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mardi 6 novembre 2012

Présidentielle US 2012: comprendre ce scrutin "serré", comme d'habitude

L'abécédaire de la présidentielle américaine


La presse française a fait campagne pour Obama, sans vergogne.

C'est une habitude pour la gauche de fausser les scrutins les plus républicains en mobilisant les journalistes qui ont répondu positivement à l'enseignement de la FSU de nos écoles et se sont soumis avec zèle et volupté à celui de la "pensée unique" dispensée par l'ESJ.  Il a suffi aux sous-diplômés de s'encarter et le SNJ a fait le reste pour eux, les plus aigris et les plus hargneux. 
Une fois ré-éduqués, ils sont sélectionnés pour 'décrypter', analyser à partir des directives  dépêches d'agences de presse et livrer du prêt-à-consommer, voire à expliquer aux électeurs transgressifs et conservateurs, ce qui il faut voter pour bien voter "politiquement correct"; osons l'audace, par respect de la démocratie. 

C'est ainsi qu'ils nous ont donné une indigestion d'Obama à tous les repas et en dehors, jusqu'à la surcharge partisane. On l'aura vu bécoter sa puissante épouse, jouer avec ses deux petites et promener son chien, faire de la pub, jogger sur tous les tarmacs, grimper tous les escaliers quatre à quatre, chemise ouverte, tout en grâce et légèreté, écraser une larme ici et serrer les victimes de sa politique sur son coeur, tout ça pour un score serré, au final.  Or, après nous avoir assuré qu'un président de cette stature était le seul et l'unique possible.

Barrack Hussein Obama
avec ses grands parents blancs
Son concurrent Mitt Romney avait tous les défauts, le premier président "noir" toutes les qualités. 
La couleur de peau est parfois brandie comme un étendard, tandis qu'elle est par ailleurs exploitée, par devoir, dans un noble souci de mémoire, mais le second mandat ne ferait jamais d'un métis un président noir à part entière, en dépit d'une mère blanche occultée... On est en revanche allé interroger un oncle du Kenya pour qu'il dise sa confiance dans la réélection de son neveu.

L'iconographie américaine



Il est positif d'être montré allant vers la gauche,   dans le sens de la "conquête de l'Ouest", alors qu'être tourné vers la droite est une marque de passéisme.

Comprendre ce qui se passe aux USA

Le Figaro, qui n'a d'yeux que pour le démocrate, fait  toutefois de la pédagogie en nous proposant une aide lexicale: voici son abécédaire (élargi) des termes américains abscons pour quiconque n'est pas américain et pour la plupart des journalistes qui commentent avec pour unique boussole leur préférences idéologiques.
Le Figaro.fr vous explique clairement tous ces anglicismes utilisés dans la campagne présidentielle américaine.

Ballot access


Crédits photo : © Rick Wilking / Reuters/REUTERS
Littéralement, «Accès au scrutin». Ce sont les conditions que doit réunir un candidat pour pouvoir se présenter à la présidentielle. Les Etats-Unis sont un des rares pays où les règles varient selon les Etats même en cas d'élection fédérale: âge, nationalité, adhésion à un parti, nombre de parrainages, possibilité de voir son nom ajouté à la main sur un bulletin. Pour pouvoir se présenter 1000 signatures suffisent dans le Dakota du Nord, mais il en faut 10.000 en Virginie. Sans impact pour le parti républicain et démocrate, ces dispositions limitent l'apparition de candidats indépendants. Ceux présents dans l'élection actuelle ne le sont parfois que dans une dizaine d'Etats.

Battleground / Swing / Purple States

Ce sont les Etats-clef dans lesquels l'élection se joue. Les écarts entre parti démocrate et parti républicain y sont serrés, l'électorat n'est pas cimenté. Ces «Etats champ de bataille» peuvent passer d'un camp à l'autre. Les candidats y concentrent leurs efforts financiers et leurs déplacements. Cette liste d'Etats-pivot évolue en fonction des changements économiques et démographiques comme le vieillissement de la population ou l'accroissement des minorités par exemple.
Depuis 1996, la Floride avec 29 grands électeurs est «l'Etat-balançoire» parfait ('swing'). Sur les quatre dernières présidentielles, l'Etat est allé deux fois aux démocrates et deux fois aux républicains. Cela peut s'expliquer par le renouvellement régulier de sa population. Sur ses 19 millions d'habitants, seul un tiers y est né et un habitant sur cinq n'est pas Américain.
D'après les sondages, les «Swing States» de 2012 comprennent la Floride, l'Ohio, la Pennsylvanie, le Colorado, l'Iowa, le Michigan, le Nevada, le New Hampshire, la Caroline du Nord, la Virginie et le Wisconsin.


Bellwether State

Un «Etat baromètre» vote d'élection en élection pour le vainqueur de la présidentielle. Démographiquement, sa population reflète toute la diversité du pays. Le «bellwether state» par excellence était le Missouri. Depuis 1904 et à l'exception de 1956, ses électeurs avaient voté pour le vainqueur final. Mais en 2008, John McCain a remporté l'Etat d'une courte tête. Avec seulement une erreur depuis 1912, le Nevada est devenu l'Etat-prophète le plus fiable des Etats-Unis.


Blue State/Red State

Un Etat bleu est acquis à la cause démocrate. C'est le cas de la Californie, de New York ou de l'Illinois. Dans un Etat rouge, l'électorat est en majorité républicain comme la Géorgie, le Texas ou la Louisiane.

"Early voting" 

Ce fameux "vote par anticipation" fait que plus d’un tiers des électeurs auront en fait déjà voté avant ce mardi des élections officielles, "election Day" n’étant finalement que le dernier jour pour voter et non le jour de l’élection. 
Les Américains ont ainsi pu commencer à voter dès le 21 septembre. C'est le souhait des "Pilgrim  Fathers", pères fondateurs de la nation, des Chrétiens protestants européens victimes de discriminations religieuses, que l’élection soit toujours fixée un mardi – le dimanche étant jour de prières.

Bien qu'éduqué dans la religion musulmane, Barrack Hussein Obama a lui-même voté dans son fief de Chicago il y a plus de dix jours pour vanter les mérites de ce vote "en avance" : "s’il fait froid, si vous avez du mal à voter le jour J, c’est quand même bien pratique", avait-il prédit une semaine avant l’ouragan Sandy, raconte Le Nouvel Observateur qui semble avoir élevé Barrack Hussein au rang de prophète: Mahomet n'a plus qu'à bien se tenir  !

Faithless Electors

Des grands électeurs dissidents. Les grands électeurs d'un État donnent normalement leur voix au candidat élu par les Américains de l'Etat. Mais il arrive parfois que certains d'entre eux décident de ne pas respecter ce choix. Selon une enquête d'Associated Press, cinq grands électeurs républicains qui avaient soutenu le libertaire Ron Paul ne sont pas certains de voter pour Mitt Romney.


FEC (Federal Electoral Commission)

Contrairement à ce que son nom peut laisser présager, la commission électorale fédérale, créée en 1975, ne veille qu'au respect de la loi concernant le financement des élections. La FEC publie les détails des dépenses de campagne des candidats et la liste de tous leurs donateurs. La supervision du vote relève, elle, des autorités de l'Etat où se déroule le scrutin.


GOP

«Grand old party» est le surnom donné au parti républicain depuis 1875. Au départ «GOP» signifiait «Gallant Old Party». Le site officiel du parti républicain explique que «Grand old party» a été inspiré par un autre diminutif célèbre de l'époque, celui donné au premier ministre britannique William Gladstone, «Grand Old man». Aux débuts de l'automobile, ce surnom a été détourné en «Get out and push», «sortez et poussez» ce qu'on devait souvent faire pour réussir à démarrer le véhicule.


Grands Électeurs

Les 17 grands électeurs démocrates du Michigan en décembre 2008 après avoir voté pour Barack Obama.

Les 17 grands électeurs démocrates du Michigan en décembre 2008 après avoir voté pour Barack Obama. Crédits photo : Al Goldis/AP
La présidentielle américaine est une élection au suffrage indirect. Le président est élu par 538 «grands électeurs», désignés par les citoyens américains, un peu comme nos sénateurs. Les «grands électeurs», excepté ceux du Maine et du Nebraska, votent pour le candidat ayant obtenu la majorité des voix dans leur Etat. L'élection formelle du chef de l'Etat par ce collège électoral a lieu en décembre. Pour accéder à la Maison-Blanche, un candidat doit réunir sur son nom au moins 270 «grands électeurs».
Le nombre de «grands électeurs» attribué à chaque Etat reflète sa population et correspond à son nombre d'élus au Congrès. Le plus peuplé, la Californie, dispose de 55 grands électeurs, les Etats les plus petits de 3. Sur les bulletins apparaît soit le nom du candidat soit celui des grands électeurs suivi de la mention «en faveur de». Le vainqueur peut, comme Bush en 2000 avoir reçu moins de voix que son rival sur le plan national mais quand même être élu s'il remporte les Etats apportant le plus de «grands électeurs».


Groupes 501 (c)(4)

L'identité de ceux qui financent les Super Pac est connue des autorités fédérales. Les contributeurs soucieux de rester discrets peuvent donc choisir de passer par des groupes 501(c)(4), tels que Prosperity for America. Ces associations à but non lucratif peuvent elles aussi récolter des sommes illimitées, et contrairement aux Super PAC, elles ne sont pas tenues de dévoiler l'identité de leurs donateurs. Ces groupes peuvent utiliser ces fonds à un but politique à condition que cela représente moins de 50% de leur activité totale.


Indépendants

Une fois que chaque camp a consolidé sa base, l'élection se joue sur la frange de l'électorat (environ 20 %) sans affiliation partisane. D'où le recentrage observé après les primaires.


Obamacare


Crédits photo : Charles Dharapak/AP
La réforme de l'assurance-maladie, mesure phare de la présidence Obama, est censée donner une assurance santé aux 32 millions d'Américains sur les quelque 50 millions qui en sont dépourvus. Le dispositif complète le système de sécurité sociale qui reposait jusqu'à alors sur le programme public d'assurance-maladie pour les personnes âgées («Medicare») et pour les pauvres («Medicaid»). L'Obamacare est l'une des cibles principales de Mitt Romney. Le candidat républicain a promis de revenir sur la «loi sur les soins abordables» (ACA), qui oblige les Américains non couverts à acheter une assurance personnelle, accompagnée, si besoin est, d'une subvention publique.

Mais les chiffres du chômage restent mauvais et la lente amélioration de l’économie américaine apparaît tellement opportune qu'elle n'a que peu d’effets sur la campagne. C'est ce que craignent les partisans du président sortant, après quatre années de mandat.


October surprise

Un événement imprévu qui survient habituellement en octobre, quelques semaines avant la présidentielle, et qui peut s'avérer décisif pour le résultat. Le terme a été créé en 1972. A 12 jours de l'élection, Henry Kissinger avait déclaré que la fin de la guerre du Vietnam était «à portée de main», une annonce qui aurait aidé le président sortant Richard Nixon à être élu pour un second mandat. Cette année, les media américains estiment que l'ouragan Sandy pourrait s'avérer être la «surprise d'octobre».


POTUS

Le Président Obama jouant avec Bo
Cet acronyme signifie President of the United States. Jusque dans les années 90, le terme était plutôt utilisé par les spécialistes de Washington avant de passer dans le langage commun, notamment grâce au succès mondial de la série américaine À La Maison-Blanche. Pour la petite histoire, l'acronyme a été inventé en 1879 par le journaliste et télégraphiste, Walter Philips chef du bureau d'Associated Press à Washington. La First Lady a elle aussi son acronyme, FLOTUS.


Super PAC


Crédits photo : Toby Talbot/AP
Les Super PAC («political action committees») sont des comités de soutien théoriquement indépendants des partis et des candidats qui lèvent des fonds pour financer des campagnes publicitaires. En 2010, la Cour suprême a retiré, au nom de la liberté d'expression, toute limite au montant de dons que ces Super PAC peuvent recevoir de la part d'entreprises, de syndicats ou encore de milliardaires. Cette décision a ouvert en grand les vannes du financement électoral. Ainsi, «Priorities USA Action», le super-Pac pro-Obama, a récolté 15,2 millions de dollars tandis que «Restore our future», pro-Romney, a levé 14,8 millions de dollars. Seule contrainte: les Super Pac doivent communiquer à la FEC l'identité de leurs donateurs.


Third party candidate

Un candidat à la Maison-Blanche qui n'appartient ni au parti démocrate ni au parti républicain. Aucun d'entre eux n'a jamais gagné une présidentielle mais leur présence peut peser sur le résultat final. En 1992, le milliardaire Ross Perot avait recueilli 18,9% des voix et a été considéré comme un des facteurs de la victoire du démocrate Bill Clinton sur le président sortant George Bush. Cette année, on compte une dizaine de «third party candidates», un des plus «populaires» le candidat libertarien Gary Johnson est crédité de 1 à 5% des voix.


Ticket

Paul Ryan et Mitt Romney
Dans une élection, plusieurs postes peuvent être à pourvoir. Aux Etats-Unis, le président et son vice-président (qui lui succède en cas de décès ou de démission) sont élus en même temps. Le candidat à la présidence choisit son vice-président dont la personnalité fait l'objet d'une enquête fouillée. L'idée est tant que possible de prendre un profil complémentaire. Avec Biden, Barack Obama a opté pour un vice-président expérimenté. Avec Ryan, Romney a privilégié la jeunesse et le conservatisme fiscal.


Too close to call

Les scores séparant les candidats sont parfois tellement rapprochés qu'il est impossible pour les media d'annoncer le vainqueur avant que le dépouillement ne soit terminé, voire recompté. Lors de la présidentielle de 2000, le démocrate Al Gore a d'abord été annoncé vainqueur en Floride puis les media ont qualifié le scrutin de «too close to call» avant de mettre l'Etat dans l'escarcelle du républicain George W. Bush.

Les juges sont d'ores et déjà sollicités de part et d'autres.




Et si le top model de prêt-à-porter se prennait une veste ?

dimanche 12 juillet 2009

Zizanie de journalistes au Press Club

B. de la Villardière élu président du "Press Club"

Le Press Club, co-fondé en 1986 par des journalistes (Emmanuel de La Taille et Jean-Claude Bourret) avec les entrepreneurs Paul Dubrule et Gérard Pélisson (co-fondateurs du Groupe Accor), est à la fois la maison des journalistes et une plate-forme de débats, de rencontres et de services pour les entreprises. En somme, un lieu de rencontres entre les pouvoirs politiques et économiques : « C'est plutôt un lieu de fréquentations. Les contacts sont essentiels pour un journaliste».C'est ainsi que le club organise six à huit conférences par mois autour d'intervenants prestigieux, outre des « déjeuners tables d'hôtes » permettant, deux fois par mois, d'échanger des cartes de visite.
Côté entreprises, les membres y trouvent leur compte.
Outre des rapports privilégiés avec les journalistes, les dirigeants bénéficient des salons pour monter leurs conférences de presse. Mieux, un véritable studio de télévision leur est réservé pour suivre des stages de « médiatraining ». Prix de la prestation : 1 500 euros la demi-journée. Bien plus quand le « coach » n'est autre que Bernard de la Villardière, de M6, Damien Givelet (LCI) ou, dans le service public, Olivier Galzi (France 2). Des liens entre journalistes et entreprises utiles en cas de crise. Suite à l'incarcération, en 1994, de Didier Pineau-Valencienne, alors président de Schneider, le club organise une conférence de presse pour lui venir en aide. Une solidarité chère à Emmanuel de la Taille, qui écrit sur le site Web de l'association que « le Press Club, c'est l'ONU ! »

Bernard Berger de La Villardière (1958, non noble), rédacteur en chef et présentateur d’ « Enquête Exclusive » sur M6, a été élu Président de l’Association des Journalistes du Press Club de France. Poste qu’il a déjà occupé entre 2001 et 2004.
Il est également Président de sa société de Production Ligne de Front, propriétaire du site Internet d'information lesinfos.com et administrateur du Centre de Formation des Journalistes.
Bernard de La Villardière est aussi ancien président de l'association « Solidarité » et membre du Conseil d'administration de plusieurs institutions, tels « Innocence en danger », Action contre la faim (ONG ACF), Fondation Suez, Club des Vigilants (think-tank créé par Marc Ullmann, Roger Fauroux et Jean-Claude Paye en 1999), Institut de Relations Internationales et Stratégiques (fondateur et président, Pascal Boniface est ancien conseiller des ministres Jean-Pierre Chevènement et Pierre Joxe).
En 2002, lors de la campagne présidentielle, Bayrou se montra agressif avec des journalistes, dont La Villardière qui répliqua que sa stratégie de candidat de s'en prendre aux journalistes était démagogique et lepeniste. Dans un entretien, il ajouta que la campagne de Bayrou, déjà à cette époque, avait été « assez détestable »

Bernard de La Villardière est entouré d’un Bureau Exécutif où l’on retrouve :
Carole Bellemare (Le Figaro), Romain Desarbres (RMC Info), Florence Duprat (BFM TV), Karine Fauvet (LCI), Paul Lefèvre (W9 / Planète Justice), Emmanuel Maubert (Europe 1), Dominique de Montvalon (Le Parisien), Jacques Pessis (Le Figaro), Pierre Rancé (Europe 1), et Michèle Stouvenot (Le Journal du Dimanche).

Michel Fernet (Groupe Accor), Président Directeur Général du Press Club, a par ailleurs été réélu à l’unanimité Secrétaire Général de l’Association, en charge de la gestion opérationnelle du Club et de ses 1500 membres, journalistes et entreprises.

Vous avez dit scandale

L’élection du nouveau président, Bernard de La Villardière, à la suite d’Olivier Galzi, suscite quelques aigreurs.
1
. L’élection, traditionnellement, se fait à deux niveaux : 600 journalistes de l’association votent pour le Conseil d’Administration composé de 50 membres mais, là où le bât blesse, c’est qu’on doit rayer les noms que l’on ne souhaite pas, on élimine au lieu d’élire, c’est un vote négatif. Tout scrutin n'est-il pas un choix ? Rien de neuf propre à cette élection 2009.
2. Les dix membres qui ont obtenu le plus de voix composent le bureau exécutif et, selon les statuts, ce sont eux qui élisent le président. Suffrage indirect, comme au Sénat.
La tradition, depuis vingt-trois ans et jamais démentie, veut que les candidats se fassent connaître avant le vote des adhérents, ce qu’ont fait André Bercoff (ci-contre à gauche, né en 1940 à Beyrouth, proche d’Eric Besson, les Progressistes et président du club en 2005) et Olivier Galzi (ci-contre à gauche, né en 1971 à Tunis). Or, Bernard de La Villardière s’est présenté après que les journalistes ont désigné leur Conseil d’Administration. Il a donc tout procédé habilement. Les candidatures de dernière heure sont par ailleurs suscitées par les difficultés des votants à s'entendre sur un candidat déclaré. Les statuts permettent cette lecture du système électif.
Cette découverte constituerait une faille depuis plus de 25 ans.

Sinon,« une oasis de bienveillance dans un monde de méfiance et d'hostilité réciproque », selon Emmanuel de La Taille.

dimanche 21 juin 2009

Moscovici dénonce "un discours du trône" au Congrès

A défaut d’actes, Moscovici a encore parlé

Le PS est aux abonnés absents: Désirdavenir Royal a chois de faire parler d'elle pour ses silences et Benoît Hamon, théoriquement porte-parole, prébende qui "eut payé, mais ne paie plus", est en recherche d'emploi lucratif d'une sinecure, depuis qu'il s'est fait éjecté de son siège d'euro-député. L'espace médiatique ayant horreur du vide, Pierrot Moscovici s'y est collé.

Mais Pierre Moscovici n’a pas plus d'idées personnelles que les autres socialistes et il n'a rien inventé, puisqu’il reprend l’idée de Libération, lequel prône la diversité et la différence, mais ne manque pas de discriminer sur le physique. Cette liberté d’expression interdite au vulgum pecus et poursuivie par la loi est un privilège autorisé à l’aristocratie républicaine, au nom de la liberté de la presse et du droit ( ?) à l’insolence, fusse-t-elle attentatoire à la personne. Le président de la république, en effet, n’est pas actuellement une personne : c’est un élu de droite.

Le bouffon socialiste du roi ne sait pas ce qu'il dit

Le beau parleur n’est pas à un bon mot près. Moscovici est en effet davantage soucieux de se faire remarquer que d’accoucher d’une quelconque proposition. Son image de présidentiable ne sort donc pas grandie de sa dernière saillie.

Le député socialiste du Doubs a en effet critiqué lundi "le discours du trône" de Nicolas Sarkozy devant le Congrès.

  • "C'est une mauvaise réforme que nous n'avons pas votée, on a rétabli ce qui fut la tradition de la monarchie", a déploré sur i>télé (Canal+) ce représentant de la minorité, qui donne un représentation caricaturale des institutions votées par la majorité des représentants du peuple. "C'est le droit d'adresse monarchique et avec en plus un président qui parle en majesté, et en haut la piétaille l'écoute".

  • "Après il s'en va, et laisse le Premier ministre répondre à des groupes qui royalement ont deux fois dix minutes pour parler: c'est vraiment une procédure d'Ancien Régime", a considéré Pierre Moscovici.
    Pierrot Mosco se plaint qu'ainsi conforté dans son action le président il "cherche à pousser son avantage (...). Il évite la confrontation et cherche un sacre", a insisté l’amère député socialiste observe en effet avec pertinence que Nicolas Sarkozy sort plus fort de sa victoire aux élections européennes, qui devaient constituer un vote-sanction !Or, si les socialistes ont décidé de faire acte de présence, ils ont en revanche refusé de participer aux débats: le président de la République devait-il rester pour seulement les regarder dans le blanc des yeux ?

  • "Cela ne grandit pas sur le fond". Référence à Libération, la bible laïque du PS !
  • Le respect de la fonction, des institutions
    et de la personne

    Centré sur sa petite personne, il se répand encore: "La raison pour laquelle j'y vais, c'est en fonction de ma conception du rôle de parlementaire: je n'ai pas été élu député pour faire la grève des institutions", s’est-il justifié. "Il y a ce discours du trône que je trouve d'un autre temps, il y a ce droit d'adresse monarchique que je ne trouve pas très digne d'une grande démocratie, mais je vais respecter la fonction du président, l'écouter".
    Le démocrate aigri manifeste en ces termes son respect des sondages, du scrutin populaire aux partielles successives et des Européennes: les votes populaires qui confirme la décision du suffrage universel direct ne s'imposent pas au PS qui persiste à leur manifester son mépris.

    Le coût…
    Qu’il s’agisse de chiffrer le ‘programme’ de Désirdavenir Royal, la candidate socialiste battue, et vous n’avez plus personne au PS. Pourtant, lorsqu’il s’agit de polémiquer sur le coût de ce Congrès, Pierre Moscovici sort la calculette et produit des chiffres. Il a constaté que "cela va coûter plus cher que d'habitude". "D'habitude, ça coûte 280.000 euros, cette fois-ci, ça coûtera entre 400.000 et 600.000 euros", a-t-il affirmé. "Franchement, quand il s'agit d'accueillir Sarkozy, ils mettent les petits plats dans les grands, et c'est le contribuable qui paie."


    Moscovici confond tout

  • Régime présidentiel ou monarchie parlementaire ?
    Il faut savoir… Après lavoir assimilé notre président à premier consul, comment se retrouver dans les approximations ?
  • Le discours du Trône (ou de la Couronne) fait référence au régime britannique, entre autres. Il s’agit d’une allocution devant le Parlement présentant le programme du gouvernement pour l’année à venir. Au Royaume-Uni, le Discours du Trône fait partie d’un rituel très solennel qui a lieu lors de la cérémonie d'ouverture du Parlement. Prononcé par le souverain, il est en fait rédigé par le Premier Ministre.
  • « Sacre » ou « intronisation » ?
    Le sacre est une est une cérémonie religieuse conférant à un souverain un caractère sacré (parfois même divin), le distinguant ainsi des autres laïcs.
    Une intronisation constitue un hommage des grands corps d’État au souverain.
    Un couronnement est une cérémonie (distincte du sacre) pendant laquelle on remet une couronne, en général à un roi, prince ou seigneur. Au PS, les associations (Parrains (!) de SOS Racisme ou Fidl, par exemple) ne remettent pas seulement de la verroterie, mais des cadeaux en tous genres, montres de luxe et chèques, à leur suzerain (Julien Ier, par exemple). Cf. PaSiDupes
    Dès lors, que dire du « bouclier fiscal » après ça !


  • L’opposition s’entête à voir un régime présidentiel à l’américaine dans la pratique de la présidence actuelle en France depuis la dernière révision de la constitution de la Ve République.
    C’est délibérément ignorer que
    -> Le président américain est élu au suffrage indirect par les 50 états de l’union, dont il reçoit son mandat et qu’il représente, tandis que le français est issu du suffrage universel direct et responsable devant le peuple qui l’a élu.
    ->En France, il assure la continuité du pouvoir et nomme et révoque un premier ministre qui, lui, est responsable de l’exécutif devant le Parlement. Or, cette fonction de premier ministre n’existe pas aux USA: le président y exerce la totalité du pouvoir exécutif, avec le droit de s’adresser au Congrès mais sans droit de dissolution
    -> Le français dispose du droit de dissolution
    , puisqu’il est directement responsable devant le peuple.
    ->Théoriquement, le président américain peut être destitué (impeachment), mais dans des cas extrêmes (trahison , corruption et crime ou délit) : cf. le démocrate Andrew Johnson, le républicain Richard Nixon (Watergate) et le démocrate Bill Clinton (Monicagate).

    Moscovici, populiste ou démagogue ? Nous avons le choix !...