LREM serait toujours en tête, selon Harris Interactive
Le dernier sondage sur les élections européennes 2019 publié dimanche 14 avril place la liste LREM deux points devant le Rassemblement national.
Il est temps de faire monter la peur autour du risque d'un retour aux "années 30", chères à Macron (la "lèpre nationaliste" et une Europe "divisée par les peurs, le repli nationaliste") et Darmanin ("la peste brune").
De leur côté, les sondages s'enchaînent à la vitesse grand V. L'un des derniers en date, rémunéré, a été diffusé dimanche 14 avril. Réalisé par Harris Interactive, propriété de ITWP (le Belge Verlinvest) via Toluna, et Agence Epoka, ce nouveau sondage donne la liste de La République en marche alliée au MoDem (22,5 %) devant celle du Rassemblement national (20,5 %), avec deux points de plus, pour les européennes 2019, sachant que la marge d'erreur est d'au moins 3 points.
Le directeur du département Politique & Opinion de Harris Interactive est Jean-Daniel Lévy, qui vient de l'"institut" CSA, dont l’actionnaire unique est Vincent Bolloré,depuis 2008à hauteur de 40 % du capital. Le 1er décembre 2010, celui qui est nommé président de l'entreprise CSA est Bernard Sananès, le manipulateur qui a micro ouvert à BFMTV.
27 février 2019
Si le rapport de force reste globalement stable en comparaison avec la précédente enquête du même institut datant du 10 mars, LREM et RN gagnent toutefois 0,5 % en un mois.
En 2011, Harris Interactive avait "payé" son panel de Françaispour son étude plaçant Marine Le Pen (FN) en tête des intentions de vote au 1er tour de la présidentielle, affirma le site Mediapart, l'entreprise commerciale reconnaissant des "incitations" financières pour le fidéliser. Finalement, le directeur du département opinion de l'institut, Jean-Daniel Lévy, photo, a formellement contesté toute "rémunération". "Il ne s'agit en aucun cas d'une rémunération" des sondés, a-t-il assuré. Mais d'après le site d'information Mediapart, Jean-Daniel Lévy "est bien obligé de reconnaître" que son entreprise pratique une forme de "rémunération". "Pour attirer le chaland et le motiver à répondre à son enquête, réalisée sur Internet, l'institut [?] a organisé un jeu-concours et fait miroiter une récompense. Au final, 7. 000 euros ont été offerts à l'un des 1.600 membres du panel", était-il ajouté. "Harris Interactive privilégie le système de participation à un jeu-concours (contrôlé par huissier) permettant de gagner des lots (chèques bancaires) via un tirage au sort", indique encore cette entreprise mercantile. Un autre spécialiste des sondages politiques, Frédéric Dabi, de l'Ifop, admet également que son institut dédommage les gens pour le temps passé à répondre. Dans Le Parisien, Harris Interactive a publié deux autres sondages plaçant la présidente du FN en tête du premier tour de la présidentielle dans tous les cas de figures. Selon la même méthode, les commerçants réactivent l'intox qui a déjà fait ses preuves, agitant le chiffon rouge du FN/RN.
Le duo de tête se détache toujours largement des autres formations, insistent les sondeurs de gauche dite modérée : LR (Les Républicains) est en courbe ascendante et obtient 14 % (+1) d'intentions de vote, devant La France insoumise (9 %, stable) et les écologistes d'EELV (7,5, - 0,5 point), le Parti socialiste (6,5 %, +1,5), Debout la France (4 %, -1) et Génération·s (4 %, +1).
Harris Interactive a juste fait passer à la trappe Ian Brossat, tête de la liste PCF, encourant du même coup la colère de Marlène Schiappa, grande prêtresse de la lutte contre les discriminations, notamment politiques et sexuelles, et de sa "brigade anti-discrimination" (BADI).
Si le scrutin avait lieu dimanche et si ma tante transgenre exprimait le fond de sa pensée, une liste des Gilets jaunes, toujours hypothétique, recueillerait 2,5 % (- 0,5), selon cette enquête pour LCI, RTL et Le Figaro. Et sinon, à qui Harris Interactive ferait-il don de ces points là?...
Les taux varient en fonction des préférences de l'entreprise sondagière
Harris Interactive ressort finalement la liste du PCF de son cul de basse-fosse : Ian Brossat gagne 1,5 point à ...2,5 %, tandis que la liste Lutte ouvrière perd un point à 1 %. La liste Les Patriotes de Florian Philippot enregistre 1 % d'intention de vote (- 1), tandis quel'UDI de Jean-Christophe Lagarde et l'UPR de François Asselineau gagnent un point à 2 %. Ce qui tombe bien, car à Strasbourg, ces deux-là n'hésiteraient pas à s'allier avec LREM. En même temps, dans cette opération de vases communicants, Jean Lassalle a jeté l'éponge, faute de prêt bancaire.
Difficile à dire par quiconque sauf Harris Interactive, mais l'absence d'une liste Gilets jaunes profiterait au RN qui passerait à 21 % des intentions de vote, aux écologistes (8 %) et à LFI (9,5 %), alors que LREM/MoDem resterait stable à 22,5 %. Pour obtenir des élus, une liste doit recueillir au moins 5 % des votes.
L'immigration arrive en tête des thèmes considérés comme importants (42 %, +2), juste devant le pouvoir d'achat (41 %, stable), les impôts (38 %, +4) et l'environnement (37 %, +3). Voyez à qui profite donc la politique de Macron, si ce n'est au FN...
Enquête réalisée en ligne les 12 et 13 avril auprès de 1.031 personnes inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas. Les intentions de vote ne constituent pas une prévision de résultat.Elles donnent une indication du rapport des forces et des dynamiques au jour de la réalisation du sondage.
La LFP porte-t-elle plainte? Et les journalistes vertueux de i-télé ?
Le Canard enchaîné pointe une énième révélation du livre "Un président ne devrait pas dire ça"
Le Graet, président de la FFF, fait ovationner Hollande
(3 juillet 2016, lors du quart de finale de l'Euro 2016 France-Islande)
Canal+ bénéficie de la manne des droits TV de la L1, sur un simple coup de fil de François Hollande à l’émir du... Qatar.
Le président de la République est donc responsable d'une perte sèche pour le service public estimée entre 100 et 150 M d’euros et devrait donc pousser la LFP à porter plainte.
Or, le président de la LFP (Ligue de football professionnel, 2002-2016) fut Frédéric Thiriez, avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation depuis 1990. En septembre 2013, F. Thiriez a publié un livre dans lequel il "décide d'instruire le procès du football à charge et à décharge", évoquant notamment les salaires, la violence, le racisme, le dopage ou encore les... matchs truqués. En avril 2016, il a annoncé qu'il quittait ses fonctions de président de la Ligue.
Depuis le début de l'été 2015, quand Vincent Bolloré est devenu l'actionnaire majoritaire de Vivendi, propriétaire de Canal+, la chaîne cryptée traverse une zone de turbulences - avec les réplique que l'on sait à i-télé, satellite du groupe. Malgré l'appui du sommet de l'Etat, Bertrand Méheut a laissé une impression plus que mitigée et Vincent Bolloré a préféré composer un nouvel organigramme. Jean-Christophe Thiery, le patron de Bolloré Média, de l’institut de sondages CSA (depuis avril 2015), dont Bernard Sananès est le président, ou du quotidien gratuit Direct Matin, concurrent de 20 Minutes, s'est vu confier les rênes.
La somme des fautes de Hollande est insondable.
"Un président ne devrait pas dire ça", le livre des deux journalistes du Monde, Gérard Davet et Fabrice Lhomme, ajoute encore au discrédit de Hollande, l'exemplaire "Moi président, je..." Cette nouvelle déflagration s'est propagée de l'Elysée à la sphère politique. Non content d’inviter les footballeurs à se "muscler le cerveau" et les "sans dents" à manger de la brioche, au cours de cette série d’entretiens avec les deux malfaisants du journal Le Monde, François Hollande s’est personnellement immiscé dans la vie de la Fédération française de football et des droits de diffusion des matches.
Celui qui se fait passer pour un fin stratège et un véritable homme d’Etat s'est vanté (page 305 du brûlot) d'avoir décidé de l’attribution des droits TV de la Ligue 1 lors du dernier appel d’offre datant du printemps 2014, alors queNajat Vallaud-Belkacem était ministre des Droits des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et... des Sports. L'arrogante n'en a-t-elle rien su ?
Najat Vallaud-Belkacem embrassant le camarade Le Graët
Hollande s'attribue le sauvetage de Canal+ et le marchand de tapis a l’autosatisfaction bouffonne
"J'ai reçu discrètement (Rodolphe) Belmer et (Bertrand) Méheut[les anciens patrons de la chaîne cryptée]. J'ai appelé l'émir du Qatar (la chaîne beIN Sports est qatarie) et lui ai dit: "Vous allez venir en France en juin; on vous a défendus par rapport aux Saoudiens; on est à vos côtés, mais là, qu'allez-vous faire sur les Rafale (marché militaire) ?
Il y a aussi l'histoire du foot... Je souhaite qu'il y ait un partage »." C’est cette intervention qui, aujourd’hui, fait bondir les dirigeants du foot professionnel, à l’image d’un Frédéric Thiriez, ancien patron de la Ligue (LFP), qui dans les colonnes de L'Equipe n’a pas hésité à parler d’une "infraction grave au droit de la concurrence" en jugeant qu’en l’espèce "le football français a été spolié".
Dans la torpeur du mois d'août 2015, on apprend qu'il a été trouvé à Belmer un point de chute à... France Télévisions, où il va étudier... les tendances de l’audiovisuel et tenter d’aiguiller la politique stratégique de la nouvelle présidente du groupe audiovisuel public, Delphine Ernotte. Successeur de Pierre Lescure et Breton, comme Noël Le Graët, Bertrand Méheut fut président du groupe Canal+ (avec Dailymotion et Universal Music Group) de 2003 à 2015. Malgré l'état financier précaire du groupe soumis à la rigueur budgétaire, en 2004,il avait acquis l'exclusivité sur la totalité des droits du championnat de France de football, notamment en mettant 600 millions d'euros sur la table, soit le montant faramineux de 1,8 milliard sur trois ans, soufflant à son rival TPS (ancien bouquet numérique de télévision par satellite, diffusé en France de 1996 à 2008 par les Groupe TF1, Groupe M6, Orange (ex-France Télécom), France Télévisions, RTL Group)."La somme est importante, c'est vrai. Mais l'acquisition de ces droits était essentielle pour le groupe. On en voit déjà l'effet : notre portefeuille d'abonnés est en croissance très forte (...) Nous avons une base d'abonnés de 5 millions à Canal+ et de 3 millions à Canal Sat. Il était essentiel, pour conserver et développer cette base, d'acquérir ces droits."Bertrand Méheut est resté le conseiller de V. Bolloré "sur les importants développements que Vivendi souhaite voir réalisés par Groupe Canal+"
Là où la LFP avait tout intérêt à voir le Qatar assommer le marché, ce partage, orchestré donc a priori depuis l’Elysée, aurait dissuadé beIN Sports de surenchérir et permis à Canal+ de sauver les meilleurs lots (3 meilleures affiches jusqu’en 2020). Face à ces révélations, et à un manque à gagner estimé aujourd’hui entre 100 et 150 millions d’euros, le foot pro français n’entendrait pas en rester là, selon Le Canard Enchaîné, qui prête à la Ligue l’intention de saisir la justice pour réclamer réparation. Une plainte pourrait ainsi être déposée pour faute de l’Etat ou bien délit d’entente.
Le socialiste Noël Le Graët va-t-il être intègre et ferme ?
Le président de la Fédération française de football, qui fut président de la ligue nationale française de football (LNF/LFP, 1991-2000), Noël Le Graët, membre du Parti socialiste, n'avait en revanche toujours pas saisi la Justice... C'est pourtant sous sa présidence que la Ligue porta plainte contre X dans l'affaire VA-OM.
Noël Le Graët vient de tacler Frédéric Thiriez, alors que celui-ci propose ses bons offices pour aider la LFP à sortir de la crise.
Le président de la Fédération française (FFF), Noël Le Graët, ne met pas d'huile dans les rouages.
Il s'en est pris à l'ex-président de la LFP. "Il est parti. Je ne suis pas certain que la Ligue ait besoin de lui aujourd'hui. Mais bon, peut-être que oui, s'il peut arranger les choses (sourires)... Il est parti en avril et il n'a pas été retenu par beaucoup," a-t-il taclé.
Frédéric Thiriez s'est dit prêt mardi matin, "à accepter toute mission temporaire qui viserait à apaiser les tensions actuelles" afin de "remettre en ordre de marche" la LFP, dont il était le président pendant 14 ans jusqu'à sa démission en avril. La Ligue, qui tient son assemblée générale vendredi, se déchire depuis un mois au sujet de la répartition des droits TV et n'a toujours pas trouvé de candidat pour sa présidence.
Elle a actuellement un intérimaire à sa tête, Jean-Pierre Denis, un homme d'affaires breton, président du Crédit mutuel de Bretagne. Au titre de président de Crédit Mutuel Arkéa, il a touché 1,57 million d'euros, dont un bonus de 1,06 million, soit une augmentation de 44% sur l'exercice précédent. Un interlocuteur pour De Graët...
Les tensions latentes Le Graët-Thiriez étaient apparues au grand jour en décembre 2015 lorsque le président de la FFF avait attaqué ce dernier en conférence de presse: "Je prétends que 100% des journalistes considèrent que Thiriez n'y connaît rien en football. Et je ne discute qu'avec ceux qui connaissent le ballon."
La société des journalistes en grève menace l'avenir de l'outil de travail
Ils appellent maintenant l'Etat-PS à la rescousse
La chaîne d'info i-télé s'engagera lundi dans sa quatrième semaine de grève, un entêtement inédit dans l'histoire de l'audiovisuel privé, mettant son avenir en péril, alors qu'aucune sortie de crise ne semble se profiler.
Entamé le 17 octobre, le mouvement de grève a été systématiquement reconduit depuis par une large majorité de la rédaction de la chaîne, qui réclame pêle-mêle une charte éthique, un projet stratégique et éditorial clair et le départ de l'animateur controversé Jean-Marc Morandini, mis en examen"pour corruption de mineur aggravée", mais ni condamné, ni même passé en jugement.
Le 3 novembre 2016 à 20h05 dans l'émission "Les Informés" sur i-télé, Guillaume Auda, grand reporter et porte-parole de la rédaction d'i-télé évoquait le conflit contre la direction, la mise en demeure du CSA sur l'émission de Morandini "Morandini Live" qui manque à ses devoirs de rigueur et d'honnêteté, et maintenait les revendications de la rédaction d'i-télé : indépendance et retrait définitif de Jean-Marc Morandini.
Jean-Marc Morandini est mis en examen pour corruption aggravée de mineurs et harcèlement sexuel sur des jeunes gens près à tout pour percer dans le milieu. L'un d'entre eux aurait notamment accepté de se masturber pour les besoins de la websérie "Les Faucons". Malgré cela, J2M a été maintenu sur i-télé par Vincent Bolloré en dépit les protestations de la rédaction qui s'est mise en grève pendant une semaine, bien que les faits ne soient pas constitués et que l'accusé ne soit pas condamné. Quand ils ne sont pas concernés, les syndicalistes ne connaissent pas la présomption d'innocence.
VOIR et ENTENDREGuillaume Auda qui, par ailleurs, assure que "la mobilisation est intacte; le combat dépasse i-télé":
Or, le 24 février 2016,un journaliste de Canal+ fut pris en flagrant délit d’intox.
Guillaume Auda, grand reporter vertueux pour les chaînes Canal+ et i-télé, tweeta deux photos pour le moins compromettantes pour Donald Trump, qui dévoilaient certains de ses étranges supporteurs. La page n'existe plus (le lien ci-dessus l'atteste), mais voici ce qui en reste:
Auda ne nous a laissé aucune chance de juger par nous mêmes, car c'est lui qui fait l'information. On y voit - ou, du moins, on est censé y voir - une jeune femme, supportrice de Trump, faisant le salut nazi, et des membres du Ku Klux Klan venant apporter leur soutien au milliardaire new-yorkais lors du récent Caucus du Nevada.
Le "grand reporter" contestataire de Canal+ avait-il relayé ce document publié par Libération ? Le 14 mars 2016 à 15:22 (mis à jour le 15 mars 2016 à 10:31), Tristan Berteloot avait dénoncé ceci, car c'est un journaliste d'investigation qui vérifie, lui aussi ses sources: c'est un pro et on est pas sur un mauvais blog.
"Birgitt Peterson, une militante pro-Trump, est devenue célèbre ce week-end, pour avoir fait un salut bras tendu devant des manifestants lors d'un meeting du républicain particulièrement agité. Elle se défend, mais sa version est contestée."
Et Tristan Berteloot d'épiloguer (extrait):
"Ce n’est pas la première fois que Donald Trump ou ses supporters sont comparés au régime nazi : fin juillet, le candidat à la primaire républicaine s’était illustré par un tweet censé célébrer la grandeur des Etats-Unis, avec des soldats nazis ; début mars, dans un épisode de Saturday Night Live, un faux spot de campagne pro-Trump avait singé les supporters du républicain en les présentant en adorateurs du IIIe Reich ou du Ku Klux Klan ; dans la même semaine, la photo d’un des meetings de Trump, à Orlando, avait donné à son auditoire une allure de foule nazie... [On est progressivement tombé dans le subjectif]
Cette fois, si l’image a été si virale, c’est qu’elle s’inscrit dans un climat particulièrement tendu autour du cas Trump, accusé par certains médias de stimuler l’agressivité de ses militants lors de ses réunions publiques, de plus en plus sujettes à incidents, eux mêmes de plus en plus violents, comme vendredi à Chicago."
Ça ressemble à s'y méprendre à un remake des affaires qui avaient touché Marine Le Pen en 2011, lorsqu'un candidat FN aux cantonales avait [soi-disant] été photographié faisant le salut nazi, puis lorsqu'on avait exhumé une photo de la présidente du parti elle-même entourée de deux militants de la mouvance néonazie lyonnaise.
Le Monde s'est associé à l'intox
"Depuis quelques semaines, les meetings de Donald Trump attirent de nombreux opposants excédés par les déclarations incendiaires du magnat de l’immobilier, lesquels sont d’ordinaire éjectés manu militari par le service d’ordre, mais le sont de plus en plus par les militants eux-mêmes, raconte Le Monde. «Au bon vieux temps, ça n’arrivait pas, parce que ces types [les opposants, ndlr] étaient traités vraiment durement», avait lancé à la foule Donald Trump, à Fayetteville, alors qu’un protestant était sorti de la salle où il tenait meeting. «J’aimerais lui balancer mon poing dans la figure», avait-il aussi asséné à Las Vegas, au sujet d’un homme qui l’avait interrompu dans son discours. Quelques semaines plus tôt, dans l’Iowa, il avait déjà invité ses supporteurs à «cogner» ceux qui perturbaient ses réunions : «je paierai les frais d’avocats», aurait [notez le conditionnel !] même dit le milliardaire américain, encore selon Le Monde."
Il s'est avéré que l'info était un 'hoax' et certains en ont effacé les traces... Mais il en reste !
VOIR et ENTENDRE Antoine Genton admettre que l'affaire Morandini est un prétexte:
Laissons maintenant la parole à Patrick Eveno, historien des media et ancien membre du comité d'éthique d'i-télé, c'est-à-dire juge et partie,le propriétaire du groupe Canal+ et donc de sa chaîne d'info en continu, Vincent Bolloré, "ne sait pas quoi faire d'i-télé"- ce qu'on peut dire de Delphine Ernotte, Pédégère de France Télévisions, et de sa nouvelle chaîne d'info en continu, franceinfo - depuis sa prise de pouvoir, car "dans sa stratégie, l'information n'a pas de place, ça ne l'intéresse pas".
I-télé ne souffre pourtant pas de la comparaison avec franceinfo,la chaîne d'info en continu du service public. Sur le fond, cette chaîne diffuse des débats en simultané avec son aînée France Info, chaîne radio en continu. Quel est l'intérêt de voir le gros fonctionnaire de l'audiovisuel public, Olivier de Lagarde, permanent dont la voix haut-perchée et le ton doucereux crispent ? Ne suffit-il pas du son, lors du 7/9 désordonné et confus de la prêtresse déjantée du créneau, Fabienne Sintès, sans avoir en plus la vue de la triade Jean-Michel Aphatie, le fausset, Guy Birenbaum, superficiel et inutile, et Gilles Bornstein, économiste partisan, pendant l'entretien politique de vingt minutes entrelardées de pubs, diffusé à partir de 08h30 ? Redondant et coûteux pour le redevable.Dans la forme, le studio est une sorte de hangar froid déshumanisé, où grouille en tous sens une fourmilière de Delta et d'Epsilon, tandis que des alpha gris (c'est un traumatisé par la vue de David Dauba, barbe rare, jeans et ventre rond, qui écrit) se dressent face à la caméra, col ouvert et jean. Les magnétos ne démarrent pas (ou quand on ne les attend plus) et suit le commentaire : "Ce sont les aléas du direct"! L'ORTF n'est pas morte...
Ni l'esprit stalinien. Assis ou debout, les journalistes sont figés façon Mathieu Mondolini, nuque raide et regard caché derrière ses lunettes, dépendants de fiches que Big Brother AFP leur rédige et qu'ils peinent à lire. Mais ils ne prennent pas de gants pour autant. Forts du soutien de leur oreillette branchée sur le SNJ, ils attaquent frontalement ou harcèlent leurs interlocuteurs pour les conduire à la faute et au buzz. Navrant. Avait-on besoin de cet artisanat bolchévique ?
La direction porte le projet CNews
Il est imposé moins d'actualité de direct à la direction de Canal+, pour satisfaire Alain Weill, actionnaire majoritaire de RMC et BFM TV qui se disait menacé de mort lorsque LCI a été autorisée à diffuser sur la TNT gratuite, avant qu'il ne lance 2 nouvelles chaînes: BFM Sport et BFM Paris ( s'ajoutant aux cinq autres chaînes thématiques lancées par SFR dont il est aussi actionnaire, avec Altice de son complice Patrick Drahi: SFR Sport 1 consacrée au football, SFR Sport 2 aux autres sports, la 3 aux sports extrêmes, la 4 diffusant des programmes en très haute définition, et la 5 consacrée aux sports de combat).
Canal+ refuse de se laisser imposer une séparation avec Jean-Marc Morandini. La direction met le marché en mains aux journalistes avec des propositions de départ avec indemnités pour les contestataires qui souhaitent quitter la chaîne.
Lundi, la ministre du Travail, Myriam El Khomri, recevra trois syndicats de la chaîne
Les journalistes rebelles ont appelé la ministre du Travail à intervenir dans une entreprise privée pour "faire le point" sur le conflit avec eux. Traduire "faire pression". Selon l'entourage de la ministre, la même invitation sera lancée prochainement à la direction.
Le gouvernement s'est jusqu'à présent tenu en retrait.
La semaine dernière, Manuel Valls a fait valoir que ce conflit concerne un "groupe privé", tout en appelant la direction à la "responsabilité".
Au risque d'accusation d'interventionnisme étatique, le pouvoir a changé de pied. Vendredi, jour du 17e anniversaire de la chaîne d'info, la reprise du dialogue entre grévistes et dirigeants n'a débouché sur "aucune avancée concrète", selon des salariés qui y participaient.
L'affaire Morandini s'ajoute au conflit ouvert avant l'été, lorsque la rédaction avait fait grève quatre jours pour protester contre une réduction drastique des effectifs.
Deux projets incompatibles s'affrontent
"Soit c'est l'actionnaire qui gagne en faisant partir le plus de journalistes possible, soit ce sont les journalistes qui l'emportent, ce qui suppose que Bolloré accepte de dire 'Je me suis trompé', ce qui ne semble pas coller avec le personnage", analyse Patrick Eveno qui n'envisage pas un instant que, désignée par le terme de société de journalistes ou société de rédacteurs,l'association de journalistes puisse se tromper et avoir des a priori,voire des arrières pensées politiques.
En janvier 2013, P. Eveno a été nommé par la ministre de la Culture socialiste, Aurélie Filippetti, à la Commission de réflexion sur la réforme des aides à la presse. Il est le frère de Bertrand Eveno, qui fut PDG de l'AFP.
"Ce conflit est inédit dans l'histoire de l'audiovisuel", affirme Eveno, qui a démissionné du comité d'éthique en septembre 2015 après le licenciement de la directrice générale d'alors, Cécilia Ragueneau, directrice générale d'i-télé, la chaîne d'information du groupe Canal+ (de janvier 2012 à septembre 2015) et de la directrice de la rédaction Céline Pigalle, nommée directrice de la rédaction de la chaîne d'information i-télé en... mai 2012, puis directrice de l'information du groupe Canal +. C'est dire le parti-pris du déontologue.
Avec vingt jours de grève, c'est en fait le deuxième plus long conflit "social" (?) dans l'audiovisuel depuis mai 1968, après celui de Radio France, en mars-avril 2015.
Si rédaction et direction n'arrivent pas à réconcilier leurs visions éditoriales, il reste une troisième issue : la vente d'i-télé, selon M. Eveno. A Patrick Drahi ou Alain Weill, acheteurs compulsifs d'organes de presse. Mais "plus le conflit dure, moins la chaîne vaut cher", note-t-il. Justement, Drahi est très endetté...
Antoine Genton
Dans une tribune publiée vendredi sur le site de l'Obs, un autre analyste des media, moins impliqué, professeur à la Sorbonne Nouvelle Paris III, où il enseigne l’analyse de la télévision et la sémiologie audiovisuelle, François Jost, estime pour sa part "que la seule sortie de crise possible est le départ de Morandini". L'universitaire a toutefois réalisé plusieurs films, dont l’un, La Mort du révolutionnaire, hallucinée (1979), a reçu trois prix (Jeune Cinéma, Hyères et Belfort).
C'est l'arrivée de Jean-Marc Morandini, le 17 octobre à l'antenne, souhaitée personnellement par Vincent Bolloré, qui aurait mis le feu aux poudres, prétend Eveno, relais des prétextes avancés par les journalistes rebelles
Pour son émission "Morandini Live", l'animateur a fait intervenir "Samantha, correspondante aux Etats-Unis" qui s'est avérée être "une photographe interrogée depuis Londres", comme le relève le CSA. A partir de quoi, le gendarme de l'audiovisuel a bondi pour fustiger jeudi des "manquements aux exigences d'honnêteté et de rigueur" et menacé la chaîne privée de sanctions.
Saisi par des téléspectateurs et des salariés de la chaîne, le Conseil supérieur de l'audiovisuel a le groupe dans le collimateur, s'avouant également "très attentif" à la nette séparation "entre information et divertissement" sur i-télé.
"En mettant l'accent sur le manquement aux 'exigences d'honnêteté', le CSA insinue bien que c'est la chaîne elle-même qui se retrouve en porte-à-faux avec sa convention." Et, sans le dire, il soupçonne un glissement que s'apprêterait à cautionner la direction i-télé, de l'information vers le divertissement, commente François Jost.
France 2 a effectué ce glissement du divertissement à la politique spectacle avec de "On n'est pas couché" (ONPC), à partir du 16 septembre 2006, veille de la présidentielle fatale à Ségolène Royal, candidate de la gauche, sans que le CSA sans émeuve.
Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) semblait être revenu à ses obligations et avoir pris la noble résolution de s'abattre sur toutes les erreurs des grandes chaînes de télévision. On se souvient que Rachid Arhab (journaliste détaché au CSA depuis 2007) est particulièrement pointilleux sur les éventuels manquements à la charte éthique de son ancien employeur France Télévisions : un moyen pour lui d'éviter d'être accusé (à nouveau) d'éventuelle cooptation et de conflit d'intérêt...
Président du CSA depuis janvier 2013, Olivier Schrameck peut-il se targuer de son indépendance?
Olivier Schrameck est le petit-neveu d'un ministre de l'Intérieur du Cartel des gauches qui vota les pleins pouvoirs à Pétain.
Lui-même fut chargé de mission auprès du ministre de l’intérieur et de la décentralisation Gaston Defferre (PS), puis directeur de cabinet du secrétaire d’État chargé des enseignements supérieurs Roger-Gérard Schwartzenberg (aujourd'hui PRG).
On le retrouve directeur du cabinet du ministre de l’Éducation nationale, Lionel Jospin, puis son directeur de cabinet à Matignon.
Quand il est nommé à la présidence du CSA, Laurent Mauduit (Mediapart) souligne qu'il a bénéficié du soutien de David Kessler, conseiller de François Hollande pour les media et l’audiovisuel "qui a travaillé sous son autorité à Matignon", lorsqu'il était directeur de cabinet de Lionel Jospin.
Schrameck est mis en cause lors de la nomination de Delphine Ernotte à la présidence de France Télévisions. Les comités de rédaction de France 2 et France 3 dénoncent le 21 avril 2015 la procédure "opaque et anti-démocratique" mise en place par le CSA pour choisir le nouveau président de la télévision publique.
Philippe Bilger critique également une nomination "dans un climat de connivence et de clientélisme aux antipodes de la transparence que l’audiovisuel aurait exigée". Laurent Mauduit décrit une désignation "entachée d’irrégularités".
L'habit ne fait pas le moine
Olivier Schrameck n'est pas le meilleur déontologue dont puissent rêver les rebelles d'i-télé mené par Antoine Genton (cf. Emission L’invité d’Antoine Genton. Anina Ciuciu "on ne donne pas l'opportunité aux familles (roms) de s'intégrer"", i-télé, 27 septembre 2013).
Le présentateur Antoine Genton (i-télé), ci-contre, à la cérémonie GQ Hommes de l'année. Il porte un smoking en velours noir (1er prix: 765 euros), et une chemise de smoking col cassé en popeline de coton blanc, le tout De Fursac. Le RSA d'une personne seule et isolée s'élève à 687,22 euros.
La tâche de Myriam El Khomrin'en sera pas facilitée.
Bras de fer entre les journalistes de gauche et le repreneur classé à droite de la chaîne
La direction de Canal+ a annoncé lundi la suspension de la diffusion de l'émission de Jean-Marc Morandini dont l'arrivée crée une polémique
Antoine Genton, meneur de la chienlit
La nouvelle direction de la chaîne i-télé évoque des "raisons opérationnelles" liées à la grève de la rédaction entrée dans son huitième jour.
L'arrivée de l'animateur - non pas condamné, mais seulement "mis en examen"- pour "corruption de mineurs aggravée", a servi de prétexte à un bras de fer entre le groupe de télévision repris par Vincent Bolloré (classé à droite) et les journalistes de la chaîne d'information en continu (marqué à gauche) qui ont reconduit à nouveau leur mouvement ce lundi.
"La direction, ayant pris acte de la poursuite de la grève, annonce la suspension pour des raisons opérationnelles de Morandini Live qui reprendra dès l’arrêt de cette grève", explique un communiqué de la chaîne i-télé.
"Il en va de même pour le lancement du nouvel habillage de CNEWS qui est reporté", ajoute le communiqué, évoquant le changement de nom de la chaîne initialement prévu ce lundi.
"L'arrivée de Jean-Marc Morandini est un élément déclencheur, mais le malaise est beaucoup plus profond," avoue A. Genton journaliste d'i-télé.
Le président de la société des journalistes d'itélen Antoine Genton, était l'invité du Grand direct des media pour faire le point sur la crise que traverse la chaîne d'info en continu.
Pendant la suspension, les journalistes militants continuent la grève En cherchant à nuire à l'actionnaire principal, ils mettent leur outil de travail en péril.
Le coût des 'talk-shows' et de leurs chroniqueurs qui plombent les chaînes télé
Ruquier, avant et après chirurgie esthétique
Combien dépensent les chaînes pour leurs émissions? Et combien sont rémunérés ceux qui y participent ? Le Parisien publiait jeudi une enquête qui répond à toutes ces questions.

L'émission de télévision la plus chère est estimée à 190.000 euros et la moins onéreuse à 40.000.
Alors que Vincent Bolloré a décidé de rentabiliser Le Grand Journal, jugé trop cher, Le Parisien s'est penché sur les coûts de production des programmes télé. Et le plus onéreux n'est pas forcément celui auquel on pense...

France 2 réclame toujours plus de pub au contribuable
'On n'est pas couché', sur le service... public, palme du plus gros budget
France 2, la chaîne de France Télévisions, est celle qui investit le plus dans une émission de politique spectacle. Diffusé tardivement, le samedi en deuxième partie de soirée, son co-producteur et présentateur, un socialiste et homosexuel prosélyte, Laurent Ruquier (ci-dessus) toucherait 190.000 euros l'émission. On se déclarerait nanti et privilégié honteux à moins, mais son empathie avec les plus défavorisés, qu'ils soient chômeurs, sans-abri ou/et illégaux sent l'hypocrisie à plein nez.
"On n'est pas couché" de Laurent Ruquier au top des talk-shows coûteux.
Tourné au Studio Gabriel, près des Champs-Elysées, ONPC doit démonter son décor après chaque enregistrement, une opération estimée à 5.000 euros qui lacohérence de la gestion du service public.
S'ajoute à ce gaspillage, les extravagants salaires des deux chroniqueurs. Ainsi, "Léa Salamé et Aymeric Caron touchent 1.500 euros brut par émission", révèle l'enquête du journal Le Parisien. Aymeric Caron, qui s'enflamme aux côtés des plus démunis, touche plus de quatre fois leur SMIC (1.457,52 euros brut, sur la base de... 35 heures par semaine).A la rentrée, le gauchiste libère son siège au profit de Yann Moix, un prix Goncourt, tirant donc un trait sur sa rente. Le chevelu devra-t-il se résoudre à passer du chou frisé bio à la salade sous serre ?
Le Grand Journal, palme d'or des talks quotidiens
La chaîne cryptée arrive en deuxième position des plus généreux groupes audiovisuels avec Salut les Terriens de Thierry Ardisson. Chaque numéro de SLT coûterait 180.000 euros, soit 60.000 euros de plus que l'ostentatoire Grand Journal, souvent accusé de gabegie.
Il faut dire que, avec un coût unique de 120.000 euros, SLT, talk-show quotidien produit par Renaud Le Van Kim et présenté par Antoine de Caunes ne se refusait pas grand-chose: un studio de 800 m², un public que 300 personnes, des chroniqueurs bien payés -Jean-Michel Aphatie touchait 15.000 euros par mois- et des prestations d'artiste en live... Rien de vraiment "bas coût".

Canal Plus
Suite à la fuite des abonnés,Antoine de Caunes, son présentateur, devra retravailler sa formule à la rentrée, alors que Le Grand Journaln'était pas le programme le plus cher,même sur la chaîne cryptée, à la différence d'ONPC sur le service public.
Vincent Bolloré, principal actionnaire de Canal+, a décidé de réduire les frais. Le Grand Journal reviendra donc en septembre avec des moyens réduits, une nouvelle animatrice -Maïtena Biraben-, un nouveau producteur -Flab, connu pour La Nouvelle Edition- et un décor récupéré du Canal Football Club. Bref, Canal+ va découvrir une gestion de père de famille.
Sur D8, C à vous et Touche pas à mon poste, palmes de la rentabilité
La petite chaîne que Bolloré avait vendue à Canal+, avant de prendre le tout, lui l'a confirmé dans l'idée que le succès peut être associé au juste coût. Avec ses 'happenings' déjantés, on pouvait croire que TPMP sur D8 coûtait également une petite fortune. C'est un a priori. Avec 40.000 euros par épisode, l'émission de début de soirée emmenée par Cyril Hanouna ne fait pas plus que C à vous sur France 5.
Le coût n'est pas gage d'audimat
L'animateur Cyril Hanouna présente Touche pas à mon poste!, l'un des talk-shows les moins onéreux du PAF. Même si ses chroniqueurs Jean-Michel Maire et Enora Malagré gagnent entre "300 et 600 euros brut par émission", le programme fait des économies sur son lieu de tournage -un studio situé à Boulogne-Billancourt que D8 met gracieusement à sa disposition. De même, aucun reportage n'est réalisé, toutes les images diffusées à l'antenne étant acquises gratuitement selon le principe du zapping. Un excellent rapport qualité/prix pour D8, puisque Touche pas à mon poste ! réunit en moyenne un million de téléspectateurs.
Les producteurs sont-ils, quant à eux, des bénévoles?