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mercredi 30 septembre 2015

L‘Eglise de France s'engage contre la campagne gouvernementale sur l'IVG

Le droit de vie et de mort sur le vivant indigne les croyants

Le slogan de la campagne "IVG : mon corps, mon choix, mon droit" ne prend pas en compte la personne humaine sacrifiée
 
Marisol, femme sandwich
La Conférence des évêques de France dénonce "l'approche individualiste du drame de l'avortement",  pour ne pas dire matérialiste et démagogue.
Dans un communiqué signé par Monseigneur Ribadeau Dumas, la Conférence des évêques de France (CEF) laisse peu de place en s'engageant contre la campagne de relance des IVG lancée par la ministre de la Santé Marisol Touraine. "La Conférence des évêques de France (CEF) tient à rappeler son opposition à l'interruption volontaire de grossesse" écrit son porte-parole.

Lancée lundi, cette campagne en faveur du droit à  l'IVG pour tous vise à convaincre du "droit fondamental" à l'avortement. Le gouvernement crée un numéro vert gratuit et anonyme pour informer les femmes sur le recours à l'IVG. La ministre de la Santé s'est faite tatouer un tatouage éphémère pour appuyer son soutien à cette campagne.

La politique-spectacle et 
l'avortement-spectacle sont
les deux mamelles de Touraine
La CEF veut rappeler "l'impérieuse nécessité de ne pas considérer l'avortement comme une anecdote de la vie mais comme un acte grave qui engage et marque bien souvent profondément et durablement les personnes qui le vivent: les femmes mais aussi les hommes et les familles."

La CEF attire aussi l'attention sur ce qu'elle estime comme "des mesures inquiétantes" prises par le gouvernement, parmi lesquelles "l'assouplissement de la délivrance de la contraception d'urgence aux élèves mineures, l'intégration du nombre d'IVG dans les contrats d'objectifs des ARS, l'autorisation pour les centres de santé à pratiquer des IVG, la fin du délai obligatoire".

Un "matraquage idéologique insupportable"

Les évêques citent le pape François dans son encyclique Laudato Si qui écrit: "Puisque tout est lié, la défense de la nature n'est pas compatible non plus avec la justification de l'avortement." (paragraphe 120).

L'Eglise de France prend position contre l'avortement à chaque offensive. La CEF avait déjà protesté vigoureusement en avril dernier contre la "banalisation" de l'avortement qu'impliquait selon elle la loi Santé de Marisol Touraine. La CEF avait notamment souligné que la suppression du délai de réflexion avant une IVG renforce "une conception réduite de la dignité humaine faisant de l'enfant à naître un simple objet dont on doit disposer librement et retirant à la femme enceinte les moyens d'exercice de sa réelle liberté de conscience".

Un viol d'Etat des consciences

La prochaine fois, une ministre
 exhibera son foetus ?
L'abbé Grosjean, prêtre du diocèse de Versailles, fait état d' "une vraie colère dans l'Eglise contre ces contre-vérités assumées par le gouvernement. Le gouvernement prétend informer les femmes, mais passe sous silence la question de la vie de l'enfant, celle de la souffrance de beaucoup de femmes qui ont vécu une IVG, la possibilité d'aides pour celles qui veulent garder leur enfant.

Et le prêtre de dénoncer "un matraquage idéologique insupportable qui vise à neutraliser tout débat et imposer pour évident ce qui ne l'est pas".

L'Eglise catholique reste fermement opposée à l'avortement qui n'est pas de force majeure. Dans le catéchisme catholique publié par Jean-Paul II en 1992, il est précisé que "l'avortement direct, c'est-à-dire voulu comme une fin ou comme un moyen, est une 'pratique infâme' gravement contraire à la loi morale."

Le pape François a autorisé les prêtres à pardonner l'avortement à l'occasion de l'année jubilaire. Dans une lettre rendue publique le 1er septembre, le souverain pontife écrit avoir "décidé, nonobstant toute chose contraire, d'accorder à tous les prêtres, pour l'année jubilaire, la faculté d'absoudre du péché d'avortement tous ceux qui l'ont provoqué, et qui, le cœur repenti, en demandent pardon".
La "théologie de la réconciliation" est-t-elle progrès ou régression ? J'te pardonne, parce que j'suis sympa, et vas-en paix, si tu peux...

vendredi 24 janvier 2014

Hollande au Vatican : une bombe explose près d'une église

Hollande s'est finalement décidé à rendre visite au pape François, avant les municipales 

Les municipales valent bien une messe 
Accueil ...réservé:
un bureau sépare symboliquement les hôtes 
Après 20 mois de présidence, Hollande a fait le déplacement au Saint Siège, ce vendredi. Le chef de l'état laïc, qui s'est déjà rendu à Rome à quatre reprises pour des entretiens avec les autorités de la péninsule depuis son arrivée au pouvoir en mai 2012, n'a rencontré ni le pape Benoît XVI, ni le pape François. 
Avant cette visite, dans la nuit de jeudi à ce vendredi, une bombe a explosé à proximité d'une église gérée par la France.

Le chemin de Canossa d'un Judas
Hollande rencontre le pape François à 10h30, au cours d'un déplacement de 4h30. Il est accompagné du ministre de l'Intérieur chargé des cultes, Manuel Valls, et devrait aborder un certain nombre de sujets internationaux, comme la Syrie, mais aussi des bouleversements sociétaux qu'il a imposés aux Français, heurtant une large partie de l'électorat catholique. La loi autorisant le mariage homosexuel, votée dans la précipitation et promulguée en mai 2013, avait poussé des centaines de milliers de manifestants dans la rue. Plus récemment, des dispositions élargissant les possibilités d'avortement ont provoqué des crispations. Les projets sur le suicide assisté pour les malades en fin de vie, des réformes envisagées sur la famille, les conceptions en faveur de la promotion du "genre", le sexe à la naissance ne suffisant plus à déterminer l'identité sexuelle, créent un malaise grandissant parmi les catholiques français. 

100.000 catholiques français ont adressé cette semaine une lettre ouverte au pape, le priant d'aborder ces questions avec François Hollande. 
"C’est avec confiance et espérance que nous nous tournons vers Votre Sainteté pour lui demander de bien vouloir se faire, auprès de M. François Hollande, l’interprète du profond malaise et de l’inquiétude grandissante de nombreux catholiques de France."
Mais, à la veille de deux scrutins, municipales en avril  et européennes en juin, le président de la République ne cherche qu'à adresser "un message fort de dialogue et d'attention" aux électeurs catholiques, alors qu'il est impopulaire auprès de la majorité des Français de toutes croyances. 

Cette visite intervient aussi alors que
sa liaison officielle avec Valérie Trierweiler est bouleversée par la révélation de son infidélité avec l'actrice Julie Gayet. 

Les réactions diverses

Chrisine Boutin : les catholiques se sentent "ostracisés" 
Christine Boutin, présidente d'honneur du Parti Chrétien Démocrate, estime, sur LCI et Radio Classique, que François Hollande "n'a pas fait grand chose, sauf pour les sujets qui, pour nous sont fondamentaux : le mariage pour tous, l'euthanasie, l'avortement, l'éducation avec le gender, etc. Tout cela, c'est vraiment en dehors de ce que nous croyons profondément. Et, d'un autre côté, il y a des réactions très tardives de Manuel Valls à la profanation de Sainte-Odile, aux Femen à la Madeleine. Il n'y a pas de réaction politique pour dénoncer ces attitudes. Nous avons l'impression que parce que nous sommes catholiques, nous sommes ostracisés, montrés du doigt, alors que tous les autres seraient accueillis".

Explosion d'une bombe à Rome, à quelques heures de la visite de Hollande au Vatican
"Aucun acte de revendication n'a été pour l'instant retrouvé ni transmis aux autorités", selon l'ambassade de France au Vatican. 
Lieu de l'explosion d'une bombe,
à quelques heures de l'arrivée de Hollande
"L'une des hypothèses envisagées est celle d'un acte lié à la visite du président de la République", hasarde-t-on!
La bombe artisanale a explosé à deux pas du Saint-Siège dans la nuit de jeudi à vendredi à proximité d'une église gérée par la France. Dans la rue où a eu lieu l'explosion, se trouve "l'église Saint-Yves des Bretons, qui fait partie des pieux établissements de la France à Rome et Lorette", a souligné la secrétaire de l'ambassadeur de France près du Saint-Siège. L'explosion n'a fait que des dégâts matériels, une vitre et des voitures endommagées.
La visite officielle n'est pas une visite d'Etat 
Le président, arrivé par la solennelle Cour Saint-Damase, s'est rendu, escorté par les "gentilshommes de Sa Sainteté", dans la bibliothèque du pape, où il a eu un entretien d'environ une demi-heure avec le pape qui comprend le français mais le parle peu. Puis le président rencontrera le secrétaire d'Etat, Pietro Parolin, et le "ministre" des Affaires étrangères du Vatican, le Français Dominique Mamberti, avant de s'adresser à la mi-journée à la presse au Centre culturel Saint-Louis de France.

Membres du gouvernement
Selon la porte-parole du gouvernement Ayrault, Najat Vallaud-Belkacem, invitée de BFMTV, la visite de François Hollande au Vatican "a vocation à aborder des sujets comme la Syrie" ou "le changement climatique"... Deux sujets sur lesquels François Hollande souhaite, selon elle, "insister".

Dans un entretien au quotidien La Croix, Guillaume Garot, ministre de l'Agroalimentaire et ancien élu de Laval aux confins de la Bretagne, estime que François Hollande est "dans une démarche de dialogue, d’ouverture. C’est le sens de cette visite. Le Vatican est un état et il est logique, dans la tradition républicaine, d’entretenir un dialogue d’Etat à Etat. Il estime, en outre, que "le défi alimentaire sera l’un des grands enjeux du XXIe siècle, et il faudra, entres autres, pour le relever, donner à chaque pays les moyens de valoriser sa production. Le pape s’est saisi de ce sujet, comme de la question de l’environnement". 

Me Jean-Pierre Mignard, PS, parrain de deux de ses enfants et accompagnateur de François Hollande au Vatican, rappelle sur Europe 1, que Hollande "n'oublie pas ce qu'il doit à son éducation religieuse et combien de Français sont catholiques". Membre du conseil d'administration du journal "Témoignage chrétien" (groupe Le Monde), il estime aussi que "40% des catholiques français semblaient favorables" au mariage pour tous. Il voit enfin dans cette visite une "obligation vécue avec beaucoup de facilité", bien que tardive, notamment de la part de "la fille aînée de l'Eglise"...

Jérôme Chartier, député UMP du Val-d'Oise, met en exergue deux des sujets de crispations entre les catholiques et le président de la République, le mariage pour tous et "le sentiment des catholiques que François Hollande ne respecte pas les valeurs de la République". Questionné par i>télé, ce proche de François Fillon juge toutefois que le déplacement du chef de l'Etat au Vatican est "un voyage important" comme occasion d'évoquer la question "des Chrétiens d'Orient (...) et la lutte contre toute forme d'extrémisme religieux".

A la différence du président français, nombreux sont les chefs d'Etat et de gouvernement qui se sont pressés au Vatican pour rencontrer le pape François, désigné homme de l'année par le magazine "Time" et plusieurs autres media.La dernière visite au Vatican d'un chef de l'Etat français, Nicolas Sarkozy, remonte au 8 octobre 2010. Il a été fait chanoine d'honneur de Saint-Jean-de-Latran en 2007, un titre dévolu aux présidents français que François Hollande a décliné.
Christine Boutin espère sur Twitter que François Hollande sera "touché par l'Esprit" Saint.

mercredi 22 janvier 2014

Avortement: l'UMP et l'UDI dénoncent une "provocation" socialiste inutile

Vallaud-Belkacem fait de l'auto-promotion; 
Bayrou, mécréant pratiquant, reste couvert

Les centristes dénoncent aussi
, de concert avec la droite, l'amendement socialiste à la loi Veil

par le biais du projet de loi porté par Najat Vallaud-Belkacem, mère-porteuse du texte sur l'égalité hommes-femmes. En rouvrant le débat sur l'IVG qui doit rester une "exception", le gouvernement commet "une faute morale et politique", a estimé François Fillon.D'autres voix de l'UMP ne voient pas davantage pourquoi il faudrait "rouvrir un débat sur la loi Veil", comme Bruno Le Maire ou l'ancien président de l'Assemblée, le Dr Bernard Accoyer qui veut "sanctuariser" ce texte.Une détermination de la droite de convictions déjà observée au début du débat sur le mariage entre personnes du même sexe, dit pour tous... et qui avait permis la libre expression des opposants à la mise en coupe réglée de la société française par les forces nihilistes de gauche.

"Le groupe est à 98% contre l'amendement socialiste qui émane d'un député isolé." 
Le député UMP Philippe Gosselin est en revanche parfaitement représentatif des "différents points de vie au groupe UMP" sur la question de l'avortement et en phase avec une large part de la population comme le démontre la "Marche pour la Vie", manifestation anti-avortement de dimanche, qui a mobilisé quelque 40.000 opposants à la sape des fondements de notre société occidentale, estime  le chef du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Christian Jacob
Cet amendement au projet de loi sur l'égalité hommes-femmes, discuté à partir de ce lundi et aussitôt passé au vote à la hussarde ce mardi soir à l'Assemblée nationale, veut supprimer la notion de "détresse" comme écrit dans la loi de 1975. "Il n'y aucun problème avec la loi Veil. Il n'y a pas d'enjeu. De toute façon, la notion de détresse n'était pas appliquée, elle n'avait jamais été codifiée. Ce n'est qu'une provocation qui ne change rien sur le fond", ajoute Christian Jacob.

Nous ne tomberons pas dans le piège de la provocation 

"Provocation", c'est aussi le terme de Philippe Vigier, porte-parole de l'UDI. Il note que "le mot 'détresse' n'est peut-être plus adapté" et critique clairement la méthode employée. "Passer par un amendement parlementaire, c'est une pratique faussement habile de la part de Najat Vallaud-Belkacemministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement. Le gouvernement dit vouloir apaiser la société, mais là encore il divise sur un sujet sociétal, alors même que l'avortement est remis en cause en Espagne et ailleurs." 

Le patron de l'UDI, Jean-Louis Borloo, lui aussi redoutait récemment le "risque d'ouvrir la boîte de Pandore". 
Soucieux de ne pas l'ouvrir davantage, Philippe Vigier souligne que les centristes sont quasi-unanimes. "Nous voterons le texte sur l'égalité hommes-femmes mais laissons la liberté de conscience des députés du groupe sur cet amendement", ajoute Philippe Vigier. "A l'UDI, nous ne tomberons pas dans le piège de la provocation, nous", assurait-il. 

L'UMP Bruno Le Maire n'épargne pas le pouvoir socialo-écolo

Bruno Le Maire a fait la critique de la politique de François Hollande
L'ancien ministre de l'Agriculture a aussi défendu le statu quo sur la loi Veil et lancé un coup de gueule sur le cas François Bayroulundi matin sur BFMTV. 


La petite phrase:
"les Français cocus de Hollande"

"Oui, aujourd'hui, les Français se retrouvent cocus" du discours de François Hollande, a fustigé, lundi matin sur BFMTV et RMC, l'UMP Bruno Le Maire. Selon lui, le président de la République a d'abord trompé les électeurs de gauche qui ont voté pour lui en 2012 et il est train de tromper ceux qui ont cru son discours de mardi dernier. "Il est déjà en plein rétropédalage, notamment sur les départements", a ajouté Bruno Le Maire.

Le tacle: l'affaire Hollande-Gayet n'est "pas qu'une question de vie privée"

En ce qui concerne l'affaire François Hollande-Julie Gayet, "ce n'est pas entièrement que de la vie privée", a estimé l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy.
"Valérie Trierweiler a une place à l'Elysée (...). Il y a donc un mélange de vie privée et de vie publique", a ajouté Bruno Le Maire, avant de conclure: "ce que je souhaite, c'est que François Hollande clarifie les choses rapidement"

Le clash:
pourquoi devrait-on soutenir François Bayrou?

L'UMP a finalement donné vendredi son feu vert à son candidat à la mairie de Pau, Eric Saubatte, pour une
alliance avant le premier tour des municipales avec le centriste François Bayrou. "Comme les militants de l'UMP, je ne comprends pas cette décision", a commenté le député UMP de l'Eure. "François Bayrou a contribué à nous faire perdre en 2012", en soutenant François Hollande, a-t-il fustigé "et nous le soutenons aujourd'hui". "Je préfère une défaite dans la clareté, qu'une victoire dans la confusion".

L'Assemblée élargit encore l'accès à l'IVG

Une situation de "détresse" n'est plus nécessaire

Avorter à sa guise

Les députés français ont nuitament assoupli le droit à l'interruption volontaire de grossesse (IVG) mardi.
L'amendement modifie la loi Veil de 1975 en supprimant la condition de "détresse". Il  remplace le droit à l'avortement pour toute "femme enceinte que son état place en situation de détresse" par "le droit des femmes à choisir ou non de poursuivre une grossesse".

Tous les groupes de gauche ont voté la mesure de même que le groupe UDI (centriste) et celui de l'UMP, à l'exception de quelques-uns de ses membres comme Jean-Frédéric Poisson (UMP), par ailleurs président du Parti chrétien-démocrate (PCD).

La députée Front national Marion Maréchal-Le Pen a également voté contre. "Rouvrir une nouvelle fois le débat douloureux sur cette question est hasardeux", a-t-elle dit.

Plusieurs amendements déposés par des élus UMP, mais non soutenus par le groupe, ont été rejetés qui proposaient par exemple de dérembourser l'IVG.
Une partie de l'UMP a vivement dénoncé l'amendement socialiste, estimant qu'il "banalise" l'IVG et en fait "un droit comme les autres".

Une "Marche pour la vie" a rassemblé 40.000 manifestants anti-avortement  selon les organisateurs  dimanche à Paris.
En Espagne, le gouvernement a décidé de limiter le droit à l'avortement et a déposé un projet de loi dans ce sens: c'était un engagement de campagne de Rajoy.

L'amendement du groupe socialiste a été adopté par le biais de l'examen du projet de loi sur l'égalité entre les femmes et les hommes sur lequel les députés se prononceront mardi prchain par un vote solennel...
Le Sénat, qui a adopté ce texte en première lecture le 18 septembre, devrait procéder à sa deuxième lecture à la fin février ou en avril au lendemain des élections municipales.

Cette facilitation a du mal à passer dans les rangs de l'UMP. 

Au sein de l'opposition, bon nombre de députés défendent le maintien de la notion de "détresse" qui fait de l'IVG une "exception". D'autres souhaitent aller plus loin, à l'image des seize députés qui ont déposé un amendement visant à dérembourser l'IVG. "Si la notion de détresse est supprimée dans la définition de l'interruption volontaire de grossesse, les conditions de remboursement de l'acte par la sécurité sociale ne sont plus remplies", justifient les signataires du texte dans leur exposé des motifs. 

Parmi eux, bon nombre de députés avaient déjà milité contre le "mariage" entre personnes du même sexe, comme celui de la Manche Philippe Gosselin, celui des Côtes d'Armor Marc Le Fur, ou le président du Parti chrétien-démocrate Jean-Frédéric Poisson, premier signataire de l'amendement. "La volonté du gouvernement est de sortir l'avortement du régime dérogatoire pour en faire un droit plein, explique ce dernier. Face à cette banalisation, notre responsabilité est de tout faire pour maintenir le marqueur de l'exception".

Tout en 
rappelant lundi matin sur BFM-TV que l'IVG est un "progrès très important pour les femmes", l'UMP Bruno Le Maire a insisté pour qu' "on ne touche pas à la loi Veil". "Elle ne peut plus supporter de nouvelles divisions", a jugé le député de l'Eure, partisan du statu-quo.
VOIR et ENTENDRE l'ancien ministre de l'Agriculture: 

Ils revendiquent donc le déremboursement.

La proposition ne fait pas l'unanimité à l'UMP du fait qu'elle fût 
 à l'origine portée par le Front national. "Si j'ai un choix à faire, j'assumerai le choix de rembourser plutôt les radiographies abdominales pour les personnes âgées, les médicaments pour les personnes âgées...", expliquait la candidate frontiste. Le vice-président du FN Louis Aliot évoquait quant à lui des "IVG de confort". L'idée du déremboursement a également été portée par Marion Maréchal Le Pen, députée du Vaucluse, qui souhaite ainsi "responsabiliser les femmes" en dehors des cas extrêmes faisant l'unanimité.
En revanche, pendant la campagne présidentielle de 2012,
Nicolas Sarkozy s'était opposé à la l'idée de Marine Le Pen de dérembourser l'IVG en cas de besoins budgétaires
Aujourd'hui que le garde-fou de la notion de "détresse" est ébranlé, la question de la protection de la vie est à nouveau posée et par conséquent celle de la banalisation par le déremboursement de ce qui devrait être l'exception.

dimanche 19 janvier 2014

40.000 manifestants anti-avortement ont défilé à Paris

Grand succès de la "Marche pour la vie", notamment pour dénoncer une tentative de "banaliser totalement" l'IVG

Le Nouvel Observateur n'a vu que "plusieurs milliers" d'opposants à l'IVGbattant cette année un "record" avec "près de 40.000 personnes". Le magazine du marchand de sanisettes ironise en les disant "galvanisés par l'"exemple" espagnol", mais surtout soutenue par le pape François, explique la porte-parole Virginie Mercier. Lundi  13 janvier, le Saint Père a en effet appelé à la paix, mais aussi rappelé certains fondamentaux comme "l'horreur" de l'Eglise face à l'avortement.

L'Espagne vient en effet d'adopter fin décembre un projet de loi limitant largement le droit à l'IVG.
Les manifestants ont donc défilé aux couleurs du pays: rouge et jaune,  alors qu'à partir de lundi, les députés français débattent d'un texte incluant des dispositions visant à faciliter et étendre les possibilités de recours aux IVG. 

Cette marche est organisée depuis 2005 par une quinzaine d'associations autour de la date anniversaire de la loi Veil de 1975, qui a légalisé l'avortement en France. Elle avait réuni en 2012 près de 7.000 personnes, selon la police, 30.000 selon les organisateurs.

Les manifestants ont reçu samedi le soutien du pape François, qui recevra vendredi prochain le président François Hollande, les invitant à "maintenir vive leur attention pour ce sujet si important".

En tête, une grande banderole revendiquait le droit d'être "Libre d'être contre l'IVG" et une autre "Avec Hollande, avorte et tais-toi".

La marche des opposants à l'interruption volontaire de grossesse célébrait cette année l'Espagne, où l'exécutif a proposé le 20 décembre dernier un projet encadrant l'avortement. Plusieurs parlementaires de la droite espagnole avaient fait le déplacement.
Adopté fin décembre en Conseil des ministres, le texte espagnol vise à limiter le droit à l'avortement à quelques cas graves: danger pour la vie ou la santé physique ou psychologique de la femme, viol ayant fait l'objet d'une plainte et et dans le cas où la grossesse est la conséquence d'un délit contre la liberté ou l'intégrité sexuelle de la femme C'est-à-dire que les cas de convenance personnelle sont théoriquement exclus. Il devrait arriver au Parlement dans environ deux mois.

Une "banalisation totale de l'avortement"

Pour saluer ce détricotage "avant-gardiste" en Europe, de nombreux manifestants étaient vêtus de rouge et jaune, couleurs du drapeau espagnol.
Les opposants à l'avortement vilipendent deux amendements socialistes "glissés en catimini" dans le projet de loi sur l'égalité femmes-hommes, notamemnt qui veut notamment inciter les pères à prendre un congé parental. Il est examiné à l'Assemblée nationale de lundi à vendredi.

Le premier amendement scélérat propose qu'une femme puisse demander une IVG si elle "ne veut pas poursuivre une grossesse" et non plus parce que "son état (la) place dans une situation de détresse".
Cette suppression revient à "une banalisation totale de l'avortement et une dénégation du droit à la vie inscrit dans le code civil", a dénoncé Cécile Edel, porte-parole du collectif d'associations.
"Cela va développer encore plus les avortements eugénistes", s'est alarmé Jean-Marie Le Méné, président de la fondation Jérôme Lejeune.
Des députés UMP vont défendre le maintien de la notion qui fait, selon eux, de l'IVG une "exception". Pour autant, "nous ne cherchons pas à raviver les querelles autour de l'IVG, nous ne sommes pas en Espagne", assurait récemment Philippe Gosselin, membre de l'Entente parlementaire pour la Famille.

Un autre amendement liberticide a été introduit pour sanctionner ceux qui veulent empêcher les femmes d'accéder aux lieux d'information sur l'IVG", une atteinte intolérable à la liberté d'expression" des anti-IVG.
Avec ce texte, "on ne pourra plus être contre l'avortement (...) sur notre site SOS femmes enceintes, nous serons obligés de donner des informations sur l'avortement", affirme Mme Edel. Le projet de loi "qualifie d' 'entrave' le fait d'empêcher physiquement l'accès des femmes à des lieux d'information sur l'IVG".
Il y a quelques mois, le Haut conseil pour l'égalité entre les femmes et les hommes avait dénoncé la libre expression des anti-IVG sur internet avec des sites à l'apparence "neutre, voire institutionnelle", selon lui, délivrant une information "fallacieuse"... 

Environ une Française sur trois a recours à un avortement au cours de sa vie.
Alors que plus de 220.000 avortements sont pratiqués chaque année en France, où l'IVG est intégralement remboursée par la Sécurité Sociale depuis janvier 2013. 

Cinq organisations féministes avaient appelé à un rassemblement vendredi 17, devant l'ambassade d'Espagne, pour protester "contre la loi anti-IVG du gouvernement conservateur espagnol". Parmi elles, le Mouvement alternatif pour les libertés individuelles, une ONG marocaine téléguidée. "Le Parti socialiste apporte son soutien au rassemblement des féministes françaises contre la loi anti-IVG du gouvernement conservateur espagnol" ont souligné Laurence Rossignol, ex-adhérente à la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), ex- journaliste juridique à La Vie ouvrière, le journal de la CGT, porte-parole et Adeline Hazan, d'ascendance égyptienne, secrétaire nationale aux Droits des femmes (proche de Martine AubryMarylise LebranchuJean Le GarrecFrançois Lamy), maire de Reims, avec le soutien des altermondialistes (EELV) et ex-présidente du Syndicat de la magistrature (SM), fortement marqué à gauche et créateur du "mur des cons"...
La contre-manifestation organisée en même temps Place d'Italie a rassemblé entre 200 et 300 personnes, refusant "que la France devienne comme l'Espagne".

lundi 14 mai 2012

François Hollande inquiète les catholiques



Les mesures de fracture religieuse du président-élu Hollande

Manifestation de catholiques contre les promesses "destructrices" de Hollande

6.000 selon les organisateurs (mille cinq cents personnes selon la police) ont défilé dimanche à Paris à l'appel de l'institut Civitas, proche des catholiques traditionalistes, contre les "promesses potentiellement destructrices pour la patrie" de François Hollande.


Civitas est jugé radical pour sa protestation contre l’exposition de l’œuvre " Piss Christ " à Avignon au mois de mai dernier ou pour son action de lobbying avec la " lettre aux élus " (du même nom que le site internet) s'adressa  à près de 40 000 élus de France – du conseiller municipal au sénateur –, une lettre qui traite de l’actualité politique vue à la lumière de la doctrine de l’Eglise. Alain Escada, secrétaire général de Civitas, avait annoncé son élaboration lors du rassemblement du 8 mai 2011 pour la fête de Jeanne-d’Arc afin de dénoncer les élus et les sociétés qui " aident les actes de christianophobie [et qui se] couchent devant les revendications islamiques ".
"

"François Hollande a fait une série de promesses que nous jugeons potentiellement destructrices pour la patrie française, notamment en ce qui concerne le mariage homosexuel, l'euthanasie, l'avortement, l'Education nationale et le droit de vote des étrangers", a déclaré le secrétaire général de Civitas, Alain Escada.

"Nous n'entendons pas que M. Hollande puisse renverser les repères moraux de la société française sans rencontrer une adversité", a-t-il ajouté, appelant à la mise en place d'une "résistance catholique".


La manifestation

Le cortège des manifestants a quitté la place Saint-Augustin (VIIIe arrondissement de Paris) derrière une jeune femme en armure à cheval incarnant le rôle de Jeanne d'Arc, suivie par quatre cavaliers en cotte de maille.
Les manifestants, qui chantaient des chants à la gloire de la Pucelle d'Orléans, ont rejoint la place des Pyramides (1er arrondissement) où est érigée la statue de Jeanne d'Arc, dont on célèbre cette année le 600e anniversaire de la naissance, pour avoir  conduit victorieusement les troupes françaises contre les envahisseurs anglais au début du XVe siècle.

Dans le cortège, on pouvait lire sur des banderoles "Sainte Jeanne d'Arc sauvez la France" ou encore "La France est chrétienne et doit le rester".

vendredi 2 mars 2012

Hollande veut seulement 10 ministères, dont un pour les femmes

Hollande promet un ministère du Droit des femmes


La Ch'tite Brochen-Aubry
a passé son tour:
c'est ballot !



Le candidat socialiste a publié, ce vendredi, son catalogue de printemps pour atteindre l'égalité hommes-femmes.

François Hollande a "détaillé" (pour autant qu'il sache le faire !) plusieurs de ses propositions, vendredi: le candidat socialiste à la présidentielle fait des promesses, s'il était élu, d'un gouvernement mixte, d'un ministère du Droit des femmes et de sanctions visant les partis ne respectant pas la loi sur la parité.

Malgré le flou de ces promesses, attendons de voir s'il ne change pas d'avis dans le week-end...

"Les partis qui ne respecteront pas la parité pour les élections législatives
perdront toutes les subventions de l'Etat pour leur propre fonctionnement", a affirmé le candidat socialiste
"Depuis 2007, le Parti socialiste respecte la loi et ne paie pas d'amendes. Mais il est vrai que d'autres partis politiques préfèrent payer une amende, en plus sur une dotation de l'Etat", a-t-il assuré. Ce que les militants n'observent pas...

Son intention de créer "un ministère du Droit des femmes, à part entière, rattaché au Premier ministre". Le titulaire sera-t-il un homme ? L'"impétrant", comme dirait Nono Montebourg, serait-il Bertrand Delanoë ?
Une idée innovante ?
"François Mitterrand en 1981 avait décidé de créer un ministère du Droit des femmes , qui n'avait pas eu de pérennité", a-t-il rappelé au sujet de ce portefeuille occupé par Yvette Roudy.

Et il promet un gouvernement mixte
Un peu juste, tout de même, pour les précisions, car c'est déjà le cas depuis plusieurs mandats présidentiels. Ainsi, Hollande reste-t-il dans le vague concernant le taux de mixité et la nomination de femmes aux fonctions régaliennes...
On n'est pas une "république bananière:
Ellen Johnson Sirleaf, première présidente de la présidente,
depuis Vigdis Finnbogadottir en Islande (1980),
et c'est au Liberia


L'égalité salariale dans les entreprises

"Ce serait un bon principe que d'avoir autant d'hommes que de femmes dans un gouvernement", a ajouté le député de Corrèze, précisant que "cela ne veut pas dire que les responsabilités seraient les mêmes".

Sur l'égalité salariale en entreprise, il menace les entreprises

"Il n'y a pas besoin de lois supplémentaires. Tout existe sur le plan législatif et réglementaire, il faut une volonté", d'après lui. "Je laisserai un an aux grandes entreprises pour se mettre en conformité avec la loi. S'il n'y a pas cette égalité, les exonérations de cotisations sociales seront suspendues pour les entreprises qui ne respectent pas ce principe", a-t-il ajouté.
Il promet aussi des sanctions pour les partis politiques qui ne pratiqueront pas la parité.

Enfin, François Hollande a plaidé dans son discours pour faciliter l'accès aux centres d'interruption volontaire de grossesse (IVG).
On l'aura compris, le socialiste s'exprimait après une prise de parole devant des personnalités féminines, à son siège de campagne...
Demain, il s'adresse aux gauchers: va-t-il promettre des sanctions aux entreprises qui ne les recrutent pas à parité avec les droitiers ?