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vendredi 15 avril 2016

Hollande veut convaincre de la compatibilité de l'islam avec la République

L'islam se glisse entre Hollande et Valls

L' 'homme fort' de Matignon repart en guerre contre le voile

Mais il assure dans le même temps que l'islam peut se fondre dans l' "idéal républicain". Et la laïcité peut s'en accommoder...
Manuel Valls se dit "convaincu" de la possibilité de démontrer à une majorité de Français qui en doute la compatibilité de l'islam avec la République, dans un entretien avec Libération cette semaine.
"Aujourd'hui, la laïcité est confrontée à la montée de l'islam radical [pléonasme]mais aussi à la place de l'islam dans nos sociétés. Je crois en mon pays, à son message et à ses valeurs universelles. J'aimerais que nous soyons capables de faire la démonstration que l'islam, grande religion dans le monde et deuxième religion de France, est fondamentalement compatible avec la République, la démocratie, nos valeurs, l'égalité entre les hommes et les femmes", affirme le premier ministre.
Cette démonstration reste à mener
Le premier ministre de Hollande s'oppose au voile,"Certains ne veulent pas y croire, une majorité de nos concitoyens en doute, mais moi, je suis convaincu que c'est possible", répond le chef du gouvernement.
"C'est pour cela qu'il faut protéger -pro-té-ger- nos compatriotes de confession ou de culture musulmane de la stigmatisation, des actes antimusulmans", martèle-t-il.
Manuel Valls maintient que le voile est un asservissement pour la femme
ès lors qu'il est revendiqué politiquement de manière militante," a-t-il finement - mais subjectivement - nuancé la semaine dernière.
Si le foulard ne se confond pas avec le voile traditionnel,
"fondamentalement, je pense que ce voile identitaire, politique, revendiqué, en cachant la femme, vise à la nier", explique le Premier ministre."Comment ignorer que les femmes subissent dans les quartiers populaires une pression culturelle faite de sexisme et de machisme ?" interroge-t-il.

Le chef de l'Etat ne se sent pas interpellé

La mode islamique
pour se fondre dans la paysage
et ne pas provoquer l'homme
On dit Hollande indifférent à tous et toutes et il le confirme encore sur ce sujet.

Et le président de la République vient en effet d'assurer jeudi 14 qu'il n'y aura pas de loi interdisant le voile islamique à l'université en France, contredisant le Premier ministre Manuel Valls qui avait souhaité l'adoption d'une telle législation. "Non, il n'y aura pas d'interdiction dans l'université", a-t-il martelé sur France 2.

Voile islamique bobo,
socialement discriminant
Incohérent, une nouvelle de plus, il a toutefois ajouté qu'il ne peut y avoir de "prosélytisme, d'intrusion dans les cours, de pression". "La façon dont un certain nombre d'islamistes veulent imposer aux femmes dans certains quartiers des vêtements qui cachent l'essentiel de leur corps, oui c'est une atteinte à l'égalité entre la femme et l'homme", a-t-il dit. Mais un tel asservissement lui en touche une sans bouger l'autre...

Dans un entretien au journal Libération de mercredi, le Premier ministre Manuel Valls, interrogé sur l'opportunité d'adopter une loi en ce sens, a répondu : "Il faudrait le faire, mais il y a des règles constitutionnelles qui rendent cette interdiction difficile."
Peut-être "P'tit Zizi" va-t-il ainsi finir le quinquennat en agitant des questions qu'il ne se reconnaît pas les c*uilles de régler.
La paire exécutive est-elle compatible ?

mardi 20 août 2013

Rapprochement familial: "Manuel Valls ne rend pas service à la gauche", selon Razzye Hammadi

Razzye Hammadi défend l'immigration incontrôlée contre Valls

Le nouveau député PS s'en est pris à Valls, escorte silencieuse de Ayrault à Marseille mardi 
lors de l'offensive médiatique du gouvernement dans la cité phocéenne.

Razzye, très critique, 
ne constate encore pas le changement
sur lequel il s'est fait élire

Le député PS de Montreuil (Seine-Saint-Denis) lui fait la leçon, l'invitant à "aborder les sujets avec méthode et sérieux" et "pas seulement en fonction de la traduction qu'ils auront sur la manchette des journaux".

Né en France d'un père algérien et d'une mère tunisienne, Hammadi préside le groupe d'amitié France-Mali de l'Assemblée nationales. 
Après avoir été nommé secrétaire national du PS "à la riposte" par François Hollande au congrès de Bordeaux en novembre 2007, son parachutage sur Orly par le même Hollande s'est terminé par un crash au sol. 

Lors du congrès de Reims du PS, Hammadi s'est alors rangé au côté de Benoît Hamon, bras droit du sulfureux Henri Emmanuelli, franc-maçon, ancien salarié de la banque Rothschild, ancien secrétaire d'État chargé des ...DOM TOM des gouvernements de Pierre Mauroy et de Laurent Fabius et mis en examen en 1992 pour complicité de trafic d'influences dans l'affaire Urba en tant que trésorier du parti il est condamné à dix-huit mois de prison -avec sursis- et à deux ans de privation de ses droits civiques, puis relaxé en 1998, dans l'affaire Destrade de financement illégal du Parti socialiste: il n'est pas inutile d'avoir des antécédents de président socialiste de l'Assemblée nationale en 1992-1993... 
Hammadi s'est enfin fait poser sur les terres de  Dominique Voynet, la maire (EELV) de Montreuil, qui ne compte pas moins de 11 lieux de cultes musulman, mosquée et salles de prière. 



LE FIGARO - Fallait-il organiser un séminaire sur la France de 2025 ?

Razzye Hammadi - Oui. Mais ce qui me désespère, c'est la médiocrité intellectuelle avec laquelle ont été abordées les questions de l'immigration, de l'Afrique et de l'islam au cours de ce séminaire.

Manuel Valls estime que la démographie de l'Afrique dans dix ans nécessitera une réflexion sur l'immigration et le regroupement familial. Qu'en pensez-vous?
Aucun sujet n'est tabou. Mais je suis triste de constater qu'une fois de plus, face à des questions civilisationnelles comme celle d'une Afrique comptant près de 2 milliards d'habitants, les dirigeants de la France de 2013 consacrent autant d'efforts à faire ressortir une problématique administrative et légale; celle du regroupement familial. Si l'Afrique n'est pas devenue un continent stabilisé et émergent d'ici à dix ans, on pourra faire toutes les agitations médiatiques, elles ne seront d'aucun effet.

La relation entre la France et l'Afrique ne se résume pas aux problèmes sécuritaires ou de migration. La vraie question, c'est le développement économique et culturel de l'Afrique, ainsi que les conditions respectables de mobilité. L'Afrique nécessite dès maintenant une réflexion globale.

Au cours du séminaire gouvernemental, le ministre de l'Intérieur, également en charge des Cultes, a affirmé que la France et l'Europe doivent démontrer que l'islam est "compatible avec la démocratie". Jugez-vous ces propos opportuns ?
Je suis frappé par le caractère grossier des descriptions. L'islam n'est pas uniforme. De quoi parle-t-on au juste? Des dérives sectaires? Des institutions représentatives de l'islam de France sur lesquelles je réclame un débat au Parlement? Le Conseil français du culte musulman, créé par Nicolas Sarkozy, semble ne plus être représentatif de l'islam de France.

Manuel Valls en fait-il trop?
Essayons d'aborder les sujets avec méthode et sérieux. Pas seulement en fonction de la traduction qu'ils auront sur la manchette des journaux ! Manuel Valls ne rend pas service à la gauche en mettant au centre de la rentrée les questions de l'immigration, du voile à l'université ou de la voile à l'université de l'islam avec la démocratie. Et je ne parle même pas de sa volonté de faire désavouer la garde des Sceaux!

Jean-Luc Mélenchon reproche à Manuel Valls de chasser sur les terres du Front national (FN). Êtes-vous d'accord?
Jean-Luc Mélenchon est dans une forme d'outrance qui ne peut exister que parce que les positions de certains le lui permettent. Finalement, entre Mélenchon et Valls, c'est un peu un jeu de duettistes. En ce qui me concerne, je me refuse à penser qu'à gauche il n'y aurait rien entre eux. Bien au contraire, il y a nous, c'est-à-dire la très grande majorité de la gauche et du Parti socialiste.

Le président de la République veut une majorité rassemblée pour les municipales de 2014. Les conditions sont-elles réunies?
L'unité de la gauche est urgente et nécessaire [à qui?]. Bousculer son centre comme le font certains ne me semble pas la meilleure manière d'y parvenir.

"Mobiliser contre le FN" est le thème des universités d'été du PS à La Rochelle. Est-ce un choix judicieux?
Je trouve maladroit de mettre le FN au centre de la réflexion du parti qui a la responsabilité de l'avenir de ce pays. Plutôt que de parler du FN, parlons des problèmes qui sont à l'origine de sa montée en puissance. Traiter de la droitisation de la société, c'est se mettre dans une position défensive. [C'est aussi le moyen de détourner l'opinion des responsabilités de la majorité présidentielle dans la fiscalisation, le chômage et la chute du pouvoir d'achat] Or, la gauche ne réussit jamais vraiment quand elle poursuit ce type de stratégie ou lorsqu'elle est dans le slogan.

Nous sommes majoritaires au Parlement, majoritaires dans les régions, majoritaires dans les départements et majoritaires dans les grandes villes. Les citoyens ne veulent pas qu'on ne leur parle que des maux de la société. [Parler de leurs problèmes, c'est bien, mais les résoudre, ce serait mieux!]  
Ils attendent une perspective, qu'on leur dise ce que l'on va faire de nos majorités. Actuellement, cette réflexion n'existe pas. Elle est le chaînon manquant.

Que dire de plus?

jeudi 22 mai 2008

Statut de la fonction publique : compatibilité avec un mandat électif ?

Certains postes sensibles de la fonction publique sont-ils compatibles avec certains mandats
Qu’un directeur d’établissement hospitalier soit élu local ou national ne semble pas poser de problème. Est-il en revanche acceptable qu’un responsable de presse, directeur ou journaliste, soit élu local ? Pourquoi la fonction publique serait-elle exemptée de cette obligation de choix entre un mandat politique et une profession qui implique l’exercice d’une influence ? La question de l’objectivité est posée ? Elle est d’autant plus grave, lorsque de jeunes cerveaux sont exposés. Les exemples sont légions.

André Chassaigne, député communiste, est principal de collège.
Il a d'abord été professeur de lettres et d'histoire-géographie, de 1972 à 1981, c'est-à-dire PEGC. Un grand nombre de PEGC étaient des instituteurs promus dans les collèges et devenus certifiés sur liste d’aptitude. Chassaigne a néanmoins réussi à devenir principal du collège de Saint-Amant-Roche-Savine de 1981 à 2002. Peut-on en déduire que son militantisme a servi sa carrière dans l’Education Nationale, à l’époque de sa co-gestion par les syndicats (SNI, devenu SNU-ipp, et SNES-FSU ? Mais l'équité professionnelle n'est pas notre sujet du jour.

Lors de la campagne référendaire sur le projet de Constitution européenne en 2005, il s'est prononcé pour le non. Il a tenu un meeting commun à Clermont-Ferrand avec Jean-Luc Mélenchon (PS) et Olivier Besancenot (LCR), entre autres.Conseiller général du Puy-de-Dôme depuis 1979, député du Puy-de-Dôme depuis 2002, le maire de Saint-Amant-Roche-Savine (Puy-de-Dôme) depuis 1977, peut-il être neutre face à des élèves et dans son collège ?
Qui peut croire que dans ses fonctions professionnelles il puisse être objectif ? Or, l’Education Nationale s’accommode de chefs d’établissements qui exercent des fonctions politiques… Doivent-ils être réintégrés dans leur poste ou fonction, le jour où un scrutin les place devant cette alternative ?
Les fonctions électives sont-elles compatibles avec la fonction publique ? La neutralité de l’enseignement est-elle garantie ? Il faut protéger nos enfants.