POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est allocation logement. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est allocation logement. Afficher tous les articles

samedi 5 juin 2010

Dosière (PS) voudrait instaurer une république en peau de lapin

Le PS menace des ministres de la suppression des logements de fonction

Le « société du care » socialiste exclut les ministres

Le PS dispose d'un promoteur de l'austérité
Le député apparenté socialiste René Dosière s'épanouit en effet dans l'affaiblissement des budgets de l'exécutif. Il met un zèle infini dans la suppression de tout ce qui pourrait faciliter leur tâche. Il s'est d'abord illustré dans le contrôle des dépenses de la présidence de la République.

René Dosière a déjà dénoncé l'opacité du budget de la présidence
, visant en particulier la dotation effective, et sa forte progression sous la présidence de Jacques Chirac. Sous la présidence de Nicolas Sarkozy, le député a interpellé le gouvernement sur l'attribution d'une carte bancaire à Cécilia Sarkozy et, par extension, a demandé, à cette occasion, une clarification du statut du conjoint du chef de l'État.

Député depuis juin 1988, il s'est néanmoins gardé de consacrer sa compétence en finances publiques à l'épluchage des dépenses de François Mitterrand, président de la République jusqu'en 1995. L'alternance libère du temps et sa persévérance a pu trouver à s'employer.

Un sous-prolétariat ministériel

La suite logique de la proposition Dosière est donc maintenant de réduire les membres du gouvernement à la portion congrue. Il priverait volontiers certains d'entre eux, mais pas d'autres, de leurs logements de fonction,
au risque de renforcer la hiérarchie ministérielle actuelle et de créer aussi des « ministres défavorisés ».

=> En dehors de ministères « régaliens », point de salut

Selon le député de l'Aisne, seuls les ministres d'astreinte 24 heures sur 24, comme le Premier ministre (tout de même, mais pour combien de temps ?), ou les ministres de l'Intérieur, de la Défense, de la Justice, des Finances et des Affaires étrangères, auraient droit désormais à un logement de fonction. « Rien ne justifie un logement de fonction pour les autres", décréterait-il, s'il en avait le pouvoir .

=> La proposition du socialiste est royale
"Qu'ils aient un local de réception, oui. Pour le reste, « ils n'ont qu'à louer un appartement, même les ministres de province. » Ce monsieur parle en BRUT... « Ils ont des revenus --14.129 euros brut pour un ministre, 13.423 pour un secrétaire d'Etat-- qui leur permettent de louer. Il faut aller vers une séparation plus claire entre la personne publique, le ministre, et la personne privée qui vit chez elle, avec sa famille », argumente-t-il.
La hausse des loyers parisiens est « actée », affirmerait aussitôt la presse polémiste.

=> Voyons les revenus du député Rosière
Traitement/mois : 7 008,65 € brut par mois pour 2009, soit 5 219 € net, dont les indemnités suivantes (en 2009) :
Indemnité parlementaire de base : 5 443,61 € brut mensuel
Indemnité de résidence : 163,31 € brut mensuel
Indemnité de fonction : 1401,73 € brut mensuel
En cas de cumul avec un mandat local (maire, président de conseil général...), l'indemnité est écrêtée à 2722 € par mois pour 2009 ( maximum : 9 730 €)
A cela peut s'ajouter :
Frais de mandat (frais de représentation) : 5 837 €
Crédit mensuel pour la rémunération de 1 à 5 collaborateurs ou assistants : 9 021 € (si la somme n'est pas totalement utilisée - effectivement ou non - , la différence peut être versée au groupe politique du député, sinon, elle reste acquise au budget de l'Assemblée Nationale)
Supplément familial de traitement pour les députés chargés de famille

=> Or, qui peut croire qu'un 'escroc' de l'envergure de Noël Mamère, qui prétend circuler à vélo, (cf. PaSiDupes) n'empoche pas son indemnité transports (gratuité des taxis parisiens et la jouissance du parc automobile) ? Nous lui souhaitons d'ailleurs volontiers de profiter en outre des largesses de la « république bananière et de son allocation d'aide au retour à l'emploi pendant 6 mois (pour assurer un revenu brut mensuel égal à l'indemnité parlementaire de base).

=> Question parc automobile encore, les gaspillages de Sa Cynique Majesté
Royal, présidente de Poitou-Charentes, ne concernent évidemment pas Dosière
(cf. PaSiDupes et la VerSatis de la présidente de région), mais les lecteurs sont intéressés à savoir que la démagogie socialiste est particulièrement indigne, comme dirait Hamon, élevé avec bac +3 à la dignité de professeur d'Université, puisqu'il est plus délicat de se faire élire que coopter...

=> Et puis, le cumul des mandats auquel sont attachés les sénateurs
(comme les députés socialistes Collomb ou Rebsamen, par exemple - cf. PaSiDupes) ne devrait-il pas être accordé aux ministres de seconde catégorie ? Un secrétaire d'Etat reçoit un salaire de 12 795 € et les gains cumulés d'un Jean-Marc Ayrault sont officiellement limités à 8.100 €, mais le maire de Paris gagne 8.500 €. Quant à la mairie de Lyon, elle a quelque chose à cacher, sans que Dosière n'y voit d'opacité: les émoluments de Gérard Collomb sont 'secret défense', en tant que maire de Lyon, d'une part, et président de la CU (communauté urbaine), d'autre part...

L'exemple François Hollande, député de Corrèze, maire de Tulle (16.000 hab.)
Estimation des montants d'indemnités de fonction (en 2007)
indemnité parlementaire :5.257,58 € mensuels
indemnité de résidence :157,73 € mensuels
indemnité de fonction défiscalisée :1.353,88 € mensuels
indemnité de frais de mandat :6.112 € mensuels
indemnité pour collaborateurs :8.553 € mensuels (restitués si non employés)
indemnité de téléphone et courrier :6.610 € mensuels
indemnité de maire de ville moyenne :2343,24 € mensuels
facilité SNCF :carte de circulation en 1ère classe (40 A-R Paris-circonscription)
NB : les deux indemnités de parlementaire et de président de conseil régional ou de maire se cumulent dans la limite de 1 fois et demi la plus élevée (celle du député), mais il faut bien sûr ajouter les autres indemnités de frais diverses ci-dessus, plus les avantages en nature liées aux fonctions de présidence ou de maire, frais de bouche, voitures avec chauffeurs, et prises en charge diverses, ...
En matière fiscale,
les élus ne paient pas d’impôt sur la totalité de leurs salaires, puisque 6000 € des frais ne sont pas imposables !

Dans certaines régions, les présidents de Conseil régional ont droit à un logement de fonction que Dosière veut retirer aux ministres non régaliens, c'est-à-dire la plupart.
Sa Cynique Majesté Royal n'a pas eu besoin de se présenter aux législatives, puisqu'elle profite à plein des frais de représentation offerts par la région. Et pourtant les revenus d'une petite présidente de région comme ceux de la reine de la démocratie participative sont estimés en 2007 à plus de 30.000 euros, soit 200 fois le salaire minimum, selon AgoraVox. Elle peut compter sur Paris Match, l'une de ses pompes à fric: lire PaSiDupes
Mais c'est néanmoins grâce à ses frais régionaux de représentation que Désirdavenir Royal multiplie les voyages: ils lui auraient permis par exemple de partir en Inde avec trois journalistes il y a quelques mois. "L'utilisation de ces fonds est si secrète qu'on en ignore nous-mêmes la destination", confie Jean-François Fountaine, son rival socialiste au Conseil régional (cf. PaSiDupes: comment Sa Cynique Majesté Royal refuse la parole à Fountaine,PS).
Les velléités de transparence et les critères d'estimation de Dosière laissent donc à désirer.

=> S'agissant du choix de prêts d'aide au logement, dont la proposition démagogique de Dosière ne souffle mot, les ministres auraient-ils accès aux mêmes facilités compensatoires que les parlementaires ? Le populisme qui anime ce socialiste vertueux l'incitera-t-il à supprimer aussi leur accès gratuit au réseau SNCF (1ère classe) ou les quotas de déplacements aériens que les parlementaires ont en commun avec les ministres ?

Le PS ne met aucune limite au populisme

Devra-t-on autoriser nos ministres défavorisés à installer leur tente Décathlon Quai Branly ?


Le PS ira-t-il jusqu'à suggérer la modification du statut du gouvernement ?

Il suffirait qu'il se constitue en association et que les laissés pour compte de la proposition Dosière se déclarent bénévoles... Mais attention: seraient-ils intermittents, comme le prétend certainement le Canard Enchaîné, que Libération devrait les soutenir !
Le souci égalitaire des socialistes est cyclique, voire aléatoire
Notre Dosière n'a rien trouvé de mieux que de maintenir aux uns leurs avantages acquis et de priver les autres des leurs. C'est l'extension au gouvernement de la vieille discrimination entre les régimes spéciaux. C'est en quelque sorte le renforcement de l'aristocratie républicaine sur le modèle de la distinction d'Ancien régime entre petite et grande aristocratie !

Le démocrate René Dosière débat directement avec la presse

=> Une méthode méprisante en 'république du respect'
Sur les 39 membres du gouvernement Fillon 2 de 2009, quelque 33 seraient dépouillés... Mais, malgré leur nombre, c'est par la presse que les prochains ministres défavorisés apprennent ce que pourrait être leur avenir financier et donc les retombées familiales de leur expulsion.

=> René Dosière distille les éléments de sa proposition
"La transparence existe" et "on sait aujourd'hui qui a un logement et qui n'en a pas", mais il peut encore y avoir "des arrangements", lance-t-il, convaincu de s détenteur d'un pouvoir certain démocratique. Mais, si plein soit-il de son importance, il n'est détenteur que d'une parcelle de pouvoir et il a donc adressé un courrier à François Fillon pour qu'il "clarifie les procédures d'attribution" des logements de fonction "et les contrôles prévus". Sans doute Hamon-le-benoît exigera-t-il aussi de François Fillon qu'il prouve qu'il est bien Premier Ministre.

L'élu républicain crée une « noblesse d'État »

De la république bananière à la république hexagonale en peau de lapin

Dans cet entretien au Journal du Dimanche, Dosière souhaite aligner la France sur les pays en voie de développement, quitte à la relever, lorsque le Mozambique et le Sri-Lanka auront fait accéder leurs serviteurs de haut rang à l'ancienne "exception française".

Vers la lutte des classes au sein du gouvernement
Dosière veut pour nous une noblesse gouvernementale titrée, celle de la haute fonction publique, avec un logement et des préséances protocolaires sur les autres nobles de la République. MAM aurait droit à un fauteuil, mais un secrétaire d’État comme Pierre Lellouche (UMP) devrait s'honorer d'un tabouret. Reste le cas épineux des princes de la République dits « étrangers ». Rama Yade, secrétaire d'Etat aux Sports, née au Sénégal et « naturalisée », devrait-elle être bientôt reléguée sur un strapontin, si toutefois le MRAP n'y voyait pas une 'insulte raciale' ?

lundi 14 avril 2008

Réforme de l’Etat : logement, ambassades, armée, dans l’œil du cyclone

La gauche s’est gardée d’approuver bruyamment...
Le Président est à l’écoute et fait ce qu’il a promis. Ce qui s’applique aux postes d’enseignants -et de personnels non enseignants- de l’Education Nationale est également valable dans d’autres ministères.
Pour évaluer plus justement la propagande de la gauche relayée par ses journalistes militants dans toutes les rédactions de la presse écrite et radio-télévisuelle, il convient de mettre en valeur ce que les partisans évacuent, au profit de tous les sujets compassionnels touchants les plus défavorisés, les femmes et les enfants. Tandis que les vieillards sont tombés dans l’oubli depuis la canicule, les scolaires sont en revanche au centre de toutes les attentions et manipulations : le joli mois de Mai oblige !

Logement : les aides ciblées
Telle que la presse transmet l’information, la communication du gouvernement n’est pas très satisfaisante, lorsque les Français apprennent que les plafonds de ressources pour l'accès au logement social vont être abaissés de 10 % et les «surloyers» relevés. Ici ‘abaisser’ veut en effet dire que les possibilités d’accession vont donc 'augmenter'.
C’était une priorité des Français, qui y ont consacré un quart de leurs revenus l'an passé. Pas question, indique le cabinet de Christine Boutin, ministre du Logement, de remettre en cause les objectifs affichés depuis un an, à savoir la construction de 500 000 logements, dont 120 000 sociaux, l'accession populaire à la propriété et l'application du droit au logement.
Quatre axes de travail devraient être avancés.
1- Le premier concerne les aides au logement (allocation logement, APL). Conçues comme un coup de pouce à la location, elles ont donné lieu à des abus. L'Élysée pourrait proposer une remise à plat du système, et notamment un encadrement plus strict des publics visés. Huit millions de personnes perçoivent l'APL.
2- Les dispositifs d'investissement locatif défiscalisés (Robien, Borloo, etc.), qui ont soutenu la construction de neuf pendant plusieurs années, devraient aussi subir un aménagement. Les professionnels anticipent la suppression de la zone C (zones rurales et communes de moins de 50 000 habitants) où se sont concentrées les tensions locatives. D'autre part, le mécanisme de défiscalisation dans les DOM-TOM (Girardin) pourrait être suspendu le temps que le marché immobilier locatif se détende dans ces zones-là.
3- Également dans la ligne de mire, la gouvernance du 1 % logement organisme de collecte auprès de 217 000 entreprises qui gère plus de 3,5 milliards d'euros, permettant notamment de financer la rénovation urbaine et le logement social. Les comptes du «1 %» ont été pointés du doigt par le rapport Attali et par la Cour des comptes. «Entre le montant de la collecte et celui qui est injecté dans le secteur du logement, l'écart s'est creusé», constate un observateur. Bercy n'exclut pas de récupérer tout ou partie de la collecte. Christine Boutin a souhaité à plusieurs reprises «plus de transparence» et, pourquoi pas, «l'instauration d'un contrôle parlementaire».
4- Enfin, ce sont les plafonds de ressources d'accès au logement social qui devraient baisser de 10 %. Les organismes HLM craignent une déconnexion de ces plafonds du pouvoir d'achat des ménages. Cette mesure aurait pour effet mécanique de diminuer la file d'attente. Les surloyers payés par les ménages dont les revenus ont augmenté depuis leur entrée dans le parc social devraient par ailleurs être revus à la hausse. Objectif : éviter de transformer les HLM en «ghettos» de pauvres, selon un expert.

Affaires Étrangères : des ambassades communes
Le ministère des Affaires étrangères n'est pas épargné. On y prévoit 900 départs à la retraite dans les trois ans à venir sur un effectif total de 16 000 personnes (dont 4 000 en France et 12 000 à l'étranger), sachant que seul un emploi sur deux (comme dans toute la fonction publique) sera remplacé.
Un plan de départ très spécifique concerne actuellement les ambassadeurs, trop nombreux pour le nombre de postes. Il s'achève en juin et le ministère aimerait bien le voir suivi d'un autre, ce qui permettrait de faire partir plus de monde, le problème du Quai d'Orsay étant sa pyramide des âges. Le ministère a mis en route des chantiers de grande envergure, en l'occurrence la création des ambassades communes avec d'autres pays. Le Mozambique (avec sa capitale Maputo) et le Bangladesh vont voir rapidement l'ouverture d'ambassades communes à la France et à l'Allemagne. Des discussions sont en cours avec l'Espagne et l'Italie pour mettre en commun des locaux et du personnel. Afin de mieux identifier les missions culturelles de la France, qui varient souvent d'un pays à l'autre (à la différence de l'Allemagne qui dispose d'un Institut Goethe un peu partout), le ministère entend créer une seule et unique entité clairement identifiée.
Enfin, deux pays vont servir de galop d'essai à des ambassades tests. Il s'agit du Sénégal (avec Dakar) et de l'Allemagne (avec Berlin). L'objectif affiché est de voir comment il est possible de s'organiser pour être plus productif.

Armée : des réductions de postes à double détente
Les armées ne sont pas porteuses et qui sont les Françaisqui savent qu’elles font également l’objet de restructurations ?
La réforme des armées est une fusée à deux étages.
Il y a d'abord les réductions d'effectifs qui découlent de la révision générale des politiques publiques. Rien n'est encore totalement bouclé mais le chiffre retenu actuellement est celui de 48 000 suppressions de postes, dont 15 000 externalisations. Et ce, essentiellement sur la prochaine loi de programmation militaire (LPM), entre 2008 et 2014. Ces coupes dans les rangs ne doivent concerner que le «soutien», les grandes infrastructures de la défense, ce qu'Hervé Morin appelle le «back-office».
Mais il va falloir compter aussi avec les conclusions du livre blanc commandé par Nicolas Sarkozy, qui devrait être bouclé fin avril. Deux scénarios sont actuellement à l'étude, selon le «contrat opérationnel» retenu.
- Si ce contrat est de pouvoir projeter 30 000 hommes en opérations extérieures, seuls 2 500 postes seraient supprimés.
- Si le contrat tombe à 20 000 hommes, grâce à l'amplification des réorganisations que cela permettrait, ce sont pas moins de... 22 000 postes qui pourraient être supprimés, et qui s'ajouteraient aux 48 000 de la RGPP. Un scénario intermédiaire est actuellement à l'étude.
Dire que le gouvernement Fillon ne fait rien pour les Français, n'est-ce pas injuste ?