d'une Afrique comptant près de 2 milliards d'habitants, les dirigeants de la France de 2013 consacrent autant d'efforts à faire ressortir une problématique administrative et légale; celle du regroupement familial. Si l'Afrique n'est pas devenue un continent stabilisé et émergent d'ici à dix ans, on pourra faire toutes les agitations médiatiques, elles ne seront d'aucun effet.

La relation entre la France et l'Afrique ne se résume pas aux problèmes sécuritaires ou de migration. La vraie question, c'est le développement économique et culturel de l'Afrique, ainsi que les conditions respectables de mobilité. L'Afrique nécessite dès maintenant une réflexion globale.

Au cours du séminaire gouvernemental, le ministre de l'Intérieur, également en charge des Cultes, a affirmé que la France et l'Europe doivent démontrer que l'islam est "compatible avec la démocratie". Jugez-vous ces propos opportuns ?
Je suis frappé par le caractère grossier des descriptions. L'islam n'est pas uniforme. De quoi parle-t-on au juste? Des dérives sectaires? Des institutions représentatives de l'islam de France sur lesquelles je réclame un débat au Parlement? Le Conseil français du culte musulman, créé par Nicolas Sarkozy, semble ne plus être représentatif de l'islam de France.

Manuel Valls en fait-il trop?
Essayons d'aborder les sujets avec méthode et sérieux. Pas seulement en fonction de la traduction qu'ils auront sur la manchette des journaux ! Manuel Valls ne rend pas service à la gauche en mettant au centre de la rentrée les questions de l'immigration, du voile à l'université ou de la voile à l'université de l'islam avec la démocratie. Et je ne parle même pas de sa volonté de faire désavouer la garde des Sceaux!

Jean-Luc Mélenchon reproche à Manuel Valls de chasser sur les terres du Front national (FN). Êtes-vous d'accord?
Jean-Luc Mélenchon est dans une forme d'outrance qui ne peut exister que parce que les positions de certains le lui permettent. Finalement, entre Mélenchon et Valls, c'est un peu un jeu de duettistes. En ce qui me concerne, je me refuse à penser qu'à gauche il n'y aurait rien entre eux. Bien au contraire, il y a nous, c'est-à-dire la très grande majorité de la gauche et du Parti socialiste.

Le président de la République veut une majorité rassemblée pour les municipales de 2014. Les conditions sont-elles réunies?
L'unité de la gauche est urgente et nécessaire [à qui?]. Bousculer son centre comme le font certains ne me semble pas la meilleure manière d'y parvenir.

"Mobiliser contre le FN" est le thème des universités d'été du PS à La Rochelle. Est-ce un choix judicieux?
Je trouve maladroit de mettre le FN au centre de la réflexion du parti qui a la responsabilité de l'avenir de ce pays. Plutôt que de parler du FN, parlons des problèmes qui sont à l'origine de sa montée en puissance. Traiter de la droitisation de la société, c'est se mettre dans une position défensive. [C'est aussi le moyen de détourner l'opinion des responsabilités de la majorité présidentielle dans la fiscalisation, le chômage et la chute du pouvoir d'achat] Or, la gauche ne réussit jamais vraiment quand elle poursuit ce type de stratégie ou lorsqu'elle est dans le slogan.

Nous sommes majoritaires au Parlement, majoritaires dans les régions, majoritaires dans les départements et majoritaires dans les grandes villes. Les citoyens ne veulent pas qu'on ne leur parle que des maux de la société. [Parler de leurs problèmes, c'est bien, mais les résoudre, ce serait mieux!]  
Ils attendent une perspective, qu'on leur dise ce que l'on va faire de nos majorités. Actuellement, cette réflexion n'existe pas. Elle est le chaînon manquant.

Que dire de plus?