POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Mentalecheta C. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Mentalecheta C. Afficher tous les articles

dimanche 29 novembre 2009

UMP: des élus de la diversité en rapport de leur représentativité ?

La population immigrée, éternelle insatisfaite

9% des citoyens français seraient d'origine immigrée

Combien de Français seraient-ils d'origine noire ou magrébine ? Le quota de personnes de couleur est-il respecté -ou dépassé- dans les émissions ou journaux télévisés ?
Il est bien légitime que la population française d'origine étrangère souhaite être traitée à égalité avec les autres concitoyens, mais est-il en revanche convenable qu'ils réclament des places au nom de leur différence et en proportion supérieure de leur nombre réel dans l'hexagone ?
Or, des élus UMP cherchent à profiter du progrès des mentalités à leur endroit pour affirmer leurs ambitions et occuper un plus grand nombre de places sur les listes en vue des régionales.
Le 27/11/2009, l'un d'eux, Kamel Hamza, conseiller muncipal de La Courneuve, répondait à lexpress.fr.

Êtes-vous satisfait de la diversité des candidats au sein des listes de la majorité pour les régionales?
Pour l'instant non. Mais on va voir comment cela va se passer samedi 28 novembre au Conseil national l'UMP. En Île-de-France, les têtes de listes départementales ne reflètent pas la diversité de la région. Valérie Pécresse [chef de file régionale, ndlr] disait qu'elle voulait mettre des Rama, des Rachida en tête de liste, mais on voit des maires, des députés qu'on connaît déjà. Il n'y a pas de renouvellement.

L'UMP est en retard sur le sujet?
J'ai le sentiment que mon parti ne pose pas encore la question de la diversité. Le PS et le MoDem s'y intéressent, ils ont choisi des têtes de liste de toutes origines en Île-de-France. Il y a une révolution des mentalités à faire, et cela doit passer par la politique.

Nicolas Sarkozy doit taper du poing sur la table?
L'UMP avait pris de l'avance grâce à Nicolas Sarkozy qui a nommé des ministres comme Rachida Dati ou Rama Yade. Mais quand le Président fait quelque chose, le parti ne suit pas, il est pourtant le seul à pouvoir changer les choses.

Mettre plus de candidats issus de la diversité sur les listes, c'est une manière de répondre au débat sur l'identité nationale?
Le débat sur l'identité nationale, ça ne peut pas être que des discussions sur le drapeau et l'hymne national. Les Français croient en des valeurs républicaines: l'égalité, la fraternité. L'identité nationale, c'est aussi ça. Si on ne parle que du drapeau et d'hymne national, on se plante.

Culpabiliser l'UMP, mais aussi bien la population d'accueil dans son ensemble à travers lui , est quelque peu excessif

Considérant la demande et un souci de parité, il devient nécessaire de recenser les différentes origines de Français de manière à posseder les éléments d'appréciation de la justesse de ces revendications.

Des têtes de liste de toutes origines au PS et au MoDem ?


  • Au Modem, ils enregistrent en manque cruel de volontaires et les candidats au casse-pipe ne se pressent pas.

  • Au PS, la vérité est différente.
    Mais le conseiller muncipal de La Courneuve peut toujours aller voir si l'herbe est plus verte dans le pré d'en face. Les autres n'ont pas oublié les reproches adressés lors des dernières législatives par les candidats socialistes sacrifiés dans des circonscriptions imprenables.
    LIRE PaSiDupes : Le PS sacrifie un beur de plus (Samir Mihi)

    Des «insoumis de la diversité » ?
    Les exemples sont légion.


  • « Les insoumis de la diversité claquent la porte du PS » titre le Bondy blog

    Djamel Yalaoui s'était présenté sur Trappes (Yvelines) contre Safia Otokoré, candidate d’origine somalienne officiellement investie par le PS. Djamel Yalaoui participait à la nouvelle fronde d’une dizaine de candidats démissionnaires du parti qui, sous la houlette de Chafia Mentalechta (Puy-de-Dôme), dénoncent le “hold-up sur les voix des quartiers populaires à la présidentielle” (Diversité : le clash des sacrifiés, Le Parisien, 13 mai 2007 ).


  • Ces rivalités dégénérèrent parfois en règlements de compte. Le Bondy Blog -choyé par Yahoo! Actualités-, qui s’était rendu à Marseille pour suivre la campagne électorale dans les Quartiers Nord, raconta ainsi les mésaventures de Karim Zéribi, candidat “Nouvelle gauche” agressé physiquement dans la nuit du 7 au 8 mai. A la mi-février déjà, deux personnes l’avait apostrophé, menaçants : “Toi, tu ne te présentes pas aux élections”. Qui sont les agresseurs ? Mystère. Mais la candidature de Karim Zéribi gêne certains, surtout à gauche, et le Bondy Blog ne se priva pas de le souligner. Qu'est devenu le Bondy blog ?

    Que faut-il faire si, selon Fadila Mehal, née en Algérie, présidente fondatrice des Marianne de la diversité et candidate du MoDem aux municipales 2008 dans le IVe arrondissement de Paris (lien), a trouvé sur son passage la maire socialiste sortante Dominique Bertinotti qui lui a opposé une vive opposition. On peut affirmer que la France enregistre une grave pénurie de représentation politique, mais le face à face électoral est démocratique.

    Il ne faut pas non plus ignorer que Rachida Dati a été Garde des Sceaux au ministère emblématique de la Justice, que Rama Yade a été secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères et aux Droits de l’homme, un autre ministère prestigieux, et que Fadela Amara est secrétaire d’Etat à la politique de la ville. Trois personnalités politiques « venues d’ailleurs » et femmes de surcroît, appelées à de hautes responsabilités. Ces heureuses élues sont des « symboles vivants de la diversité », reconnaît Fadila Mehal. Mais y aura-t-il assez de postes « symboliques » ou non pour toutes les Marianne de la diversité et autres «insoumis de la diversité » ?
    De plus, quels sont les droits des 90% qui n'en font pas partie ?
  • samedi 16 juin 2007

    PS: démissions de militants communautaristes bernés

    Les insoumis de la diversité claquent la porte du PS
    Une dizaine de militants et responsables socialistes issus de l'immigration démissionnent du parti. Ils remettent en cause, notamment, les choix des personnes investies par la direction dans le cadre des élections législatives et annoncent qu'ils se présenteront sous l'étiquette "divers gauche"
    Ils l'ont fait. Ils ont envoyé leur démission au parti. Une dizaine de socialistes représentatifs de la diversité, estimant ne plus être entendus et encore moins écoutés par les instances dirigeantes, ont dit "ciao" à François Hollande, le premier secrétaire. Ça s'est passé samedi, lors du Conseil national du PS. Ils ont annoncé qu'il se présenteraient sous l'étiquette "divers gauche" aux élections législatives de juin. Leur slogan: "De l'audace à l'Assemblée nationale". Quelques-uns se sont retrouvés ce dimanche 13 mai dans une brasserie en face de la gare de Lyon, à Paris. Le Bondy Blog était à leur table. Le leader naturel du groupe est une femme, Chafia Mentalecheta, mère de trois enfants. Une lionne, Chafia, avec du feu dans les yeux. Elle a faim de politique, mais elle ne goûte pas aux plats réchauffés de la rue de Solférino. "Ils sont d'accords d'avoir des Arabes et des Noirs à l'Assemblée nationale, dit-elle à propos des dirigeants socialistes, mais des Arabes et des Noirs dévoués. Ils veulent restaurer le deuxième collège des musulmans de l'Algérie française."
    La défaite de Ségolène Royal face à Nicolas Sarkozy est propice aux remises en cause du fonctionnement de l'appareil socialiste. Le claquage de porte des mécontents issus de l'immigration y participe. Chafia Mentalecheta, désormais ex-déléguée nationale PS à la citoyenneté et à la lutte contre les discriminations, est certes strauss-kahnienne. Mais réduire sa démission à une divergence de vue entre courants internes serait malvenu. Car tous les démissionnaires ne sont pas de la mouvance DSK. Et puis, avec François Hollande comme avec Ségolène Royal, le feu couvait depuis au moins un an. Il y eut d'abord les investitures des candidats aux législatives, l'été dernier. Premiers dérapages, selon Chafia Mentalecheta et ses amis. Ils sont plusieurs à être écartés, alors qu'ils pensent avoir toute légitimité à incarner le parti dans la bataille. Parmi eux, Chafia, qu'un tract, alors, appelle méchamment la "beurette". Elle, la Clermont-Ferrandaise, ne sera pas investie dans la 1er circonscription du Puy-de-Dôme, qu'elle connaît par cœur. A Trappes, dans la 11ème circonscription des Yvelines, un coup gagnable pour le PS, la "politique des petits copains" joue à plein, dénoncent les démissionnaires. François Hollande et son numéro 2 François Rebsamen parachutent Safia Otokoré, jugée docile, au détriment d'un habitant de Trappes, le pourtant socialiste Djamal Yalaoui, un avocat, dont l'indépendance d'esprit déplaît à la rue de Solférino et qui a le tort de viser la mairie de la ville en 2008.
    Troisième exemple, la 5ème circonscription du Val-d'Oise, à Argenteuil, "donnée" par le PS à un citoyen du 12ème arrondissement de Paris, Faouzi Lamdaoui, là aussi un dévoué de François Hollande. Janine Maurice-Bellay, qui comptabilise plus de 10 ans de militantisme dans le parti, espérait y être investie, la circonscription ayant été réservée à une femme et à la diversité. Pour la peine, Janine Maurice-Bellay, qui n'a pas démissionné du parti, ira défier en Seine-Saint-Denis le socialiste Bruno Leroux, secrétaire national aux élections ! Plus récemment, Chafia Mentalecheta et d'autres membres de Prairial 21, une association regroupant des militants socialistes issus de l'immigration, ont
    adressé à Ségolène Royal des courriers restés sans réponse, à l'exception d'un vague rendez-vous avec l'une des collaboratrices de l'ex-candidate à la présidence de la République. Les signataires de ces lettres demandaient à être reçus par Ségolène Royal afin de lui exposer ce que, eux, militants socialistes des quartiers populaires, estimaient être une "vraie" politique contre les discriminations. Enfin, et ça date de quelques jours, la direction socialiste, dans le cadre d'accords électoraux avec les Verts en vue des législatives, décide d'ôter leur investiture à deux femmes socialistes, Zoubida Naili et Najat Azmy, respectivement candidates dans le Bas-Rhin et dans le Nord. C'en est trop. Si un doute saisit encore les futurs démissionnaires de la diversité, cette goujaterie les convainc de franchir le pas.
    Mais rebondissement tout à l'heure, dimanche, en fin d'après-midi. Les Verts, apparemment choqués de cette proposition d'arrangement sur le dos de deux femmes d'origine arabe, votent contre. Bonne nouvelle pour Zoubida Naili et Najat Azmy, qui pourront, en principe, se présenter. Elles n'avaient, quoi qu'il en soit, pas démissionné du PS. Mais le cœur, chez elles, y sera-t-il encore ? Les démissionnaires, quant à eux, maintiennent leur décision de quitter le parti. Ils veulent plus de jeunesse et plus de liberté. Chafia Mentalecheta a rédigé un brouillon de lettre cinglante à François Hollande, qu'elle appelle à revoir sa façon de faire de la politique. Elle en veut aussi à Elisabeth Guigou, candidate à Bondy. Elle lui reproche un commentaire désobligeant à l'égard des militants de la diversité qui ont démissionné. D'où cette politesse: "Je suis complètement d'accord avec elle, dit Chafia Mentalecheta au sujet de l'ancienne ministre de la justice: seul le renouvellement peut permettre au PS de continuer à exister et dans ce cadre-là, Elisabeth Guigou a toute sa place au cimetière des éléphants." Pas démissionnaire, investi sans trop de problème dans la première circonscription du Val-de-Marne, actuellement tenue par l'UMP et difficilement gagnable pour le PS, le socialiste Akli Mellouli, une figure de Bonneuil, assiste avec beaucoup de regrets au départ de ses "amis" démissionnaires. "J'ai le sentiment de perdre des camarades. Je me retrouve un peu plus seul", dit-il. Dans le parti, d'autres partagent son sentiment. N'y a-t-il pas plus urgent, au PS, que de désigner au plus vite Ségolène Royal candidate à la présidentielle de 2012 ?
    (source BondyBlog)

    vendredi 15 juin 2007

    Chafia Mentalecheta: illusions et déceptions communautaristes

    Qui est cette responsable socialiste?
    L'identité française nouvelle ...

    Chafia Mentalecheta a deux mots à dire à Hollande

    Lettre ouverte à François Hollande

    Quand les minorités comptent pour du beurre et du cacao

    Aujourd’hui, nul n’est dupe. Il n’y a pas de hasard dans la faible représentation de la diversité dans la classe politique française. La bataille politique se pose donc aussi à ce niveau. Depuis que tu abreuves la France de discours talentueux pour décrire la rénovation en marche, les citoyens espéraient voir ce combat mené par les socialistes. Ils ne pensaient pas encore que même les principes les plus nobles pouvaient être détournés par ceux qui les énonçaient.

    Il est donc venu le temps de mettre un terme à la bouffonnerie que tu as enclenchée au congrès de Dijon en « représentant toutes les couleurs du parti »*dans les instances nationales.
    Déclamer sur les couleurs au lieu de valoriser les compétences et les talents est lourd de sens. En effet, quand on a usé et abusé de la diversité pour se faire servir son café ou se faire conduire, il est plus facile de la compter pour du beurre et du cacao que d’avoir à la penser responsable, partenaire et décisionnaire.

    Ah ! Ce Jacques Chirac, il t’en aura fait faire du souci. Qu’avait-il besoin d’en rajouter en 2002 en nommant deux français issus de la diversité au gouvernement ? En plus de te piquer les thèmes de campagne, qu’avait-il donc à réaliser ce que la Gauche promettait ? C’est qu’il finirait par lui mettre de mauvaises idées dans la tête à la diversité ! Président ça passe, il n’y en a qu’un. Il n’y aura pas foule à convoiter le poste. Mais à l’Assemblée Nationale, il y a 577 députés donc plus de chance de voir surgir des velléités.
    Mais plus que des intentions, les exigences apparaissent et pas des moindres car leur légitimité est incontestable. Là, flanqué de quelques fidèles acolytes, tu tentes comme à ton habitude de ménager la chèvre et le chou tout en forçant le passage à ton profit. Désignation par les militants pour les uns, cooptation et parachutage pour les autres. Pour les uns, on connaît le résultat. Il est pitoyable mais l’exercice dit démocratique aura permis de percevoir l’incapacité collective à mettre en phase certains socialistes avec la société du 21ème siècle. Pour les autres, les cooptés, tes amis, on s’interroge encore sur l’objectif final de tant de bienveillance. La seule référence sur le contexte et la méthode, renvoie au deuxième collège de l’Assemblée algérienne de 1947. Reste à savoir si le fantasme du vote communautaire permettra de concrétiser ton rêve de calife. Peu t’importe les effets pervers que ce comportement induit. Aujourd’hui, au lieu d’être naturelle, la diversité est pressentie comme un danger par les militants de terrain qui se sentent méprisés par ces parachutages inopportuns.

    Pour couronner le tout, tu files, fier comme un émir, à Alger et à Rabat pour te faire introniser chantre de la diversité. Aveuglé par tes certitudes, tu ne remarques même pas le regard amusé que porte sur ta caravane, les dirigeants de ces deux pays depuis longtemps libérés.

    Cerise sur la corne de gazelle, tu vends, voire tu échanges comme de vulgaires tapis les quelques uns loyalement désignés par les militants, légalement ratifiés par la convention nationale, pour conclure un accord électoral avec les Verts qu’ils finissent par refuser. Tant de cynisme politique ne grandit ni l’homme, ni le parti qui le cautionne.

    Comme tu parais n’avoir toujours rien compris, le 6 mai, les Françaises et les Français t’envoient Nicolas Sarkozy te coller grave aux babouches. Pour commencer à te brancher, il t’échange une Elisabeth contre une Rachida à la Justice et un Douste–Blazy contre un Kouchner aux Affaires Etrangères. Comme il est parti, dans 5 ans, Mohamed est à l’Intérieur et Ségolène aux Droits des Femmes.

    Toi pendant ce temps, tu attends le match retour, celui du 10 juin. Là, obligatoirement, à force de marquer des buts contre ton camp, tu mets ta petite équipe à rude épreuve.
    Malek apprend à ses dépens que malgré Ségolène, la Charente reste toujours libre. Faouzi découvre à Argenteuil que le vote communautaire - tant pourfendu, mais tellement espéré- n’est qu’une vue de l’esprit qui s’arrête à Solferino, Safia comprend enfin que le seul lien qui unit les trappistes à la Bourgogne c’est l’ordre des Cisterciens de la Stricte Observance, etc., etc., ainsi soit-il. Quant aux militants investis à la loyale dans les circonscriptions imprenables, ils ont beau en faire le siège, les citadelles restent aussi inaccessibles que l’Assemblée Nationale. Résultat du match, comme à chaque fois, le festival de mise en scène des faciès trouve une fin peu glorieuse. Et, ton ingéniosité à faire prendre des vessies pour des lanternes laisse place à une réalité douloureuse et sans artifices. Le temps des promesses
    prend fin, il ne s’agit plus de clamer le nombre de députés socialistes issus de la diversité mais de crier au loup pour sauver les quelques Robinson du naufrage. Pour les Vendredi, on verra plus tard après les élections.
    Si le 18 juin prochain, Nicolas Sarkozy félicite pour son élection ne serait ce qu’un seul député UMP issu de la diversité, il écrira une page de l’histoire de France qui ne pourra plus jamais être tournée.
    Il sera celui qui a accepté une diversité émancipée, en voyant en elle des citoyens égaux et également admissibles à toutes les dignités et places sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.
    Quand la Droite démontrera sa capacité d’action, les socialistes présumés progressistes et avant-gardistes seront alors renvoyés pour longtemps à leurs chères citations où chaque citoyen de France quel que soit son origine, sa religion, sa couleur de peau, son handicap ou son orientation sexuelle est censé digne de tous les respects.
    Monsieur le Premier Secrétaire, tu peux partir tranquille, les socialistes vont avoir du mal à trouver pire.

    Chafia MENTALECHETA, Ex-Déléguée Nationale « lutte contre les discriminations et citoyenneté