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mardi 26 mai 2015

François Hollande, un "mauvais président" pour 76 % des Français, mais il se trouve bien...

Alain Juppé resterait la préférence du PS, 
donc des Français, selon un sondage Odoxa

Plus de 3 citoyens sur 4 critiquent l'action du président: Juppé serait un moindre mal...


Près de 80% (76 %) des Français répondent non (- 2 par rapport à avril) 
et 23 % (+ 2) par l'affirmative à la question "Diriez-vous que François Hollande est un bon président de la République ?" d'après le baromètre politique Odoxa de mai, publié mardi pour L'Express, la presse régionale et France Inter. 
Chez les sympathisants de gauche, 54 % le considèrent comme un bon président, contre 45 % qui pensent le contraire. Mais combien restent-ils? Et chez les sympathisants de droite, 4 % seulement le considèrent comme un bon président, et 95 % un mauvais chef de l'État. Et l'opposition remporte tous les élections depuis deux ans.

Le jugement est moins rédhibitoire pour le Premier ministre

Un majorité de Français n'en veut plus. A la question "Diriez-vous que Manuel Valls est un bon Premier ministre ?" 58 % disent que non (- 2 par rapport à avril), et 41 % oui (+ 2). 
Les sympathisants de gauche pensent à 62 % qu'il est un bon Premier ministre (contre 37 %). Chez les sympathisants de droite, 26 % le considèrent comme un bon Premier ministre contre 73 % d'un avis contraire.

La prime à l'inaction

Les Français préfèrent-ils la passivité à l'action ? Au palmarès des personnalités politiques, Alain Juppé est la personnalité préférée des Français, avec un taux d'adhésion de 41 % (+ 3), suivi de Nicolas Sarkozy (28 %, + 1) et d'Emmanuel Macron (27 %, =).
Royal, la plus populaire à gauche
Tétanisée par Manuel Valls, l'ex-concubine du président ne bouge plus une oreille.
Chez les sympathisants de gauche, Ségolène Royal arrive en tête (51 %, - 1), à égalité avec Christiane Taubira (- 3 par rapport à avril), et suivie de Najat Vallaud-Belkacem (50 %), cette dernière reculant de 4 points par rapport au mois dernier.

Sarkozy en tête des adhésions cumulées

Ce palmarès selon la proximité partisane indique toutefois que Nicolas Sarkozy est la personnalité qui suscite le plus d'adhésion parmi les sympathisants de droite (60 %, + 4), suivi d'Alain Juppé (49 %, - 1) et de Marine Le Pen (48 %, - 3).  
Enfin, sur le changement de nom de l'UMP selon la proximité partisane, 73 % des Français et 59 % des sympathisants de droite voteraient contre la nouvelle appellation envisagée, "Les Républicains", ce qui soulève le soupçon de complaisance à l'endroit de la gauche et du centre. Chez les sympathisants UMP, ils sont rigoureusement partagés entre ceux qui sont favorables à un tel changement de nom et ceux qui sont contre : 48 %. Se prononcent-ils contre le nouveau nom, Les Républicains', ou contre tout changement de nom ? Une fois de plus la presse de gauche entretient les ambiguïtés.

Cette enquête a été réalisée auprès d'un échantillon de 999 Français représentatif de la population, âgée de 18 ans et plus, interrogés par Internet les 21 et 22 mai.


vendredi 3 mai 2013

"Moi président": qu'en reste-il, un an après ?

Le bilan n'est pas encourageant

La confiance est au plus bas depuis 30 ans


VOIR et ENTENDRE un bilan modéré du journal Le Figaro


Le ressenti est moins favorable, quand l'analyse est libre

VOIR et ENTENDRE
l'ampleur de l'arnaque des promesses de campagne:


 



samedi 5 juin 2010

Dosière (PS) voudrait instaurer une république en peau de lapin

Le PS menace des ministres de la suppression des logements de fonction

Le « société du care » socialiste exclut les ministres

Le PS dispose d'un promoteur de l'austérité
Le député apparenté socialiste René Dosière s'épanouit en effet dans l'affaiblissement des budgets de l'exécutif. Il met un zèle infini dans la suppression de tout ce qui pourrait faciliter leur tâche. Il s'est d'abord illustré dans le contrôle des dépenses de la présidence de la République.

René Dosière a déjà dénoncé l'opacité du budget de la présidence
, visant en particulier la dotation effective, et sa forte progression sous la présidence de Jacques Chirac. Sous la présidence de Nicolas Sarkozy, le député a interpellé le gouvernement sur l'attribution d'une carte bancaire à Cécilia Sarkozy et, par extension, a demandé, à cette occasion, une clarification du statut du conjoint du chef de l'État.

Député depuis juin 1988, il s'est néanmoins gardé de consacrer sa compétence en finances publiques à l'épluchage des dépenses de François Mitterrand, président de la République jusqu'en 1995. L'alternance libère du temps et sa persévérance a pu trouver à s'employer.

Un sous-prolétariat ministériel

La suite logique de la proposition Dosière est donc maintenant de réduire les membres du gouvernement à la portion congrue. Il priverait volontiers certains d'entre eux, mais pas d'autres, de leurs logements de fonction,
au risque de renforcer la hiérarchie ministérielle actuelle et de créer aussi des « ministres défavorisés ».

=> En dehors de ministères « régaliens », point de salut

Selon le député de l'Aisne, seuls les ministres d'astreinte 24 heures sur 24, comme le Premier ministre (tout de même, mais pour combien de temps ?), ou les ministres de l'Intérieur, de la Défense, de la Justice, des Finances et des Affaires étrangères, auraient droit désormais à un logement de fonction. « Rien ne justifie un logement de fonction pour les autres", décréterait-il, s'il en avait le pouvoir .

=> La proposition du socialiste est royale
"Qu'ils aient un local de réception, oui. Pour le reste, « ils n'ont qu'à louer un appartement, même les ministres de province. » Ce monsieur parle en BRUT... « Ils ont des revenus --14.129 euros brut pour un ministre, 13.423 pour un secrétaire d'Etat-- qui leur permettent de louer. Il faut aller vers une séparation plus claire entre la personne publique, le ministre, et la personne privée qui vit chez elle, avec sa famille », argumente-t-il.
La hausse des loyers parisiens est « actée », affirmerait aussitôt la presse polémiste.

=> Voyons les revenus du député Rosière
Traitement/mois : 7 008,65 € brut par mois pour 2009, soit 5 219 € net, dont les indemnités suivantes (en 2009) :
Indemnité parlementaire de base : 5 443,61 € brut mensuel
Indemnité de résidence : 163,31 € brut mensuel
Indemnité de fonction : 1401,73 € brut mensuel
En cas de cumul avec un mandat local (maire, président de conseil général...), l'indemnité est écrêtée à 2722 € par mois pour 2009 ( maximum : 9 730 €)
A cela peut s'ajouter :
Frais de mandat (frais de représentation) : 5 837 €
Crédit mensuel pour la rémunération de 1 à 5 collaborateurs ou assistants : 9 021 € (si la somme n'est pas totalement utilisée - effectivement ou non - , la différence peut être versée au groupe politique du député, sinon, elle reste acquise au budget de l'Assemblée Nationale)
Supplément familial de traitement pour les députés chargés de famille

=> Or, qui peut croire qu'un 'escroc' de l'envergure de Noël Mamère, qui prétend circuler à vélo, (cf. PaSiDupes) n'empoche pas son indemnité transports (gratuité des taxis parisiens et la jouissance du parc automobile) ? Nous lui souhaitons d'ailleurs volontiers de profiter en outre des largesses de la « république bananière et de son allocation d'aide au retour à l'emploi pendant 6 mois (pour assurer un revenu brut mensuel égal à l'indemnité parlementaire de base).

=> Question parc automobile encore, les gaspillages de Sa Cynique Majesté
Royal, présidente de Poitou-Charentes, ne concernent évidemment pas Dosière
(cf. PaSiDupes et la VerSatis de la présidente de région), mais les lecteurs sont intéressés à savoir que la démagogie socialiste est particulièrement indigne, comme dirait Hamon, élevé avec bac +3 à la dignité de professeur d'Université, puisqu'il est plus délicat de se faire élire que coopter...

=> Et puis, le cumul des mandats auquel sont attachés les sénateurs
(comme les députés socialistes Collomb ou Rebsamen, par exemple - cf. PaSiDupes) ne devrait-il pas être accordé aux ministres de seconde catégorie ? Un secrétaire d'Etat reçoit un salaire de 12 795 € et les gains cumulés d'un Jean-Marc Ayrault sont officiellement limités à 8.100 €, mais le maire de Paris gagne 8.500 €. Quant à la mairie de Lyon, elle a quelque chose à cacher, sans que Dosière n'y voit d'opacité: les émoluments de Gérard Collomb sont 'secret défense', en tant que maire de Lyon, d'une part, et président de la CU (communauté urbaine), d'autre part...

L'exemple François Hollande, député de Corrèze, maire de Tulle (16.000 hab.)
Estimation des montants d'indemnités de fonction (en 2007)
indemnité parlementaire :5.257,58 € mensuels
indemnité de résidence :157,73 € mensuels
indemnité de fonction défiscalisée :1.353,88 € mensuels
indemnité de frais de mandat :6.112 € mensuels
indemnité pour collaborateurs :8.553 € mensuels (restitués si non employés)
indemnité de téléphone et courrier :6.610 € mensuels
indemnité de maire de ville moyenne :2343,24 € mensuels
facilité SNCF :carte de circulation en 1ère classe (40 A-R Paris-circonscription)
NB : les deux indemnités de parlementaire et de président de conseil régional ou de maire se cumulent dans la limite de 1 fois et demi la plus élevée (celle du député), mais il faut bien sûr ajouter les autres indemnités de frais diverses ci-dessus, plus les avantages en nature liées aux fonctions de présidence ou de maire, frais de bouche, voitures avec chauffeurs, et prises en charge diverses, ...
En matière fiscale,
les élus ne paient pas d’impôt sur la totalité de leurs salaires, puisque 6000 € des frais ne sont pas imposables !

Dans certaines régions, les présidents de Conseil régional ont droit à un logement de fonction que Dosière veut retirer aux ministres non régaliens, c'est-à-dire la plupart.
Sa Cynique Majesté Royal n'a pas eu besoin de se présenter aux législatives, puisqu'elle profite à plein des frais de représentation offerts par la région. Et pourtant les revenus d'une petite présidente de région comme ceux de la reine de la démocratie participative sont estimés en 2007 à plus de 30.000 euros, soit 200 fois le salaire minimum, selon AgoraVox. Elle peut compter sur Paris Match, l'une de ses pompes à fric: lire PaSiDupes
Mais c'est néanmoins grâce à ses frais régionaux de représentation que Désirdavenir Royal multiplie les voyages: ils lui auraient permis par exemple de partir en Inde avec trois journalistes il y a quelques mois. "L'utilisation de ces fonds est si secrète qu'on en ignore nous-mêmes la destination", confie Jean-François Fountaine, son rival socialiste au Conseil régional (cf. PaSiDupes: comment Sa Cynique Majesté Royal refuse la parole à Fountaine,PS).
Les velléités de transparence et les critères d'estimation de Dosière laissent donc à désirer.

=> S'agissant du choix de prêts d'aide au logement, dont la proposition démagogique de Dosière ne souffle mot, les ministres auraient-ils accès aux mêmes facilités compensatoires que les parlementaires ? Le populisme qui anime ce socialiste vertueux l'incitera-t-il à supprimer aussi leur accès gratuit au réseau SNCF (1ère classe) ou les quotas de déplacements aériens que les parlementaires ont en commun avec les ministres ?

Le PS ne met aucune limite au populisme

Devra-t-on autoriser nos ministres défavorisés à installer leur tente Décathlon Quai Branly ?


Le PS ira-t-il jusqu'à suggérer la modification du statut du gouvernement ?

Il suffirait qu'il se constitue en association et que les laissés pour compte de la proposition Dosière se déclarent bénévoles... Mais attention: seraient-ils intermittents, comme le prétend certainement le Canard Enchaîné, que Libération devrait les soutenir !
Le souci égalitaire des socialistes est cyclique, voire aléatoire
Notre Dosière n'a rien trouvé de mieux que de maintenir aux uns leurs avantages acquis et de priver les autres des leurs. C'est l'extension au gouvernement de la vieille discrimination entre les régimes spéciaux. C'est en quelque sorte le renforcement de l'aristocratie républicaine sur le modèle de la distinction d'Ancien régime entre petite et grande aristocratie !

Le démocrate René Dosière débat directement avec la presse

=> Une méthode méprisante en 'république du respect'
Sur les 39 membres du gouvernement Fillon 2 de 2009, quelque 33 seraient dépouillés... Mais, malgré leur nombre, c'est par la presse que les prochains ministres défavorisés apprennent ce que pourrait être leur avenir financier et donc les retombées familiales de leur expulsion.

=> René Dosière distille les éléments de sa proposition
"La transparence existe" et "on sait aujourd'hui qui a un logement et qui n'en a pas", mais il peut encore y avoir "des arrangements", lance-t-il, convaincu de s détenteur d'un pouvoir certain démocratique. Mais, si plein soit-il de son importance, il n'est détenteur que d'une parcelle de pouvoir et il a donc adressé un courrier à François Fillon pour qu'il "clarifie les procédures d'attribution" des logements de fonction "et les contrôles prévus". Sans doute Hamon-le-benoît exigera-t-il aussi de François Fillon qu'il prouve qu'il est bien Premier Ministre.

L'élu républicain crée une « noblesse d'État »

De la république bananière à la république hexagonale en peau de lapin

Dans cet entretien au Journal du Dimanche, Dosière souhaite aligner la France sur les pays en voie de développement, quitte à la relever, lorsque le Mozambique et le Sri-Lanka auront fait accéder leurs serviteurs de haut rang à l'ancienne "exception française".

Vers la lutte des classes au sein du gouvernement
Dosière veut pour nous une noblesse gouvernementale titrée, celle de la haute fonction publique, avec un logement et des préséances protocolaires sur les autres nobles de la République. MAM aurait droit à un fauteuil, mais un secrétaire d’État comme Pierre Lellouche (UMP) devrait s'honorer d'un tabouret. Reste le cas épineux des princes de la République dits « étrangers ». Rama Yade, secrétaire d'Etat aux Sports, née au Sénégal et « naturalisée », devrait-elle être bientôt reléguée sur un strapontin, si toutefois le MRAP n'y voyait pas une 'insulte raciale' ?

dimanche 21 juin 2009

Moscovici dénonce "un discours du trône" au Congrès

A défaut d’actes, Moscovici a encore parlé

Le PS est aux abonnés absents: Désirdavenir Royal a chois de faire parler d'elle pour ses silences et Benoît Hamon, théoriquement porte-parole, prébende qui "eut payé, mais ne paie plus", est en recherche d'emploi lucratif d'une sinecure, depuis qu'il s'est fait éjecté de son siège d'euro-député. L'espace médiatique ayant horreur du vide, Pierrot Moscovici s'y est collé.

Mais Pierre Moscovici n’a pas plus d'idées personnelles que les autres socialistes et il n'a rien inventé, puisqu’il reprend l’idée de Libération, lequel prône la diversité et la différence, mais ne manque pas de discriminer sur le physique. Cette liberté d’expression interdite au vulgum pecus et poursuivie par la loi est un privilège autorisé à l’aristocratie républicaine, au nom de la liberté de la presse et du droit ( ?) à l’insolence, fusse-t-elle attentatoire à la personne. Le président de la république, en effet, n’est pas actuellement une personne : c’est un élu de droite.

Le bouffon socialiste du roi ne sait pas ce qu'il dit

Le beau parleur n’est pas à un bon mot près. Moscovici est en effet davantage soucieux de se faire remarquer que d’accoucher d’une quelconque proposition. Son image de présidentiable ne sort donc pas grandie de sa dernière saillie.

Le député socialiste du Doubs a en effet critiqué lundi "le discours du trône" de Nicolas Sarkozy devant le Congrès.

  • "C'est une mauvaise réforme que nous n'avons pas votée, on a rétabli ce qui fut la tradition de la monarchie", a déploré sur i>télé (Canal+) ce représentant de la minorité, qui donne un représentation caricaturale des institutions votées par la majorité des représentants du peuple. "C'est le droit d'adresse monarchique et avec en plus un président qui parle en majesté, et en haut la piétaille l'écoute".

  • "Après il s'en va, et laisse le Premier ministre répondre à des groupes qui royalement ont deux fois dix minutes pour parler: c'est vraiment une procédure d'Ancien Régime", a considéré Pierre Moscovici.
    Pierrot Mosco se plaint qu'ainsi conforté dans son action le président il "cherche à pousser son avantage (...). Il évite la confrontation et cherche un sacre", a insisté l’amère député socialiste observe en effet avec pertinence que Nicolas Sarkozy sort plus fort de sa victoire aux élections européennes, qui devaient constituer un vote-sanction !Or, si les socialistes ont décidé de faire acte de présence, ils ont en revanche refusé de participer aux débats: le président de la République devait-il rester pour seulement les regarder dans le blanc des yeux ?

  • "Cela ne grandit pas sur le fond". Référence à Libération, la bible laïque du PS !
  • Le respect de la fonction, des institutions
    et de la personne

    Centré sur sa petite personne, il se répand encore: "La raison pour laquelle j'y vais, c'est en fonction de ma conception du rôle de parlementaire: je n'ai pas été élu député pour faire la grève des institutions", s’est-il justifié. "Il y a ce discours du trône que je trouve d'un autre temps, il y a ce droit d'adresse monarchique que je ne trouve pas très digne d'une grande démocratie, mais je vais respecter la fonction du président, l'écouter".
    Le démocrate aigri manifeste en ces termes son respect des sondages, du scrutin populaire aux partielles successives et des Européennes: les votes populaires qui confirme la décision du suffrage universel direct ne s'imposent pas au PS qui persiste à leur manifester son mépris.

    Le coût…
    Qu’il s’agisse de chiffrer le ‘programme’ de Désirdavenir Royal, la candidate socialiste battue, et vous n’avez plus personne au PS. Pourtant, lorsqu’il s’agit de polémiquer sur le coût de ce Congrès, Pierre Moscovici sort la calculette et produit des chiffres. Il a constaté que "cela va coûter plus cher que d'habitude". "D'habitude, ça coûte 280.000 euros, cette fois-ci, ça coûtera entre 400.000 et 600.000 euros", a-t-il affirmé. "Franchement, quand il s'agit d'accueillir Sarkozy, ils mettent les petits plats dans les grands, et c'est le contribuable qui paie."


    Moscovici confond tout

  • Régime présidentiel ou monarchie parlementaire ?
    Il faut savoir… Après lavoir assimilé notre président à premier consul, comment se retrouver dans les approximations ?
  • Le discours du Trône (ou de la Couronne) fait référence au régime britannique, entre autres. Il s’agit d’une allocution devant le Parlement présentant le programme du gouvernement pour l’année à venir. Au Royaume-Uni, le Discours du Trône fait partie d’un rituel très solennel qui a lieu lors de la cérémonie d'ouverture du Parlement. Prononcé par le souverain, il est en fait rédigé par le Premier Ministre.
  • « Sacre » ou « intronisation » ?
    Le sacre est une est une cérémonie religieuse conférant à un souverain un caractère sacré (parfois même divin), le distinguant ainsi des autres laïcs.
    Une intronisation constitue un hommage des grands corps d’État au souverain.
    Un couronnement est une cérémonie (distincte du sacre) pendant laquelle on remet une couronne, en général à un roi, prince ou seigneur. Au PS, les associations (Parrains (!) de SOS Racisme ou Fidl, par exemple) ne remettent pas seulement de la verroterie, mais des cadeaux en tous genres, montres de luxe et chèques, à leur suzerain (Julien Ier, par exemple). Cf. PaSiDupes
    Dès lors, que dire du « bouclier fiscal » après ça !


  • L’opposition s’entête à voir un régime présidentiel à l’américaine dans la pratique de la présidence actuelle en France depuis la dernière révision de la constitution de la Ve République.
    C’est délibérément ignorer que
    -> Le président américain est élu au suffrage indirect par les 50 états de l’union, dont il reçoit son mandat et qu’il représente, tandis que le français est issu du suffrage universel direct et responsable devant le peuple qui l’a élu.
    ->En France, il assure la continuité du pouvoir et nomme et révoque un premier ministre qui, lui, est responsable de l’exécutif devant le Parlement. Or, cette fonction de premier ministre n’existe pas aux USA: le président y exerce la totalité du pouvoir exécutif, avec le droit de s’adresser au Congrès mais sans droit de dissolution
    -> Le français dispose du droit de dissolution
    , puisqu’il est directement responsable devant le peuple.
    ->Théoriquement, le président américain peut être destitué (impeachment), mais dans des cas extrêmes (trahison , corruption et crime ou délit) : cf. le démocrate Andrew Johnson, le républicain Richard Nixon (Watergate) et le démocrate Bill Clinton (Monicagate).

    Moscovici, populiste ou démagogue ? Nous avons le choix !...